Activités de Shaynning

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Shaynning a commenté ce livre

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Par Ruta Sepetys
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Pour ce livre, je divise mon avis en deux. Dans un premier temps, parlons du sujet. Ce roman est basé sur des évènements véridiques, en dépit du fait que les personnage principaux, soit Lina et sa famille, soient fictifs. Il est question des mouvements de déportations orchestrés par les soviétiques de l'ancienne URSS lorsqu'ils envahirent les trois petits pays baltes. Nous suivons une adolescente Lina Vilkas, ses parents et son frère Jonas, des Lituaniens. Raflés en pleine nuit, ils sont ensuite expédiés en train durant un mois jusqu'en URSS dans un camp de travail. Le roman nous dépeint l'horreur que les déportés ont vécu, de leur déshumanisation, de leur humiliation et de leur déracinement. C,est aussi le récit de leur adaptation, de leur courage collectif et de leur résistance. C'est un drame humain qui a malheureusement été passé sous silence très longtemps et qui, par ailleurs, pour la québecoise que je suis, c'est un pan de l'histoire de la deuxième guerre que nous n'avions pas vu en cours d'Histoire. Pourtant, ç'aurait été pertinent d'en savoir plus et ce d'autant plus que la 2e Guerre Mondiale est souvent abordée dans les cours d'Histoire. Une chose est sure, c'est toujours malaisant de constater que sa propre culture historique souffre de lacunes. heureusement que les livres offrent une belle tribune à l'Histoire. Dans un second temps, parlons du livre en lui-même. Le récit est construit en parallèle, alternant le présent de la déportation et le passé de paix en Littuanie de la famille Vilkas. On nous offre dès le début la carte illustrant l’ampleur du voyage qu'ils ont fait, la distance incroyable qu'ils ont parcourus. Certains pourraient y voir là un "spoiler", mais personnellement, ça ne m'a pas déranger. Après tout, c'est le "comment" qui est intéressant et non le "où". Ceci-dit, le récit, même s'il est intéressant et révoltant, manque aussi de fluidité. "Lina" ne m'a pas semblé plus sympathique qu'il faut, sans l'avoir détestée. Ce n'est simplement pas un personnage qui m'a marqué, je ne passerai pas des lignes à chercher le pourquoi du pourquoi. La narration avait parfois une certaine poésie. Dans l'ensemble, je dois dire que sans avoir été transcendée par le récit, je peux dire que j'en sors informée. Je dirais que c,est là sa plus grande qualité. Après tout, forcer le mélodrame sur un drame réel serait à mon sens un mauvais gout. Alors j'apprécie la touche sobre de l'autrice. Un bon roman qui a le mérite de nous instruire.

Shaynning a aimé ce livre

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Par Ruta Sepetys

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Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Par Ruta Sepetys

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Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Par Ruta Sepetys

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Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Par Ruta Sepetys
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Pour ce livre, je divise mon avis en deux. Dans un premier temps, parlons du sujet. Ce roman est basé sur des évènements véridiques, en dépit du fait que les personnage principaux, soit Lina et sa famille, soient fictifs. Il est question des mouvements de déportations orchestrés par les soviétiques de l'ancienne URSS lorsqu'ils envahirent les trois petits pays baltes. Nous suivons une adolescente Lina Vilkas, ses parents et son frère Jonas, des Lituaniens. Raflés en pleine nuit, ils sont ensuite expédiés en train durant un mois jusqu'en URSS dans un camp de travail. Le roman nous dépeint l'horreur que les déportés ont vécu, de leur déshumanisation, de leur humiliation et de leur déracinement. C,est aussi le récit de leur adaptation, de leur courage collectif et de leur résistance. C'est un drame humain qui a malheureusement été passé sous silence très longtemps et qui, par ailleurs, pour la québecoise que je suis, c'est un pan de l'histoire de la deuxième guerre que nous n'avions pas vu en cours d'Histoire. Pourtant, ç'aurait été pertinent d'en savoir plus et ce d'autant plus que la 2e Guerre Mondiale est souvent abordée dans les cours d'Histoire. Une chose est sure, c'est toujours malaisant de constater que sa propre culture historique souffre de lacunes. heureusement que les livres offrent une belle tribune à l'Histoire. Dans un second temps, parlons du livre en lui-même. Le récit est construit en parallèle, alternant le présent de la déportation et le passé de paix en Littuanie de la famille Vilkas. On nous offre dès le début la carte illustrant l’ampleur du voyage qu'ils ont fait, la distance incroyable qu'ils ont parcourus. Certains pourraient y voir là un "spoiler", mais personnellement, ça ne m'a pas déranger. Après tout, c'est le "comment" qui est intéressant et non le "où". Ceci-dit, le récit, même s'il est intéressant et révoltant, manque aussi de fluidité. "Lina" ne m'a pas semblé plus sympathique qu'il faut, sans l'avoir détestée. Ce n'est simplement pas un personnage qui m'a marqué, je ne passerai pas des lignes à chercher le pourquoi du pourquoi. La narration avait parfois une certaine poésie. Dans l'ensemble, je dois dire que sans avoir été transcendée par le récit, je peux dire que j'en sors informée. Je dirais que c,est là sa plus grande qualité. Après tout, forcer le mélodrame sur un drame réel serait à mon sens un mauvais gout. Alors j'apprécie la touche sobre de l'autrice. Un bon roman qui a le mérite de nous instruire.

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Hell School T.1: Rituels

Par Dugomier, Benoît Ers, Angélique Cesano et Angélique
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Trouvée au hasard dans ma bibliothèque municipale, j'ai remarqué en premier le coup de plume à qui l'on doit "Les démons d'Alexia" et les "Enfants de la résistance". C'est une courte série d'à peine trois tomes, mais j'ai beaucoup aimer. C'est un récit sombre qui implique un adolescent en particulier, Bastien, un rouquin qui n'aime pas qu'on lui dicte les règles si elles vont contre de sa propre conception des choses. Un "mouton noir" sympathique. Enfant bazardé d'une famille d'accueil à une autre, il est un jour inscrit à l'Institut de l'Excellence", dont le nom pompeux n'a d'égal que la rigidité des Instances qui la régit. Cette école d'élite est située sur une île. C'est au cours du trajet pour s'y rendre Bastien fera la connaissance de Hina, jeune orpheline aux cheveux bleus et Boris, un grand musclé qui déteste la violence. Ce qu'ils ont en commun? Leur refus de plier devant l'autorité. En effet, en refusant de participer à une initiation à saveur violente, dite "rituelle", les trois adolescents se retrouvent en marge des étudiants, condamnés à vivre en retrait, ostracisés et forcés de manger en dernier à la cantine. Mais certaines choses sont mystérieuses dans cette école, notamment le sort des "orphelins", dont les études sont gratuites. Les trois amis découvrent bientôt que certains d'entre ces orphelins ont carrément disparus dans des circonstances dramatiques. Lorsqu'ils enquêtent, ce qu'ils pourraient avoir trouvé est bien pire que de simples initiations qui ont mal tourné. L'histoire est fluide, addictive et on se laisse entrainer sans difficultés dans une histoire qui assombrie à vue d’œil. On ressent d'emblée que la violence est au cœur de l'école, d'abord psychologique, puis physique. Rapidement, les élèves ont le choix de plier et suivre docilement, ou devenir des parias en refusant de suivre le groupe. On a donc dans les trois albums une bonne dose de psychologie noire.Pour avoir lu les deux autres (avidement), je suis d'avis que cette histoire terrifiante était bien amenée et on ne pourrait pas deviner la fin simplement avec le premier tome. Les personnages sont attachants, rebelles, mais pas méchants. Bastien n'a l'air de rien, mais en fait, il est assez intelligent et intuitif comme personnage. L'école est située dans un petit paradis, ce qui cré un contraste avec les horreurs qui s'y sont déroulés et le côté brutal et très disciplinaire de l’institution. Et le dessin est visuellement très beau. Certains thrillers forcent sur le noir, mais pas celle-ci, qui a une jolie palette de couleurs, ça me plait. Les trois héros de cette série ne sont pas sans rappeler les trois enfants de la série "Les enfants de la résistance", qui sont aussi de jeunes rebelles contre une autorité adulte suprématiste. Comme eux, ils s'investissent d'une mission dangereuse et font aussi preuve d'un courage qui frôle l'inconscience. Par contre, ces si personnages ont aussi un sens aigu de la justice et une capacité intellectuelle hors norme. Un bon thriller, en somme.

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Astérix T.29 : La rose et le glaive

Par Albert Uderzo
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Cet album est à haute teneur féministe, car cette fois, l'histoire tourne autours de la condition féminine. Mise en contexte: Las d'être tapoché sans arrêt et ulcéré d'être remplacé par une étrangère dans ses fonctions de professeur, le barbe Assurancetourix quitte le village pour son campement solitaire dans la forêt. En effet, Maestria arrive de Lutèce afin de former la jeunesse gauloise du petite village des irréductibles, mais son arrivé ne se fait pas sans vagues. C,est qu'elle a des opinions modernes la nouvelle barde et elle les partage allègrement avec les femmes du village. Bientôt, les femmes refusent de faire les tâches domestiques, portent les braie* ( pantalon gaulois) et s'intéressent à de nouveaux sujets plus citadins. Évidement, tout cela porte atteinte à l'harmonie du village. Dans l,entre-fait, César croit détenir le moyen de soumettre les gaulois grâce à une nouvelle faction dans l'armée romaine, une unité très spéciale... C,est l,un des Astérix préféré, car on seulement il est bien monté, toujours truffé d'un humour des Lettres très drôle et remplis d'action, celui-ci est à saveur hautement sociale. Ce n,est pas seulement le village gaulois qui est effectivement "arrièré" en matière de condition de la femme, mais la Rome antique au complet. Cette fois, les auteurs leur donne la tribune des deux côtés et finissent le tout avec une belle leçon: On peut se comprendre autrement qu'en faisant la guerre, d'où sans doute le parallèle entre la "rose" à la place du "glaive". Il ne faut pas y voir là le seul album à saveur féministe car on voit bien que dans les autres tomes les femmes occupent aussi une place importante et ne sont pas des idiotes. Je pense notamment à Fantine dans "Le grand fossé", "Rahazade" dans l'album du même nom et Cléopâtre. La série regorge de femmes au caractère bien trempé et capable d'égaler les hommes, mais on ne peut pas non plus oublier qu'à cette époque, effectivement, certains corps de métiers étaient exclusivement masculins. Même les femmes du village gaulois ne sont pas du genre à se laisser mener à la baguette, surtout Bonemine, qui est même parfois plus "chef" qu'Abraracourcix. Tout cela pour dire que c,est une fois de plus un bon album, comique à souhait, pertinent et même touchant.

Shaynning a coté ce livre

Astérix T.29 : La rose et le glaive

Par Albert Uderzo

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Astérix T.29 : La rose et le glaive

Par Goscinny / uderzo
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Cet album est à haute teneur féministe, car cette fois, l'histoire tourne autours de la condition féminine. Mise en contexte: Las d'être tapoché sans arrêt et ulcéré d'être remplacé par une étrangère dans ses fonctions de professeur, le barbe Assurancetourix quitte le village pour son campement solitaire dans la forêt. En effet, Maestria arrive de Lutèce afin de former la jeunesse gauloise du petite village des irréductibles, mais son arrivé ne se fait pas sans vagues. C,est qu'elle a des opinions modernes la nouvelle barde et elle les partage allègrement avec les femmes du village. Bientôt, les femmes refusent de faire les tâches domestiques, portent les braie* ( pantalon gaulois) et s'intéressent à de nouveaux sujets plus citadins. Évidement, tout cela porte atteinte à l'harmonie du village. Dans l,entre-fait, César croit détenir le moyen de soumettre les gaulois grâce à une nouvelle faction dans l'armée romaine, une unité très spéciale... C,est l,un des Astérix préféré, car on seulement il est bien monté, toujours truffé d'un humour des Lettres très drôle et remplis d'action, celui-ci est à saveur hautement sociale. Ce n,est pas seulement le village gaulois qui est effectivement "arrièré" en matière de condition de la femme, mais la Rome antique au complet. Cette fois, les auteurs leur donne la tribune des deux côtés et finissent le tout avec une belle leçon: On peut se comprendre autrement qu'en faisant la guerre, d'où sans doute le parallèle entre la "rose" à la place du "glaive". Il ne faut pas y voir là le seul album à saveur féministe car on voit bien que dans les autres tomes les femmes occupent aussi une place importante et ne sont pas des idiotes. Je pense notamment à Fantine dans "Le grand fossé", "Rahazade" dans l'album du même nom et Cléopâtre. La série regorge de femmes au caractère bien trempé et capable d'égaler les hommes, mais on ne peut pas non plus oublier qu'à cette époque, effectivement, certains corps de métiers étaient exclusivement masculins. Même les femmes du village gaulois ne sont pas du genre à se laisser mener à la baguette, surtout Bonemine, qui est même parfois plus "chef" qu'Abraracourcix. Tout cela pour dire que c,est une fois de plus un bon album, comique à souhait, pertinent et même touchant.

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Astérix T.6 : Astérix et Cléopâtre

Par René Goscinny et Albert Uderzo
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Un tome particulièrement cocasse où les gaulois sont mêlés à un pari entre deux icônes du monde d'alors: Cléopâtre et César. Numérobis, architecte au talent...heu...douteux, sollicite l'aide du druide Panoramix afin de réaliser en un temps record la construction d'un palais en Égypte, faisant ainsi gagner Cléopâtre. En coulisse, un rival jaloux tente de saboter le projet. Un autre très bon tome, remplis de jeux de mots hilarants, de blagues sur le nez du sphinx, d'éloges sur celui de Cléopâtre et d'anachronismes "égyptoligés". J,aimais beaucoup la manière d'être de Cléopâtre, caractérielle certes, mais aussi l'égale du dictateur romain, ce n'est pas rien! *On regrettera certaines problématiques dans la couleur.

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Trahison de Thomas Spencer (La)

Par Philippe Besson
2 personnes apprécient ce livre
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J'ai lu ce roman, qui mêle un peu de la fraternité de "Jules et Jim" avec la narration chronologique ponctuée d'Histoire de "Forrest Gump", avec en tête un final prévisible. Par contre , je suis d'avis qu'on ne lit pas ce genre d'histoire pour connaitre la fin uniquement, mais pour apprécier le chemin parcouru. C'est le personnage principal, Thomas Spencer, qui nous raconte sa vie, de l'enfance à sa fin trentaine. Dans ce roman sans chapitres, nous suivons les dates qui jalonne l'Histoire et qui servent de marqueur de temps dans la vie de Thomas. Sa propre naissance , par exemple, est celle du largage de la bombe sur Hiroshima, au Japon. Qui plus est, c,est aussi l'anniversaire de naissance de son meilleur ami, pour ne pas dire son "frère de date de naissance". Thomas et Paul sont inséparables et vivent une enfance heureuse dans leur petite ville sudiste du Mississippi. Ils s'aiment d'un amour presque fusionnel, à la limite homosexuel ( Je dois dire que je commençais sérieusement à me demander s'ils finiraient ensemble), mais on comprendra que les choses seront appelées à changer quand une certaine Claire fera son apparition dans leur vie. Et entre-temps, le pays semble sombrer dans un conflit dont il n'aurait pas du prendre part. C'est mon premier Philippe Besson et j'aime bien son style sobre. Ça se lit aisément, sans prise de tête, mais tout de même truffé d'information historiques pertinentes et de sentiments complexes. Oui, la fin est prévisible, même l'auteur nous tend des perches, mais j'ai eu du plaisir à découvrir la vie du personnage, imparfait, tout en nuances et doté d'un bonne faculté d'introspection. Si je devais le catégoriser, je dirais que c'est une fiction entre Tranche-de-vie et Drame, avec un fond historique. D'ailleurs, j'ai aimé cet aspect du livre, les éléments d'Histoire et les confrontations entre les valeurs sociales. On comprend mieux certaines mentalités de ce coin de pays, qui est conservateur, encore raciste et qui croit beaucoup à la suprématie américaine. L'auteur aborde le tout sans lourdeur et sans favoriser un parti prit ( hormis celui de Thomas), alors pas la peine d'être effrayé par cette présence historico-politique, elle ne vous mordra pas. Une bonne lecture, en somme.

Shaynning a aimé ce livre

Trahison de Thomas Spencer (La)

Par Philippe Besson

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Trahison de Thomas Spencer (La)

Par Philippe Besson

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Trahison de Thomas Spencer (La)

Par Philippe Besson
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J'ai lu ce roman, qui mêle un peu de la fraternité de "Jules et Jim" avec la narration chronologique ponctuée d'Histoire de "Forrest Gump", avec en tête un final prévisible. Par contre , je suis d'avis qu'on ne lit pas ce genre d'histoire pour connaitre la fin uniquement, mais pour apprécier le chemin parcouru. C'est le personnage principal, Thomas Spencer, qui nous raconte sa vie, de l'enfance à sa fin trentaine. Dans ce roman sans chapitres, nous suivons les dates qui jalonne l'Histoire et qui servent de marqueur de temps dans la vie de Thomas. Sa propre naissance , par exemple, est celle du largage de la bombe sur Hiroshima, au Japon. Qui plus est, c,est aussi l'anniversaire de naissance de son meilleur ami, pour ne pas dire son "frère de date de naissance". Thomas et Paul sont inséparables et vivent une enfance heureuse dans leur petite ville sudiste du Mississippi. Ils s'aiment d'un amour presque fusionnel, à la limite homosexuel ( Je dois dire que je commençais sérieusement à me demander s'ils finiraient ensemble), mais on comprendra que les choses seront appelées à changer quand une certaine Claire fera son apparition dans leur vie. Et entre-temps, le pays semble sombrer dans un conflit dont il n'aurait pas du prendre part. C'est mon premier Philippe Besson et j'aime bien son style sobre. Ça se lit aisément, sans prise de tête, mais tout de même truffé d'information historiques pertinentes et de sentiments complexes. Oui, la fin est prévisible, même l'auteur nous tend des perches, mais j'ai eu du plaisir à découvrir la vie du personnage, imparfait, tout en nuances et doté d'un bonne faculté d'introspection. Si je devais le catégoriser, je dirais que c'est une fiction entre Tranche-de-vie et Drame, avec un fond historique. D'ailleurs, j'ai aimé cet aspect du livre, les éléments d'Histoire et les confrontations entre les valeurs sociales. On comprend mieux certaines mentalités de ce coin de pays, qui est conservateur, encore raciste et qui croit beaucoup à la suprématie américaine. L'auteur aborde le tout sans lourdeur et sans favoriser un parti prit ( hormis celui de Thomas), alors pas la peine d'être effrayé par cette présence historico-politique, elle ne vous mordra pas. Une bonne lecture, en somme.

Shaynning a coté ce livre

Trahison de Thomas Spencer (La)

Par Philippe Besson

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