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Les aventures de Léon le raton. Les amoureux de l'île aux lièvres

Par Lucie Papineau et Amandine Gardie
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Lynda : Et non, je ne suis plus une enfant, mais j'adore tout simplement Léon le Raton, et ses aventures me plaisent toujours autant à chaque fois que j'ai le plaisir d'en faire une chronique. Cette fois Léon le Raton fait la rencontre un petit escargot nommé Oscar et alors qu'il se prépare pour une petite excursion sur l'Île aux Lièvres avec maman lièvre, il décide de faire faire le voyage à Oscar l'escargot. Quel plaisir pour Oscar, lui n'a jamais été très loin compte tenu de sa vitesse légendaire. Sur l'île aux lièvres, Oscar fera la connaissance d'une escargote, c'est le coup de cœur pour Oscar. Et pour nous, c'est une visite sur l'Île aux Lièvres avec tous ses magnifiques animaux, une maman eider et ses petits, des arbres que l'on compare à des gnomes, des phoques à moustache, et un gros béluga qui fait le dos rond. Quelle belle excursion nous avons fait, et comme ça été plaisant de faire connaissance avec tous ses animaux qui habitent l'île. Une belle histoire, intéressante et surtout très attrayante avec ces pages colorées, les illustrations sont vraiment superbes. Aucun tout-petit ne pourra résister à cette histoire, c'est assuré. https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/04/les-aventures-de-leon-le-raton-les-amoureux-de-l-ile-aux-lievres-lucie-papineau-et-amandine-gardie-editions-auzou-par-lynda-massicot

Mister Big ou la glorification des amours toxiques

Par India Desjardins
1 personne apprécie ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
La prémisse de base de l'essai est intéressante. Or, pour ma part, j'ai trouvé le que texte manquait de profondeur et échouait à nous amener à vraiment réfléchir. Néanmoins, la forme est parfaite pour les lectrices peu habituées à l'essai. Le livre est très accessible et le sujet reste intéressant, ne serait-ce que pour éveiller les consciences à la problématique des modèles qui sont véhiculés dans la culture populaire.

Paladin T.2 : Évolution

Par Julien Dubois
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
J'ai adoré, j'attends le 3e tome avec impatience!

Paladin

Par Julien Dubois
2 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
Très bon livre il est très facile d'oublier le temps, car on entre facilement dans l'histoire. Vous voudrez lire la suite aussitôt terminé.

L'âge au fond des verres

Par Claire Castillon
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Roman de 2021, ce roman à la fois léger et profond aborde la parentalité tardive, ainsi que la dernière année de scolarité à l'école primaire. Guilène adore ses parents et pour elle, du moins jusqu'à maintenant, le fait qu'ils aient une ou deux décennies de plus que la moyenne des parents de sa génération de classe ne la dérangeait pas du tout. Mais la sixième année aborde son lot de questionnements et de comparaisons, pas toujours pour le mieux. Déjà, à l'école, Guilène peine à comprendre les innombrables nouveaux codes et règles qui régissent leur statut de "plus vieux" de l'école. Heureusement que son amie Cléa est là pour la guider. De plus, la classe doit composer avec l'implacable Mme Ivano, qui clairement n'a pas la fibre professorale. Lorsqu'on cherche un endroit pour faire une soirée pour la classe, les parents de Guilène accepte de prêter leur appartement aux quelques trente jeunes. Guilène est cependant atterrée par les commentaires des autres élèves une fois que tous ont pu constater l'âge de ses parents. Comment la jeune fille parviendra-elle à gérer tout ça? J'ai beaucoup aimé le sujet des parents tardifs, qui sont d'ailleurs très attachants. C'est une belle porte ouverte pour parler des générations et des conceptions ou préjugés autours des groupes d'âge. Le message général est positif: au fond, quand on a des parents disponibles, compréhensifs et aimants, l'âge n'a pas d'importance. On aborde aussi la sixième année dans sa "singularité" de dernière année avant le secondaire. Toutes ses règles et codes aussi inutilement compliqués m'ont bien fait rire! Mais en même temps, ça ne m'étonne guère, puisque que l'école est une microsociété, elle a donc des groupes qui se crée naturellement des règles et des codes pour établir son fonctionnement social, rien de bien méchant, mais c'est juste tellement trop compliqué pour rien! Code vestimentaire, aptitude à adopter, terrain à occuper, mouvements et gestes à éviter, etc.tout y passe. L'aspect abusif du professeur de math m'a laissée perplexe, dans la mesure où pareille attitude serait synonyme de renvoie ou de sanctions disciplinaires dans ma province et de manière générale, ce sont plutôt les profs qui se font harceler. Mais quand ça arrive, évidement, il faut trouver un moyen pour que les élèves puissent dénoncer ce genre de dérive. En ce sens, j'apprécie que ce soit abordé ici. J'ai bien aimé suivre Guilène dans ses réflexion. C'est un personnage timide, tendre et introspective, le genre de personnage qui va évoluer en bien. La marche entre cinquième et sixième lui semble haute ( peut-être avec raison si je me fis aux codes évoqués plus haut), mais cette part d'elle "décalée" qui lui semble rétrograde est en fait simplement différente et présente son lot de qualités. Je sors donc satisfaite de ce roman, qui sans crouler sous l'action comporte une belle dimension psychologique et traite de sujets qu'on voit relativement peu souvent. Il se peut que certains éléments culturels ne soient que peu évocateurs pour les Nord-américains, mais les sujets de base ont une portée universelle, alors ce n,est pas un handicap. Ce roman est destiné au lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans. À voir!

Paladin

Par Julien Dubois
2 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
Histoire palpitante et pleine de rebondissements. L’auteur arrive avec faciliter à nous emmener dans son univers fantastique.

Une île dorée

Par Anne Fleischman
3 personnes apprécient ce livre
7 commentaires au sujet de ce livre
Anne Fleischman frappe encore Comme j’avais aimé son roman précédent, Cuba libre, j’avais hâte de plonger dans cette nouvelle aventure insulaire. On y retrouve le même humour et la même ambiance décontractée, avec un cadavre semi-faisandé en guise de cerise sur le sundæ. Miam!

L'état sauvage

Par Pierre Ouellet
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Martine : Un grand récit que nous présente Pierre Ouellet, qui va nous permettre de suivre trois jeunes, Tse, Lu et le narrateur dans leur expédition au cœur de la forêt. Un moment de lecture qui nous relie à la nature, les arbres, les feuilles, le vent, le soleil, les animaux, ainsi que tous les bruits que l’on peut y entendre et qui laissent place à une grande imagination. Au cours de leurs aventures, le partage occupe une grande place de discussion, dans leurs expéditions qu'ils feront à 11, 16 et 20 ans, on va suivre leur évolution personnelle et relationnelle. Leurs quêtes auront différentes essences, que ce soit physique ou psychologique, ils partageront des expériences variées. Pierre Ouellet a décidé de nous présenter un récit que nous raconte le narrateur, après quatre décennies de son enfance, qui refait la visite de ses souvenirs, il nous transmet leur histoire avec une espérance et une mysticité que la poésie de l’auteur vient corroborer. C’est un roman rempli de beauté qui fait trahir le nombre de pages, car il se lit très bien, on est transporté et ne voit pas les pages défilées. C’est un voyage inoubliable ! https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/04/l-etat-sauvage-pierre-ouellet-editions-druide-par-martine-levesque.html

Léo P., détective privé T.1 : La disparition

Par Carine Paquin et Freg
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Série québecoise alliant BD et roman, "Léo P." est une histoire de détective. Léo a 11 ou 12 ans, il vient de terminer l'école primaire et s’apprête à vivre une "fin de semaine de gars" avec son père, son oncle et son cousin. Toutefois, c'est la disparition de son père qui vient bouleverser ses plans. Mais le père de Léo est en réalité un détective et il a semé des indices afin que son fils puisse retrouver son bureau et même continuer ses enquêtes. La première consiste à retrouver chien, ce qu'il réussi assez facilement, mais en le retournant à sa propriétaire, il déchante. Ce n'est pas le chien qu'elle voulait retrouver, mais le collier très onéreux qu'il avait au cou. Parviendra-t il à retrouver l'objet? La forme de ce roman est vraiment amusante. Amalgame entre plusieurs chemises de dossiers et quelques BD, nous sommes loin du roman habituel. Quelques fois, l'autrice fait des commentaires ( pas du tout pertinents) en bas de page. Une chose est sure, mes jeunes lecteurs qui n'aiment pas les romans devraient être vite intrigués par cette formule. Bon, comme la majorité des "enquêtes" menées par de très jeunes ados, il y a une bonne dose de chance indécente et de facilités de scénario, mais somme toute, ça se tient bien. Et bien sur, les policiers sont de vrais imbéciles ( c'est pas avec les romans jeunesse qu'on va valoriser nos agents de la paix, laissez moi vous dire). Les BD sont amusantes, les expressions des personnages assez drôles, mais ça ne rivalise pas avec les vrais BD. Je comprend maintenant pourquoi cette série plait aux jeunes lecteurs: visuellement, c'est vraiment sympa. Et Léo est un personnage qui nous rejoint, avec ses amis, son amour du sport, ses craintes et ses bons coups. Le tout n,est pas long à lire et de petite format. Cette série est destinée au second cycle primaire, les 8-9 ans environ.

Le village perdu

Par Camilla Sten
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2 commentaires au sujet de ce livre
Un vrai thriller mais qui finit en eau de boudin.

Saraline : 160 jours en Islande

Par Louise Phaneuf
1 commentaire au sujet de ce livre
Louise Phaneuf a conçu ce roman à la fois comme un roman, un journal et un guide de voyage. Saraline est une québecoise de 12 ans qui vient de perdre sa mère, qui a perdu sa lutte contre un cancer. de chagrin, le père de Saraline se consacre corps et âme à son travail de médecin, laissant son ado seule avec son deuil. Les choses sont appelées à changer quand il reçoit une proposition de poste de neurochirurgien dans un hôpital de Reykjavik, en Islande. Afin de commencer une nouvelle vie, fille et père vont donc emménager pour deux ans dans la capitale islandaise. Mis à part le décès de la mère de Saraline, il n'y a concrètement rien de négatif dans ce roman: tous les gens sont sympathiques, tous les lieux sont beaux, toutes les activités que feront Saraline et son père sont cool, pas une fois on entendra que la nourriture est mauvaise, elle est au contraire toujours savoureuse et absolument rien de négatif ne va leur arriver. Bref, c'est un vrai conte de fée. Et cerise sur le sunday, elle va même avoir un membre dans la famille. Pour ces raisons, je trouve tout ça un peu guimauve et pas très réaliste: soyons francs, être une ado endueillée qui quitte Montréal pour Reykjavik, je me serais attendu à un minium de difficultés, que ce soit simplement de l'ordre du dépaysement ou lié au deuil, mais non, tout va super bien. Quoique pour quelqu'un qui cherche une petite lecture tout en rose et en fleurs c'est parfait! Personnellement, j'ai préféré l'aspect "découverte" du roman, qui nous fait visiter le pays. Leurs cheveux, leurs plats traditionnels, leurs lieux, leur culture, leurs enjeux sociaux ou leur géographie particulière sont à l'ordre du jour. Vous trouverez un petite carnet à la fin qui donne des infos sur les runes, sur la langue, des conseils de voyage, la géographie et même une recette de "Snùdur", sorte de pain à la cannelle. Ça se lit assez bien, sans réel fil conducteur puisque c'est un journal, sans grosses péripéties et beaucoup de sentiments positifs. Idéal pour les jeunes filles et garçons qui aiment les récits tranquilles où tout va toujours bien et qui aiment découvrir le monde. Pour un lectorat autours de 9-12 ans

À cheval c'est génial!

Par Michèle Hénen
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Lynda : COUP DE COEUR! J'adore vraiment cette série jeunesse, et plus on avance dans la série, plus que j'aime cette Galli qui est notre personnage principal. Dans ce tome, on touchera un peu à tout, d'abord, les parents qui annoncent un déménagement, et pas dans la rue d'à côté, mais à Toronto, bien sûr, une annonce bouleversante pour Galli et sa sœur Karine. Et puis on verra aussi le harcèlement racial, avec Léo, jeune garçon noir de l'école, qui en bave un coup avec certains de l'école, et Galli et ses amis vont s'en mêler et débuter une campagne anti-raciale. Il ne faudrait pas oublier les amours d'adolescente de Galli, avec Yan, bien sûr qui est devenu une vedette locale assez populaire, et puis William, celui qui s'occupe des cours d'agilité, et qui va l'initier à l'équitation... Entre Yan et William, le cœur de la belle Galli balance, mais avec la menace du déménagement qui plane sur sa tête, elle a pas non plus la tête à régler ces histoires. À travers tout ça, il y a la belle amitié avec ses amies, une amitié toujours belle à voir. Et puis Bleue sa pierre magique, à qui elle fait ses souhaits, et Bleue serait peut-être même responsable du fameux déménagement, ne dit-on pas ''demandez et vous recevrez'' et bien voilà. Entourée de ses chiens, en amour avec le cheval de William, encerclé par ses amis, une sœur qu'elle chérie énormément, des garçons qui font palpiter son cœur, Galli a une vie bien remplie. J'adore l'écriture de Michèle Hénen, avec cette série, elle nous fait entrer dans le monde des ados, d'une façon très réaliste. Nous n'avons aucune difficulté à imaginer les personnages et les situations qu'elle nous décrit très bien. Elle possède cette facilité pour trouver les mots qui sauront plaire aux jeunes lecteurs, qui j'en suis certaine, en redemanderont. C'est une magnifique série, nous en sommes au tome 5, et même si, l'auteure fait des petits clins d'œil d'événements qui se sont passés dans d'autres tomes, aucune difficulté à lire séparément. Coup de cœur pour ce tome, et cette magnifique série. https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/04/a-cheval-c-est-genial-michele-henen-editions-de-mortagne-collection-generation-filles-par-lynda-massicotte.html

La porte de garage

Par Alain M. Bergeron et Amélie Dubois
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Album-roman à saveur biographique, ce carnet rigide raconte un petit pan de passé du joueur de la LNH Phillip Danault, qui avant de faire parti des Canadiens de Montréal, était un garçon de la ville de Drummondville qui "pockait" la porte de garage de ses parents. La famille Danault en aura essayé des alternatives pour éviter au petit Phillip de faire des poques dans la porte de garage quand il ratait le filet, mais aucunes ne semblaient convenir. Remplacer les rondelles par des balles de tennis? le faire jouer dans la rue? Finalement, les parents de Phillip décide de le laisser s,entrainer dans l'allée de garage, même s'il va sans doute refaire des poques noires quand il rate ses tirs au filet, mais le jeune garçon leur promet qu'une fois dans la LNH, il leur payera une nouvelle porte! Et bien, figurez-vous que le Drummondvillois va tenir sa promesse: en 2011, il intègre les Blackhawk de Chicago, puis en 2016, il est repêché par les Canadiens de Montréal. D'ailleurs, une fois devenu papa à son tour, son fils aussi joue dans une allée de garage et va surement "poquer" la porte à son tour. C'est une belle histoire avec de jolis et douces images, sur la passion du hockey, le support familial et les compromis. J'ai trouvé adorable que la sœur de Phillip soit toujours là pour le défendre et que les parents de Phillip aient "sacrifié" leur porte de garage pour que leur garçon puisse s'entrainer sans contraintes. Sachez que chaque livre acheté permettra un don à la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais, qui lutte contre l'intimidation, la violence et l'exclusion dans le sport chez les jeunes, en partenariat avec Mr Danault et sa conjointe.

Un bref instant de splendeur

Par Ocean Vuong
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Une longue lettre d’un fils à sa mère. Une confession crue et sans complaisance écrite dans une langue poétique qui touche directe au cœur.

Val-Caduc T.1 : La ville des morts

Par Alexandra Larochelle
1 commentaire au sujet de ce livre
Nouvelle série d'Alexandra Larochelle, voici l'histoire d'une anti-héroïne, Anaëlle Renaud et de sa nouvelle condition de défunte. Anaëlle a beau avoir 14 ans seulement, sa tendance égocentrique tirant sur le sadisme contraste avec le fait qu'elle est la fille la plus populaire. C'est aussi la plus détestable adolescente de l'école de son patelin. Avec ses deux amies faire-valoir, la jeune ado n'hésite pas à dégrader tout le monde, étudiants comme adultes. Mesquine, suffisante et très jolie, une petite garce comme on en voit souvent dans les romans comme dans les séries. Mais la jeune brunette amateure de spiritisme déchante quand elle se retrouve à Val-Caduc. Tuée par accident lors d'un match de ballon chasseur, la voilà "de l'autre côté" où le monde des morts semble avoir un rôle à jouer sur celui des vivants. Seulement, voilà, son passage sur Terre a beau avoir été court, elle laisse sur son passage tristesse, humiliation et terreur, ce qui pourrait lui couter cher en rédemption.Littéralement. L'idée du monde des morts tel que l'a imaginé l'autrice est plutôt bonne, surtout cette idée de travail communautaire pour racheter ses fautes. Par contre, l'idée déterministe qui fait en sorte que les morts apparient les enfants aux femmes m'a parue malaisante: ça voudrait dire qu'ils font le choix d'apparier des enfants aux femmes victimes de viols ou aux mères les plus incompétentes? ( Avoir un tel pouvoir, aucuns enfant ne naitrait en zone de guerre, dans des sectes ou dans une famille incompétente) L'idée du contrôle de la météo aussi m'a un peu parue absurde, sans doute que je suis trop scientifique pour y croire une seule seconde. Mais bon, ce n'est que mon avis. C'est toujours amusant d'être du côté d'un "méchant", un anti-héro, mais ici, on ne nous explique pas trop pourquoi Anaëlle est à ce point une peste. Ç'aurait été intéressant à savoir, quoique, peut-être le saurons-nous dans le prochain tome? Comme nous avons affaire à une intimidatrice, forcément, on touche donc l'intimidation et on nous présente un trio de filles sur lequel l'amitié repose sur des assises négatives telles que la dévalorisation, la hiérarchisation et une pointe de manipulation. Une amitié toxique, en somme. Un élément intéressant à montrer aux ados lectrices qui pourraient bien reconnaitre ce schéma d'amitié conditionnel dans leur entourage. C'est un petit roman de moins de 150 pages, facile à lire et aux courts chapitres, idéal pour les lectrices/lecteurs débutant(e)s ou aimant peu la lecture. Cette série est destinée au lectorat du premier cycle secondaire.

Em

Par Kim Thúy
13 personnes apprécient ce livre
7 commentaires au sujet de ce livre
Aime malgré la guerre, Aime malgré le déchirement, Aime malgré la colère. Saïgon pris en otage, Le Vietnam, lui, Mis à feu, à cran, à sang. « Em » de Kim Thúy, Ou quand l’humain se hisse au rang de dieu, De fainéant, Celui d’avili...

La longue route de Little Charlie

Par Christopher Paul Curtis
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Incontournable Mois d'Avril 2021 Finaliste pour le National Book Award for Young People's Literature. Roman de 2021 en version française, dont la jolie couverture est très révélatrice, Curtis nous invite à plonger dans l'histoire des États-Unis, dans un pan sombre qui concerne la ségrégation raciale américaine. Je vous préviens donc, tout comme l'auteur dans son avant-propos, que des termes tels que "Nègres" ou "Sauvages" apparaissent dans le récit, puisque c'était les termes à l'époque. Pour placer le roman dans son contexte, nous sommes en 1858, en Caroline du Sud, un état sudiste qui viens de perdre la guerre de sécession qui a divisé le pays en deux. Une Loi américaine permettait à des "chasseurs d'esclaves" d'aller "récupérer" les esclaves qui se sont enfuis dans les États du Nord. Charlie Bobo a peut-être douze ans, il a la carrure et la taille d'un adulte. Fils de métayer, il est illettré et ne connait rien d'autre que le travail de la terre, tout comme son père, Grand Charlie. On ne le surnomme ( non sans une certaine ironie) "Little Charlie". Quand son père connait une mort aussi incroyable que stupide, un homme vient trouver Charlie et sa mère pour une reconnaissance de dettes. Charlie est contraint de devoir travailler pour cet homme, Captain Buck, un chasseur d'esclaves, qui doit aller récupérer une famille d'esclaves qui ont fuis les terres de Mr Tanner, il y a presque dix ans. Commence alors une longue route en compagnie d'un homme qui a perdu toute humanité et qui sent par ailleurs très mauvais. Mais les rencontres qu'il fait et les horreurs qu'il voit pourraient bien venir à bout de la mentalité sudiste qui gangrène son esprit. C'est un pan d'histoire qui n'est pas simple à traiter, surtout ces temps-ci, avec la polémique sur les mots controversés. Néanmoins, je pense que le roman traite du sujet avec respect, sans tomber dans le sadisme inutile, avec une profondeur touchante et avec une réelle intention informatrice. Nous suivons Charlie, qui n'a pas d'éducation scolaire et qui vit dans un coin de pays pour qui les gens de couleur sont considérés comme des possessions, voir des animaux. Il va être confronté à une réalité fort différente quand il traverse la frontière Canadienne, un pays qui condamne l'esclavagisme ( à ce moment-là). En raison de la Loi permettant aux chasseurs d'aller récupérer les "biens volés" ( les esclaves en eux-même), bon nombre vont donc fuir en sol Canadien via la frontière Ontarienne. Là-bas, les Noirs peuvent étudier, porter de vrais vêtements et sont libres. Une sacrée différence pour le jeune sudiste, qui en est même presque jaloux, lui qui a connu la pauvreté et qui n'a aucune scolarité. Mais Charlie a bon fond et ce voyage sera l'occasion de revoir ses a priori. Nous suivons sa lente évolution et du fait même, nous voyons les différentes mentalités de l'époque selon les lieux. C'est d'ailleurs très amusant pour la québecoise que je suis de voir comment les "Américains" semblaient se croire le centre du monde. Pour eux "l'Amérique", c'est eux ( visiblement, le Canada et les pays du Sud, nous ne sommes que "les autres pays"). Il y a d'ailleurs des différences assez notables entre les Canadiens-ontariens et les personnages États-uniens. N'oubliez pas que les sudistes avaient une mentalité très "cowboy" et raciste, alors que les Ontariens sont à l'origine des Loyaliste britanniques. Déjà, ça fait une bonne différence sur la manière de faire et de penser. je précise aussi que si l'esclavagisme canadien à bel et bien exister partout au pays, le Canada a plus rapidement aboli cette pratique. le Nord États-unien a suivit et bien plus tard, le sud du pays aussi. Toutefois, les tensions raciales existent toujours, des deux côtés de la frontière. Il faut également que vous parle de la particularité linguistique du roman. Nous sommes en 1858, dans la tête d'un ado non-scolarisé du Sud État-Unien: c'est donc avec un français très familier et très tailladé que nous lisons, qui se veut le reflet d'un anglais américain sudiste. Des "ousque"( Où est-ce que), des "zactement" ( exactement), des "il a" qui deviennent des "l'a" et des tas de mots coupés vous attendent. Ça peut sembler impressionnant à priori, mais le cerveau s'habitue. Et d'un strict point de vue historique, c'est vraiment plus crédible. Seuls les Canadiens semblent parler "normalement", plus éduqués et avec un accent moins prononcé. On vous parlera de traitements inhumains ( "passer un chat" en est un, le fouet en est un autre) et bon nombre de personnages déshumanisent et ont de terribles préjugés raciaux. Deux personnages seront fouettés ( un coup ou deux) avant leur capture. La réalité est dépeinte crument. Néanmoins, aucunes scènes d'une violence particulièrement insoutenable n'occupent le récit. Il ne faut pas oublier que le roman est conçu pour un lectorat adolescent ( 13 ans et plus). La plus grande violence est à mon sens verbale et sociale , pour ce roman. Au final, je pense que ce roman est bien monté, très pertinent, car il faut instruire la jeunesse aux erreurs commises dans le passé et pouvoir constater le chemin parcouru pour mieux le poursuivre. Charlie est un personnage attachant, qui doute tout du long et qui aura le courage d'aller au-delà de ce qu'on lui a inculquer comme considérations humaines. Un roman historique qui m'en aura apprit et que je recommande.

Le garçon aveugle

Par Tomasz Malkowski et Joanna Rusinek
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Incontournable Mars 2021 à la librairie. Ce petit roman de 100 pages nous vient de Pologne et met en scène Camille, un garçon d'âge scolaire qui est aveugle de naissance. Dans ce roman, nous avons plusieurs petits chapitres qui ne se suivent pas forcément et qui constituent plusieurs anecdotes du quotidien de Camille et ses proches. Ce n'est donc pas le roman avec son schéma actanciel habituel avec un début, un évènement déclencheur, ses péripéties et sa finale, mais plutôt une brochette de péripéties. On y retrouvera plusieurs activités de famille, certaines fêtes comme Noël ou Pâques, des scènes d'école et des chamailleries entre fratrie. Ce qui est original, dans ces morceau de quotidien, est la cécité de Camille et comment il organise son espace à défaut de voir. On notera bien sur l'emplois de ses mains et de ses oreilles, mais aussi des consignes des autres pour se localiser dans l'espace. Au début, il faisait du vélo en tandem avec sa soeur, qui les guidait tout deux. Quand il joue au soccer, ce sont ses amis qui lui indiquent où est le ballon et à quelle distance de lui. C'est donc l'occasion de voir comment un garçon aveugle pourrait se débrouiller, loin d'être totalement dépendant, au contraire. D'ailleurs, le personnage de la tante de Camille incarne ce genre d'individu qui traitent les personnes handicapés comme des "infirmes" ( un mot plutôt blessant d'ailleurs). J'ai aussi aimé le passage où il était question de la différence entre "oreille musicale" et "ouïe fine", l'un relevant des Intelligences multiples, l'autre du sensoriel. On pense à tort qu'ils vont de paire, mais ce n'est pas le cas. D'ailleurs, Camille n'a pas du tout l'oreille musicale malgré son incroyable acuité auditive. Aussi, j'apprécie beaucoup tout le travail de normalisation autour du personnage de Camille, qui est vraiment comme les autres enfants: il se chamaille avec sa soeur, se fait reprendre s'il fait des bêtises, participe activement à la vie de famille, ne part pas du principe que sa cécité le rend aussitôt incapable de faire telle ou telle chose. Les parents le traite équitablement avec la soeur de Camille, Suzie, sans apitoiement sur le sort de leur fils. Ils croient en lui et le soutiennent dans ses entreprises. Le tout est ponctué de dessins fort mignons. C'est donc un beau petit roman remplit de joie pour illustrer aux jeunes lecteur le quotidien d'un enfant aveugle et de leur incroyable capacité d'adaptation. Les sujets abordés sont variés et la pertinence très bonne. C'est une belle fenêtre sur ce handicap et une excellente façon de normaliser cette condition. *J'apprécie cette note derrière le roman relativement à l'âge du lectorat, qui stipule que les besoins de chaque lecteur sont uniques et que dans le doute, allez consulter votre Libraire. Charmant! Mais pour être plus précis, ce roman conviendrait, à mon avis de libraire, au second cycle primaire environ ( 8-9 ans).

Lettre à Tahar Ben Jelloun

Par Janine Messadié
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Martine : Janine Messadié a écrit un récit épistolaire ayant une belle poésie, elle s’adresse à l’auteur marocain canadien Tahar Ben Jelloun sur son œuvre : ''Cette aveuglante absence de lumière''. L'auteure va écrire à Tahar Ben Jelloun pour lui décrire l’impact de ses écrits sur son humanité dans un environnement inhumain qu’est la prison de Tazmamart. Elle va réfléchir sur ses espérances, ses amours, ses réflexions, sur l’inhumanité, les désespérances, la haine, etc. Janine Messadié démontre une plume très sensible et attentionnée sur le besoin de foi, de lumière, pour son personnage. Un écrit mystique qui se révèle par l’inquiétude, la douleur, les peines, la pensée, la mort et la vie. C'est une longue lettre qui est percutante et qui va toucher le lecteur sur différents thèmes, mais pour ma part, c'est une lecture qui m’invite à réfléchir sur l’humanité et l’inhumanité dans la société dans laquelle je vis présentement. Beau moment de lecture ! https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/04/lettre-a-tahar-ben-jelloun-janine-messadie-editions-de-l-interligne-par-martine-levesque.html

Une île dorée

Par Anne Fleischman
3 personnes apprécient ce livre
7 commentaires au sujet de ce livre
J'ai beaucoup aimé les caractères et l'évolution de leur amitié. L'histoire est intéressante et le dénouement très satisfaisant. Bravo!
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