Shaynning
Libraire @ Librairie Monet
Intérêts littéraires : Biographies, Jeunesse, Littérature, Psychologie, Arts, Bande dessinée, Loisirs

Activités de Shaynning

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Les frères noirs

Par Lisa Tetzner, Hannes Binder, Svea Winkler-Irigoin et Boris Moissard
(4,0)

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Les frères noirs

Par Lisa Tetzner, Hannes Binder, Svea Winkler-Irigoin et Boris Moissard
(4,0)
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Incontournable Mai 2022 Bien qu'il fut écrit en 1940, il aura fallut attendre 1983 pour que "Die schwarzen brüder" soit traduit en français. Il a été écrit par Liza Tetzner, une allemande ayant fuit le régime nazi avec son époux, en 1947, et obtenu la citoyenneté suisse en 1948. Il y eut également une réédition française en 2005 par la maison École des Loisirs, mais la présente édition nous est proposée par la maison Joie de Lire, dans la Collection "Encrage". Ce roman s'inspire d'une sombre époque où de jeunes enfants et presque ados furent l'objet d'un trafic d'enfant pour en faire des ramoneurs dans de grandes villes, à la fin du 19e siècle. Dans le roman, il est question plus précisément des petits ramoneurs suisses italiens, du canton du Tessin ( Suisse). C'est donc un roman inspiré de faits réels et destiné au lectorat jeunesse depuis ses débuts. Giorgio vit avec sa famille dans la vallée de Val Verzasca et s'il n'est pas scolarisé, c'est qu'il travail avec sa mère à couper du foin sur des pentes raides. Un jour, un homme balafré entre dans le village, avec la pensée que les habitants de ce village pauvre ne devraient pas rechigner à vendre leurs garçons. Quand il demande au père de Giorgio, cependant, ce dernier refuse de vendre son enfant. Mais l'hiver cruel et la mauvaise récolte rendent la vie bien difficile. À cela s'ajoute un accident qui nécessite des frais médicaux pour la mère de Giorgio. le père décide donc, l'année d'après, de céder son fils de presque 13 ans à cet homme, qui a même baissé son prix. 20 francs. Sur la route périlleuse qui doit le mener à Locarno où l'attend le balafré, Giorgio rencontre Alfredo, avec qui il casse la croute. Ils se jurent une amitié et une loyauté à vie. À Locarno, les deux enfants font une traversée secrète jusqu'à Cannobio, qui coutera la vie au 18 autres enfants, qui se sont noyés alors qu'une tempête les ont fait chavirer. Giorgio et Alfredo sauvent le balafré, qui les mènera néanmoins à leur destination finale: Milan. Vendus près de quatre fois la somme donnée à leurs parents, les deux enfants vont commencer à travailler en tant que Ramoneurs, s'exposant aux brulures, à la suie et aux accidents. Certains deviennent malades, leurs yeux et leurs poumons sont malmenés. Giorgio intègre une famille, travaillant pour le père, s'exposant au perfide Anselmo, le fils, qui ne rate pas une occasion de rire de lui, le faire passer pour un voleur et même entrainer son petit gang contre lui. Mais à travers la malnutrition, les coups de la Mère d'Anselmo, les journées éreintantes et sa santé mise à rude épreuve, Giorgio pourra compter sur Angeletta, la fille du couple, d'une grande gentillesse et d'une grande empathie, ainsi qu'un groupe secret dont Alfredo est le chef, les Frères Noirs, unis dans l'adversité. Le trafic d'enfant est un phénomène qui n'a guère épargné les pays et les époques à travers l'histoire. Je pense au sort des enfants vendus grâce aux trains des Orphelins aux États-Unis, aux enfants immigrants forcés de faire du vol dans l'Angleterre victorienne, aux enfants chinois exploités par leur propre pays. Ici, comme bien souvent, il est étroitement li à la pauvreté et au fait que les droits de l'Enfant n'existent pas. Le quotidien de ces enfants ramoneurs était sordide. Si leur travail était dangereux et dommageable pour la santé comme le furent les mines de charbon pour les mineurs, ils vivaient en outre de la maltraitance physique, de la négligence, une fréquente restriction alimentaire et étaient le sujet de moqueries et d'ostracisation du fait de leur peau salit par la suie, devenue noire. Des enfants qui ne recevaient aucune affection et considération. Ils avaient entre 6 et 12 ans. Les instances policières de l'époque et les villes fermaient les yeux sur les "passeurs" d'enfants destinés à la location ou la vente. Bref, ce n'était pas rose. Dans cette histoire, il y a eu tout-de-même deux petits miracles. le premier est le fait que des enfants se sont mobilisés par solidarité et pour pouvoir se défendre, en formant le groupe des "Frères noirs". le second est une personne, le médecin Castella, qui a sauvé Giorgio d'un funeste sort. À travers ce sombre tableau de personnages intéressés et malveillants, il était franchement le bienvenu. Le roman est abondamment illustré, avec des gravures en noir et blancs, avec les fortes hachures qu'on connait de médium. La présente de pages noires combiné à ces dessins donne un air très "vintage" au roman et renforce l'impression que la suie est partout, saturant les pages comme les personnages. Et puis, le noir est fort à propos pour ces petits ramoneurs. Certaines mise en page rappelle en outre la BD avec ses cases. Les visages, avec leurs yeux froids et leur sourires sinistres, sont lugubres. le jeu de la contre-plongé des corps adultes donne une impression de hauteur et donc de pouvoir sur les personnages enfants. Il y a un travail considérable derrière ces gravures, c'est impressionnant! Coté texte, je trouve le récit très factuel, assez loin de la psychée. Vous ne trouverez pas vraiment de figures de style, le récit est très sobre et les phrases courtes. En même temps, face à ce genre d'histoire, je me dis que le texte parle de lui-même. Pas besoin de surenchère émotive. Aussi, il date de 1940, ce texte, il a donc un style plus "littérature adulte"( dans le sens plus "universel") qu'aujourd'hui, où la littérature jeunesse a un style plus personnel, à mon sens. Une chose est claire, nous sommes loin des sympathiques ramoneurs de Mary Poppins. Ce roman fait acte de mémoire et nous rappelle que dans un passé pas si lointain les adultes n'avaient aucuns scrupules à profiter de la misère humaine pour s'enrichir. C'est même encore le cas dans certains pays, encore aujourd'hui. Pour ceux et celles qui se le demande, la fin est heureuse, pas pour tous les personnages, mais pour Girogio oui. Un roman différent de ce que je vois d'habitude, mais d'une grande pertinence. Pour un lectorat du premier cycle secondaire, 13 ans+. Pour les profs et les bibliothécaires, s'il y a un certain degré de violence, surtout dans le texte, dans les images, il n'y a qu'une scène où on voit la femme de Maitre Rossi ( le propriétaire de Giorgio) lui rafler le visage avec le plat de la mains. Somme toute, la violence n'est pas majeure, elle est sobre, tout comme le texte.
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Les frères noirs

Par Lisa Tetzner, Hannes Binder, Svea Winkler-Irigoin et Boris Moissard
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Magique Péri T.3: Flop marmite

Par Fabienne Blanchut et Ariane Delrieu
(4,0)

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Magique Péri T.3: Flop marmite

Par Fabienne Blanchut et Ariane Delrieu
(4,0)
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Ajosta, grand-mère de Péri et Suprême de Sale-Frousse, est en pétard contre son robot-chef, Gastro, qui a raté son plat dégoûtant. Péri a alors une idée : organiser un concours de cuisine « parent-enfant » pour décharger les robots des plats de gala et de tout le tralala et pour réconcilier les habitants de Sale-Frousse avec la mauvaise cuisine ! Et qui de mieux placé pour concocter de mauvais repas que son père détesté, qui adore cuisiner ?
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Magique Péri T.3: Flop marmite

Par Fabienne Blanchut et Ariane Delrieu
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Quincaillerie Miville

Par Alexandre Côté-Fournier et Geneviève Bigué
(3,0)
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"Quincaillerie Miville" fait de la collection "Noire" de la maison Courte Échelle, dans la division Deux Lunes, pour les 9 ans et plus. de l'auteur, il s'agit du cinquième pour cette fratrie de romans du genre épouvante. Une femme rapporte à un policier ce qu'elle sait de cet homme étrange, Jacques Miville, le fil du quincailler, mort dans un incendie criminel dans la boutique familiale, en cette année 1970. C'était un enfant constamment surveillé, scolarisé à la maison et qui socialisait peu. On le soupçonne, en raison de sa manie de vadrouiller la nuit, d'avoir assassiner deux adolescents, disparus au cours d'une nuit. De nos jours, Alexis, 12 ans, va fêter son Halloween avec ses cousins Pierre-Luc, 16 ans et Clara, 12 ans, comme des "grands". Ils s'y raconteront notamment des histoires d"horreur. Afin de trouver de l'inspiration, il va en demander une à son père et c,est ainsi qu'il va apprendre l'histoire de la quincaillerie de son village. L'ado trouve cette histoire glaçante et va la rapporter à ses cousins en y ajoutant de sordides détails de mutilation de cadavres à grands coup de matériel de jardinage ( pour cacher le fait qu'il frissonne rapidement aux histoires d"horreur). Dans cette histoire, il est question d'un numéro de téléphone, celui de la boutique d'autrefois, dont la composition se solderait par une réponse d'outre-tombe d'un meurtrier en série, le fils Miville lui-même. Si la première tentative était un coup monté d'Alexis avec l'un de ses amis pour effrayer ses cousins, la seconde vient de Clara elle-même. Elle a trouvé le numéro de la quincaillerie dans les archives et souhaite expérimenter le paranormal. Elle ne sera pas déçue. Une histoire de fantômes bien montée, dont le mysticisme l'entourant est assez typique: avec le temps, les histoires mystérieuses se gorgent de détails plus ou moins crédibles, celle-ci n'y fait pas exception. Je suis un brin déçu d'une chose en fait, mais là c'est peut-être mon expérience d'adulte qui parle: [ Attention- Divulgâche!] Le "Méchant" qui est un "meurtriers sans âme depuis la prime enfance". On dirait que je n'adhère plus à cette idée, parce que c'est extrêmement rare, un enfant qui tue. Surtout qu'il est maintenant assez convenu que l'environnement et l'éducation ont aussi des rôles à jouer dans le développement de l'esprit criminel, pas simplement une "âme noire " que même des parents aimants n'ont sur protéger. Mais bon, l'idée fera sans doute frémir les jeunes lecteurs et c'est là l'idée des romans d'horreur après tout. Le roman est aéré, avec des chapitres plutôt courts et il y a même des illustrations sinistres pour mettre dans l'ambiance. J'ai aimé l'idée du pont temporel entre la déposition de la grand-mère des cousins et ce moment où elle évoque justement cet entrevue. La perception de ce personnage n'est plus la même et c'est intriguant. Le roman étant québecois, il y a quelques tournures de phrases qui sembleront exotiques aux européens, mais dans l'ensemble, rien de majeur. Pas De mots coupés ni de québécismes évidents, on est plus près du français international. Les jeunes amateurs de paranormal et de roman glaçants devraient apprécier. Pour un lectorat de 9 ans et plus.
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Quincaillerie Miville

Par Alexandre Côté-Fournier et Geneviève Bigué
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Pas de câlins pour les cactus

Par Carter Goodrich et R.M. Cavill
(3,0)

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Pas de câlins pour les cactus

Par Carter Goodrich et R.M. Cavill
(3,0)

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Pas de câlins pour les cactus

Par Carter Goodrich et R.M. Cavill
(3,0)
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Ce doit bien être mon quatrième album où un personnage recouvert de "piquants" est en mal de câlins, sans blagues! Mais à chaque fois, je trouve ça mignon. Un cactus sagement planté dans un pot, au garde à vous sur un rebord de fenêtre, peut ainsi jouir d'une vue imprenable sur le désert. Hélas, le désert regorge de passants et notre cactus quelque peu grognon est agacé par leurs "Bonjour!", "coucou!" et autres salutations sympathiques. Arrive un moment où on lui fait remarquer qu'on ne lui donnerait pas de calins. Cactus fait comme si cela lui était égal, mais le voilà à dire à la chouette que si elle le voulait, il pourrait lui en faire un. Ce qu'elle décline. Cactus pose un regard nouveau sur le monde autours, se trouvant dès lors bien seul. Puis, un coup de vent propulse un gobelet directement sur sa tronche et avec d'aussi petits bras, il ne parvient pas à s'en défaire. Heureusement, Violette la virevoltante ( vous savez, ces buisson rondouillards très piquants qui peuplent ironiquement tous les western américains en dépit du fait que ce sont des plantes envahissantes d'origine russes?) est repassée et en sautillant suffisamment haut, a décroché le gobelet en question. En bon buisson propulsé par le vent, notre virevoltante est passée bien vite, ce qui n'a pas permit à notre cactus de formuler des remerciements. Qu'à cela ne tienne! Cactus a la romantique idée de se faire pousser une fleur qu'il pourra offrir! Une jolie fleur teintée de mauve, directement au bout d'un bras, avec une forme étoilée. Et comme prévu, Violette repasse. Cactus, un brin gêné, lui offre son présent et reçoit son câlin tout compte fait. Bon, bien sur, le fait est qu'un buisson piquant et un cactus scotchés ensembles risquent de le rester, épines obligent, mais pour Cactus, partager son espace avec quelqu'un est finalement un bien moindre mal, maintenant qu'il a de la compagnie. C'est donc sur une note romantique que se solde cet album, et comme les autres évoqués plus haut, notre personnage fini par trouver une personne parfaitement adapté à son épineuse peau. Dans les autres, c'était une roche ou une tortue. Et l'idée est la même: aussi différent soit-on, il existe des gens qui sauront nous apprécier à notre juste valeur et pour qui ce qui semble "pointu" pour certains sera juste parfait pour d'autres. Aussi, les bonnes actions sont souvent la porte d'entrée aux personnes plus difficiles d'accès ou ayant peu d"habiletés sociales, comme Cactus. Les dessins sont vraiment beaux, réalistes et et bien texturés. Les mimiques de Cactus sont sympathiques. Un bel album dans la thématique "désert" et "piquante"! Pour un lectorat du premier cycle primaire, 6-7 ans.
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Bakari Champollion, chasseur de trésor

Par Marine Orenga et Coralie Muce
(4,0)
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Incontournable Mai 2022 Une autre belle trouvaille signée par la sympathique maison Poulpe Fictions, ce roman haut en couleurs amalgame le mystère à la chasse au trésor, qui n'est pas sans rappeler le célèbre roman "Charlie et la chocolaterie" de Roald Dahl, avec des personnages pétillants un brin caricaturaux, des antagonistes très intéressés, une visite de cinq groupes dans un lieu pratiquement jamais visité ,un héritage à gagner et une petite réflexion sur ce qui est réellement précieux. Bakari Champollion, au 12 printemps sonnés, apprend avec stupéfaction que son idole est décédé et si Gustavo Ricciotti était un aventurier accompli et richissime, il n'est donc pas si étonnant de le voir proposer, dans son testament, à cinq personnes de son entourage de participer à une chasse au trésor mettant un ultime trésor à découvrir en jeu. Ainsi, cinq personnalités fort contrastés ont le loisirs d'être accompagnés dans le vaste manoir du défunt pour trouver ce fameux trésor ultime, mais la plupart sont indubitablement cupides. Quand Bakari et Zoé apprennent que Rodolphe, le grand-frère de celle-ci, correspond depuis des années avec le cinquième concurrent, à savoir Jo Pearson, amateur de Rallye Moto, les deux amateurs de mystères et de sciences voient là une occasion unique de participer à ce grand défi intellectuel. Rodolphe parvient à les faire engager dans l'aventure, où les tentatives loufoques des concurrents, les pistes les plus farfelues et les révélations les plus ( ou moins) choquantes sont du lot! Bakari, Zoé et leur raton laveur domestique, Mortimer, sont embarqués pour la course mystère la plus déjanté de leur vie- et accessoirement la première. Déjà, j'ai aimé les personnages, certains volontairement clichés , comme cette parodie brésilienne à la Gilderoy Lockhart en la personne de Rafaelo Silva, aussi incompétent que physiquement attirant pour les midinettes, ou même Jo Pearson, l'amateur de rallye moto, lui aussi belle gueule un brin idiot, toujours en train de confondre ses expressions [ Le cœur a ses raisins que le raisin ignore ] mais dont on lui découvre une nature bienveillante et tendre. L'adulte que je suis aura trouvé le nom d'Alexeï Romanov ironique et symbolique: le prénom du principal opposant de Poutine, Alexeï Navalny, et le nom de famille de la famille des tsars avant Poutine, les Romanov. Évidemment que je ne m'attends pas à ce que les jeunes lecteurs voit ce genre de détail! Les personnages principaux étaient plus novateurs. Bakari, déjà, avec son prénom balte ou africain, son teint foncé, sa sensibilité nerveuse, son côté émotif attendrissant et son fanatisme un brin excessif; Zoé, force tranquille pragmatique, intelligente et posée; Mortimer, un rare personnage raton-laveur, humanisé dans ses cognitions, amateur de pizzas et dont on s'étonne plus ou moins de sa capacité à faire des choses assez typiquement humaine. Le personnage de Paulette était mignon, un peu convenu tout-de-même, avec son côté '"grand-maman" cuisinant des madeleines, mais attendrissante. Je vais être bien honnête, j'ai bien vu où tout cela nous menait, à savoir ce qu'était le "trésor", au final, mais somme toute, c'est le genre de message qu'on aime bien croiser. Les richesse de nos vies ne sont certainement pas dans le matériel accumulé ou les objets rares et prestigieux, mais bien dans nos proches, qui nous rendent meilleurs et qui nous suivent dans les bons comme les mauvais moments. J'ajoute aussi que j'ai apprécié l'idée de l'amour tardif, qui est tout aussi beau et romantique de celui des plus jeunes. C'était également cocasse de voir l'opposition de l'intellectualisme élitique et snob confronté à l'humilité et la simplicité. Trois des équipes, a quatrième équipe n'étant que le summum de la cupidité, sont composées de gens très réputés et brillants, mais c'est aussi leur talon d'Achille: ils ne sont pas capable de concevoir que cette chasse au trésor pourrait être en fait simple. En outre, les indices revêtaient un caractère personnel et intime, faisant appel à des connaissances relationnelles et non académiques. C'était donc les personnages les plus modestes, mais les plus proches du défunt qui étaient ainsi avantagés. Les deux plus jeunes, Bakari et Zoé, ont aussi été prit de haut par ces adultes, mais le fait de ne disposer que de leur modestes deux mains et de leur cerveau les a aussi aidé. Ils devaient compter sur leur sens de l'observation et leur flaire. En outre, et là , franchement, c'était d'une évidence, ils n'ont pas eu la bêtise crasse des autres équipes de négliger madame Paulette la gouvernante. Bon, évidement, à l'instar de nombreux roman d'aventure-mystère de ce genre, les adultes sont également et commodément un brin débiles... Reste que c’est un sympathique roman qui couple aventure et investigation, dans un grand manoir mystérieux comme on les aime, avec de nombreuses références et jeux de mots qui touchent les univers de l'archéologie, de la muséologie, des merveilles architecturales célèbres et des aventuriers en tout genre. Il y aussi un thème très Hight-Tech avec les nombreux gadgets de la Kobayashi ( Évidement, des japonais!). Il y a bien sur présence d'humour, ne serait-ce qu'avec les personnages caricaturaux comme Silva ou Pearson, mais également un certain degré d'humour absurde, avec la maison complètement déconstruite en une nuit ou le parc à thème avec les sept merveilles dedans. Ça ajoute au charme. Il y a de nombreuses illustrations, comme le sont pratiquement tous les romans de la maison Poulpe, et c'est apprécié, comme toujours. J'aurai peut-être aimé au moins une image de la très désagréable Miss Ricciotti, parce qu'on a pratiquement pas de descriptif de ce personnage. La couverture est superbe, dans une palette de couleurs étonnamment gourmande avec son brun-rose et crème: c'est très biscuit-bonbon-chocolat tout ça! Tousse! Tousse! Mais je m'égare. Bref, une belle couverture! Enfin, niveau texte, j'aurai apprécié un peu plus de descriptions des personnages, heureusement moins grave vu les illustrations en présence, mais le niveau de texte est vraiment bien, avec de nombreux jolis mots et une belle aération de texte. Un roman intermédiaire qui met l'archéologie en lumière, l'amitié, l'importance de nos relations et l'esprit d'aventure! Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans, mais les lecteurs habitués de la 4e année primaire pourraient apprécier aussi.
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Bakari Champollion, chasseur de trésor

Par Marine Orenga et Coralie Muce
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Bakari Champollion, chasseur de trésor

Par Marine Orenga et Coralie Muce
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Au poil

Par Sophie Adriansen
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Suggestions de lectures pour Shaynning

Voici des recommandations de livres personnalisées pour Shaynning.

Par Emmelene Landon
Éditeur Gallimard
Collection BLANCHE
Paru le 23 janvier 2019
Par Jean-Philippe Baril Guérard
Éditeur DE TA MERE
Paru le 9 octobre 2018