Activités de Élaine

Voici les activités récentes de Élaine :

Élaine a commenté ce livre

Souvenirs de l'avenir

Par Siri Hustvedt
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre

Siri Hustvedt, à l'instar d'Annie Ernaux dans Mémoire de fille, s'attache à une année (1979), celle qu'elle s'est donnée pour écrire son premier roman, dans la ville de tous les dangers et de tous les possibles, New York City. On se penche par-dessus son épaule lorsqu'elle crée ses personnages, on la suit dans ses relations avec les hommes et les femmes qu'elle rencontre au gré de ses déambulations et la voisine de son appartement lui apporte à elle seule matière à réflexion et nourrit son imaginaire. L'auteure retourne sur son passé, renoue avec ses souvenirs d'enfant et, à travers les « vérités précaires de la mémoire », s'attarde à comprendre certains de ses comportements qu'elle réprouve aujourd'hui mais qui, avec le recul, s'expliquent par l'éducation familiale et sociétale. Le style de Siri Hustvedt m'a longtemps rebutée et j'ignorais délibérément ses ouvrages jusqu'à ce que je prenne le temps de relire Tout ce que j'aimais. Elle fait partie de ces écrivains qui s'apprivoisent et qui, cela fait, comptent dans la littérature contemporaine.

Élaine a aimé ce livre

Souvenirs de l'avenir

Par Siri Hustvedt

1 personne apprécie ce livre

Élaine a coté ce livre

Souvenirs de l'avenir

Par Siri Hustvedt

1 vote

Élaine a commenté ce livre

Le coeur qui tourne

Par Donal Ryan
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre

« Planté au milieu du portail, il y avait un coeur en métal rouge qui tournait avec le vent. le pivot était rouillé et branlant à la fois, il grinçait et gémissait, mais le coeur arrivait encore à tourner. » Par ce portail, on pénètre dans la ferme du vieux Frank Mahon, père ingrat et incompétent, lui-même fils d'un père tout aussi ingrat et incompétent. Son fils Bobby est le premier qui parle dans ce roman choral sur fond de crise économique et d'amour filial bafoué. D'autres voix suivront, celles des habitants d'une petite communauté irlandaise aux prises avec la fermeture subite du plus gros employeur et les fourberies comptables d'un entrepreneur en construction en déroute. La relative harmonie dans laquelle vivait tout ce beau monde bascule alors dans les petitesses et les basses mesquineries, un déballage de secrets enfouis et de méchancetés gratuites. Le coeur qui tourne, premier roman de Donal Ryan, présageait de son second, Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe, que j'ai trouvé beaucoup plus abouti. Un roman d'une portée universelle, livré avec intensité, et un auteur à suivre.

Élaine a aimé ce livre

Le coeur qui tourne

Par Donal Ryan

1 personne apprécie ce livre

Élaine a coté ce livre

Le coeur qui tourne

Par Donal Ryan

1 vote

Élaine a commenté ce livre

Mémoire de fille

Par Annie Ernaux
2 personnes apprécient ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre

« (...) il n'y a qu'une chose qui compte pour moi, saisir la vie, le temps, comprendre et jouir. Est-ce la plus grande vérité de ce récit? » Annie Ernaux trace un portrait de la jeune fille de dix-huit ans qu'elle était, à l'été 1958, partie d'Yvetot près de Rouen pour occuper un poste de monitrice dans un camp de vacances dans le département de l'Orne. Un départ souhaité pour s'affranchir des parents et vivre enfin une vie de femme pleine et entière. D'une prose remarquable, ce récit m'a vivement émue, autant par son propos touchant la féminitude universelle que par son ton empreint de finesse et d'élégance. J'ai connu Annie Ernaux par son roman Une femme, lu il y fort longtemps, et Mémoire de fille me l'a fait redécouvrir avec grand bonheur.

Élaine a aimé ce livre

Mémoire de fille

Par Annie Ernaux

2 personnes apprécient ce livre

Élaine a coté ce livre

Mémoire de fille

Par Annie Ernaux

4 votes

Élaine a commenté ce livre

La vie et les opinions de Tristram Shandy, gentleman

Par Laurence Sterne
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre

La vie et les opinions de Tristram Shandy, gentleman : neuf volumes reliés en un seul ouvrage, classique célèbre mais d’un abord plutôt revêche. Et c’est grâce à la préface et aux notes compilées à la fin de l’ouvrage que j’ai pu persévérer et terminer ce pavé. Le narrateur, originellement prénommé par son père Trismegistus, fut baptisé Tristram à la suite d’une étourderie de la femme de chambre et de la mauvaise foi du curé. Tristram raconte ainsi sa venue au monde et les caractères de ceux qui forment sa famille immédiate : son père, Walter Shandy, sa mère Elizabeth, son oncle Toby, sans oublier les valets et servante, Trim, Obadiah et Susannah. Il s’adresse aux lecteurs en les nommant Vos Révérences, vos Honneurs, ça donne le ton. Il faut savourer ces saynètes racontées avec un humour aux tournures vieillottes comme celle où trois hommes au salon (Walter Shandy, oncle Toby et le docteur Slop) discourent des diverses manières d’accoucher une femme pendant que la parturiente (la mère de Tristram) souffre mille douleurs à l’étage, encouragée par la sage-femme et Susannah. Les conversations improbables entre Walter et Toby sont également du plus bel effet, que l’on discute de l’importance et de la prédestination des prénoms donnés aux enfants, de l’éloge des jurements (jurons), de l’architecture des nez ou des ouvrages défensifs en temps de guerre. Celles entre Toby et Trim, aux différents niveaux de lecture, sont aussi dignes de mention, culminant dans une apothéose de démarches sentimentales entre oncle Toby, cette « digne âme », et la veuve Wadman, et entre Trim le valet et Bridget, la servante de la veuve. Tout au long du récit, Laurence Sterne avance tranquillement sa plume sur le papier, n’hésitant pas à user de digressions pour faire patienter son lecteur, continuellement laissé sur sa faim en fin de chapitre. Une lecture parfois astreignante mais dont j’ai fini par prendre le rythme au fil des pages, emportée par les pensées des plus grands philosophes et humanistes des temps anciens.

Élaine a aimé ce livre

La vie et les opinions de Tristram Shandy, gentleman

Par Laurence Sterne

1 personne apprécie ce livre

Élaine a coté ce livre
Élaine a commenté ce livre

Les limbes

Par Jean-Simon DesRochers
3 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre

J’avais hâte de lire à nouveau Jean-Simon Desrochers, que j’ai découvert avec La canicule des pauvres. Les limbes remontent en quelque sort aux origines des personnages de ce premier roman jubilatoire. Les années 1940 à Montréal, dans le quartier Red Light délimité au Nord par la rue Ontario, au Sud par la rue Sainte-Catherine, à l’Est par la rue Saint-Denis et à l’Ouest par le boulevard Saint-Laurent : Michel Best, né des ardeurs d’une prostituée et de son client, est rapidement pris en charge par Rita Malarche, la tenancière du bordel, lorsque la mère meurt des suites de l’accouchement. Ti-Best, affectueusement surnommé par son entourage, grandit dans ce quartier glauque, aux nombreuses maisons closes contrôlées par diverses mafias et régulièrement visitées par les policiers, dont une bonne partie est déjà corrompue. Montréal, ville ouverte, est la figure centrale de ce roman historique, dont le visage sera entièrement changé à la fin des années 1950, par la destruction d’un bon nombre de ses quartiers malfamés à la suite d’une intense campagne de moralité menée par un de ses futurs maires, l’avocat Jean Drapeau. Jean-Simon Desrochers raconte donc, à travers la vie de son personnage principal, l’histoire de cette « ville à la fois trop petite et trop grande » dans la deuxième moitié du XXe siècle. J’ai mieux apprécié la première partie, celle des jeunes années de Michel Best car la suite se perd dans les méandres d’une enquête policière que j’ai trouvé redondante et inutile au récit premier. Et même si cet opus m’a laissée sur ma faim, je reste une fidèle lectrice de tous ses futurs romans.

1 commentaire plus ancien
Élaine a aimé ce livre

Les limbes

Par Jean-Simon DesRochers

3 personnes apprécient ce livre

Élaine a coté ce livre

Les limbes

Par Jean-Simon DesRochers

4 votes