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Activités de la communauté

Haut les coeurs

Par Christophe LEON et Elsa Oriol
(4,0)
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"Haut les coeurs" est le quatrième membre de la toute récente famille de romans de la maison Québecoise "D'Eux". Une nouvelle de 41 pages agrémentée, comme ses frères, de très belles illustrations, ici rendues par Elsa Oriol. Cyprien se rend chez ses grand-parents pour un mois, comme chaque année. Seulement, cette année, sa grand-mère n'est plus là. Quand le garçon, un nuit, souhaite aller boire un verre d'eau, il fait une découverte qui le perturbe. *Attention - Divulgâche* Pour comprendre le sens de cette nouvelle, je n'ai pas trop le choix de vous expliquer l'élément surprenant de cette histoire. Voyez-vous, Cyprien constate que la maison de ses grand-parents, normalement entretenue par sa grand-mère, est pourtant toujours propre. Comment l'expliquer, puisque d'ordinaire, grand-papa Gabriel est du genre à créer un bazar autours de lui? Puis, une nuit, il rencontre sa grand-mère, qui faisait le ménage le soir. Il croit à un rêve. La seconde nuit où il surprend sa grand-mère, il réalise qu,il peut lui parler et même la toucher. Elle est un peu différente, avec une voix qui sonnait faux et du maquillage plus que d'habitude. Cyprien finit par reconnaître son grand-père dans ce déguisement. Mais pour lui, ce n'est pas un déguisement. C'est une façon de faire revivre celle qu'il aime - et accessoirement entretenir la maison. Il n'existe pas de façon unique de faire son deuil. Il est propre à chacun, d'une durée variable et d'une intensité variable. Pour Gabriel, manifestement, entretenir la maison dans les habits de son épouse, était sa façon de survivre à son absence. Ce qui me semble touchant, c'est la façon de ce grand-papa de ne pas se cacher de cette routine singulière face à son petit-fils. Cela traduit une grande confiance. Une confiance qui pousse Cyprien a gardé cela secret. Je remarque aussi que Gabriel a sous-entendu avoir songer à mettre fin à sa vie. On a encore du travail à faire en matière de détresse psychologique, spécialement chez nos hommes, encore victime des mentalités étriqués voulant que les hommes soient toujours forts. Je pense que Gabriel a su trouver un moyen de garder la tête hors de l'eau avec son projet ménager. Tant que le moyen employé ne nuit pas à l'intégrité physique et psychologique de la personne, peut-on alors dire que le moyen fonctionne et mérite de ne pas être jugé? Je pense également que vu la réaction de Cyprien, qui a donner une forme d'assentiment au projet de Gabriel, a sans doute contribué au bien-être psychologique de ce grand-papa en deuil, parce que dans les moments difficiles, il est bon de savoir que nous pouvons compter sur nos proches et sur leur absence de jugement. Les illustrations sont jolies, en mine de plomb esquissé sur un canevas au grain visible. Ma préférée est celle de la page 36, quand Cyprien enlace Gabriel avec sincérité. Quand on dit que l'amour est puissant, en voilà un exemple. Je remarque également que nous avons un effet de contraste dans les rôles de genre. S'il est "bizarre" de voir un homme faire du ménage, être vulnérable et même porter une robe et un fichu, c'est qu'à une autre époque (ou ailleurs dans le monde actuellement) ce sont des caractéristiques "de femme". Si on s'attendait à retrouver la maison de papy en désordre, c'est qu'on s'attendait à ce que le ménage ne soit plus fait, du fait de ne plus y avoir de femme pour le faire. D'ailleurs, c'est la réflexion de Cyprien: il a demandé à son grand-père si une femme venait faire le ménage quand il a vu à quel point la maison était propre. C'est donc d'autant plus important pour le bien-être de Gabriel de ne pas tomber dans le jugement de genre. Un récit très court, mais qui permet une amorce sur le deuil et sur la complicité relationnelle. Une oeuvre sur l'importance de l'empathie et de la capacité à revenir sur un jugement. Je dis "revenir", car il est humain de "juger", c'est un automatisme conçu pour nous permettre de savoir rapidement à quoi nous avons affaire. Cependant, l'important est de revenir sur nos jugements, de laisser la place à la raison et à l'empathie dans notre réflexion. Une belle petite oeuvre. Pour un lectorat à partir du troisième cycle primaire, 10-12 ans ( plus en raison du degré de compréhension requis que pour la longueur ou la difficulté du texte). Je réitère aussi que ce n'est pas parce que c,est un roman classé jeunesse qu'il n'est pas pertinent au adultes.

Puce à l'oreille 03 : Museau et mauvais mots

Par Samuel Champagne
(5,0)
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Le commentaire de Lynda : Un super roman jeunesse, comme sait très bien nous offrir Samuel Champagne, une histoire, dans laquelle les jeunes pourront facilement s’identifier et pas qu’un peu. Une fois par année, à l’école, les élèves sont invités à écrire une lettre, ils ne savent pas à qui elle sera remise, alors il faut écrire d’une façon générale. Sarah, a d’ailleurs eu l’occasion par cette activité de se faire un nouvel ami. Alors elle est heureuse de participer de nouveau à cette échange. Mais, malheureusement, cela va mal tourner, parce qu’un des élèves met des lettres à plusieurs élèves dans leur casier, mais les lettres sont méchantes remplies d’insultes et de bêtises, et certains des élèves qui les ont reçus, ont beaucoup de peine. Il n’en faut pas plus pour que Sarah et ses amis débutent une enquête pour trouver qui est le mystérieux expéditeur de ces lettres. Qu’est-ce qui les attends derrière cet expéditeur. Encore une fois, un excellent roman jeunesse de Samuel Champagne, qui saura toucher le cœur des jeunes lecteurs, tout en offrant une petite leçon, et surtout un bon divertissement. Une lecture à offrir sans hésitation, qui plaira à tous, et oui même vous les adultes. https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2022/09/puce-a-l-oreille-museau-et-mauvais-mots-samuel-champagne-editions-andara-par-lynda-massicotte.html

Le champ de lin : haïkus des Prairies

Par Sébastien Rock et Ted View
(4,0)
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Très beaux haïkus sur les saisons dans les Prairies.

Intégrer HEC: culture générale

Par Olivier Attal et Jonathan Userovici
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Un exemplaire dans vos rayons de maison reste un atout pour que lu vos enfants deviennent majors.

Tout comme les tortues

Par Marie-Christine Chartier
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Une belle histoire sur le temps qui apaise les blessures et surtout sur l'importance de se pardonner à soi-même.

L'été où tout a fondu

Par Tiffany McDaniel et François Happe
(4,0)
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Après l’inoubliable Betty (Prix des libraires du Québec 2021), voici que l’extraordinaire Tiffany McDaniel nous revient avec son premier roman. Tout aussi puissant, L’été où tout a fondu s’intéresse à la nature du mal tapi au fond de chacun d’entre nous, prêt à surgir dès que le seuil critique de peur ou de désespoir se trouve franchi. La prémisse à elle seule convaincrait les lecteurices les plus blasé.e.s. Un bon été, un procureur du fin fond de l’Ohio, obsédé par l’idée du mal, publie dans le journal local une annonce invitant le diable à venir le rencontrer. Or, ce n’est pas un grand démon cornu et écarlate qui se matérialise en un nuage de fumée, mais bien un petit garçon noir aux yeux particulièrement verts et qui parle avec l’éloquence des livres. Dès lors, tel un survenant d’un genre nouveau, ce petit nommé Sal va agir comme un révélateur des hantises, des haines et des obsessions de chacun.e.s. Pour que Dieu puisse demeurer immaculé, il a bien fallu que quelqu’un se salisse en devenant son antagoniste. Au fil des images et des sombres historiettes imbriquées dans le récit de la descente aux enfers de la famille de Fielding (le fils du procureur), une poésie des profondeurs émerge, comme une lame de fond trop longtemps contenue, pour tout balayer sur son passage. Un livre important construit en suivant la cartographie des failles et faillites de la société américaine, comme une stèle à la mémoire de tous les martyrs du racisme et de l’homophobie. McDaniel fait décidément partie des grandes !

Loup y es-tu ?: Domaine policier

Par M.J. Arlidge
(5,0)
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Le commentaire de Lynda : J'aime beaucoup retrouver la plume de M. J. Arlidge, il a une façon, bien à lui, de nous tenir en haleine et surtout, je suis fan son héroïne Helen Grace. Quelque chose de mauvais hante les bois de New Forest, des hommes et des femmes innocents sont traqués et mis à mort à l'aide de carreaux d'arbalète. Les scènes de crimes donnent à penser, à Helen Grace, que le cauchemar ne fait que commencer. Pourquoi des campeurs, qui semblent n'avoir aucun lien entre eux, sont-ils pris pour cible par ce tueur implacable ? L'enquête va amener Helen Grace à affronter les ténèbres qui hantent ses bois où personne ne peut vous entendre crier. Ce thriller est glaçant, l'auteur a réussi à créer une atmosphère sombre, prenante, oppressante par moments. Retrouver Helen Grace et son équipe est toujours un plaisir pour moi, on découvre un groupe profondément touché par des événements dramatiques ayant eu lieu précédemment. La recherche de ce tueur ne va pas être sans danger, certains passages nous crispent de peur, après cette lecture, je peux vous dire que je ne vais pas aller me promener dans les bois et encore moins y camper. M. J. Arlidge m'a permis de passer un très bon moment de lecture, la fin qu'il nous propose est réussi. https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2022/09/loup-y-es-tu-m.j.arlidge-editions-10/18-distribue-par-interforum-canada-par-lynda-massicotte.html

Exceller dans la gestion de projet

Par Corriveau/Larose
(5,0)
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Excellent

Am stram gram

Par Sophie Labelle
(4,5)
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J'ai adoré ma lecture de ce roman jeunesse. Il est rare de trouver un livre qui mentionne la transidentité sans que ça soit le sujet principal. Stephie vit des hauts et des bas comme n'importe quel jeune de son âge. J'ai aimé que la bienveillance soit à l'honneur. Je recommande fortement!

Limonade T.1 : Un été au Lac-Saint-Jean

Par Lisa-Marie Gagnon
(3,66)
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Le commentaire de Lynda : Un bon petit roman pour adolescent, léger et intéressant, une lecture que je qualifierais facilement de lecture d’été. Charlie, 16 ans, a des petits problèmes depuis le divorce de ses parents, elle trouve la vie vraiment plate. Son meilleur ami Sam, l’invite à devenir monitrice dans un camp de vacances, elle accepte, espérant que ce sera le début d’une nouvelle vie pour elle. Mais voilà, elle se retrouve seule pour y aller après que Sam a dû se désister pour des raisons médicales. Charlie ira quand même et le nom de monitrice qu’elle a choisi est Limonade. C’est l’occasion où jamais de faire de nouvelles connaissances, tel que Bali, ou Aparté, sans oublier Hameçon qui pourrait peut-être devenir le complice de son premier baiser. Nous aussi, de par la lecture, on se retrouve au camp Piékouagami, et j’ai trouvé ça assez fantastique. L’auteure nous entraîne dans la vie de cette adolescente, avec ses peines, ses inquiétudes, ses petites joies, et pourquoi pas le premier amour ! J’ai bien aimé, les personnages sont réalistes et attachants, l’histoire se tient bien, la plume est fluide et l’histoire avance rapidement, en bref tout ce qu’il faut pour plaire et sans oublier les fous rires que j’ai eus à quelques occasions. Un roman que je suggère sans hésitation ! https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2022/09/limonade-t1-un-ete-au-lac-saint-jean-lisa-marie-gagnon-editions-hurtubise-par-lynda-massicotte.html

Là où chantent les écrevisses

Par Delia Owens et Marc Amfreville
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J’ai aimé ce livre . La vie d’une enfant laissée à elle même dans les marais dans lesquels elle apprend tout .

La plus secrète mémoire des hommes

Par Mohamed mbougar Sarr
(4,59)
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« J’avais détesté sa nature, son silence, son passé de brume et ses secrets. » T.C. Elimane, la figure centrale de cet étrange roman, suscite bien des questionnements et son lot de rumeurs pour tous les personnages et a fortiori pour le lecteur. Insaisissable, nimbé d’une aura de mysticisme, l’écrivain africain fictif agit comme symbole du colonisé affranchi, ayant intégré la culture de l’oppresseur, ici représenté par la France. Un roman à la structure complexe que j’ai pris du temps à apprécier, mais dont la quête principale, cette recherche minutieuse d’un homme soi-disant volatilisé, a fini par m’accrocher. Et c’est surtout dû à l’écriture ondoyante de Mohamed Mbougar Sarr. Sur un parcours alliant différents registres littéraires, celle-ci se déploie avec une telle facilité et une telle souplesse qu’on la dirait sortie tout droit de la bouche d’un conteur susurrant à notre oreille. Les voix des protagonistes s’imbriquent entre elles, s’entremêlent pour tisser une toile autour de cet homme dont la « tête pleine » attire tous ceux qui l’ont connu vers des abîmes existentielles. Une lecture envoûtante qui exalte et perturbe à la fois.

Compagnie Marie Chouinard

Par Marie Chouinard
(5,0)
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Très beau livre

Mazra

Par Carla Azouri Maalouf
(5,0)
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Toutes mes félicitations et admiration à l’auteure, ce livre est venu chercher mes profonds sentiments et surtout l’histoire qui m’a faite revivre le passé et l’histoire contemporaine qui se répète au 21em siècle. J’ai adoré ce livre et son contenu et je recommande sa lecture à toutes les personnes de tout âge , simple et facile de comprendre le sens. Merci Mme Maalouf de me faire envoûté par cette histoire.

Cardiff, by the sea

Par Joyce Carol Oates et Christine Auche
(4,0)
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Le commentaire de Lynda : Joyce Carol Oates est une auteure que j’aime beaucoup, elle nous offre ici, un recueil de quatre nouvelles longues assez surprenantes. En fait, ce sont des suspenses, et chacune de ses nouvelles a fait l’objet d’un roman séparé. Il faut aussi noter que ces quatre nouvelles ont un lien commun, elles se rejoignent sans aucune difficulté. Les personnages de ces 4 nouvelles sont très forts, mais je crois que ma préférée aura été Clare, nous retrouvons aussi Alyce, Elisabeth et Mia, toutes ont vécus quelque chose d’assez lourd dans leurs petites enfances, maintenant adulte, les séquelles de ce passé trouble est présent pour les quatre femmes. Des secrets familiaux nombreux, aussi profonds les uns que les autres. À cheval entre le fantastique et l’horreur, à plusieurs reprises, ces histoires nous donnent des frissons et coupent le souffle, que l’on ne reprend que plus loin dans la lecture pour le perde à nouveau. Cardiff, une propriété laissée en héritage à Clare, disons que je n’irais pas passer mes vacances à cet endroit, suis situé dans le Maine aux États-Unis, donnent la chair de poule, je peux vous le garantir. Chacune de ces femmes, viendra, à tour de rôle, raconter son histoire, une histoire de fantômes, l’autre avec le harcèlement à l’école et qui a ses moyens bien à elle pour arriver à contrer ce harcèlement, Clare elle veut retrouver ses parents biologiques, elle qui a été adoptée, et Elisabeth et sa famille reconstituée nous montre une réalité pas très drôle. Des personnages forts, des histoires qui se tiennent, une belle trame, et au final, un lien qui réunit ces quatre histoires ! Même si toutes ces situations peuvent être bien réelles dans la vie, Joyce Carol Oates y apporte un souffle de suspense, d’horreur, et de fantastique. Est-ce que j’ai aimé, oui, j’ai aimé, même si souvent, je me plains que les nouvelles ne sont jamais assez longues, ce ne fut pas le cas pour ce recueil que je vous recommande sans hésitation ? https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2022/09/cardiff-pres-de-la-mer-joyce-carol-oates-editions-philippe-rey-via-interforum-canada-par-lynda-massicotte.html

Une porte au fond de la forêt

Par Guillaume Bollée
(4,0)
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Un premier roman franchement surprenant qui donne envie de continuer à suivre cet auteur, malgré quelques légères maladresses de débutant. Nous nous retrouvons devant un livre unique qu’on pourrait essayer de définir en un suspense qui flirte avec le fantastique et le réalisme magique. Le mystère à résoudre ici n’est pas une mince affaire alors que les enfants de Montréal se mettent à s’endormir mystérieusement et que des crabes envahissent peu à peu la ville… On adore définitivement la métropole décalée que nous propose Bollée avec ses nombreux bouquinistes, sa culture omniprésente et ses cafés européens. On aimerait y vivre et on en veut davantage! Les personnages sont attachants et le récit, entraînant. Reposer le bouquin devient, par moments, un réel défi. Un seul bémol à relever de mon côté : les dialogues trop nombreux, appuyés par une volonté de ne laisser dépasser aucun fil quant au dénouement de l’affaire, alourdissent la lecture. C’est bien dommage, car Bollée est sans aucun doute très capable d’écrire de ces pépites qui nous tiennent éveillés toute la nuit. Tout au long de la lecture, on sent son grand amour pour l’humain, la littérature, la médecine et les patients. Monsieur Bollée travaille dans le milieu de la santé comme néphrologue lorsqu’il n’est pas occupé à lire ou à raconter de fabuleuses histoires. Cela apporte une densité très intéressante selon moi à ses personnages. Le roman est aussi truffé de références à Wes Anderson, Maurice Leblanc, Arthur Conan Doyle, Edgar Allan Poe, Haruki Murakami… Je le conseille vivement à tous, particulièrement à ceux qui prendraient bien une petite dose de magie réconfortante pour entamer l’automne. Ce roman n’est pas un latté à la citrouille… mais presque! « En réalité, peut-il y avoir une meilleure formation que de soigner des êtres humains pour quelqu’un qui veut créer et raconter des histoires? Rencontrer des malades et des bien portants, des bons et des méchants, des riches et des pauvres, bref toutes sortes de personnes. C’est un apprentissage extraordinaire. Se retrouver témoin et même acteur de situations dramatiques, de rebondissements inattendus, de la vie et la mort… Crois-moi, il n’y a pas meilleure école pour comprendre ce que les gens ont au fond du cœur, ce qui les touche et les fait vibrer. La technique, c’est secondaire, il sera toujours temps de l’acquérir plus tard. » Karine

Guérisons intérieures

Par Nicole Bordeleau
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Guérir de quoi … Je dois dire que c’est l’un des meilleurs livres de croissance personnelle que j’ai lu. Pour moi, il est arriver en plein quand j’en avais besoin. Il est complet S’il étais en anglais; je suis sur qu’Oprah Winfrey l’aurais sur sa liste de livre à lire .

Avant d'aller dormir

Par Steve J. Watson
(3,0)
1 commentaire au sujet de ce livre
Roman haletant, étouffant par moment, écrit à la première personne du singulier par une femme qui a perdu la mémoire. Chaque jour elle ne se reconnaît plus car elle oublie tout ce qu'elle vit, à chaque instant. Le cœur du roman est son journal, sa roue de secours qui lui permet de mettre des repères dans son errance où apparaissent des mystères, des mensonges. Que lui est-il arrivé ? Un accident, un incendie, une agression ? Qui sont les gens qui l'entourent ? L'écriture directe laisse peu à peu apparaître des indices, puis la cruelle imposture. C'est une intéressante illustration de l'importance des souvenirs dans la fabrication de nos vies. Un premier roman sombre mais très bien construit.

L'homme extensible

Par jim Cornu
(5,0)
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Martine : Un roman d'anticipation superbement bien présenté, on sent que la plume de l'auteur s'affermit et s'affranchit de plus en plus. Une histoire bien écrite avec une intrigue bien ficelée, on peut saisir tout le travail fait pour donner ce magnifique résultat. Le récit de Jules Forêt est fascinant, du jour au lendemain, c'est un homme qui voit son corps s'agrandir de jour en jour, il se confronte à plein d'obstacles, il doit ajuster bien des choses dans son quotidien. Comment arriver à garder la tête à la bonne place quand tous nos repères sont bousculés et chambardés ? Face à toute la technologie disponible, il reste des phénomènes inexpliqués que personne ne peut révéler la vérité sur ce qui se passe dans le corps humain. Un roman qui amène le lecteur à la réflexion, à la conscientisation des différences et à la limite de la médecine. C'est un récit qui dénonce certaines incompréhensions, face à l'adversité, une histoire qui confronte les injustices, les extrêmes, les consciences, c'est un ouvrage qui m'a marqué, c'est un coup de cœur pour les thèmes abordés, ainsi que la profondeur et la sensibilité du texte. C'est une recommandation pour tous les jeunes et les moins jeunes, une lecture que j'ai adorée et que je vous conseille. https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2022/09/l-homme-extensible-jim-cornu-editions-joey-cornu-par-martine-levesque.html

La maison des secrets T.1: Les lunettes magiques

Par Jacqueline J. West et Polly Benatene
(3,0)
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Ah, les auteurs anglais! Plus j'en lis , plus je reconnais leur style, qui a de nombreux dénominateurs communs. Déjà, je suis toujours aussi surprise par les parents. Soit ils sont incompétents, soit ils sont absents ou laxistes. Olive n'y échappe pas, même si ses parents sont un minimum concernés et tendres envers leur unique enfant. Les auteurs anglais semblent, en outre, soumettre leurs jeunes héros à des péripéties horrifiantes, parfois même potentiellement mortelles. Et je remarque souvent la présence des maisons gigantesques truffées d'éléments magiques. Olive a 11 ans et sa famille vient de faire l'acquisition d'une maison de bonne envergure aux airs obscures, suite à au décès de son unique propriétaire. Pour ses parents mathématiciens, c'est l'occasion de se poser enfin et d'offrir un espace à leur unique fille. Olive s'y sent néanmoins bien seule et la maison semble avoir quelque chose de malaisant, entre autre en raison de ses nombreuses toiles indécrochables aux airs sinistres et ses arbres morts. Voilà que la jeune fille découvre également la présence de chats dans la maisons, gardiens de plusieurs éléments de la maison, dont une trappe, un grenier en apparence inaccessible et des tableaux, bien sur. Olive découvre qu'une certaine paire de lunettes donnent un sens nouveaux aux tableaux, puisqu'au travers, ils prennent vie. Ce roman m'aura évoqué plusieurs histoires: les peintures vivantes de Poudlard, dans Harry Potter, l'objet impossible à retirer dans le Magicien d'Oz, l'immortalité par le biais de la peinture du Portrait de Dorian Gray et le côté glauque des orphelins Beaudelaires. N'ayant pas lu les Roald Dahl, j'ignore s'il est inspiré effectivement de son univers. Tout ce que je sais, c'est qu'à l'instar de Dahl, West fait dans le jeune personnage laissé à lui même, avec des adultes peu soucieux et des énigmes qui n'auraient pas été une source de grand fléaux si on les avaient laissés tranquillement dans leur coin. Mais autrement, on n'aurait pas d'histoire, n'est-ce pas? C'était le cas dans son roman "Le mystère de Lost Lake", qui a de nombreuses similarités. Quand aux maisons pleines de secrets, et bien, disons que ça n'a rien de nouveau, peu s'en faut. Il faut dire que l'Angleterre a effectivement de nombreuses vieilles maisons qui s'y prête bien, alors que du côté américain, les plus vieilles n'auront jamais vraiment plus que deux ou trois siècles. On s'attend donc à ce que la maison en elle-même soit truffé de secrets à percer, il manque que l'enfant solitaire et curieux pour s'y coller! Côté écriture, ça se lit très bien. Je note l'abondance de comparaisons, dont certaines sont assez créatives, ç'aurait été bien de varier peut-être un peu plus les figures de style. Olive est une héroïne assez typique, je trouve. Empotée à l'excès, elle perd sans cesse ses choses et se fait souvent mal du fait de sa maladresse physique. C'est effarant le nombre de personnages féminins qui ont ce trait.Qui plus est, elle est un peu mal calibrée sur son âge. Certains moments me laisse croire qu'elle est toute jeune, 7-8 ans à peine, tant elle est peu autonome et peu mature. À d'autres moments, au contraire, ses onze ans semblent bien peu face à ce à quoi elle est confrontée. Le personnage de Morton n'est pas franchement attachant pour sa part, très sexiste et désagréable à outrance. Ce sera toujours à Olive a faire les premiers pas et même à présenter des excuses. Même ses tentatives de rapprochement, que je ne comprend pas trop vu la nature du personnage, finissent généralement en ingratitude et en bouderie. Bref, mit à part être un boulet, Morton ne sert absolument à rien. Comme je l'ai lu dans les commentaires d'autres lecteurs, il est vrai que le début tarde à nous filer de quoi se nourrir. Les informations viennent par petites bribes éparses. Mais au final, ce qui semblait très complexe n'est pas si compliqué que cela. Je suis d'ailleurs un brin perplexe de la facilité avec laquelle on se débarrasse du "Méchant" dans cette histoire. La scène final me rappelle un peu trop celle du 4e tome de la saga Harry Potter, avec pratiquement les mêmes "ingrédients" pour le "rituel", qui sort vraiment de nul part. La raison pour laquelle les chats n'ont rien dit clairement était bien molle, surtout qu'ils ont tout révéler juste après, alors que la même contrainte s'appliquait. J'ignore comment j'y suis parvenue, mais j'ai d'emblée cru que la dame du tableau de la salle mauve était de la famille du "Méchant Monsieur", du coup, quand on nous le révèle, ça donner une drôle d'impression de "Ouin, mais je le savais ça", avant de comprendre qu'on ne nous l'avait jamais clairement mentionné. Oups. Pour les thèmes, je remarque une fois ma lecture terminée qu'il y en a peu, en dehors de la magie et du traditionnel combat entre le "bien" et le "mal". Il y aura deux ou trois passages sur l'importance de ne pas gaspiller les ressources vu l'état de la planète. On aura aussi le thème de "l"enfant rejeté" parce qu'il est différent et qu'il change souvent d'école. On va beaucoup aborder la solitude, donc, un autre trait fréquents pour les héros anglais. Dans son ensemble, ça reste un bon roman pour de jeunes lecteurs amateurs de frissons et de magie, un peu dans la même veine que Torsepied, L'Étrange manoir de Hoarder Hill ou la 13e maison des Bradley, des romans récents du même acabit. le genre que je proposerait à mes Lecteurs assidus trop jeunes pour les Harry Potter ( rien à voir avec leur talent en lecture, mais les HP sont violents et complexes pour des 8-9 ans) ou mes 10-12 ans qui aiment le style Fantastique aux accents sombres. Mais ce n'est pas non plus transcendant et original. Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans P.S Belle couverture!
Club de lecture en vedette

Le comité de sélection du projet Une ville, un livre, composé de bibliothécaires et de libraires de Québec et de Wendake, présentait au début de cette année les quatre finalistes de l’édition 2022. C'est finalement la bande dessinée Rien de sérieux de Valérie Boivin (Nouvelle adresse) qui avait été lue durant le mois de mars! En compagnie de nos libraires, nous vous invitons à poursuivre de plus belle les discussions autour de ce livre.

L’initiative, inspirée de celle de la ville de Seattle, consiste à choisir un livre et de le célébrer par différentes activités auprès des concitoyens et concitoyennes. Rassembleur et polarisant, ce projet permet d’inspirer le goût de la lecture aux différentes communautés qui composent la ville. Ce projet nous a ainsi inspiré ce club de lecture!

Lecture en cours :

Rien de sérieux
Par Valérie Boivin
Éditeur FRONT FROID
Collection Nouvelle adresse
Paru le 2 mars 2021
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