Activités de Élaine

Voici les activités récentes de Élaine :

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Capitaine Aime-ton-Mou contre les ténèbres du suif

Par Guylaine Guay et Boum
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Guylaine Guay manie habituellement de façon redoutable l’humour et l’autodérision dans ses écrits. Je suis fan de ses chroniques qui paraissent régulièrement dans les magazines féminins et lors de ses passages à la télé, elle m’épate par son discours bienveillant et ses réparties savoureuses. Son personnage de super héroïne, Capitaine aime-ton-mou, se voue à tirer du pétrin les dodu(es) de ce monde aux prises avec les préjugés tenaces véhiculés dans toutes les sphères de la société. Aidée de ses atouts physiques et de sa psychologie à cinq cennes, Capitaine gagne toutes ses batailles de sauvetage, racontées dans différentes saynètes que j’ai trouvé inégales, autant dans la narration que dans la scénarisation. Ce sont plutôt les dessins de Boum (Samantha Leriche-Gionet) qui sauvent la mise de cette BD dédiée principalement à un public jeunesse. Je n’ai pas retrouvé la verve piquante de Guylaine Guay dans ce ramassis de bons sentiments, étalés un peu trop épais sur la tartine de la tolérance. Quelques bons jeux de mots ici et là mais rien pour transcender le propos. Une démarche noble et nécessaire mais dont le message est dilué dans une parodie par toujours de bon aloi.
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J'ai montré toutes mes pattes blanches je n'en ai plus

Par Sylvie Laliberté
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C'est d'abord son récit autobiographique Quand j'étais italienne qui m'attirait, mais grâce à Masse Critique de Babelio, j'ai eu la chance de lire son tout dernier au titre révélateur : J'ai montré toutes mes pattes blanches et je n'en ai plus. Sylvie Laliberté parle à son frère retrouvé mort dans son appartement : suicide ou mort subite, on ne le saura pas. Cette disparition fait remonter à la surface un passé qu'elle a toujours tenu secret. Un père qui n'allait pas bien. Un bel euphémisme pour dire les dysfonctionnements d'une schizophrénie mal soignée, accompagnée de brefs séjours en hôpital psychiatrique, suivis des tâtonnements médicaux nécessaires afin d'« ajuster » son père. Donc, une enfance détonante pour son frère et elle, hors de la normalité ou de ce qu'ils en voyaient à l'école et dans leur quotidien. « Tous les quatre on aura été les joyeux naufragés sur l'île désertée de la maladie mentale. » On peut imaginer que ses confidences sont versées au jour le jour sur le papier; parfois elles ne remplissent pas la page et c'est encore plus poignant. de courtes phrases-choc laissent affleurer toute la peine et le désarroi de l'auteure face à l'absence inéluctable de son frère « C'est difficile de vivre quand on est pas certain d'exister. (…) Maintenant c'est fini; t'as fini d'essayer d'essayer. » Même si le propos est infiniment triste, le récit de Sylvie Laliberté dégage une certaine tendresse pour sa famille disloquée. Dans sa tentative de compréhension de la dynamique familiale, se révèle une puissante force d'adaptation de chacun à vivre dans le chaos. Il le fallait. Pour donner le change, éviter de trop y penser. Mais le passé finit toujours par nous rattraper. Une lecture qui brasse pas mal d'émotions. Inévitablement, on ne peut que penser à tous ses enfants mal aimés, mal orientés ou qui sont tombés sur des parents inaptes. « Les enfants sont des constructions. Il faut les bâtir. »
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Grand-mères (Les)

Par Doris Lessing
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Avoir su que ce roman de Doris Lessing avait inspiré la réalisatrice Anne Fontaine, je ne l’aurais pas lu. C’est bien là le problème car j’ai vu le film Adore. J’avais plus ou moins aimé. Mais de toute manière, je ne lis jamais un livre qui a servi de scénario à un film, apprécié ou pas. J’aime mieux passer par l’écriture avant d’aborder les images. Ce n’est pas le meilleur de Doris Lessing. Heureusement, c’est bref. Beaucoup trop bref cependant pour fouiller les personnages et leurs motivations. Deux mères amies depuis l’enfance se partagent l’amour de leurs fils respectifs jusque dans les zones les plus interdites de la moralité. Explosif? Ça aurait pu l’être. Pour moi, l’histoire n’a jamais vraiment décollée, engluée dans la superficialité, sans profondeur réelle. Je n’abandonne pas pour autant l’œuvre de cette auteur, appréciée antérieurement dans d’autres romans.
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Nous, Louis, roi

Par Ève de CASTRO
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« Mon Dieu, donnez-moi la force de vouloir plus que je ne peux. » 15 août 1715 : Louis XIV, souvent alité ou se déplaçant en chaise à roulettes, sent ses forces vitales l’abandonner. L’occasion pour le Roi-Soleil de se pencher sur ses bons et ses mauvais coups. Peu à peu rongé par la gangrène, il tient le coup dans d’horribles souffrances jusqu’au 1er septembre, alors qu’il s’éteint, apaisé d’avoir assuré sa succession. J’adore ce genre de roman dans lequel la voix d’un personnage historique résonne à nos oreilles, ressuscitée d’entre les morts pour notre bon plaisir. Ève de Castro révèle ainsi de façon originale le long règne de ce monarque, qui se voulait l’astre autour duquel le monde tournait. Un être profondément imbu de lui-même mais qui, sentant sa fin prochaine, s’avouait volontiers ses erreurs et en recherchait le pardon. Moi, Louis, roi, se veut un élégant survol d’un siècle parcouru par la trajectoire d’un roi flamboyant.
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Nature humaine

Par Serge Joncour
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Quand l’activisme écologiste rencontre l’agriculture, ça peut faire des flammèches. Nature humaine relate la vie d’une famille dédiée depuis plusieurs générations à l’élevage de bovins et à la culture de ses champs, dans le Sud-Ouest de la France. De 1976 à 1999, on y suit le quotidien saisonnier des Fabrier (Jean et Angèle, leurs enfants Caroline, Alexandre, Vanessa et Agathe et les grands-parents Louis et Lucienne) sur la terre ancestrale. C’est aussi l’histoire politique du pays qui défile durant ces décennies. Les questions environnementales et climatiques sont au cœur du roman, portées par de jeunes anarchistes et un vieux paysan récalcitrant du coin, sorte d’ermite détenteur de secrets oubliés depuis la nuit des temps. Alexandre en est le personnage central, l’héritier obligé de la ferme familiale, dont le parcours est tracé d’avance par les parents, destin non choisi mais allant de soi comme le veut la tradition. Serge Joncour m’a ramenée plusieurs années en arrière avec son récit. J’ai cru lire ma propre histoire familiale par moments : même époque et même combat pour un frère unique dirigé très tôt vers la reprise de la ferme, noyé dans une fratrie composée de cinq sœurs. Bref, j’ai été touchée particulièrement par le propos. L’auteur décrit très bien les déchirements vécus par de jeunes adultes attirés par le modernisme des villes mais aussi encore attachés aux racines rurales dont ils sont issus ou qu’ils idéalisent. Un roman brûlant d’actualité.
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Un crime sans importance

Par Irène Frain
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J’ai fréquenté à de nombreuses reprises la plume d’Irène Frain (Devi, Beauvoir in Love, Le nabab, Au royaume des femmes) et toujours, j’en ai apprécié la qualité et la diversité. Mais j’ignorais qu’elle avait produit des écrits plus personnels. Un crime sans importance en fait partie. Une non-enquête sur la mort par agression de sa sœur aînée Denise en 2018. Car l’investigation officielle par la justice traîne en longueur. Et Irène Frain se doit d’écrire sur la mort injuste et cruelle d’une personne ayant eu une grande importance dans sa vie d’écrivaine. C’est ce qu’elle affirme haut et fort, mais voilà, malgré ses réminiscences d’une enfant solitaire qu’on pressent mal aimée, sauf par la grande sœur Denise, Irène Frain ne dit pas tout. Pour que l’on comprenne bien le désarroi qu’elle ressent. Jusqu’à la fin, j’ai espéré un dévoilement, pour enfin appréhender son impuissance et tempérer ma frustration de lectrice. J’en suis restée sur ma faim. Dommage car c’est rudement bien écrit…
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Un crime sans importance

Par Irène Frain

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Un crime sans importance

Par Irène Frain

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