Activités de Shaynning

Voici les activités récentes de Shaynning :

Shaynning a aimé ce livre

Mahaut T.1 : Mahaut et les maudits de Chêne-au-Loup

Par Sophie Noël

1 personne apprécie ce livre

Shaynning a commenté ce livre

Mahaut T.1 : Mahaut et les maudits de Chêne-au-Loup

Par Sophie Noël
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Très intrigué par la couverture, il m'aura néanmoins fallut un peu de temps pour venir à bout de ce roman. Dans un univers qui rappelle le moyen-âge, un village dans les bois, Chêne-au-loup, menait une vie somme toute agréable avant que n'arrive une étrange maladie, qui plonge les malades dans une sorte d'état comateux. Mahaut est la fille de Colombe, guérisseuse du village et possède certains talents particuliers, dont des visions et la capacité de converser par la pensée avec Loup, un loup. Sa mère, bien que qualifiée, ne parvient pas à cerner cette épidémie qui frappe uniquement les adultes. Bientôt, Mahaut fait le lien avec ses visions et comprend que les jeunes seront épargnés. C,est donc eux qui investigueront le mal qui sévit de plus en plus vite dans leur village et dont personne ne comprend la propagation et la nature. Elle pourra compter sur Aurèle, son meilleur ami, Loup et les autres adolescents du village, afin de mener leur enquête. Celle-ci les mène sous la terre, sous les arbres, à travers les mémoires d'une malédiction et d'une légende. J'ai trouvé l'écriture vraiment jolie, ce fut mon premier constat. C,est un univers que j,ai trouvé sérieux, un peu sombre, mais bien imaginé et avec des personnages assez crédibles. L'histoire m'a évoqué "le joueur de flûte de Hamelin", ainsi que "Brave" de Disney. Le mystère est bien construit, mais au final, je sens qu'on reste dans ce qui est déjà établit : la dualité entre bien et mal très manichéenne, la malédiction familiale pour châtier quelque personnage trop cupide, la forêt mystérieuse et les entités maléfiques. On ne sera guère surpris pour un peu qu'on soit familiers avec ce genre de roman. Même si c'est une bonne histoire, on ne sort pas trop des conventions, en restant dans les valeurs sures du fantasy léger médiéval. Mahaut peut entendre les pensées animale: c'est très rependu dans les personnages fantastiques et fantasy jeunesse. Le château mystérieux, la magie noire, la légende qui devient réalité aussi. Au demeurant, je trouve quand même qu'il y a une belle tribune pour les personnages féminins. La fin promet une suite, ce que j'espère vu la fin abrupte des plans du "méchant". Ah, le méchant, oui, parlons-en. Cruel, noir, sanguinaire, bestial, imbu de lui-même: bref, pas la moindre qualité. Assez typique comme méchant, mais personnellement, ce genre de méchant ne me marque pas: ils sont trop "noirs", sans réelles raisons ( autre qu'une commode raison de malédiction). Ce genre de méchant avide de faire le mal pour assouvir quelque désir de toute-puissance ( à la Sauron) franchement, c'est devenu commun, à un point tel que ça n'a plus le moindre effet de surprise. Au fond, le problème, c'est que peut importe son vécu, étant fondamentalement "méchant", il aura été chiant de toute manière, alors à quoi bon s'y intéresser? Bon, en dépit de ce méchant prévisible et du fait que l'autrice soit restée dans les sentiers maintes fois battus, c'est un bon livre, bien écrit, bien ficelé et peuplé de personnages relativement bien pensés et crédibles. les amateurs de moyen-âge à saveur magique devraient aimer ou ceux et celles qui veulent s'initier au genre. Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans.
Shaynning a coté ce livre
Shaynning a aimé ce livre

La légende du jardin des ombres

Par Yann Darko et Régis Torres

2 personnes apprécient ce livre

Shaynning a commenté ce livre

La légende du jardin des ombres

Par Yann Darko et Régis Torres
2 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
Ce gros roman jeunesse nous entraine en 1880, dans une course entre la France et l' Inde, où un jeune garçon, Émile Descrières, dit "Milo", et sa redoutable préceptrice, mademoiselle Alicia, s'engagent afin de secourir la mère de Milo. Cette dernière a été charmée et hypnotisée par rien de moins que le meurtrier du père de Milo, un anglais tout de noir vêtu qui veut faire mains basse sur un trésor extraordinaire, un jardin mystérieux gardé derrière un labyrinthe depuis près de trois millénaires, quelque part en Inde. Néanmoins, ce trésor est maudit, gare au cupide qui souhaiterait y trouver la richesse. Pour mener à bien leur mission de sauvetage, Milo et Alicia pourront compter sur une jeune indienne issue d'une riche famille, d'un capitaine de navire plus ou moins honnête et d'un fakir d'origine parisienne. C'est un roman d'aventure typique, avec son rythme rapide, ses nombreux lieux exotiques, ses nombreuses péripéties et ses rebondissements. Certains d'entre eux sont plutôt faciles à deviner, alors ce n'est pas vraiment un grand suspense non plus. Le décor de l'Inde est cependant plus rare dans les romans jeunesse alors s'était intéressant de s'y retrouver. Comme le disait un certain personnage, l'Inde est un pays tout en contraste. J'ai trouvé la légende entourant le jardin fort bien formulée et intrigante. On sent plusieurs origines d'autres légendes de divers folklores en elle. Un peu du mythe de Thésée, un peu de Tracassin, un peu aussi de l'histoire de Tolkiens, "le hobbit", où un roi nain devenait fou à cause de son obsession pour l'or. Sans être totalement nouveaux, les personnages ne sont pas non plus stéréotypés - sauf le méchant. Alicia est une jeune femme à la limite explosive, forte en gueule un peu trop, très savante, entêtée et déterminée. Ses innombrables expressions maritimes étaient rigolotes. Milo, je trouve, est le moins étoffé du lot. C'est le jeune héro masculin commun, qui a des élans de courage de temps à autre, qui suit les autres, sans avoir une personnalité vraiment définie. Preuve en est que je ne trouve pas de qualificatifs pour le cerner. C'est un bon garçon, mais qui se perd derrière des personnages plus colorés et plus pro-actifs. Jules Vernet ( ce nom aurait-il à voir avec un certain auteur de romans d'aventure par hasard?) aussi nommé Govindassami, était à mon sens le plus intéressant, le plus détonnant sur tous les plans. Dès qu'il apparait dans le récit, les choses deviennent plus amusantes. Le méchant était très peu original, c'est le typique fanatique de richesse, méchant et cruel, vêtu de noir, qui a un sbire tout aussi mesquin, y a rien de nouveau là-dessus, ça m'a quand même un peu déçu. C'était un bon roman dans son genre, mais je ne me suis pas retrouvé subjugué ou charmé plus qu'il faut. Il est intéressant, mais il manque de profondeur. En même temps, les jeunes amateurs d'aventure et d'action devraient adorer et je les encourage à le lire. Ce n'est pas parce que le libraire que je suis n'a pas été conquis que ce ne sera pas le cas des jeunes lecteurs, qui ont moins de romans au compteur que moi. Ah, et la couverture est sublime, vraiment, c'est très attrayant et donne tout de suite le ton du roman. Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans.
1 commentaire plus ancien
Shaynning a coté ce livre

La légende du jardin des ombres

Par Yann Darko et Régis Torres

2 votes

Shaynning a commenté ce livre

La cité des squelettes

Par Richard Petitsigne et Romane Poch
1 commentaire au sujet de ce livre
J'ai déjà lu de cet auteur l'album jeunesse "la plus terrible pirate" et j'avais beaucoup aimé ce contre-stérotype. Je vois bien que la parution de son nouveau roman en France a bien fait rire les lecteurs et personne n'a relaté ce que je m'apprête à mettre en lumière. Car voyez-vous, ce roman est sur nos tablettes de librairie québecoises depuis peu, mais s'il est en soit original, les stéréotypes sur le Québec sont très nombreux et je doute qu'il soit vendu pour cette raison. Bon, primo, voici un petit résumé: Jacinthe, 10 ans, est fille d'un plumassier ( expert des créations nécessitant des plumes) et d'une danseuse de flamenco professionnelle originaire du Québec. Dû au fait que ses parents travaillent sous contrats, la petite famille doit déménager fréquemment. Cette fois, les voici arrivés à la Cité des squelettes. Et comme son nom l'indique, la ville est peuplée d'un certain nombre de squelettes, mais pas des êtres morts, non non! Une variété qui croit, qui vit et qui meurt. Mais voilà que l'arrivé de Jacinthe et de son gros toutou Ventouse coincide avec des vols d'os! Jacinthe et son nouvel ami squelette mène l'enquête. Je tiens à souligner que je suis ravi de voir une représentante du Québec en la personne de Mirabelle Pantoute dans le roman, mais c'est un peu frustrant de constater que pratiquement tout ce qu'il lui ait associé est soit stéréotypé soit erroné. Je m'explique.(Sinon, passez à la fin). Premièrement, le mot "tabarnak" est employé à la page 17, mais je pense que cela relève plus d,un manque de connaissances de l'auteur pour les sacres québecois. je ne crois pas qu'ayant su de quoi il retourne il ait utilisé ce mot dans un livre pour les 8-9 ans. Dans ma version de cette critique destinée à Babelio, je leur décrit justement la portée linguistique. Autre problème: "Ce soir j'ai juste envie de cogner des clous"(p,17) est un non-sens. "Cogner des clous" est une expression qui marque un état, celui de grande fatigue, visuellement représenté par un marteau qui cogne sur le clou, avec le même ballant que la tête qui tombe de fatigue vers l'avant quand on lutte contre le sommeil ( après une longue journée à la librairie, par exemple). Alors concrètement ça donne "Ce soir, j'ai juste envie d'être très fatiguée". On ne peut pas avoir "envie" de cogner des clous, ç'aurait plutôt du être: "Ce soir, j'ai juste envie de dormir, je cogne des clous". Même constat: méconnaissance des expressions qubecoises. Ensuite, la poutine ( p.28) est composée de frites, de fromage en grain de type gouda ( dit "scoui-scouic") et de sauce brune - je ne vous apprend rien. Alors d'où sort l'idée que c'est de la sauce à la viande? C'est pas un spaghetti! C,est pourtant ce qu'on y lit. Puis, on nous dit que les québecois font des "pancakes" , oubliant qu'en fait, on fait leurs crêpes à eux, typiquement françaises. Par ailleurs, en p.59, Albertine traite son ami Joris de "chum", sans savoir que 1- c,est une expression qui n,est pas employée par les enfants et 2- ne s'applique pas dans le contexte. Là encore, dans la version Babelio, je leur explique tout ça. Comparer un slam de concert à une danse autochtone sioux, c'est très très moyen. C'est anodin pour les européens, mais ça va mal passer en Amérique du Nord. Eux aussi aimeraient bien qu'on cesse les stéréotypes qui les concernent. Non seulement slam et danse ne se ressemblent pas, mais je vous signale qu'il n'y a pas de Sioux au Québec et très peu même au Canada. La Nation Sioux peuple le centre et le sud-est états-unien. Ensuite, on fait une comparaison hasardeuse sur le "bouette" québecoise. Je n'ai pas saisi l'idée. Comme si on avait de la bouette partout et qu'elle était pire que celle de France. Je suis perplexe. Ensuite, l'allusion aux trappeurs. Les trappeurs sont aux québecois ce que les chevaliers sont aux français: un peu - BEAUCOUP- datés. Je sais que les bons vieux stéréotypes du bucheron attardé et du trappeur en peaux de raton laveur semblent encore exister dans le pays des amateurs de baguettes de pain, mais on en a tous marre d'être associés à l'époque coloniale du 17e siècle. Y a pu de trappeurs aujourd'hui. Et même nos voitures sont chauffées, alors nous ramener le fait qu'on doit manger gras pour combattre les hivers, c'est juste une preuve de la désuétude des stéréotypes dont on est la cible. Ah, et le Far West et le massacre des cheyennes aussi est terminé, soit-dit en passant, alors pourquoi cette allusion ? ( p.118) Je me demande si parfois les européens nous perçoivent encore les états-uniens comme des cowboys? La recette de pancakes ( des "crêpes" vous dis-je!) - quoique ça me donne mal au coeur juste à la lire avec toutes ces composantes animales - aurait été plus drôle si ça ne revenait pas ENCORE à cette idée de trappeur et de colons qui abusent du gras. Y a même pas de mention à nos sublimes bleuets du Saguenay, franchement! Ils sont même sur le dessin! Voilà pour mes observations sur les stéréotypes. Je mentionne au passage que je ne suis pas favorable aux stéréotypes quels qu'ils soient, cela inclut ceux sur nos cousins français dans les romans québecois. Mais de manière générale, on ne les prend pas pour des attardés du siècle dernier, plutôt comme des amateurs fanatiques de baguettes, de béret et de chandails blanc à rayures, au tempérament snob ( je sais, je sais, c'est surfait). J'ignore aussi comment vous, québecois et québecoises, allez réagir à ce roman. Peut-être que ça ne vous dérangera pas? Peut-être que si. Personnellement, je trouve qu'autant de bêtise et d'ignorance sont risible, donc drôle, mais je n'aime pas qu'on bâtisse un roman en dressant un portrait inexact et stéréotypé d'un(e) représentant(e) d'une nation tierce. C'est valable pour tous les romans et c'est aussi valable pour la littérature adulte que jeunesse. Dans une otique plus positive, je trouve cet univers de squelettes très amusant et je trouve que c'est un bonne idée de faire "pousser les bébés" sur les os des pères. Néanmoins, n'importe quel anthropologue ou médecin vous certifiera qu'on peut distinguer un squelette adulte selon son genre, c'est donc faux de dire qu'ils sont totalement identiques (p.51). Oui, je suis maniaque sur les détails, je m'assume. Les dessins sont super sympa, vraiment, beau travail de la part de l'illustratrice. Idem pour la couverture. Sinon, c'est un roman plutôt court, aéré, qui allie humour, aventure et un peu d'investigation rapidement résolue. Les noms associés aux os sont amusants également. La fin pourrait ouvrir une suite, dans un village de sorcières. Mais si l'auteur s'empare du projet, j'espère qu'il fera ses devoirs cette fois pour madame Pantoute et voudra bien traiter le Québec comme une province du 21e siècle cette fois. Pour un lectorat du second cycle primaire, 8-9 ans.
Shaynning a coté ce livre

La cité des squelettes

Par Richard Petitsigne et Romane Poch

1 vote

Shaynning a commenté ce livre

Les carnets de l'apothicaire T.1: Les carnets de l'apothicaire

Par Itsuki Nanao, Nekokurage et Touco Shino
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Dernières petite trouvaille du côté des manga, j'avais été attiré par sa jolie couverture, certes, mais surtout par son thème médical historique. La médecine par les herbes et autres éléments naturels est véritablement une pratique fascinante et les Chinois semblaient très avancés de ce côté. Bref, ça semblait se tenir dans la lignée de "Shirayuki-hime", un autre manga où il est question d'une apothicaire qui devient pharmacienne à la cour. Nous suivons les débuts de Mao Mao à la cour de l'Empereur de Chine où ses ravisseurs l'y ont vendue. Âgée de 17 ans, de petit gabarit et hors des canons esthétiques qui avaient cours à l'époque, Mao Mao nous apparait rapidement comme une jeune femme hors norme, observatrice et intelligente. Elle a été formée apothicaire, est lettrée et semble fascinée par les remèdes, les poisons et la médecine. Évidement, on se dit que pareilles connaissances sont clairement du potentiel gaspillé pour cette jeune fille devenue servante. Néanmoins, lorsque les bébés des concubines de l'empereur meurent les uns après les autres, Mao Mao met le doigt sur la cause probable et met alors en garde les deux favorites actuellement mères de jeunes poupons. Seulement, elle est repérée par une sorte de Haut fonctionnaire, Jinshi, qui compte bien employer ses exceptionnelles habiletés. Ayant également empêcher la mort prématurée de la fille d'une des deux favorites, elle en devient la gouteuse et la cinquième dame de compagnie. Ses tribulations ne font que commencer. Pour celles et ceux qui ont aimé les titres tels que "Brides Stories", "Le tigre des neiges" ou encore "Isabelle Bird", ces manga sur fond historique et axé sur des personnages féminins, franchement, ce pourrait être un bonne série pour vous. Le dessin de ce manga est superbe, des lieux aux corps des personnages, des objets aux vêtements, avec une plume douce et foison de détails. C'est visuellement aussi beau que Bride Stories. Et franchement, la page couverture est très attrayante tout en supportant bien son sujet. Je suis très intrigué par ce premier tome, où se côtoient le mystère de la Cité interdite et de ses intrigues, le thème de la médecine des apothicaires, spécialistes des plantes et de ses vertus, ainsi que des personnages principaux assez intéressants. D'ordinaire, je ne suis pas spécialement enthousiaste par les belles gueules telles que Jinshi, trop prévisibles avec leur manie de séduire tout ce qui se promène sur deux pattes, mais Jinshi a une fonction difficile à cerner qui m'intrigue beaucoup et j'ose croire qu'il a des habiletés particulières pour être l'un des seuls mâles du harem. J'espère seulement que ça ne terminera pas comme les mauvais shojo, avec une espèce de relation amoureuse interdite mélodramatique entre lui et Mao Mao. Cette dernière m'aura réellement fait rire et j'espère qu'on verra plus de ce genre de personnage dorénavant. Elle n'est pas stupide, ni même naïve. Elle a les pieds bien ancrés au sol, semble investie d'un bon sens moral et est passionnée de sciences. Elle voit clair dans le petit jeu de Jinshi ( du moins, son "charme" débile ne fonctionne pas sur elle). En fait, même son côté "savant fou" est attachant. Nombre de ses commentaire sont tordants. Et j'adore son apparence, ça sort des conventions. On est en droit de s'attendre à des complots de cour, toute sorte de situations médicales en lien avec l'époque et de nombreux éléments médicaux expliqués, puisque nous en avons dans ce premier tome et j'espère que cela marquera le récit. L'aspect culturel de cette Chine impériale est très intéressant et j'espère qu'on en apprendra plus dans les autres tomes. À découvrir. Classement: Seinen ( donc pour les ados de plus de 13 ans et les adultes)
Shaynning a aimé ce livre

Les carnets de l'apothicaire T.1: Les carnets de l'apothicaire

Par Itsuki Nanao, Nekokurage et Touco Shino

1 personne apprécie ce livre

Shaynning a coté ce livre

Les trésors de mon jardin

Par Benjamin Zephaniah et Nila Aye

1 vote

Shaynning a commenté ce livre

Les trésors de mon jardin

Par Benjamin Zephaniah et Nila Aye
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Un album 2021 sur le thème du jardin et de ses petits habitants. Dans le jardin de ce petit garçon que nous suivons ( le petit personnage de la couverture à la peau foncée, en salopette), il y a mille petites créatures affairées, des insectes pour la plupart, mais aussi quelques petits mammifères, des oiseaux, des chats, un renard même! Et bien sur, il y a foison de fleurs, de plantes et d'arbre. Toute cette vie bourdonne, s'active, se repose, se croise et se côtoie sur plusieurs fresques. Sur les avant-dernières pages, on retrouve divers types de jardin, du citadin au campagnard, du potager au champ de fleurs, fleurs en pots, en bac, en arche, bref, de toutes sorte de manières. On retrouve en dernières pages plusieurs enfants jouant ensemble dans un grand parc. Je mentionne qu'ils sont d'ethnies très variées, nous avons donc une belle représentativité ici, un bel écho de la diversité écologique des pages précédentes, d,ailleurs. Il y a même un jeune garçon en fauteuil roulant, une belle inclusion. Seul la ballerine est un peu hors-contexte: aucune ballerine ne pointe dans un parc et surtout pas avec des rubans tressés en "X" ( C'est autours des chevilles uniquement!). Oui, je sais, c'est un détail. Les images sont très jolies, dynamiques et colorées. J'ai beaucoup aimé ces jolies abeilles un peu "fluffies!", comme elles sont mignonnes! Les lucioles et l'araignée qui dorment dans les fleurs aussi sont adorables. Et les chenilles, qui tricotent ou lisent entre deux bouchées de feuilles. Dynamique, vous dis-je! Ah, et bien sur, le hibou a une collection de livre et est sage! En littérature jeunesse, c,est devenu presque systématique, les hiboux sont les emblème du Savoir et de l'Érudition, et donc des livres. Ce n'est pas une critique, c'est un constat de libraire. Donc, un album qui ne contient pas beaucoup de texte, très vivant, célébrant la richesse de la Nature et des écosystèmes et qui encourage les enfants à découvrir cette grande richesse, peut importe où elle se trouve. Pour un lectorat préscolaire (4-5 ans).
Shaynning a aimé ce livre

Les trésors de mon jardin

Par Benjamin Zephaniah et Nila Aye

1 personne apprécie ce livre

Shaynning a coté ce livre

Princesse Moustache

Par Eve-Marie Lobriaut et Aurélie Grand

1 vote

Shaynning a commenté ce livre

Princesse Moustache

Par Eve-Marie Lobriaut et Aurélie Grand
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Dans la même veine que "Cheveux longs" de B.Lacombe ( éditions Talent Haut) dans lequel on retrouvait un garçon las d'être pris pour une fille et adorant sa longue chevelure, cet album jeunesse propose l'histoire d'une princesse moustachue. Bon, déjà, difficile de ne pas attraper un coup de soleil oculaire devant cette couverture à la pimpante couleur "macaroni au fromage", y a pas à dire, ça attrape le regard! J'aime bien la couverture avec ce cadre rose très joli qui met en valeur le personnage principal. Ça me rappel les couvertures de "Filles modèles". On nous raconte qu'un couple royal tentait d'avoir un enfant, quitte à avoir recours aux moyens les plus farfelus ( et dangereux, houla!). Un jour, ils trouvèrent devant leur porte une petite fille blonde, qui avait de surcroit un fin duvet au dessus de la bouche. Notre Princesse va grandir en beauté et en habiletés, mais le mot d'ordre concernant sa moustache est de ne rien dire. Puis, lors d'un bal, la princesse subit les moqueries de ses invités. Peinés devant sa tristesse, les parents royaux font appel à des coiffeurs, mais les résultats désastreux s'enchainent. On tente alors l'option "camouflage" avec des objets de toute sorte, tous incommodants. Las de devoir cacher sa moustache, la Princesse quitte le château, baluchon à l'épaule. Elle croise la route d'un Barbier, catastrophé devant si peu de soins pour cette élégante moustache que voilà! Le barbier propose alors à la jeune fille d'ajuster sa moustache, mettant alors en valeur les qualités de son visage. Elle retourne donc chez elle, la tête haute et on lui fait bon accueil. Depuis, elle est devenue la barbière des dames de la cour, bien décidé à elles aussi profité de cette élégante parure. Un conte fort mignon, qui permet d'aborder et de faire des réflexions sur le thème de la différence, bien sur, mais aussi sur le thème des stéréotypes de genre. On peut d'ailleurs faire le parallèle avec les canons esthétiques actuels qui stipulent que la femme est mieux dépourvue de poils, d'où l'épilation et le laser suremployés. Alors cette princesse moustachue est la bienvenue. J'aime beaucoup le barbier, qui a tout-de-suite vu le potentiel de la moustache de la princesse, sans même se poser de question sur son genre. Le coup de crayon est un peu incertain, mais le rendu reste plaisant, très "dessin". Je note par ailleurs la présence de plusieurs ethnies et une variété de tailles et de formes corporelles.J'ai aussi trouvés mignons les cadres exposant divers "look" de la princesse, avec une moustache différente pour chacune, que l'on retrouve en revers de la premier et de la quatrième de couverture. Un message global positif qui célèbre le bonheur d'être bien dans sa peau, même quand on est pas dans les normes. Après tout, comme c'est le cas pour la princesse ici, c'est peut-être l'occasion de lancer une nouvelle mode? Pour un lectorat du premier cycle primaire (5-7 ans)