Activités de Élaine

Voici les activités récentes de Élaine :

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Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B T.3

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Dernier volet de la trilogie, ce troisième opus rappelle l'enfance de l'auteur, enfant unique d'un couple reconstitué après le conflit et qui souffre des accès de rage du père, désabusé et cynique. Jacques Tardi rend magnifiquement par ses dessins et ses bulles l'atmosphère régnant alors dans la France d'après-guerre. Un peu d'humour, de nombreux faits historiques et son amour de la BD font de cet album une lecture fort instructive pour tous et même mon mari, qui n'est pas fan du genre, a été séduit. Un ouvrage émouvant aussi, car on y sent tout le poids des souvenirs à chaque page tournée. Bravo Jacques Tardi!

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La sultane dévoilée

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Chagaratt-el-Dorr, au début du XIIIe siècle, a été la première femme à avoir régner sur un peuple musulman en Égypte. Pas très longtemps et souvent en sous-main derrière son sultan, mais le fait est digne d'un roman. Avec La sultane dévoilée, Jean Mohsen Fahmy nous invite à découvrir l'histoire incroyable de cette ancienne esclave, vendue très jeune à des marchands recruteurs pour les harems. De sa position de concubine, Chagaratt-el-Dorr s'est hissée, à force d'intrigues et de séduction, jusqu'aux plus hauts sommets décisionnels. Contemporaine du roi saint Louis, elle s'est trouvée aux premières loges de la défaite des Francs venus conquérir son royaume lors d'une énième croisade. Malgré la richesse de son sujet, l'auteur s'est contenté de survoler son récit et quant à son style littéraire, il m'a semblé plutôt destiné à un public adolescent qu'à un lectorat féru d'Histoire. De fait, sa prose manquait de la force nécessaire pour convoquer l'émotion derrière les événements. Je suis donc restée sur ma faim.

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Forêt obscure

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Après son roman Une histoire de l'amour, que j'avais beaucoup apprécié, je comptais bien renouer avec Nicole Krauss. Forêt obscure ne m'a pas autant emballée même si le récit est toujours aussi enveloppé d'une écriture soignée. Julius Epstein, avocat newyorkais financièrement à l'aise, ressent, à la fin de la soixantaine, le souhait de changer de vie. Épris d'un « syndrome de générosité absolue », il entreprend de donner ses possessions et son argent à des fondations et des entreprises de son choix, sans égard pour sa descendance. Parallèlement à ce personnage, Nicole Krauss éprouve elle aussi le besoin d'évoluer différemment dans sa vie d'épouse et de mère. Sur un coup de tête, elle part pour Israël, direction l'Hôtel Hilton de Tel-Aviv, souvenir de vacances passées en famille, où elle espère débuter un nouveau roman. La judéité occupe une place importante dans cette histoire de transformation personnelle, associée à l'implacable constat que tout retour en arrière impose dans une existence. En ce sens, l'hypothèse évoquée autour de la mort de Franz Kafka est fort intéressante, de même que l'idée de la donation et d'un retour à un vie simplifiée.

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Moi René Tardi prisonnier de guerre au Stalag II B T.2

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Le début de l'année 1945 voit se vider les camps de prisonniers en Allemagne; ainsi René Tardi, sous l'oeil attentif de son fils Jacques, toujours à ses côtés pour appuyer ses dires ou les interroger, entreprend une marche forcée avec ses compagnons d'emprisonnement à travers la Nord de l'Allemagne. Le propos est lourd, en accord avec la situation désespérante de ces hommes toujours sous surveillance de soldats nazis qui, malgré l'avancée des troupes alliées sur le territoire, persistent à brutaliser et à stigmatiser leurs prisonniers. Le dessin en noir et blanc s'accompagne parfois de touches de couleur, comme si on entrevoyait un peu d'espoir dans le récit. Une bande dessinée historique qui donne au texte une place de choix et dont la portée est aussi grande que Maus d'Art Spiegelman.

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Sigmaringen

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« Au fond, nous étions plus lucides qu'eux, ce qui n'était pas difficile eu égard au monde de chimères dans lequel ils évoluaient. » Ainsi s'exprime Julius Stein, majordome de la famille Hohenzollern, à propos des hommes du gouvernement de Vichy, venus se réfugier, sur ordre d'Hitler, au château de la famille à Sigmaringen à l'automne 1944. Pierre Assouline nous montre ainsi un pan de l'Histoire moins connu (du moins pour ma part), celui de la collaboration des politiciens français dès la première heure de l'Occupation allemande et leur déconfiture finale. C'est à travers les yeux des domestiques que l'on assiste aux tractations de couloirs, aux luttes fratricides, « quelque chose comme une guerre civile entre partisans d'un même monde. » Pétain et sa femme, logés à un étage, Laval et sa femme dans celui du dessous, à l'écart de leurs ministres logés dans une autre aile, tout ce beau monde ayant soin de s'éviter le plus possible. Un sentiment de fin de règne que l'on sent à chaque page tournée, servi par une prose efficace et recherchée. Louis-Ferdinand Céline, qui avait suivi les réfugiés français à Sigmaringen, apparaît fugitivement dans ce roman et j'ai très envie de lire son récit D'un château l'autre sur le même sujet.

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Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B

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Depuis quelques années, la bande dessinée occupe une place de choix dans mes lectures et après le passage de Jacques Tardi à La Grande Librairie, j'ai tout suite inscrit sa trilogie Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B dans ma PAL. Dans cet ouvrage, Jacques Tardi donne toute la parole à son père René, fait prisonnier par les Allemands lors de la reddition de la France en 1940, tout en se réservant quelques interventions judicieuses. L'originalité du récit repose ainsi sur cette figure de gamin posant des questions à son père sur son passé de militaire engagé, sur ses avancées à bord d'un char de combat et sur ses conditions d'emprisonnement dans un camp de travail surpeuplé et insalubre. Bien des questions sont restées sans réponse pour l'auteur, faute de temps, mais ce récit vient en quelque sorte réparer l'oubli et combler certaines lacunes sur l'existence de ces hommes ayant combattu pour leur patrie et qui se sont vus abandonnés à leur triste sort par le gouvernement de Vichy. Prochain tome : retour en France.

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Sanctuaire

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« Sanctuaire, c'est l'intrusion de la tragédie grecque dans le roman policier. » , dit André Malraux dans sa préface. Lu il y a bien longtemps, il m'en était resté le patronyme de Popeye et quelques scènes fortes laissant présager le sordide et l'innommable. Une relecture s'imposait à la suite du roman Le bruit et la fureur et au regard d'un commentaire encourageant d'Allantvers dans Babelio. William Faulkner pousse ici l'évocation à son niveau le plus ultime, à tel point qu'il faut parfois relire certains passages avec attention et retourner plus d'une fois en arrière afin d'être sûr d'avoir bien saisi l'intention. Cette histoire de meurtre chez un bootlegger (bouilleur de cru dans le texte), associée à un viol et à la tenue d'un procès vite expédié, m'a rappelé Le verger de marbre d'Alex Taylor III par son atmosphère glauque et ses non-dits, dont William Faulkner use fort à propos afin de tenir son lecteur jusqu'à la toute fin. J'ai apprécié me plonger à nouveau dans l'oeuvre de ce grand écrivain américain qui a marqué son époque et qui continue encore aujourd'hui de nous attirer.

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Paris, l'instant

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Je les imagine très bien tous les deux déambulant dans les rues de Paris, Martine photographiant l'inusité, la beauté et la poésie des objets pris dans l'instant et Philippe, concoctant déjà une jolie histoire pour chaque cliché. Mais cliché dans le sens littéral du terme car dans ce petit bijou de livre, foin de lieux communs, tout y est inattendu. La prose de Philippe Delerm touche encore et son regard sur les choses et les gens a comme un grain d'éternelle première fois. À lire et relire et si jamais je retourne à Paris, il aura une place de choix dans mes bagages...