ÉB
Élaine B.
Intérêts littéraires : Biographies, Littérature, Voyages, Psychologie

Activités de Élaine B.

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Le dévoué

Par Viet Thanh NGUYEN
(3,0)
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Je suis retournée voir ma critique du premier roman de Viet Than Nguyen, Le Sympathisant, dont Le dévoué est la suite. Une lecture que j’avais fort appréciée pour les bonnes raisons qui justifient habituellement l’excellence d’un roman récipiendaire d’un prix littéraire tel que le Pulitzer. Cette voix particulière qui porte la narration, discourant sur les ravages d’une guerre honnie (celle du Vietnam), la structure originale et l’écriture que j’avais qualifiée d’élégante. Et bien, je n’ai pas retrouvé cet élan littéraire dans le second volet; j’ignore si c’est dû à une traduction peu avantageuse ou si la charge émotionnelle du premier s’est essoufflée. Quoi qu’il en soit, c’est encore lui qui parle; Vo Danh, le dévoué, arrivé à Paris en 1979, un boat people comme son ami Bon, rescapés d’un camp de rééducation vietnamien. Tous deux en proie aux angoisses existentielles et aux souvenirs pénibles, Vo Danh tente de se refaire une tête tandis que Bon projette plutôt une sombre vengeance destinée à tous les communistes qu’il croisera sur son chemin. Dans les délires de Vo Danh, provoqués par les déchirements d’une identité trouble, on a droit à des envolées oratoires qui n’épargnent aucun doctrine sociale ou politique. Communisme, socialisme, capitalisme, communautarisme, fascisme, bolchevisme et bien sûr le colonialisme longuement décrié, tous passent au tordeur de l’analyse cynique et heureusement humoristique de notre dévoué. J’avais accordé quatre étoiles au premier et ce sera donc trois étoiles pour celui-ci, résultant de la légère déception ressentie.
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Les survivants

Par Alex Schulman
(4,33)
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« - Ça te fait quoi d’être ici? demande Nils. - Je ne sais pas. C’est comme si une part de moi-même me disait que j’étais rentré à la maison. Et une autre part me crie de m’en aller. » Retour à la maison de campagne de l’enfance dans un contexte de deuil. Les trois frères (Nils, Benjamin et Pierre) reviennent ainsi sur les lieux du passé répandre les cendres de leur défunte mère. Et la réponse de Benjamin prélude de ce qui suivra dans ce roman introspectif construit à rebours du temps. Une famille qui enfouit ses plus lourds secrets dans les non-dits et dont les protagonistes s’inventent des souvenirs et s’accommodent tant bien que mal du poids des événements malheureux. Je suis entrée sur la pointe des pieds dans ce récit porté par l’affect du cadet Benjamin. Peu à peu, l’émotion a surgi et j’ai poursuivi ma lecture, hantée par le dévoilement des peurs longtemps contenues par les personnages. Structure originale, écriture évocatrice, traduction impeccable, tout y est pour un fort bon moment de lecture, en dépit d’un thème maintes fois rencontré dans la littérature romanesque.
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Porca miseria

Par Tonino Benacquista
(4,0)
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« Dans le musée imaginaire qu’est la mémoire », Tonino Benacquista revisite ses souvenirs familiaux et ses premières années d’écrivain dans un récit à fleur de peau duquel émergent tristesse et fatalité. Le regard de l’auteur peut sembler impitoyable à première vue, mais cette vérité recherchée sur le passé concède son intérêt à l’ouvrage. J’ai été vivement émue à la lecture de ces courts instantanés d’une vie familiale chaotique. À l’origine, le couple mal assorti de ses parents dont l’émigration en France n’a fait que détériorer un mariage déjà bancal. L’alcoolisme du père et une mélancolie aggravante chez la mère achèvent de fixer le portrait d’une enfance absente de légèreté chez le benjamin Tonino. Celui que je croyais connaître derrière ses œuvres fictives se révèle fort différent dès lors que, sans pudeur et avec réalisme, il accepte de sonder les plus sombres versants de son existence. Porca Miseria, non plus proféré par le père Cesare mais couché sur papier par le fils Tonino, c’est aussi un criant constat des petites et grandes trahisons qu’entraînent avec elles les familles dysfonctionnelles.
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La pêche au petit brochet

Par Juhani Karila
(4,0)
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« C’est l’idée même de la Laponie : l’alliance de la vastité [sic] et de la vacuité. Un horizon crevé par des épicéas miteux, dont le vide horrifiant tient les gens au silence et les mythes en puissance. » Dans une contrée où les habitants communient aux sortilèges lancés par les sorciers et où, certaines nuits de gent redoutable, apparaissent démons des bois, fils de l’hiver sans fin, flocons d’esprits défunts, servantes des sous-bois, farfadets narquois, noircisseurs de lune et ombres d’âmes, trois jours intenses attendent Elina Ylijaako, native de l’endroit, qui doit impérativement mettre fin à une malédiction lancée par son ancien amoureux au bord d’un étang maudit. Seul un brochet hante les lieux et par sa bouche vorace, avale les mauvais sorts, permettant à ceux-ci de voyager entre l’ici et l’au-delà. Un conte fantastique peuplé d’êtres étranges côtoyant le réel dans un univers où, bizarrement, les scènes macabres sont absentes. On assiste plutôt à des événements surnaturels que l’on finit par intégrer à une certaine normalité, à l’instar des personnages du roman dont l’existence tranquille est à peine effleurée par toute cette magie ambiante. Une pêche au petit brochet que je n’oublierai pas de sitôt.
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Le gentil crocodile

Par Leo Timmers et Laurent Bayer
(4,0)
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Ah si les crocrocro, les crocrocro, les crocodiles Sur le bord du Nil se sont perdus n’en parlons plus Un crocodile, s’en allant à la guerre Disait au revoir à ses petits-enfants. Traînant ses pieds, ses pieds dans la poussière Il s’en allait combattre les éléphants. C’est avec cette comptine que nous avons débuté la lecture du Gentil crocodile avec Adrien, deux ans, qui battait la mesure sur l’air bien connu. Un crocodile de couleur verte qui en impose par sa présence, jouant le rôle de pilier pour d’autres animaux fuyant les attaques des plus féroces. On lui monte sur la tête, sur le dos et jamais le crocodile ne bronche. Stoïque face à l’adversité. Avec force grognements et exclamations à l’appui, notre petit lecteur s’est amusé à identifier les différents protagonistes tout en admirant la force du crocodile. Un album robuste au contenu bref qui fait mouche.
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On meurt tous d'avoir vécu

Par Karine Vilder
(3,5)
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Peut-on arriver à rire de la mort ou a fortiori des circonstances par lesquelles elle advient? Karine Vilder réussit, en tout cas, à instiller un sourire en coin ou à susciter un petit rire jaune chez son lecteur avec cette histoire d’un rédacteur de notices nécrologiques prenant son pied à deviner les prochains trépassés. Louky Crapo, lorsqu’il accède à la direction du département des Viandes froides de la Free Press, à la suite de la mort subite et induite par ses soins de sa prédécesseure, son sentiment de puissance atteint des sommets. Sous des airs de super-héros, il se donne comme objectif d’imaginer les morts les plus absurdes pour les plus vils des hommes hantant les rues de New York City et ce faisant, d'en débarrasser à tout jamais la surface de la Terre. Foisonnant d’anecdotes et de statistiques les plus loufoques sur les accidents mortels répertoriés par les journaux et les archives, le récit tourne parfois à vide dans le fil narratif et manque un peu de cohésion, mais on ne peut s’empêcher d’apprécier l’originalité dans le thème mortifère choisi par son autrice. Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, affirmait l’homme de lettres Nicolas Boileau. Nul doute que Karine Vilder en a fait un précepte, admettant fort candidement dans ses remerciements avoir produit plusieurs versions de son histoire. Mais quand est-on assuré que la dernière mouture est bien la meilleure? J’avais préalablement accordé deux étoiles et demie mais j’y vais pour trois, reconnaissant la somme de recherches et de travail déployés par l’autrice.
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669, Peony street

Par Mélanie Launay
(2,0)
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« (…) un élégant manoir victorien; un filet de fumée s’échappant de sa cheminée semblait lui donner un souffle de vie. L’architecture travaillée révélait un porche aux arches crénelées en guise d’entrée. Sur son unique tour, une fenêtre inondée d’or témoignait d’une activité nocturne sans fin. » Une bien belle illustration en guise de couverture n’est pas gage de réussite pour une œuvre romanesque. Ici, le mystère distillé par le graphisme s’est plutôt perdu dans un récit brouillon aux multiples personnages (j’en ai compté une cinquantaine, principaux et secondaires inclus), qui n’en finissent plus de se croiser dans une chorégraphie mal maîtrisée. Le procédé de la déconstruction narrative ne fonctionne absolument pas dans cette histoire; l’effet s’avère maladroit, bancal et décourage tout lecteur ou toute lectrice de bonne foi. Dommage, tous les éléments semblaient au rendez-vous pour une lecture originale, mais ça n’a pas fonctionné pour moi.
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Un été sans les hommes

Par Siri Hustvedt
(4,0)
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« Ce serait la béance entre Hiver de folie et Automne de raison, un creux vide d’événements, à remplir de poèmes.» Mia Fredricksen quitte New York City pour aller passer l’été dans son Minnesota natal, le temps de se remettre d’une dépression et d’un mariage brisé. Le hasard lui attribue un entourage de femmes : sa vieille mère Laura et ses quatre amies de la maison de retraite, sept adolescentes participant à un atelier de poésie qu’elle anime, sa psychologue, sa sœur Béa et sa fille Daisy au téléphone, en plus de sa voisine Lola et de ses deux mioches. Durant cette pause estivale, Mia tente de se recomposer loin de son mari Boris qui l’a quitté pour une jeune collaboratrice. Se refaire, voir la vie autrement, comprendre et accepter les nouveaux paradigmes, toutes ces femmes qu’elle côtoie, des plus âgées aux plus jeunes, seront des vecteurs de changement pour Mia. L’œuvre de Siri Hustvedt, que je parcours depuis quelques années, offre un regard acéré, puissant et constamment renouvelé sur notre époque. D’un livre à l’autre, je suis étonnée par ce que cette autrice parvient à extraire et à filtrer des différents aspects d’une seule existence humaine. Elle touche à tous les enjeux sociaux autant par le biais du roman que par celui de l’essai ou de l’autobiographie. Un été sans les hommes contribue une fois de plus à affirmer ce talent littéraire tout à fait original.
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Le voyant d'Etampes

Par Abel Quentin
(4,0)
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« J’allais conjurer le sort, le mauvais œil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d’Étampes serait ma renaissance, le premier jour de ma nouvelle vie. » Jean Roscoff, 65 ans, retraité de l’enseignement, planche sur son deuxième essai dont il espère beaucoup, celui sur les Rosenberg ayant constitué un retentissant échec autour des années 1990. Son sujet : le poète américain Robert Willow né en 1927 et mort d’un accident de la route en 1960 dans l’Essonne. Mais à partir du moment où le livre paraît dans une modeste maison d’édition, une virulente polémique s’installe autour de l’impasse qu’aurait faite l’auteur sur l’identité raciale de Willow, un Noir américain ayant subi la ségrégation raciale dans son pays d’origine. Roscoff s’ingénie alors à relativiser de toutes les manières possibles ce supposé manquement à la nouvelle orthodoxie en vogue qui le cloue impitoyablement au pilori de l’appropriation culturelle. Taxé de « mâle blanc autosatisfait », de soixante-huitard à la masculinité toxique, de « paternaliste de gauche », Roscoff s’engouffre irrémédiablement dans un maelström de justifications qui ont vite fait de se retourner contre lui. Le roman est percutant, incisif, clairvoyant et complètement jouissif. Abel Quentin réussit à créer un personnage principal fort, pour lequel notre empathie se déploie page après page et pour qui l’on souhaite le meilleur après la tourmente. Le Voyant d’Étampes, c’est aussi une dénonciation de la dictature de la pensée, de l’autocensure et d’une forme sournoise de bien-pensance qui essaime depuis les campus universitaires américains. Et comme Jean Roscoff, on se demande de quelle manière aujourd’hui on peut apprendre à penser contre soi-même dans un tel monde de désinformation.
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Ça y est

Par Laurence Gillot et Laure Du Faÿ
(4,0)
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Ça y est! traite de l’accueil d’un nouveau-né au sein de la famille. Ici, un groupe d’amis, représentés par des animaux aux couleurs vibrantes, prennent la route au cœur de la nuit afin de rendre visite à un couple des leurs venant tout juste de donner la vie à un nouveau-né. Le récit est intrigant, juste assez pour stimuler une certaine curiosité de la part de l’enfant et les illustrations sont magnifiques, amplifiées par le clair de lune et les étoiles piquetées dans un ciel sombre. Un thème riche qui intéressera les plus de deux ans.
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C'est moi qui décide!

Par Elise Gravel
(4,33)
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C’est moi qui décide! s’intègre parfaitement à l’évolution de notre petit-fils Adrien, âgé de 26 mois, fort de ses premières décisions et de son affirmation. Le dessin est plutôt sommaire, agrémenté de couleurs bleutées mais ce sont les dialogues échangés entre un enfant et son parent qui révèlent pleinement le côté éducatif de l’album. Place donc à la parole proférée par le lecteur ou la lectrice pendant que le tout-petit intègre un certain savoir sans être distrait par le trait de crayon. Les pages sont cartonnées offrant ainsi une prise ferme aux petites mains ignorant leur force. Un récit vif et court qui plaît assurément par son ton et par sa construction.
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Outlander T.9 : L'adieu aux abeilles

Par Diana Gabaldon
(4,0)
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L’adieu aux abeilles, le neuvième tome de la saga Le chardon et le tartan, est revenu se lover dans ma vie littéraire, le temps d’une lecture avide et bienfaisante. J’ai renoué avec un immense plaisir aux grandes et petites aventures des personnages créés par Diana Gabaldon. Brianna, Roger et leurs deux enfants sont revenus du XXe siècle rejoindre Claire et Jamie en 1779 dans leur domaine de Fraser Ridge aux confins des montagnes de la Caroline du Nord. La guerre d’indépendance américaine fait rage sur la côte Est et les colons établis plus à l’Ouest ne sont pas à l’abri d’un déplacement des milices combattantes. Entre-temps, le quotidien des familles d’origine écossaise, irlandaise et britannique se déroule au gré des saisons et des tâches nécessaires à la survie. L’autonomie et la débrouillardise sont au rendez-vous pour y parvenir et ce, dans tous les domaines. C’est ce qui occupe d’ailleurs la plus grande partie du roman, de même que le retour à certains événements passés. Diana Gabaldon possède cet art de raconter avec une fluidité et une subtilité dans les dialogues qui contribuent, je crois, au succès de cette œuvre hors du commun. La deuxième partie doit paraître ce printemps et j’attends avec impatience sa traduction française pour m’y plonger avec délices.
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Lady Chevy

Par John Woods
(4,0)
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« Je m’appelle Chevy parce que j’ai le derrière très large, comme une Chevrolet. » Amy Wirkner, dix-huit ans, prépare son dossier d’inscription à la Ohio State University. Un déménagement à Columbus salutaire pour celle dont le parcours scolaire et social s’est constamment heurté à son obésité morbide. Un héritage maternel lourd à porter tout comme son existence à Barnesville, petite communauté éloignée des grands centres urbains. L’extraction du gaz de schiste est venue pallier aux pertes d’emplois et de revenus liés à la fermeture des mines, ce que bon nombre de citoyens regrettent amèrement compte tenu des effets négatifs à long terme sur la qualité de l’eau potable. C’est dans ce contexte, que John Woods pose les jalons de son récit, sombre à souhait. Une histoire de gens paumés minés par le chômage, les tensions raciales, les gestes d’intimidation, les théories complotistes, les séquelles du syndrome post-traumatique, l’alcoolisme et la hargne, omniprésente et lancinante. Chevy est la narratrice, épaulée par un officier de police, justicier tout-puissant dont l’ombre inquiétante plane sur ses concitoyens. « J’ai appris à rire avec eux, à me cacher derrière de la timidité et une résolution acharnée. Et à l’intérieur, tout au fond de moi, j’ai une boule de colère rouge sombre qui me tient chaud. » Un roman glauque et pesant sur lequel pèse un malaise croissant dû essentiellement à la banalisation des armes à feu dans la vie quotidienne des Américains. Les courants de désinformation et d’ignorance et la méfiance envers toute forme d’intellectualité parachèvent le tout pour offrir un portrait très dur de la société américaine actuelle. Mon mari a laissé tombé sa lecture un peu avant la moitié du roman, découragé de la tournure que prenait le récit. Pour ma part, Lady Chevy mérite sa place dans ma liste Grande Noirceur.
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Mes premières couleurs à toucher

Par Virginie Graire
(5,0)
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Papi Guy s’est offert l’album de ses rêves pour son petit-fils Adrien. Un imagier tactile des couleurs (rouge pompier, rose flamant, violet raisin, jaune soleil, bleu de mer, orange crush, blanc de neige, gris éléphant, noir corbeau, marron café, vert prairie ou vert grenouille), un arc-en-ciel qui a plu au destinataire. D’autant plus qu’il y a du brillant, du pelucheux, du collant, du granuleux, du velouté, du rugueux et du ouateux à palper. Un très bel album pour les premiers mots proférés par le petit trésor de nos vies.
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Plessis

Par Joël Bégin
(3,88)
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Le 3 septembre 1959, Maurice Duplessis, Premier Ministre du Québec, s’effondre, victime d’un malaise, dans la guest-house de l’Iron Ore à Schefferville. Invité par les propriétaires américains de la mine de fer, son séjour de repos prend fin abruptement et autour de lui les grenouillages de rigueur s’intensifient pour la succession à la tête du Parti de l’Union nationale et de la province. Joël Bégin raconte avec verve et virtuosité les trois jours intenses qui suivront avant la confirmation du décès de Duplessis. Trois jours durant lesquels un organisateur électoral chevronné, un brigadier promu détective et sa famille, un apprenti journaliste, deux Polonais en exil, une poétesse en herbe, la figure du diable lui-même et toute une flopée de personnages réels et fictionnels défilent sous les yeux ébahis du lecteur, emporté dans un tourbillon narratif qui ne laisse aucun répit. Une fable politico-historique dans laquelle l’auteur s’est amusé à décrire le déclin d’une ère politique et sociale incarnée par l’autoritaire et omnipotent chef Maurice Duplessis, aux commandes de la province de 1933 à 1939 et de 1944 à 1959. Un roman aux accents picaresques enjolivé de potins juteux, de faits historiques inédits et dont le langage s’incarne parfaitement dans son époque et ses protagonistes. En outre, l’auteur réussit à remettre en contexte tout un pan de l’Histoire du Québec qu’on a voulu oublier et qu’on a appelé par la suite la Grande Noirceur. Instructif et jouissif, que peut-on demander de plus?
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