Activités de STÉPHANE LAROSE

Voici les activités récentes de STÉPHANE LAROSE :

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La Rose et l'Irlande

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Par ce roman à la fois historique et d'espionnage, Jean-Pierre Charland plonge le lecteur ou la lectrice dans le sempiternel conflit existant entre l'Angleterre et l'Irlande, conflit qui prend une nouvelle tournure à la fin du dix-neuvième siècle grâce à l'invention de la dynamite, arme de destruction massive utilisée par des terroristes. On plonge aussi brièvement dans la mer par le biais d'un des premiers sous-marins de guerre (rien à voir avec ceux plus connus du vingtième siècle !) et dans l'eau polluée par la merde circulant en-dessous du pont de Londres ! L'auteur nous fait visiter Montréal, Ottawa, Londres, Dublin, New-York et quantité d'autres villes américaines et européennes car si les Irlandais ont émigré un peu partout, plusieurs d'entre eux sont prêts à faire ce qu'ils jugent nécessaire pour leur mère patrie. Le héros de ce roman est quasiment indescriptible ! Il est à la fois un mari affectueux, un espion, un journaliste, un policier ; un Canadien, un Québécois, un Irlandais, un Anglais (et il peut se faire passer pour un Américain si nécessaire) ! Celui-ci est entouré de policiers et de politiciens souvent médiocres et corrompus qui le méprisent alors qu'il semble les dépasser tous ! Ce livre est une belle leçon d'histoire politique et sociale, remplie d'humour et de suspense. J'ai été captivé jusqu'à la toute fin. Je crois que l'auteur a fait preuve de beaucoup de courage (et peut-être aussi d'un brin d'inconscience) en écrivant un roman sur un sujet qui, au premier abord, n'apparaît pas vendeur lorsque destiné à un public québécois. De plus, les premières pages sont très ardues à lire. On ne comprend à peu près rien de ce qui se passe et on est "submergé" par les nombreux personnages qui apparaissent l'un après l'autre, cela malgré les précautions de l'auteur qui a pris le temps avant de débuter le roman proprement dit de nous expliquer le conflit anglo-irlandais et de nous donner à lire des mini-biographies des personnages "réels" qu'on va y retrouver. Je crois que l'auteur aurait eu intérêt plutôt à prendre le temps de nous présenter au physique et au moral chaque nouveau personnage à mesure qu'il les introduit, ainsi que son occupation ou rôle historique. Mais au final, ce livre est une belle réussite !

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La Rose et l'Irlande

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Bonheur meurtrier

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Lynda a bien résumé le livre. Ce que j'ai apprécié particulièrement dans "Bonheur meurtrier", c'est d'abord et avant tout le point de vue résolument féminin du roman. Oui, la victime est un homme, mais l'enquête est menée par une jeune policière mère de famille et on fait connaissance avec beaucoup plus de personnages féminins que masculins. Les femmes sont fortes d'une manière ou d'une autre : force physique, beauté physique, force de caractère, force des émotions, intelligence, etc. De plus, l'auteure nous fait souvent pénétrer leurs pensées. Les hommes, eux, sont plutôt faibles ou possèdent un certain charme lié uniquement à leur physique. En tant qu'homme, cela aurait pu me déranger ou m'irriter, mais pas dans ce cas-ci car l'écriture de Dominique Girard demeure réaliste, sans jamais sombrer dans la caricature ou le stéréotype. L'autre aspect qui m'a beaucoup plu est la qualité de la langue. Que ce soit dans les dialogues ou pour la narration, la langue française québécoise est bien rendue, les différents niveaux de langue sont respectés et surtout le langage demeure réaliste, sans encore une fois se laisser aller à la facilité caricaturale. Il n'y a pas de doute que, à part les quelques passages qui ont lieu en Colombie, cette oeuvre se passe au Québec, un Québec vivant et intéressant. Cependant, je suis en profond désaccord avec Lynda lorsqu'elle dit que l'enquête est compliquée et remplie d'énigmes. L'enquête se déroule sans aucune hypothèse de base, sans qu'on cherche jamais à nous égarer sur de fausses pistes, sans qu'il arrive à peu près rien en termes d'événements qui pourraient orienter l'enquête dans une quelconque direction. Les deux policiers ne font que rencontrer une par une les personnes de l'entourage de la victime en leur posant quelques questions et en visitant leur salle de bain pour voir s'il y a du fentanyl, mais jamais ils ne s'arrêtent pour vraiment réfléchir ou déduire. Ce qui fait que c'est à peu près sans intérêt qu'on découvre qui a tué et pourquoi. On ne comprend même pas comment la policière a fait pour résoudre le crime car on ne nous dit pratiquement rien tout au long du roman. "Bonheur meurtrier" n'est pas un bon roman policier. Il contient cependant une partie axée sur le suspense (le retour de Marika au Québec) qui est assez bien réussie, mais celle-ci n'a malheureusement rien à voir avec l'enquête policière ! Je donne quand même un généreux 4 sur 5 comme évaluation pour les qualités que j'ai décrites et le potentiel de l'auteure.

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Bonheur meurtrier

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La mémoire qu'on vous a volée, de 1760 à nos jours

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Catherine, il faut comprendre que Gilles Proulx n'est pas et n'a jamais prétendu être un historien mais plutôt un communicateur et un polémiste s'intéressant à l'histoire. Donc effectivement, aucun effort de neutralité ici, mais pour ceux qui connaissent et apprécient Gilles Proulx, ce livre exprime très bien sa pensée sur le sujet.

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La culture du divertissement : Art populaire ou vortex cérébral ?

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Merci. Ça semble intéressant !

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Un homme doit mourir

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C’est le titre du roman qui a attiré mon attention et m’a amené à le lire, car je ne connaissais pas Pascal Dessaint. Il est pourtant un écrivain français bien établi dans le monde du polar, thriller ou roman noir depuis 1992 avec « Les Paupières de Lou ». Je me demandais donc, en lisant le titre, de quel homme pouvait-il s’agir et pourquoi il devait mourir, ou si je devais considérer ces mots comme une évidence philosophique car oui, nous devons tous mourir un jour, homme ou femme bien entendu. De fait, le narrateur et personnage principal au début du roman, appelé Boris, se pose des questions d’ordre philosophique sur sa vie. Imaginez : Boris est un naturaliste mais qui travaille pour une firme de contre-expertise. Son job, c’est de contrer ou contredire l’expertise des écolos qui veulent bloquer tel ou tel projet de développement économique. Il travaille donc pour les gens d’affaires et les élus, c’est-à-dire les pourris pour les écolos. Donc le roman commence par la description et les justifications de Boris pour faire ce qu’il fait. C’est présenté quand même avec légèreté et humour. Je me disais que j’allais adorer ce livre, surtout que Dessaint écrit très bien. Mais ça se gâte complètement et assez rapidement dès que le roman change d’histoire et de narrateur. Celui-ci s’appelle Alexis et est l’un des pourris en question, un homme à la tête d’une industrie de la forêt, totalement antipathique et qui va vivre une aventure abracadabrante avec des personnages dont on se fiche totalement. Le roman se poursuit en alternant les deux histoires et narrateurs qui, sans surprise, se rejoignent vers la fin. Mais tout cela est tellement forcé et tellement pas clair que l’on finit le livre en se demandant « mais c’était quoi, ça ! ».Il semble que même les fans de Dessaint n’ont pas très apprécié le roman en question.

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Une vie sans peur et sans regret

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Il fut un temps (peut-être certains le font-ils encore aujourd’hui) où les professeurs de français au Québec expliquaient à leurs classes l’importance de bien parler et de bien écrire le français. Les raisons données évoquaient les concepts de fierté, de liberté et de richesse (au sens propre comme au sens figuré). Oui, il fut un temps où la maîtrise de notre langue nationale pouvait être présentée comme une clef permettant d’accéder pleinement au monde entier et Denise Bombardier en est l’illustration parfaite. Comme elle le dit elle-même, « je suis une parvenue au sens propre du terme. Issue d’un milieu modeste, culturellement pauvre, j’ai gravi l’échelle sociale en ayant accès à l’éducation ». Et la maîtrise du français lui « a ouvert un univers inespéré ». Son histoire fascine car, en grande partie, elle ne doit sa réussite dans la vie qu’à elle-même, par sa volonté, ses efforts et son talent. Ce livre était nécessaire car les plus jeunes n’ont probablement aucune idée de ce que Denise a accompli avant de devenir chroniqueuse au Journal de Montréal et auteure entre autres de plusieurs romans. Elle a été une des meilleures intervieweuses politiques des années soixante-dix : non seulement les politiciens la craignaient, mais son employeur (Radio-Canada) aussi. Elle a tout donné pour bâtir des liens durables et de qualité entre la France et le Québec. Elle s’est aussi battue à plusieurs reprises contre la pédophilie et, dans plusieurs milieux, on a osé la critiquer pour cela. On ne s’ennuie pas ou du moins très peu à lire ces 480 pages, surtout que Denise, son journal intime aidant, n’a semble-t-il rien oublié. Cependant, il faut bien le dire, ceux qui n’aiment pas Denise Bombardier ne l’aimeront probablement pas plus en lisant ce livre. Plusieurs féministes et/ou gens de la gauche ne se réconcilieront pas non plus avec elle par cette lecture, car Denise a beau bien connaître et bien incarner le féminisme, elle n’est pas une victime. Elle est aussi plutôt, beaucoup, pas mal individualiste. Les grands mouvements collectifs, elle les a abandonnés très jeune, rigueur journalistique oblige. Mais le seul véritable problème du livre est, à mon avis, qu’il ait été écrit par Denise elle-même et qu’elle lui ait attribué le genre littéraire des « mémoires » plutôt que celui de l'autobiographie. Le tout fait pompeux, surtout que Denise Bombardier semble par moments se complaire dans le « name-dropping » ou le « pitchage de noms » connus et importants avec qui elle a eu affaire au cours de sa vie. Qu’on me comprenne bien : je ne reproche nullement à Denise Bombardier de ne pas donner dans l’hypocrisie et la fausse modestie. Au contraire, je crois que l’énumération de tous ces noms et ces détails sont importants et démontrent les hauts niveaux atteints par celle-ci dans l’exercice de ses fonctions et professions. Mais il aurait été je crois mieux avisé de faire appel à la plume d’un biographe extérieur pour réaliser cet ouvrage. Cela aurait eu l’avantage de le faire paraître moins prétentieux, d’apporter encore plus de crédibilité au sujet « Denise Bombardier » et peut-être même d’augmenter son lectorat.

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Une vie sans peur et sans regret

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Les batailles d'Internet : assauts et résistances...

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Publié par Écosociété, une « maison d’édition indépendante [qui] a fait le pari de la circulation des idées » (d’abord qu’elles soient bien à gauche), « Les batailles d’Internet » a comme éloquent sous-titre : « Assauts et résistances à l'ère du capitalisme numérique ». L’auteur, professeur de sociologie au collégial et rédacteur de plusieurs articles pour la revue « À babord », ne fait dans ce livre ni le procès de la technologie numérique, ni celui de la dépendance à celle-ci dont fait preuve notre société. Son combat se situe plutôt contre le capitalisme, qu’il soit numérique ou non. Son espoir est clair, bien que jamais énoncé directement : le pouvoir mondial à l’extrême-gauche. L’Internet est une construction sociale dont il faut s’emparer comme une arme de conviction massive ! Malgré l’idéologie extrémiste qui sous-tend le propos, je suis loin d’avoir détesté ce livre. Comme le précise sa maison d’édition, « l’auteur refait l’histoire d’Internet et des multiples forces qui l’ont façonné à travers le prisme du politique et de leur rapport au capitalisme. Il offre ainsi une vue d’ensemble aussi rare que nuancée sur l’univers numérique ». Son livre est très intéressant, clair et bien écrit. On apprend plein de choses, on nous amène à réfléchir. Et la recherche qui a mené à l’aboutissement de cet ouvrage est plus qu’impressionnante. Je suis d’accord avec de Grosbois : il faut critiquer, voire dénoncer le capitalisme sauvage qui règne sur Internet. Un point négatif cependant : tout le livre est rédigé en écriture inclusive, avec utilisation du point classique (« des informaticien.ne.s, des chercheur.e.s spécialisé.e.s »), ce qui a rendu pour moi la lecture pénible à bien des moments.

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La facture

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Jonas Karlsson est avant tout un acteur suédois très connu et de longue date, puisqu’il était encore un enfant lorsqu’il a joué dans sa première série télé en 1984. En 2004, il gagne en Suède le trophée remis au meilleur acteur. En 2007, il publie un recueil de nouvelles. D’autres nouvelles ou courts romans suivront, dont "La facture", publié en 2014 en suédois et en 2015 en français. Le personnage principal, qui est aussi le narrateur de son histoire, n’est pas nommé. C’est un type qui mène une vie ordinaire et paisible. Il travaille dans un club de films de répertoire. Il vit seul dans un petit appartement. Il n’a pas de blonde présentement. Il a un seul copain, qui s’appelle Roger. Le roman commence alors qu’il vient de recevoir une grosse facture d’environ $900 000, mais celui-ci ne comprend pas de qui ça vient et pourquoi. Il se dit que c’est sûrement une erreur et il ne s’en fait pas trop avec ça. Il va finir par comprendre que la facture provient d’une organisation internationale tout à fait légitime, qui a été créée pour taxer le bonheur. S’il doit autant d’argent, c’est parce qu’il voit toujours le bon côté des choses, qu’un rien le rend heureux et qu’il a vécu comme cela toute sa vie. C’est donc une sorte de conte basé sur le fameux dicton : « L’argent ne fait pas le bonheur ». C’est bien écrit (ou certainement bien traduit). C’est aussi très drôle et très absurde. Ça rappelle « Le procès » de Kafka et beaucoup aussi « L’étranger » de Camus, par l’insistance sur les sensations et les petits plaisirs physiques du narrateur, notamment les références au soleil et à sa chaleur. Dans les deux romans, le personnage principal se retrouve en quelque sorte jugé et condamné pour une seule et même raison, soit d’être différent des autres. Un plaisir à lire !

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La facture

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Jonas Karlsson est avant tout un acteur suédois très connu et de longue date, puisqu’il était encore un enfant lorsqu’il a joué dans sa première série télé en 1984. En 2004, il gagne en Suède le trophée remis au meilleur acteur. En 2007, il publie un recueil de nouvelles. D’autres nouvelles ou courts romans suivront, dont "La facture", publié en 2014 en suédois et en 2015 en français. Le personnage principal, qui est aussi le narrateur de son histoire, n’est pas nommé. C’est un type qui mène une vie ordinaire et paisible. Il travaille dans un club de films de répertoire. Il vit seul dans un petit appartement. Il n’a pas de blonde présentement. Il a un seul copain, qui s’appelle Roger. Le roman commence alors qu’il vient de recevoir une grosse facture d’environ $900 000, mais celui-ci ne comprend pas de qui ça vient et pourquoi. Il se dit que c’est sûrement une erreur et il ne s’en fait pas trop avec ça. Il va finir par comprendre que la facture provient d’une organisation internationale tout à fait légitime, qui a été créée pour taxer le bonheur. S’il doit autant d’argent, c’est parce qu’il voit toujours le bon côté des choses, qu’un rien le rend heureux et qu’il a vécu comme cela toute sa vie. C’est donc une sorte de conte basé sur le fameux dicton : « L’argent ne fait pas le bonheur ». C’est bien écrit (ou certainement bien traduit). C’est aussi très drôle et très absurde. Ça rappelle « Le procès » de Kafka et beaucoup aussi « L’étranger » de Camus, par l’insistance sur les sensations et les petits plaisirs physiques du narrateur, notamment les références au soleil et à sa chaleur. Dans les deux romans, le personnage principal se retrouve en quelque sorte jugé et condamné pour une seule et même raison, soit d’être différent des autres. Un plaisir à lire !

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