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Contes de femmes libres: 10 histoires féministes autour du monde

Par Marilyn Plénard et Maylis Vigouroux

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Contes de femmes libres: 10 histoires féministes autour du monde

Par Marilyn Plénard et Maylis Vigouroux
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Un recueil de contes destiné à la jeunesse franchement intriguant et surtout, diversifié. J'ai beaucoup apprécié de voir des histoires issues des quatre coins du monde, dont certains des premiers peuples. Et pour la première fois, je vois des histoires où les femmes sont les héroïnes, en ce sens où ce sont elles qui vont trouver la solution à la situation problématique, très loin du rôle passif, décoratif et de trophée. Voici les contes qu'on y trouve: - La princesse du désert (Conte soufi - Irak) - Et une, et deux, et trois Tipingui ( Conte afrp-américain - Haïti) - La toute jeune mère ( Conte tukuna - Amazonie Colombienne) - Maru-Me, Grand-mère et Maman ( Japon) - Les quarante danseuses de Haka ( conte maori - Nouvelle-Zélande) - Nana Miriam ( Conte sonhaï - Mali) - Les six jeunes femmes et la fillette ( Conte monache - Californie (USA)) - Rachel ( Conte juif - Pologne) - Wungala - Conte wardaman - Australie) - Conte tchouktche - Sibérie (Russie)) On aura des thèmes assez divers, mais la majorité de ces femmes partagent des qualités telles que l'indépendance, l'esprit aiguisé et la débrouillardise. Les images sont très jolies, avec de beaus jeux de couleurs. Un beau cadeau à offrir aux enfants et un bel outil pour les professeurs, histoire de mettre à jour la parité de genre au sein des contes. À voir! Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans.
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Contes de femmes libres: 10 histoires féministes autour du monde

Par Marilyn Plénard et Maylis Vigouroux

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Missouri 1627

Par Jennifer Hendriks et Ted Caplan
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Nouveauté 2021 en romans pour adolescents tout droit sorti des USA, mon sentiment à son endroit est mitigé, voir légèrement malaisé. Une Booknaude a d'ailleurs su mettre en mots mon ressenti à son endroit, alors je le met ici consultation: https://booknode.com/missouri_1627_03239353/commentaires/23324547 Et donc, je vais tâcher de faire de même. Pour l'histoire, nous avons Veronica Clarke, 17 ans, dans le rôle de la fille "parfaite", blonde, major de sa promotion, investie dans divers projets scolaires et...portant même un anneau de virginité?? Je vais être honnête, je ne savais même pas que ça existait, mais bon, je sais que contrairement à mon coin de pays, certains endroits des USA sont très religieux et ce doit expliquer ce genre de "vœux". Néanmoins, malgré cette bague, Veronica a un copain avec qui elle a des relations sexuelles et c'est dans un cabinet de toilette que nous la retrouvons au début du roman pour nous apprendre qu'elle est enceinte. Oups. Voyant déjà ses projets de grande école coté, de bourse, de popularité et de perfection s'écrouler devant ce teste positif, Veronica cherche alors à se faire avorter pronto bene. À priori, elle demande à son copain, Kevin, footballeur sexy populaire aussi stupide que collant, de l'accompagner hors du Missouri, à Albuquerque, dans une clinique d'avortement ( car les mineures doivent avoir une autorisation parentale pour cette procédure dans l'état du Missouri). Et là, la révélation choc: Kevin a volontairement saboté un condom pour faire en sorte que Veronica tombe enceinte pour pouvoir l'épouser et la tenir près de lui. Choquée, trahie, l'adolescente se tourne vers son ancienne meilleure amie, Bailey, rebelle notoire aux cheveux turquoises, pour faire les 1627 kilomètres jusqu'à Albuquerque, moyennant paiement. Et bien sur, c'est le début d'un road trip déjanté qui va leur permettre de consolider leurs liens...ou pas. Ah, les auteurs américains! Certainement les champions toute catégorie des scénarios loufoques et irréalistes! Bon, pas tous, bien sur, mais de manière générale, leur tendance à faire dans le sensationnel amenuise la porté de leur sujet, surtout des sujets aussi graves. Loin de moi l'idée qu'il ne faut pas faire de l'humour avec des sujets graves, au contraire, il faut savoir dédramatiser certains sujets épineux. Néanmoins, le tout manque de profondeur et de réalisme, là est le problème. Le sujet de base est l'avortement, au coude-à-coude avec une amitié brisé par la superficialité de l'une par rapport à la rebellitude de l'autre ( un sujet usé jusqu'à la corde, soit dit en passant). Les USA sont un pays qui navigue dans les extrêmes, parce que chaque État se gère indépendamment des autres Ainsi, si certains sont très modernes et progressistes, d'autres sont conservateurs et rétrogrades ( et souvent les plus religieux). On aurait pu en aborder plus ici, de cet enjeux social qu'est le Droit de s'appartenir, qui change selon les États, mais c'est à peine survolé. On aurait pu aussi approfondir le malaise de Veronica, justement religieuse, concernant l'avortement, au lieu de lui faire prendre une décision unilatérale qui ne suit pas sa sphère spirituelle. En fait, je trouve que l'avortement de Veronica n'est pas tant la ligne centrale du roman qu'un prétexte à faire un road trip complètement dingue. Et au final, c'est le passé d'amitié brisé des deux filles qui occupe plus de place que le sujet de sa grossesse non-désirée. Je remarque aussi que la couverture en version française est erronée: on y voit un "oui" contre un "non", ainsi que la mention "Un choix à faire". C,est faux. Veronica ne fait aucun choix: elle a choisi dès le début et ne montre pas le moindre signe de tergiversation qu'en audit choix. Elle veut se faire avorter et elle va se faire avorter, point barre, il n'y a pas d’ambigüité dans le roman à cet égard. D'ailleurs, ça aussi aurait pu être plus présent: l'hésitation, le remord, la peur, je ne sais pas. En même temps, pour une fois, nous avons un personnage qui n'hésite pas face à cette décision, mais ç'aurait été crédible si elle n'avait pas été une américaine du sud religieuse qui ne connait rien sur le sujet. J'ai tout-de-même apprécié la grande présence de personnages féminins, même si, soyons francs, ont croule sous les stéréotypes. c,est aussi souvent une tare que je vois dans les romans des USA, on y a les stéréotypes tenaces. On avait pas besoin de faire deux amies aussi radicalement différentes et stéréotypés, le simple fait d'être en opposition sur deux ou trois sujets auraient suffit. Veronica craignait pour le paraître, Bailey se sent rejetée par son père, qui a quitté la maison. Juste avec ça, on était correct, mais non. on a surenchérit avec une blondouille major de promo, qui sort avec un footballeur, qui a des 100% dans ses cours, qui est acceptée dans une université coté, qui porte une bague de chasteté...Et qui, au final, est plutôt potiche pour une fille supposément brillante. Même chose pour Bailey: habillée comme la typique punkette de l'école, cheveux turquoises, consomme des drogues, fait des mauvais coups, est gay, vole des trucs...Bon sang, que c'est cliché. Les personnages stéréotypés servent les auteurs qui ne savent pas créer des personnalités et des nuances. Ce roman me semble appartenir à une sorte de catégorie montante de la littérature jeunesse américaine: le Feel-Good-partiellement-engagé-Chick-Lit-Adolescente-Superficiel-Parce-Que-Ça-Vend. Joli nom, mais trop long, va falloir plancher pour un truc plus court. Mais c'est ce que je trouve de plus près: un roman tout en action, avec des personnages cent fois revus, une pelleté de sujets dits "actuels" et une écriture facile. C'est une littérature "Fast food" qui fait niveler la littérature jeunesse vers le bas.C'est divertissant dans une moindre mesure, mais plus ou moins pertinent et encore moins transcendant ( sortir "changé de sa lecture). Le genre d'histoire qui ne marque pas les esprits, je pense. Pas le mien, assurément. J'ai apprécié les chapitres qui comptaient les kilomètres parcourus, la prêteuse sur gage solidaire, la tribune de filles en présence et le fait que ça se lit tout seul, malgré tout. Ce roman aurait ou être un terreau fertile propice à parler des enjeux liés à l'avortement, au droit de jouir de son corps, aux religions qui se croient placés pour juger les femmes, aux motivations liés à l'avortement, au ressenti des femmes qui le vive. On aurait pu aussi approfondir le sentiment de rejet de Bailey, dont le père ne voulait manifestement pas d'enfants. Et même, on aurait pu parler plus de Kevin, dont les horribles actions cachent peut-être autre chose, comme un trouble de dépendance affective ou un Trouble de personnalité dépendante. Ou alors, je cherche de la profondeur là où il n'y en a pas et Kevin est juste un sale con particulièrement collant et possessif. Enfin, et ça, ça m'agace, une fois encore des auteurs jeunesse tentent de nous faire croire que de faire des crimes, même mineurs, peuvent rester sans conséquences. Je parles de vols, de l'intrusion et des voies de fait ( oui, tout trou-de-c*l soit Kevin, on ne peut pas juste le molester, le tirer avec un taser et lui vandaliser son auto). Je ne dis pas qu'il ne doit pas y en avoir dans les romans jeunesse, mais un minium de conséquences, ça serait le bienvenue. Parce que dans la vraie vie, il y en a. J'ai déjà lu des romans jeunesse qui allie humour et gravité, mais ça prend du talent, beaucoup de connaissance sur le sujet proposé et une certaine capacité à parler des émotions et du ressenti. Mais c'est possible. Ce n'est donc pas l'humour ( quoique plutôt "boboche") qui est en cause, autant que le manque de viande autours des divers sujets "graves". Un roman pour ceux et celles qui ne veulent pas se casser la tête et qui aime les péripéties déjantés typiques des comédies sentimentales américaines.
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Missouri 1627

Par Jennifer Hendriks et Ted Caplan

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Am stram gram

Par Sophie Labelle
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"Am Stram Gram" est dans le même univers que "Ciel", de la même autrice, qui emploie son côté bédéiste afin d'illustrer son roman. Il est par ailleurs classé "Incontournable Mars 2021" dans la librairie pour laquelle je travaille. Stephie est une jeune ado pour qui le français a peu de secrets. Ses résultats en dictée lui valent une place dans un concours dont l'issue pourrait se trouver sur le Vieux continent, ni plus ni moins, en représentant la Nation. Mais lors de l'étape régionale, Stephie a un doute sur le mot "dithyrambique" et fini par faire comme son meilleur ami Ciel quand il a un doute: avoir recours au hasard avec la chanson Am Stram Gram. Elle se qualifie dans les trois premiers et pourtant, elle ne parvient pas à se défaire de l'impression d'avoir tricher en ayant eu recours au hasard. de plus, elle se sens rivaliser avec un autre champion de la dictée, qui semble indétrônable. Plus la date de la Dictée Provinciale approche, plus Stephie jongle avec des incertitudes et l'impression d'avoir duper les autres. Cela entache ses relations sociales. Parviendra t-elle à surmonter son anxiété? À avoir confiance en ses capacités? À gagner le concours? Il y a pleins de thèmes dort pertinent dans ce roman, qui demeure léger et amusant. Nous avons la palette des thèmes intrinsèques tels que l'estime et la confiance en soi, diverses composantes d'anxiété de performance, le syndrome d'imposture, la rivalité et les relations sociales. On l'aura comprit, Stephie est une perfectionniste, mais c'est une qualité qui peut rapidement prendre la forme d'un défaut quand il nuit à la personne. Stephie semble n'avoir d'yeux que pour sa "tricherie" ( qui n'en est absolument pas une) Peut-être par stress de ne pas avoir le contrôle, elle semble croire qu'on ne devrait pas avoir recours au hasard quand on vit une incertitude. de plus, plutôt que de voir ce qu'elle a accomplis, elle met l'accent sur ce qu'elle n'a pas réussi, nivelant vers le bas un potentiel pourtant bien supérieur à la moyenne. "Voir le verre à moitié vide", dirait-on. Stephie devra donc apprendre à "laisser aller", s'occuper de ce qu'elle peut contrôler et laisser une part à la chance. Elle devra aussi apprendre que la compétition peut être néfaste quand elle mine l'estime de soi. Ensuite, dans ce roman, nous avons des représentants de la communauté LGBTQ, ce qui est formidable. Stephie est transgenre, née garçon, mais de genre féminin. Ciel, sa meilleure amie est non-binaire, il ne se définit donc pas comme un garçon ou une fille. C'est pourquoi, dans le texte, on parlera de Ciel en alternance entre le féminin et le masculin. Ça peut sembler étrange, mais c'est très facile de s'y repérer, en fait. Dans l'histoire, on le voit, Ciel a un style tout à lui, une façon de se vêtir et même de se comporter qui en fait un personnage assez unique. Elle possède d'ailleurs sa propre série de livre, sous son nom, en deux tomes. C'est donc une belle petite trouvaille, destinée au troisième cycle primaire ( 10-11 ans environ) qui sort des conventions à certains égards tout en restant très humain. À voir!
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Am stram gram

Par Sophie Labelle

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Am stram gram

Par Sophie Labelle

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Will & Will

Par John Green et David Levithan
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Il s'agit du premier roman de Green que je lis et je ne peux pas dire que ce style de lecture soit très emballant. C'est un peu trop "comédie sentimentale cynique" à mon sens et aucun des personnages ne m'a rejoins. Qui plus est, pour un roman qui s'intitule "Will et Will", le fait que les deux Will ne se croisent que deux petites fois a de quoi décevoir. Pour ce que j'en ai comprit dans ce ramdam sentimental décapant, nous avons deux ados qui sont homonymes: William Grayson pour les deux. L'un est le meilleur ami d'un des personnages les plus "cartoon" que j'ai jamais lu, le colossal Tiny Cooper, une Diva qui occupe presque autant le récit que les deux Will. Will est un personnage tout en gris: terne, maussade, incapable de se mettre en avant, difficile à cerner. Ennuyeux. Son meilleur ami souhaite monter une comédie musicale qui prend sa propre vie comme sujet. Il pourrait être amoureux de sa meilleure amie, mais pour autant que je l'ai lu, ce pourrait être totalement faux. Cet élément restera ambiguë presque tout le long du roman. Pour sa part, "l'autre" Will Grayson est présenté comme un être dépressif perpétuel, médicamenté, taciturne, gay placardisé, il partage le cynisme et la mornitude de son homonyme. Un peu de baume au cœur pour cet être malheureux quand il fait la connaissance virtuelle d'Isaac, pour finalement constater que c'est un Catfish. Mais ce coup bas permettra la rencontre ( en pleins centre du roman) des deux Will, juste le temps pour Tiny de rencontre will ( oui, will, il n'y a pas la moindre majuscule dans le texte quand c'est ce will qui parle). La seconde moitié est donc constitué de Will qui ne fait pas grand chose et dont le meilleur ami tente de lui faire comprendre qu'il irait bien avec sa meilleure amie et will qui amorce une relation avec le feu d'artifice vivant nommé Tiny Cooper. Donc, de "Will et will", franchement, y a presque rien et ça me déçoit. C'était la perceptive de voir ces deux personnages aux noms identiques se côtoyer qui semblait amusant, a priori. Au final, il se croisent au centre et à la fin, brièvement. J'ai du mal a définir de quoi il est réellement question dans ce roman bric-à-brac. Homosexualité? Relations amoureuses? Amitié étouffante? Meilleur ami envahissant? Maladie mentale? Incapacité de sortir de sa bulle? Passivité? Bisbille adolescente? Prétexte à faire une comédie musicale? On part un peu dans tous les sens, sans jamais vraiment approfondir. Je trouve que le roman n'a pas de colonne vertébrale, de filon conducteur. J'ai même eu du mal à faire le résumé. On nous balance des piques entre personnages et des descriptions un peu cynique pour montrer le manque d’enthousiasme des deux ados pour leur propre vie. Franchement, ce roman m'a déprimé plus qu'autre chose. Will et son incapacité presque chronique à prendre des décisions et démontrer des émotions, will qui s'auto-dénigre et cultive ses mauvaises blagues glauques. Deux êtres apathiques.Ouin, c'est pas la joie. Même les personnages secondaires étaient mornes et mesquins. Le personnage de Tiny Cooper, bien que plutôt original, occupe autant d,espace physique par sa grande taille et son poids que par son exubérance dans l'histoire. Il est traité en personnage secondaire, alors qu'il occupe la tribune comme un personnage primaire, avec les deux primaires témoignant de ses projets. Will et will semblaient être les témoins de cette histoire, ce qui est assez étrange, vu leur état de protagonistes centraux. Mon impression est donc que ni Will, ni will, ne sont assez intéressants pour occuper l'espace du roman. Plutôt triste, non? Un élément m'aura aussi rebuté: la ressemblance des personnages. Je me confondait toujours entre les deux amies filles des deux Will, entre les Will eux-même ( merci aux majuscules boudées, on savait alors que c'était will). Les dialogues n'aidaient en rien: qui parle là? Non, c'est lui, oups non c'est l'autre! Arg! Les dialogues manquaient de clarté. En fait, tout l'écriture était incohérente, troquée, instable. C,est également la première fois que je vois des ados "amoureux" avoir l'air de tout sauf d'être amoureux. En fait, Will et will semblaient ne pas avoir d'âmes. Difficile alors d'y voir la possibilité d'un sentiment aussi profond et complexe que l'amour. Je pense que cet amalgame de psycho-pop, de chamailleries entre ados et d'amours maladroits devait être "drôle", vu la quantité de tentatives en ce sens, mais cet humour souvent bancal, un peu cliché même. Ça sens la vanne gratuite, la blague à deux sous et les références stéréotypés. Et le scénario était plutôt plat. Avec les nombreux commentaires, parfois inintéressants, dans la double narration partagée par Will et will, s'ajoute une certaine lourdeur dans l’écriture. Au final, je me rappelle mal ce que j'ai lu, ce qui est assez inhabituel chez moi. Je me sens extrait d'un rêve très compliqué et incohérent dont je suis incapable d'en faire un résumé censé. Je n'ai pratiquement pas suivi le "cheminement", pour un peu qu'il y en ait un, des deux héros. Will finit avec sa meilleure amie, will avec Tiny (peut-être), mais au fond, que c'est-il réellement passé? Oui, on eu le droit à un final typiquement broadway avec des chansons, des constats quétaines et un truc grandiose qu'on ne voit que dans les roman américains, mais même ce final ne m'a pas amené d'impression de finalité et de compréhension. Qu'ont-ils apprit, qu'en ressort-il? Je ne sais pas quoi répondre hormis: je ne sais pas. Ce roman se termine pour moi comme un point d'interrogation un peu piteux, témoin tristounet de mon incompréhension et du néant qui habite mon esprit après sa lecture. Donc, je l'ai vu, je l'ai lu, j'en ai rien obtenu. Son souvenir se perd déjà dans ma mémoire et je vais sans doute oublier ce désert littéraire qui ne m'a pas touché, instruit, fait rire ou diverti. Je ne sais absolument pas ce que les auteurs ont tenté de faire avec ce roman. Ils m'ont donné l’impression d'écrire sur un sujet qu'ils ne comprennent pas du tout: les ados. Pour un lectorat du premier cycle secondaire, 13 ans +.
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Will & Will

Par John Green et David Levithan

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Sacha

Par Samuel Champagne
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Petit dernier d'une série de romans sur la thématique LGBTQ, la collection "Kaléidoscope", parus aux éditions De Mortagne, "Sacha" se profile donc comme un roman pour adolescents-Jeunes adultes qui aborde des enjeux liés à la famille, à l'orientation sexuelle et à l’émancipation de soi. Sacha amorce le Cégep dans le programme pré-universitaire "Arts et Lettres" ( pour nos amis français: un pré-universitaire au Cégep: c'est deux ans de préparation dans un cursus spécialisé avant le baccalauréat universitaire dans un domaine affilié, dans ce cas-ci la littérature et les arts), loin de son groupe d'amis de l'époque de l'école secondaire. Le jeune homme de 17 ans doit cependant composer avec plusieurs enjeux: une blonde qu'il n'aime pas vraiment, des entrainements de boxe avec son frère et son père pense qu'il est en réalité dans le programme "Sciences humaines" en vu d'entrer en faculté de Droit à l'université. Disons-le simplement: Sacha a une vie de façade, pour cacher à sa famille le fait que ce qui le passionne sont les livres, le violon, la musique et le fait qu'à douze ans, il a comprit qu'il pouvait avoir le béguin pour les garçons. Mais quand on vit dans une famille hautement homophobe et ancrés dans les pires stéréotypes de genre propres à une époque antérieure, être lui-même n'est tout simplement pas possible. Et un jour, Sacha rencontre Olivier, amateur de musique, de guitare et futur intervenant en délinquance, aux improbables yeux verts pomme et gay assumé. C'est à travers l'univers d'Olivier que Sacha pourra constater qu'une grande part de ce le constitue a été occulté et c'est à travers leur nouveau réseau d'amis commun et son amour pour Olivier que Sacha pourra s'émanciper. Donc, ce roman propose une homoromance dans un contexte où l'un des deux garçon provient d'un milieu où domine la fermeture d'esprit, une certaine psychorigidité et des valeurs conservatrices assez tenaces. Ce n'est pas simplement la question d'être gay qui pose ici problème, mais tout ce qui constitue le stéréotype du "mâle alpha" idéal: la virilité, la brutalité, l'absence d'émotions ( autre que la colère), l'absence de certains domaines jugés trop féminins ( la musique, les romans, certains corps de métier) et certains traits de personnalité. À bien des égard donc, on parle de "masculinité toxique", qui trouve racine dans une figure paternelle toute-puissante. Dans ce contexte, on aura donc droit à toute sorte de préjugés, très souvent non-fondés ou incorrects, de la part de plusieurs personnages, les pires venant souvent du père de Sacha. L'ironie est double, car ce derniers est policier. Le rôle du policier moderne étant axé dans l'intervention sociale beaucoup plus qu'autrefois, c'est donc assez consternant de voir un représentant des forces de l'ordre aussi macho, rigide et rempli de préjugés. En même temps, on a le vieux cliché du "policier viril" qui ne doit pas aider. Bref. Le problème est que ce père buté a par conséquent pleins pouvoir sur la famille, transmettant ses valeurs désuètes à ses enfants. Sacha a donc son jeune frère David sur le dos et sa sœurs Laurie aura aussi du mal quand il fera son coming out. Sa mère, pour sa part, reste dans l'ombre, figure maternelle servile et incapable de faire valoir son opinion. Elle aussi aura beaucoup de mal à accepter l'orientation de son deuxième enfant. Charmante famille. On a donc un ado assez bien "planqué dans son placard", si je puis dire, une image d'ailleurs ramenée fréquemment dans le récit pour marquer la progression de Sacha dans son "coming out". Le roman va donc suivre sa lente mais sure progression hors dudit placard. Une sortie qui ne sera pas facile, vu la profondeur des préjugés et du conditionnement opéré en ce sens. Néanmoins, Sacha a le support d'Olivier, un personnage qui a une bonne tête, une bonne compréhension et une certaine maturité ( il a deux ans de plus que Sacha, il faut dire). Ce personnage semblait même mieux comprendre où en était Sacha que lui-même. Olivier est réellement un superbe personnage et une figure très positive, autant pour Sacha que pour les Lecteurs qui lisent le roman. Olivier vient d'un milieu totalement contraire à celui de Sacha, ce qui explique sans doute qu'il a une confiance et une estime de soi clairement plus solides. Une famille chaleureuse, ouverte, soudée, marquée par des valeurs comme le respect, la camaraderie et la collaboration. Tout le contraire de celle de Sacha, marquée par la compétition, le paraître, la hiérarchie et la rigidité. Le contraste entre les deux mondes est saisissant et marque deux extrêmes de dynamiques familiales. La présence de ces deux mondes est un élément abordé dans le roman que j'ai beaucoup aimé. La relation entre les deux garçons était belle à voir. Sacha et Olivier ont plusieurs intérêts communs, une belle chimie, une façon de communiquer saine ( pas toujours adroite, mais saine). Ils sont capables de faire un retours sur les éléments épineux et sont animés d'une touchante tendresse l'un pour l'autre. J'ai beaucoup aimé le fait qu'ils ne tombent ni l'un ni l'autre dans les clichés associés aux hommes gay. Ni maniérés, ni "diva", ni efféminés, ils sont au contraire assez ordinaires et il est bon de rappeler que les personnes ayant une orientation sexuelle minoritaires n'en sont pas moins diversifiés au même titre que les hétéros. J'ajouterais que je les trouve très mignons dans leur façon d'être. Aussi, quand on arrive à aborder la question des rapports sexuels, ce roman est le seul à avoir su traiter du fait que certains couples gay ne font pas dans les rapports anaux, contrairement à la vaste majorité des romans homoromantiques où ce type de relation est présent, voir sur-représenté. On marque aussi la différence entre la "baise" et "faire l'amour", un aspect qui peut encore être difficile à cerner pour nos ados dans notre société hypersexualisé. On n'est pas en reste pour les personnages secondaires, eux aussi très variés. C'est un élément très important dans un roman qui traite de la différence et de la diversité que d'avoir foison d'opinion et de façon de voir la vie, parce que c'est ainsi qu'est fait le monde. Ni tout blanc, ni tout noir. Autrement, on tombe dans la structure d'esprit rigide du père de Sacha, incarnation de l'intolérance et de l'esprit étroit. Enfin, niveau écriture, on navigue sans problèmes. On a des passages très émotifs, certains croustillants, d'autres amusants. L'humour côtoie le drame, souvent sarcastique, les répliques sont souvent tordantes. Ça se lit tout seul. Ce n'est pas le français le plus poétique que j'ai vu, mais ça le mérite d'être claire et l'auteur ne nous épargne pas les détails des émotions et du ressenti. La mise en page est aérée. Certains passages en italique sont ceux de Sacha à 20 ans, soit son "lui" au présent face aux reste du roman, qui est "lui" au passé , à 17 et 18 ans. C'est donc un bon roman dans son genre, un des meilleurs que j'ai lus même, et vu les nombreux sujets à caractère sociaux qui sont mit en valeur, c'est aussi un roman pertinent que divertissant. Il me donne aussi envie de découvrir les autres romans de la collection. Un roman pour le lectorat du second cycle secondaire ( 15 ans+). Pour les profs et les bibliothécaires: Il y a certains allusions, vocabulaire et passages à caractère sexuel et quelque jurons, mais rien de très osé ou violent. Et comme il s'agit d'un roman abordant en partie l'intolérance face à la communauté LGBTQ, il y a bien sur des propos offensants, mais c'est bien dans un but de dénoncer cette intolérance. Pour d'autres romans sur la thématique romance LGBTQ excellents: - Birthday, B.Russo - Chimie 501, J. De Angelis - Pourquoi pas nous? Albertalli et Silvera - Été 85 ( Anciennement "La danse du coucou"), A.Chambers
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Sacha

Par Samuel Champagne

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Sacha

Par Samuel Champagne

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Les sortilèges de Zora T.1: Une sorcière au collège

Par Judith Peignen et Ariane Delrieu
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Un avis mitigé pour cette Bd jeunesse qui ne brille ni pas son originalité et encore moins par son scénario. Zora est une sorcière et vit sur le penthouse d'un building parisien dans ce qui semble être à la fois une forêt magique et sa maison. Vivant avec sa grand-mère, elle se voit obligée d'aller étudier en tant que non-sorcière dans une école normale. Incapable de raisonner sa petite-fille, la grand-mère lui jette un sort qui tresse ses cheveux, la rendant alors incapable d'utiliser ses pouvoirs. C'est donc complètement de mauvaise foi que notre ado brimée entre dans au collège, avec le lot de commentaires désobligeants à son endroit et la palette de soucis avec à peu près tout ce qui jalonne sa journée. Mais au moins, il y a un gars mignon qui semble sympathique. Zora y rencontrera Olga, qu'elle soupçonne être sorcière aussi. Reste à trouver comment le découvrir. Sans dénigrer le beau travail de décors et de graphisme au niveau des personnages, le reste est incroyablement ennuyeux. Une sorcière forcée d'aller à l'école normale, sans la moindre motivation, qui se découvre une comparse d'infortune, c'est à peu près tout ce qui marque le récit. Il n'y a pas de fond en soit: pas de quête, pas de problématique, pas d'enjeux majeurs. On sait brièvement qu'il y un conflit entre sorciers et non-sorcier, rapidement occulté pour des péripéties recyclées. On découvre au final que Zora a vu juste, Olga est sorcière ( on s'en doutait tous) et la voilà libérée de ses nattes, ce qui lui permet de faire des mauvais coups au collège, façon Mortelle Adèle: méchant, gratuit, sans raisons. On ne va concrètement nul part avec un scénario pareil. C'est donc l'histoire d'une sorcière dans une école normale. Que dire de plus? Sinon, niveau personnage, Zora ne m'a pas vraiment conquis et pourtant j'aime beaucoup les personnages un peu décalés, sortis des standards. Ici, hélas, hormis un incontestable talent pour faire des bêtises et courir partout sans réelles motivations, je ne perçois pas de traits de personnalités réellement tangibles chez Zora. Oui, elle est teigneuse et pas motivée, on le comprend, mais ça reste très de surface. Elle veut devenir sorcière, étant fille de sorcier-sorcière, mais ceux-ci refusent. Voilà pourquoi. Mais c'est encore une raison mainte fois vue et revue qui sert encore d'excuses à faire une histoire. Oh, et bien sur, elle a un gros béguin rapide pour le seul personnage qui l'aime bien ( et accessoirement le type super beau de sa classe, évidemment). On reste dans les éléments connus pour la "clientèle jeune ado-fille de base": de la magie tout en couleurs et en lumière, un début de romance, de la "rebéllitude" pas très bien dosée et un choix de carrière que n'approuve pas ses parents. Il n'y a pas beaucoup de choses nouvelles et rafraichissantes dans ce premier tome, hélas, et pour faire le parallèle avec les nombreux autres livres à thématique "sorcellerie" pour la jeunesse, franchement, ça ne vole pas haut. Olga, pour sa part, est un stéréotype ambulant ( bien que visuellement intéressante): parce qu'elle revêt du Noir, parce que sa coupe de cheveux est originale, parce qu'elle a des symboles ésotériques sur sa tenue, bref, parce que son look détonne, forcément, c'est une sorcière. Et elle se transforme en chat Noir. C'est tellement cliché. Les autres personnages sont si tertiaires qu'ils en deviennent invisibles. La couverture est à mon sens le truc le mieux réussi de la BD: elle a plus d'âme et un meilleur coup de crayon. Ça laissait entrevoir un monde sombre, quelque chose de fort, mais bon, nous sommes encore dans les couloirs d'une école normale, avec des petits tracas de collégiens banals et des sortilèges en latin à foison. Côté graphisme, il y avait de bonnes idées: la résidence semi enfouie sous une forêt à la flore exotique-fantastique, la salle de magie de la grand-mère, l'allure des trois veilles sorcière à l'heure du thé ( joli contraste), vraiment, c'était de bons éléments, mais sans réel scénario ni contexte solide, ça ne sauve pas l'oeuvre au final. le dessin est un peu skecthy, les couleurs débordent, c'est un style un peu brouillon à mes yeux, pas laid à regarder, mais pas minutieux non plus. Les expression des visages sont souvent incohérentes ou difficiles à cerner. Les dialogues étaient eux aussi assez mornes ou déjà vus et ne sont pas d'un niveau très recherché. Je remarque que Zora, comme une formidable quantité de personnages féminin, a encore un chaperon animalier en la personne d'Edgar le corbeau. Curieux comme tous les personnages filles de l'univers fanatique et fantasy ont un animal pour "veiller sur elles". Bref, on reste dans les conventions: l'air marabout et la tignasse noire de Zora ne font guère illusion là-dessus. Mon impression générale est qu'on a mélangé des éléments "Gagnants" tirés d'autres histoires de sorciers avec la structure typique des BD qu'on destine aux jeunes filles, ce qui est une grossière erreur. D'ailleurs, le carnet à la fin aussi est un truc déjà vu: notez "Mauve Bergamote" (2021), "Carnets de Cerise"( 2012), le Grimoire d'Elfie ( 2021) qui en contiennent aussi. Quand je disais que cette Bd reprend des éléments d'autres BD, en voilà un exemple typique. En somme, je ne suis pas convaincu par cette BD, qui reste beaucoup trop dans les codes plutôt rigides ou empruntés à d'autres oeuvres. Zora ne se démarque pas et ne me semble pas attachante du tout, un peu "vide". le scénario quand à lui ne mène nul part, ce n'est qu'une accumulation de péripéties déjà-lus, sans enjeux de fond ou de contexte clair pour au moins lui maintenir la colonne. Je dirais que cette année, il y a un grand nombre de nouvelles séries et certaines méritent plus d'attention que celle-ci, mieux bâties, plus novatrices, mieux écrites et plus profondes. On oublie souvent qu'une BD aussi peut être profonde tout en étant divertissante. Or, "Les sortilèges de Zora" n'est, à mon avis, ni l'un ni l'autre. Une Bd qui n'exploite pas son potentiel, il me semble. Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans. PS. Si vous voulez une nouveauté réellement intrigante sur le thème sorcellerie: voyez "Grimoire Noir", plus obscure et plus polar, ou la très jolie BD "Lightfall", plus "Magie herboristerie", deux très belles BD jeunesse de 2021. Aussi, "Le garçon sorcière" reste un incontournable dans cet univers.
Shaynning a coté ce livre

Les sortilèges de Zora T.1: Une sorcière au collège

Par Judith Peignen et Ariane Delrieu

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