Activités de Shaynning

Shaynning a aimé ce livre

Martin T.5: Martin et la couleur des mains

Par Till the Cat et Carine Hinder
(5,0)

1 personne apprécie ce livre

Shaynning a commenté ce livre

Martin T.5: Martin et la couleur des mains

Par Till the Cat et Carine Hinder
(5,0)
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Incontournable pour la petite enfance 2021 Voici un autre tome d'une très sympathique série créé pour la petite enfance, Martin, et je dois dire que j'affectionne particulièrement celui-ci, non seulement pour son adorable formulation, mais la haute pertinence de son sujet. Bon avant d'entreprendre une critique plus poussée, voici l'histoire: Dans la cours d'école, on est en pleine guerre de pouces, quand un des garçons, Nolan, fait remarquer à Lola que sa mains n'est pas comme la sienne, elle est plus foncée. De son côté, Alice fait remarquer à Martin que ses yeux sont plus allongés que les siens. Ce dernier demande donc à son/au professeur/maître si avoir des yeux allongés est moins bien ou mieux et celui-ci répond que c'est simplement différent. Fort des questions de ses petits étudiants, il décide de faire une activité dans laquelle il propose aux petits cocos de mettre leur photo sur une mape monde ou une carte de la France. Il prend d'ailleurs le premier tour en posant la sienne sur la Pologne, son pays d'origine, alors que son assistante est posée sur une partie nord de la France. C'est donc l'occasion pour Martin d'interroger ses parents sur ses origines et il comprend que ses yeux allongés viennent de ses origines japonaises du côté maternel. Dans le cadre des activités entourant la découverte de leurs origines, certains amènent même des objets issus de leurs pays d'origine et le papa de Rahul vient même faire un petit concert de sitar. Martin termine sa journée en parlant à son lapin, Doudou Lapin, en lui disant qu'il ne devrait pas croire qu'avoir des plus longues oreilles que Monsieur Ours est mieux, c'est différent, tout simplement! Alors, comme je l'explique souvent, la littérature jeunesse a souvent souffert d'un manque chronique de diversité ethnique et de représentativité sociale, mais heureusement, cette tendance est à la baisse. Avec ce cinquième opus, le duo Till the Cat et madame Hinder propose de prendre part à cette avancée et articule même une approche inclusive sur le sujet. Nous avons donc non seulement une représentativité visuelle avec des petits enfants issus de divers ethnies, mais en plus, nous avons une histoire qui met de l'avant le questionnement des enfants sur le sujet. La question de la différence n'est pas aussi compliqué qu'on peut le croire, car de base les enfants n'extrapolent jamais aussi loin que les adultes. Les considérations d'ordre religieuses, sociales ou politiques sont loin au dessus d'eux, ce qu'ils veulent savoir c'est "Pourquoi on est pas pareils?" Dans l'histoire, j'adore la réponse du professeur, simple et concrète: parce qu'on est pas tous issus des même endroits, mais rien n'est meilleur ou pire, juste différent". Simple comme ça! En outre, j'aime l,activité proposée. C'est concrêt, facile à faire et ça donne une chance aux petits cocos d'être tous mit de l'avant, de questionner leur passé et de comprendre la diversité. La France étant un pays cosmopolite, le fait est que bon nombre d'ethnies y coexistent, c'est donc d'autant plus important d'en parler. Un fois encore, le texte est écrit de manière clair, ne tombe pas dans la formule infantilisante et les dialogues sans clichés. Une fois encore je salue les jolies illustrations, les belles bouilles des personnages et le rendu des couleurs. Mention aux positions corporelles et aux jolies mains. J'invite donc les garderies, les maternelles, les biblios jeunesse et les familles avec de jeunes enfants à regarder de prêt cette série, qui compte actuellement six tomes. C'est une série vraiment bien construite, intelligente, actuelle et qui ne prend pas les petits cocos pour des idiots. Une belle manière d'aborder facilement certains thèmes et aussi de belles histoires sur la famille. Pour la petite enfance des 3-5 ans.
Shaynning a coté ce livre

Martin T.5: Martin et la couleur des mains

Par Till the Cat et Carine Hinder
(5,0)

1 vote

Shaynning a commenté ce livre

Raphael Cascadeur. Les Prod. 100 Dangers

Par éric Péladeau
(4,5)
2 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
Ce livre fut reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique Édition Québec, première édition, je remercie donc les éditions Zailées pour cette petite lecture qui s'est révélée originale et étonnamment divertissante. Nous suivons les tribulations d'un aspirant cascadeur, le jeune Raphaël Sampeur ( Notez le choix du nom!), 13 ans, habitant de la ville de Gatineau ( Pour mes amis européens, il s'agit de la ville québecoise jumelle de la ville ontarienne et Capitale du Canada, Ottawa). Fils d'un couple aujourd'hui séparé, Raph est donc le trait d'union de deux familles recomposées, passant du statut d'enfant unique à demi-frère ou frère adoptif de six autres ados et enfants. Il a pour meilleur ami Maverick, plus calme de nature et grand amateur de montage vidéo. le duo d'amis se sont donc bien trouvés: Raph pour les scènes d'action et Mav pour le montage. Ce sont des passionnées de cinéma et ils aspirent à y faire carrière un jour. Dans cette optique, ils réalisent des vidéos amateurs qu'ils oublient sur Youtube et qui ont leur petit succès. Un jour, un tournage commence dans la ville pour créer la suite d'un film jeunesse québecois de super-héros, les Adomutants, et accessoirement l'un des films cultes du duo d'amis. Pour eux, participer au tournage en tant que figurants pourraient être le premier jalon de leur carrière, mais les choses ne se passent pas toujours comme on pourrait l'espérer. Petit roman qui se lit facilement, j'ai dans un premier temps beaucoup apprécié la richesse de vocabulaire, un élément trop souvent oblitéré pour le lectorat intermédiaire des 9-11 ans. S'il est de petit format et sous forme de courts chapitres, il n'en demeure pas moins intéressant. Il m'aura maintes fois arracher quelques sourires. Les personnages sont sympathiques, le roman abonde de détails sur le monde des films, les commentaires de Raph, le narrateur sont souvent amusants et le thème des cascadeurs est assez rare dans la littérature jeunesse. Je suis sure que même les moins casse-coup que Raph pourraient apprécié l'action et l'écriture fluide de ce livre, en plus du fait qu'il est de petit format. On reste en outre dans des thèmes actuels: les vidéos amateurs sur Youtube, les familles recomposées, les sports extrêmes ( disons "à haut potentiel de se casser la tronche") et les films des dernières années. Pour ceux et celles qui se le demande, le roman est essentiellement en français international avec quelques mots québecois par-ci par-là, mais rien de très "joual" ni incompréhensible. Une suite est arrivées en février 2021 avec "Les productions 100 dangers - Action à Paris". Un petit roman divertissant pour le lectorat 10-11 ans Intermédiaire Troisième cycle ou les jeunes ados de 12-14 ans qui aiment les petits romans.
1 commentaire plus ancien
Shaynning a aimé ce livre

Raphael Cascadeur. Les Prod. 100 Dangers

Par éric Péladeau
(4,5)

2 personnes apprécient ce livre

Shaynning a coté ce livre

Raphael Cascadeur. Les Prod. 100 Dangers

Par éric Péladeau
(4,5)

2 votes

Shaynning a commenté ce livre

L'école des superhéros T.1 : Attaque mordante

Par Carine Paquin et Mathieu Benoit
(1,0)
1 commentaire au sujet de ce livre
Cette BD jeunesse a été reçu dans le cadre de l'opération "Masse Critique Édition Québec", première édition. Je remercie donc la maison Michel Quintin pour cet envoi. Cependant, je sort très déçu de ma lecture et je considère, avec mon expérience dans le monde de la BD jeunesse, que cette série n'est franchement pas novatrice, ni pertinente et en réalité peu divertissante. Compte tenu du peu de lecture qu'on y trouve, je pense que cette Bd est destinée au lectorat du premier cycle primaire, autours de la deuxième année, donc les 7-8 ans environ. C'est une lecture que j'ai faite en 5 minutes top chrono. Côté scénario, c'est expéditif: On nous présente le héro principal, Noah, et ses amis, qui nous informe du processus de vieillissement des héros, du superbébé au superdécès. Puis, ils doivent aller en cours où les attendent un examen. Noah s'enfuit parce qu'il n'a pas étudié et cherche à y échapper. Son alter égo professoral le renvoie en classe où il trouve ses amis ligotés. C'est parce que le Super Vilain SuperVilain a endormie les profs et a ligoté les élèves parce qu'il veut conquérir le monde. Mais finalement les version âgés des super-héros vont se joindre à Noah pour battre le Méchant. Noah se réjouit de les avoir sauver et d'avoir échappé à son examen. Dans les éléments qui m'ont particulièrement dérangés, on trouvera la manière maladroite, voir indélicate de traiter le troisième âge. On nous explique dans cette histoire que les super-héros semblent immortels parce qu'ils se renouvellent de génération en génération. On a donc des bébés super-héros qui passent divers stades de leur vie jusqu'à la mort. Mais la façon qu'on a dans la BD de parler des désavantages physiques de la vieillesse, de la perte des dents, de la surdité, de la lenteur de déplacement, etc, est dérangeante. Pire, on nous explique qu'après une jeunesse couverte de gloire et de vitalité, puis une période en tant que professeur pour la vie adulte, on passe ensuite au stade de vieux croutons grabataire concierge dans l'école. Wow, quelle chouette façon de montrer que l'expérience et la connaissance sont récompensés par un statut humiliant et ouvertement moqué par les plus jeunes! ( Notez le sarcasme). Nous sommes dans une école de super-héros, mais dans les faits on ne verra strictement aucuns entrainements ni cours. Mais on nous montrera une énième personnage qui "foxe/sècher" un examen - bel exemple, merci bien. J'ai toujours trouvé un brin désespérant ces BD et romans qui illustre à quel point une école c'est le summum de la platitude, au lieu de remanier simplement l'école en elle-même pour la rendre attrayante. Merci de rappeler aux enfants que les examens sont chiants, ça va les aider à passer au travers de onze ans d'école primaire et secondaire. Sérieusement, cessez de mettre ce genre de détail plate dans la littérature jeunesse, on sait que c'est pénible les évaluations, mais quand on a à peine 48 pages à remplir, ce genre de truc est inutile et surfait. Pour les personnages, ça ne vole pas haut. Rien à voir avec "les Incroyables" ou même les "Légendaires", on est au degré zéro du super-héro avec des noms nazes tels que "SuperTorpille" pour l'héroine qui tourne sur elle-même ou SuperMusclar pour le duchebag de service super fort. Incroyablement cliché et basique, je ne vois par le moindre élément nouveau dans la palette des personnages. On a même le droit au SuperVilain ( oui, c'est son nom), qui bien sur est moche, méchant et veut , sans raisons logiques, veut contrôler le monde...bien sur, évidement. Pfff Il y a plusieurs incohérences, dont la plus évidente est l'école en elle-même: beaucoup de classes, seulement quelques profs et quelques élèves. Le fait que l'école a une énorme pancarte qui stipule "École des super-héros" alors que leur filiation générationnelle est supposée être un "secret". On ne nous explique pas non plus d'où viennent les héros, naissent-ils super ou sont-ils recrutés puis formés? Parce que si on suit la logique des auteurs, il y a un remplaçant pour chaque héro type. Donc, comment marche ce système de remplacement perpétuel? Côté graphique, on ne vole pas haut non plus, avec des super-héros masqués assez standards, des pouvoirs vus et revus, le beau blond caucasien qui tiens la vedette, la meilleure amie qui tiens le rôle de compagnon, un tas de super-héros sans personnalité pour meubler le décor...Les mouvements manquent cruellement de fluidité, les expressions sont très figés et caricaturales. C'est très voyant au niveau des couleurs et les décors sont très peu exploités, voir inexistants sur certaines pages. Tout ça respire le travail rapide et un manque chronique d'originalité. Je ne comprend pas du tout ce qu'on a essayé de faire avec cette BD aussi soporifique qu'insipide. Mon impression est que les auteurs ne connaissent pas grand chose de l'univers des super-héros. L'action est mauvaise, les personnages stupides, les répliques clichés et déjà-vue, l'univers pas le moins du monde original. On ne sort ni plus intelligents ni plus instruits. Ça se lit en moins de 5 minutes et ça donne une très mauvaise image des personnages âgées, représentés comme l'âge ingrat, grabataire et quasi-inutiles. Je suis donc assez insatisfait de ma lecture et si on compare aux autres BD jeunesse sur le même univers, c'est sans aucun doute la pire BD du genre que j'ai lue. Je ne recommande donc pas cette BD. Pour un lectorat du premier cycle primaire, plus spécifiquement la deuxième année, 7-8 ans.
Shaynning a coté ce livre

L'école des superhéros T.1 : Attaque mordante

Par Carine Paquin et Mathieu Benoit
(1,0)

1 vote

Shaynning a commenté ce livre

Martin et l'heure du dodo

Par Till the Cat et Carine Hinder
(5,0)
2 personnes apprécient ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Incontournable personnel 2021 pour la petite enfance Après avoir lu le tome 1, Martin et les écrans, que j'ai adoré, me voilà le nez plongé dans le quatrième opus, avec cette fois l'importance du sommeil. J'ai déjà beaucoup d'album jeunesse dans le département de la petite enfance, mais très souvent, c'est sur la routine du dodo ou la peur du noir. Ici, c'est plus spécifiquement sur les conséquences et l'importance de faire de bonnes nuits quand on est un petit humain en train de pousser. L'histoire débute sur une soirée entre amis pour les parents, ce qui entraine un contexte propice pour faire "une nuit de grands" comme les appelle Martin. Des soirée où les adultes permettent à Martin de se coucher plus tard que Zoé, sa petite sœur, voir "oublient" carrément l'heure du dodo. Disons que Martin aime beaucoup pouvoir se coucher tard. Le voilà chez son grand-papa Ploc ( ou Papi Ploc), qui oublie souvent l'heure du dodo ou passe tout droit. C'est pourtant lui qui a la meilleure allégorie afin d'expliquer au petit rouquin l'importance du dodo. En effet, il compare le sommeil au temps que prennent les appareils pour se recharger, afin d'être optimaux et d'avoir de l'énergie longtemps. On voit bien le côté "geek" de ce grand-papa programmeur! N'empêche, il a bien raison et surtout quand il ajoute que "grandir demande beaucoup d'énergie", un constat qui peut être relayé aux ados, qui ont eux- aussi besoin de beaucoup de sommeil ( parallèle à faire pour les familles avec des ados). Bref! Notre Martin constate que le meilleur moyen de veiller tard est de se faire "oublier" alors il passe en "mode ninja" et Papi Ploc, occupé avec des amis, passe en effet tout droit. Mais Martin se réveille le lendemain de fort mauvaise humeur. Il se montre impatient, grognon et tout l'agace, même sa meilleure amie! À la maison, même constat. Le soir, il tombe se sommeil et son père le couche tôt. Le lendemain, c,est tout un changement, il redevient le petit garçon joyeux qu'il est normalement. Il reçoit même une invitation pour l'anniversaire de Lola, sa meilleure amie, alors pas question de se coucher tard! Après une super fête, Martin retrouve sa chambre et son lapin en peluche et lui fait la morale: Pas besoin d'avoir toujours des "soirs pour grands", parce que le sommeil c'est important pour grandir, mais aussi pour pouvoir avoir l'énergie nécessaire pour s'amuser! Vraiment, j'adore cette série. Le traitement est intelligent, pertinent, ça ne tombe pas dans le simplisme ou les clichés, ça respire le fait vécu même. J'aime quand les auteurs de la petite enfance prennent le temps de bien expliquer leur sujet. Ici, l'idée n'est pas juste d'aller se coucher tôt, parce que c'est la règle. Non, aller se coucher tôt, c'est le comportent attendu, qui s'il est ignoré, a des conséquences concrètes. C'est de ce genre de liaison comportement-conséquence qui parle le plus aux enfants, au delà du simple code morale. Il ne faut pas avoir peur de leur parler des enjeux, du pourquoi, et surtout, de ne pas les pendre pour des imbéciles! Une fois encore je saluts la variété ethnique des personnages, regardez-moi ces belles couleurs de peau variées et ses origines diverses, ces couples mixtes, c'est génial! Il faut que je reparle de ce grand-papa, ce Papi Ploc, ce vieux bonhomme dynamique à la chevelure et barbe de neige courtes, qui porte un chandail de AC/DC ( remplacé par AB/CD sans doute pour des raisons de copyright), qui a des fantomes PacMan comme oreillers de divan et une horloge en Pixels: peut-on avoir un grand-père plus cool? Programmeur de profession, autonome ( pas de mami pour le nourrir et blanchir) loin du vieux papi grabataire à moitié sourd, merci pour ce personnage actuel, très en décalage avec les plus désuets clichés de la personne âgé paternelle, c'est mon adulte préféré dans la série. Et j'aime qu'il fasse partie de la vie de ses petits-enfants. On sent que c,est une figure d'attachement importante pour Martin et c'est très bien. Le graphisme est aussi digne de mention. J'aime beaucoup la variété des postures, la fluidité des gestes, les positions des mains et la manière d'avoir donné de la personnalité à chaque personnage. Les couleurs sont magnifiques, très joyeuses. J'aime aussi la manière d'intégrer des petites images sans fond sur la page d'écritures et remplir celle de droite qui n,en a pas. Et ils ont de si jolies bouilles les personnages. Enfin, j'aime la façon dont Martin évolue, encore une fois, entre le début et la fin. En plus, au final, c'est lui qui transpose ses acquis en les enseignant à son lapin. Ça peut sembler anodin pour un adule, mais parfois, c'est bon de voir l'enfant donner une leçon, plutôt que d'en recevoir. On sent aussi que Martin a cheminé par lui-même, en faisant les constats qui s'impose , les a comprit et a ensuite changer son comportement. On appelle ça "s'approprier" un changement. Si ce peut être encourager par les adultes, demeure qu'un comportement approprié vaut mieux qu'un comportement imposé. Je le répète: "sont pas nono/stupides nos enfants!" Un autre excellent album de la part du duo Till the Cat et madame Hinder. Les autres tomes sont par ailleurs tout aussi bien et cette série est définitivement ma trouvaille 2021 préférée pour la petite enfance! Pour les enfants à partir de 3-4 ans.
Shaynning a aimé ce livre

Martin et l'heure du dodo

Par Till the Cat et Carine Hinder
(5,0)

2 personnes apprécient ce livre

Shaynning a coté ce livre

Martin et l'heure du dodo

Par Till the Cat et Carine Hinder
(5,0)

1 vote

Shaynning a coté ce livre

Les enfants des saules T.1: Les descendants

Par Charlotte Bousquet
(3,0)

1 vote

Shaynning a commenté ce livre

Les enfants des saules T.1: Les descendants

Par Charlotte Bousquet
(3,0)
1 commentaire au sujet de ce livre
Je dois avouer que cette superbe couverture a de quoi attirer les regards, mais c'est en regardant les personnages que ça m'a intrigué. Est-ce qu'on avait là quatre héros réellement novateurs? C'est ce que je souhaitais, mais bon, au final, ça reste dans le champ du déjà-lu. Parce que pour être honnête, la magie des quatre éléments, c'est vraiment loin d'être nouveau. Ça commence même à devenir blasant. Pensez seulement à "Winx", la redondante série "Maison de la nuit", "Le dernier maitre de l'air" et les trillions de manga qui utilisent cette quadruple magie. À cela s,ajoutent d'autre pouvoirs très communs: la télépathie, la guérison, parler aux animaux et la super vitesse. Un coin de pays campagnard et paisible, une école dans un genre alternatif, des étudiants qui se découvrent des pouvoirs, d'étranges évènements liés à une entité qui rappelle aussi bien la pollution que les ténèbres ( bah, ça c'est pas nouveau non plus), on a un cadre assez typiquement fantastique. Melvin, le personnage que l'on suit, est lié à la Terre et possède des pouvoirs de guérison. Étonnamment, c'est aussi le meneur, en cela c'est nouveau. Dans les 4 éléments, c'est soit le Feu ou l'Eau qui mènent d'ordinaire, alors tant mieux pour une fois que la tête de front soit un autre élément. Vient ensuite Jade, L'Eau, qui a aussi des pouvoirs liés aux émotions. C'est un personnage intuitif, mature, qui a vécu du harcèlement du à sa silhouette rondelette, et c'est un personnage phare, courageuse et investie. Théo arrive ensuite - lui je l'avais vu venir - est le "garçon fâché aux airs rebelles" qui caractérisent systématiquement les personnages ayant des pouvoirs liés au feu. Immanquable. Ça se voit même sur la couverture. Le cliché est néanmoins atténué par la sensibilité du personnage et son amour pour les animaux. Inaya, le Vent, est demeuré en marge du groupe, en raison de son affiliation avec les nunuches mesquines populaires ( également très convenues). Elle changera de camp plus tard, arguant qu'elle avait un secret à préserver. Ça ne l'a pas empêchée d'être plutôt mesquine avec Jade. En plus de ses dons aériens, elle entend les êtres vivants. Le méchant pour sa part est une sorte d'entité obscure, empoisonnée, destructrice, bref, "malveillante" à tous les niveaux. Je reconnais qu'il y a de bonnes idées sur les personnages, mais toute proportions gardés, c'est encore très déjà-lu ou sinon déjà-vu ( films). Il n'y a eu pour moi aucune réelle surprise, ça coulait bien, mais ça coulait sans vagues. Ce peut être un bon roman pour les non-initiés au genre, avec des héros qui apprivoisent leurs pouvoirs, des animaux an danger, des menaces de la part des méchants, un univers qui traite de fées et des plans des quatre ados pour contrer le Mal absolu, mais pour ma part, en littérature jeunesse, ça ne m'a marqué. Même la thématique "Nature contre pollution" commence à dater, surtout avec les enjeux environnementaux actuels. Néanmoins, pour des nouveaux lecteurs, ça peut plaire et au moins, les héros sont censés et relativement modernes. Leurs interactions sont également crédibles et positives. La plume est efficace, ça se lit bien, mais j'ai noté des longueurs. Un premier tome de trilogie pour les amateurs de magie élémentaire ou pour les non-initié au genre. Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans.
Shaynning a commenté ce livre

Sauver Mina

Par Catherine Cuenca
(3,5)
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Incontournable Août 2021 "Sauver Mina" est un roman qui marque, qui indigne et qui met en lumière de terribles évènements. Peu de livres jeunesse traitent des fanatiques religieux djihadistes, moins encore sur les groupes qui mettent leur vie en péril pour faire cesser la folie de ces hommes sur l'humanité, spécialement sur les femmes. Ironiquement, c'est justement d'une faction de femmes combattantes dont il sera question. Amal et Mina sont demi-sœurs et elles s'adorent. Elles font parti de la minorité religieuse yézidie, considérée comme satanique par Daech. Amal et son père prennent la décision de quitter Sinjar, leur ville pakistanaise, quand des rumeurs sur l'avancé de Daech, une faction de djihadistes, leur parviennent. Baba Saoud, le père des deux filles, Mina et sa tante, auront le temps de se fuir leur arrivé, mais dans les montagnes, à Kocho, Mina et l'autre partie de sa famille se fait capturer. On exécute les hommes pubères, on sépare les femmes comme du bétail: on garde les femmes mariées comme domestiques, les jeunes femmes non-mariées en esclaves sexuelles qu'on peut vendre et revendre comme de vulgaires meubles. Les violer et les battre n'est pas un crime. On exécute les femmes trop âgées. On endoctrine les jeunes garçons pour en faire des kamikazes.Un génocide est en cours et un règne de terreur commence pour les irakiens. Les djihadistes prennent un malin plaisir à s'offrir tout ce qu'ils condamnent aux autres musulmans: alcool, drogues, femmes, films porno, etc. Quand Amal tente de contacter sa grande sœur, un homme lui répond: "Mina est une "sabiyya" ( esclave sexuelle), maintenant." Comprenant dans quelle horrible situation elle se trouve, Amal refuse de fuir plus loin et intègre le YBG, une unité féminine de combattantes kurdes, et plus tard yézidie. Elles ne sont pas les seules à mener la vie dure aux fanatiques. Plusieurs autres groupes armés tentent de reprendre les villes tombées aux mains des hommes de Daech.Seul compte pour Amal le sauvetage de Mina et venger son peuple, en parallèle. Mina, de son côté, subit de terribles sévices corporels, psychologiques et sexuels, revendue à plusieurs reprises, ayant réussi à fuir à plusieurs fois. Son calvaire croise celui d'autres femmes, d'autres filles, esclaves ou alliés inespérées, et même certaines personnes qui ont radicalement changés sous la doctrine de Daech. De part et d'autre, pour les sœurs, le combat pour la survie est engagé. C'est une histoire très dure, à la limite supportable, quand on sait que ce roman est inspiré d'histoires vraies. J'ai eu la gorge nouée presque tout le long de ma lecture, c'est très émouvant. On y croise d'ailleurs trois femmes bien réelles, certaines décédés et d'autres devenus des figures phares de la lutte au trafic humain. On a donc Arin Mirkam, Nadia Murad ( Nobel de la paix 2018) et Lamia Hajji Bachar. Nous alternons entre Amal et Mina, bien que je trouve le côté de Mina terriblement perturbant vu la nature, la durée et la portée de son long calvaire, qui aura duré 18 mois. Amal était magnifique avec son courage et sa foi, à peine âgée de 16 ans, au front avec d'autres femmes remarquables. Ça m'a vraiment dérangé de ne pas avoir entendu parler de cette unité de femmes combattantes avant de lire ce livre. Pourquoi ne pas les avoir vues aux nouvelles? Ou sur les réseaux sociaux? Alors que les djihadistes sont en ce moment un des pires fléau de l'humanité et de véritables monstres à l'endroit des femmes, comment ne pas trouver ironique et jouissif l'idée qu'ils se font rembarrer par des femmes? Mais n'oublions pas les hommes: ils ont été et sont encore nombreux à lutter contre les hommes de Daech, épaulant les unités de combat ou orchestrant des évasions pour les femmes yézidis encore prisonnières. Ils n'ont pas été épargnés eux non plus, soient exécutés pour la simple raison de leur convictions religieuses , soit pour ne pas soutenir le régime d'horreurs des djihadistes, soit pour avoir porté assistance aux yézidis. C'est donc une porte sur une réalité très crue, brutale et ignoble, qui demeure le quotidien de gens encore aujourd'hui. Si les djihadistes semblent avoir reculés en Irak et en Syrie, ils viennent tout juste de reprendre Kaboul, capitale afghane. Leur folie meurtrière et leur foi extrêmement violente n'est pas près de finir. La couverture est magnifique: on comprend d'un seul regard de quoi il est question, c'est une image très symbolique et percutante. Je suis donc ravie en tant que libraire de voir ce roman atterrir sur nos rayons, ne serait que par égard au combat qui se déroule au Moyen-Orient et pour rappeler la chance que nous avons d'être dans nos pays civilisés. En outre, c'est une belle histoire d'amour sororal. Un roman "coup-de-poing" qui met en lumière la grande force et la résilience des femmes et des hommes qui combattent l'oppression, la haine et la cruauté. Un roman à faire connaître massivement! Compte tenu de la violence sous toute ses formes qui y est contenu, le roman a été classé "Jeune adulte" ( 17 ans et +). Voici les livres proposés dans le roman, "pour aller plus loin": -Nadia Murad, "Pour que je sois la dernière", LGF, 2018 - André Hébert, "Jusqu'à Raqqa. Avec les kurdes contre Daech", les belles lettres, 2019 - Viyan, avec Pascale Bourgaux et Saïd Mahmoud, "Moi, Viyan, combattante contre Daech", Fayard, 2016 - "William Roj, un français chez les Kurdes", Guerres & Histoire n.56, août 2020
Shaynning a aimé ce livre

Sauver Mina

Par Catherine Cuenca
(3,5)

1 personne apprécie ce livre