Activités de STÉPHANE LAROSE

Voici les activités récentes de STÉPHANE LAROSE :

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Les batailles d'Internet : assauts et résistances...

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Publié par Écosociété, une « maison d’édition indépendante [qui] a fait le pari de la circulation des idées » (d’abord qu’elles soient bien à gauche), « Les batailles d’Internet » a comme éloquent sous-titre : « Assauts et résistances à l'ère du capitalisme numérique ». L’auteur, professeur de sociologie au collégial et rédacteur de plusieurs articles pour la revue « À babord », ne fait dans ce livre ni le procès de la technologie numérique, ni celui de la dépendance à celle-ci dont fait preuve notre société. Son combat se situe plutôt contre le capitalisme, qu’il soit numérique ou non. Son espoir est clair, bien que jamais énoncé directement : le pouvoir mondial à l’extrême-gauche. L’Internet est une construction sociale dont il faut s’emparer comme une arme de conviction massive ! Malgré l’idéologie extrémiste qui sous-tend le propos, je suis loin d’avoir détesté ce livre. Comme le précise sa maison d’édition, « l’auteur refait l’histoire d’Internet et des multiples forces qui l’ont façonné à travers le prisme du politique et de leur rapport au capitalisme. Il offre ainsi une vue d’ensemble aussi rare que nuancée sur l’univers numérique ». Son livre est très intéressant, clair et bien écrit. On apprend plein de choses, on nous amène à réfléchir. Et la recherche qui a mené à l’aboutissement de cet ouvrage est plus qu’impressionnante. Je suis d’accord avec de Grosbois : il faut critiquer, voire dénoncer le capitalisme sauvage qui règne sur Internet. Un point négatif cependant : tout le livre est rédigé en écriture inclusive, avec utilisation du point classique (« des informaticien.ne.s, des chercheur.e.s spécialisé.e.s »), ce qui a rendu pour moi la lecture pénible à bien des moments.

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La facture

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Jonas Karlsson est avant tout un acteur suédois très connu et de longue date, puisqu’il était encore un enfant lorsqu’il a joué dans sa première série télé en 1984. En 2004, il gagne en Suède le trophée remis au meilleur acteur. En 2007, il publie un recueil de nouvelles. D’autres nouvelles ou courts romans suivront, dont "La facture", publié en 2014 en suédois et en 2015 en français. Le personnage principal, qui est aussi le narrateur de son histoire, n’est pas nommé. C’est un type qui mène une vie ordinaire et paisible. Il travaille dans un club de films de répertoire. Il vit seul dans un petit appartement. Il n’a pas de blonde présentement. Il a un seul copain, qui s’appelle Roger. Le roman commence alors qu’il vient de recevoir une grosse facture d’environ $900 000, mais celui-ci ne comprend pas de qui ça vient et pourquoi. Il se dit que c’est sûrement une erreur et il ne s’en fait pas trop avec ça. Il va finir par comprendre que la facture provient d’une organisation internationale tout à fait légitime, qui a été créée pour taxer le bonheur. S’il doit autant d’argent, c’est parce qu’il voit toujours le bon côté des choses, qu’un rien le rend heureux et qu’il a vécu comme cela toute sa vie. C’est donc une sorte de conte basé sur le fameux dicton : « L’argent ne fait pas le bonheur ». C’est bien écrit (ou certainement bien traduit). C’est aussi très drôle et très absurde. Ça rappelle « Le procès » de Kafka et beaucoup aussi « L’étranger » de Camus, par l’insistance sur les sensations et les petits plaisirs physiques du narrateur, notamment les références au soleil et à sa chaleur. Dans les deux romans, le personnage principal se retrouve en quelque sorte jugé et condamné pour une seule et même raison, soit d’être différent des autres. Un plaisir à lire !

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La facture

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Jonas Karlsson est avant tout un acteur suédois très connu et de longue date, puisqu’il était encore un enfant lorsqu’il a joué dans sa première série télé en 1984. En 2004, il gagne en Suède le trophée remis au meilleur acteur. En 2007, il publie un recueil de nouvelles. D’autres nouvelles ou courts romans suivront, dont "La facture", publié en 2014 en suédois et en 2015 en français. Le personnage principal, qui est aussi le narrateur de son histoire, n’est pas nommé. C’est un type qui mène une vie ordinaire et paisible. Il travaille dans un club de films de répertoire. Il vit seul dans un petit appartement. Il n’a pas de blonde présentement. Il a un seul copain, qui s’appelle Roger. Le roman commence alors qu’il vient de recevoir une grosse facture d’environ $900 000, mais celui-ci ne comprend pas de qui ça vient et pourquoi. Il se dit que c’est sûrement une erreur et il ne s’en fait pas trop avec ça. Il va finir par comprendre que la facture provient d’une organisation internationale tout à fait légitime, qui a été créée pour taxer le bonheur. S’il doit autant d’argent, c’est parce qu’il voit toujours le bon côté des choses, qu’un rien le rend heureux et qu’il a vécu comme cela toute sa vie. C’est donc une sorte de conte basé sur le fameux dicton : « L’argent ne fait pas le bonheur ». C’est bien écrit (ou certainement bien traduit). C’est aussi très drôle et très absurde. Ça rappelle « Le procès » de Kafka et beaucoup aussi « L’étranger » de Camus, par l’insistance sur les sensations et les petits plaisirs physiques du narrateur, notamment les références au soleil et à sa chaleur. Dans les deux romans, le personnage principal se retrouve en quelque sorte jugé et condamné pour une seule et même raison, soit d’être différent des autres. Un plaisir à lire !

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Le cerveau et la musique

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Le journaliste scientifique québécois Michel Rochon, qui a longtemps travaillé pour Radio-Canada (notamment à l’émission Découverte), s’intéresse depuis longtemps aux liens entre le cerveau et la musique. Il n’est pas le premier à écrire sur le sujet, loin de là, mais son livre a plusieurs mérites. D’abord, la connaissance dans ce domaine progresse sans cesse et son ouvrage est bien à jour. Rochon montre très bien ce que le passé nous a appris, ce que le présent nous permet de comprendre et ce que le proche avenir nous réserve (composition musicale, musicothérapie, etc.). Ensuite, même si l’auteur nous parle quelquefois de phénomènes complexes ou de choses qui nous dépassent un peu, l’essentiel est bien résumé, le propos bien vulgarisé. Enfin, à la fin de chaque chapitre, il nous suggère des vidéos sur YouTube ou même des livres pour ceux qui voudraient en savoir plus. Si vous voulez savoir quelles parties du cerveau s’activent lorsque vous écoutez de la musique, si la musique est un langage, si jouer de la musique peut améliorer votre quotient intellectuel ou si la musicothérapie est vraiment efficace pour traiter certaines maladies, ce petit livre de Michel Rochon est pour vous !

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Lionel Groulx,le penseur le plus influent de l'histoire du Québec

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Les Éditions de l’Homme présentent cet ouvrage comme étant «la première véritable biographie de Lionel Groulx, un personnage aujourd'hui mal connu, dont le travail colossal a eu des répercussions profondes sur notre culture et notre évolution collective, lui valant d'être qualifié de « père spirituel du Québec moderne » au moment de son décès ». Lionel Groulx fut « prêtre, professeur, écrivain, essayiste (…) et conférencier » mais surtout un grand historien très nationaliste, voire indépendantiste qui, même jusqu’à un âge fort avancé, a été l’idole d’une importante frange de la jeunesse québécoise. La première moitié de cette biographie de 575 pages est, à mon avis, la plus intéressante. Courtois, en nous racontant les années d’enfance de Groulx, nous brosse un portrait vivant mais sans l’idéaliser de la fin du dix-neuvième siècle. Les études à l’étranger de Groulx pour devenir historien nous permettent aussi de découvrir l’Europe et ses courants de pensée du début du vingtième siècle. Mais après avoir traité de la parution du roman de Groulx « L’appel de la race » en 1922, la seconde moitié de l’ouvrage est beaucoup moins consacrée à Groulx et beaucoup plus aux chicanes de clochers entre les différentes conceptions de ce que devrait être l’Histoire (avec un grand « H ») ainsi que ce que devrait être l’histoire du Canada et du Québec. Courtois passe également en revue les différentes revues historiques de l’époque, qui chacune possède sa propre vision du nationalisme, ainsi que la progression des idées nationalistes au sein des différents partis politiques québécois et canadiens. Mais pouvait-on s’attendre à d’autre chose d’un historien voulant raconter la vie d’un autre historien ? On nous dit que Courtois a passé des années à étudier tout ce qui concerne de près ou de loin Lionel Groulx, et cela paraît beaucoup dans ce livre qui plaira sans doute beaucoup plus aux étudiants en histoire ainsi qu’à leurs professeurs, qu’à un public qui voudrait seulement découvrir et comprendre pourquoi tant de lieux et de rues portent ce fameux nom de Lionel Groulx.

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La mort rousse

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Inutile de raconter l’histoire. Inutile car là n’est pas l’essentiel, là ne se trouvent pas les raisons pour lire ou pas « La mort rousse », publié initialement en 1974. Il faut d’abord lire « La mort rousse » pour sa beauté. Ce livre est beau. Probablement un des plus beaux jamais écrits. La littérature, ça peut servir à ça : à faire voir la vie en beau, comme l’écrivait Baudelaire. La beauté des images, la beauté des mots aussi. Châtillon peint son œuvre avec d’innombrables noms d’espèces de fruits, de plantes, d’oiseaux ; un peu à la manière d’un Théophile Gautier dans « Omphale », pour que la richesse de la langue fasse écho à la richesse de la vie … ou de la mort. Ce n’est pas pour rien que cette histoire est celle d’un peintre. Les figures de style abondent aussi, sans jamais apparaître ni faciles, ni forcées ; un tour de force en soi. Ce livre est un brillant hommage à la nature et à la vie, à l’amour et à la mort. Un hommage à la littérature romantique dirais-je aussi, fidèle à sa beauté mais aussi à ses excès. En effet, la foisonnante et étonnante progression émotionnelle et philosophique du personnage principal semble faire du sur place vers la fin, même régresser, sans qu’on comprenne trop pourquoi. Et tout comme celle de Madame Bovary, sa mort prend un peu trop de temps à survenir. Mais que cela ne vous empêche aucunement de plonger, sans réserve, dans l’univers flamboyant de « La mort rousse ». À lire et à relire.

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La mort rousse

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Le coureur de froid

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L’histoire est assez simple, voire même banale. Un médecin blanc du « Sud » (mais avec un peu de sang amérindien ?), qui s’est exilé au « Nord » en territoire innu pour retrouver sa joie intérieure, perd de façon très soudaine et sa joie et le nord. Il veut retrouver sa fille qu’il a laissée au « Sud » avec sa mère de qui il a divorcé et il veut la retrouver là, tout de suite. Il part en motoneige sans vraiment prendre la peine de bien se préparer et on comprend que tout cela est voulu, qu’il espère ne pas pouvoir se rendre et ainsi « mourir dans la dignité ». Le coureur de froid est comme le coureur de fond : il ne se sent vraiment bien, vraiment vivant et sans angoisse devant l’absurdité de la vie qu’en « courant », qu’en souffrant et en soignant ses blessures pour ensuite pouvoir repartir. Julien (c’est son prénom) se doit aussi de courir car il est écartelé entre deux mondes : celui de l’enfant désiré par sa compagne innue et celui de l’enfant déjà créé avec sa compagne de la ville. Il ne peut pas avoir les deux à la fois, d’où son vide et sa souffrance. Il ne peut vivre, il ne peut que survivre dans ce qu’il nomme (à la suite de Marie Uguay) l’outre-vie. Julien a beau être médecin, a beau dire aimer les Innus, a beau adorer sa fille Marie : c’est un être centré sur lui-même, qui est condamné à vivre et mourir seul, à moins de réussir à comprendre et à sentir que les humains sont de sa race, qu’il n’est ni meilleur ni pire que les autres, qu’il peut (qu’il doit !) trouver un sens à la vie en-dehors de lui-même. Ce roman est court (une centaine de pages) mais il gagne à être lu deux fois pour qu’il fasse son chemin dans la tête lectrice et le cœur fragile. Beaucoup de poésie dans ce roman de Jean Désy, beaucoup d’humour aussi. Je vous préviens : c’est à la fois plaisant et exaspérant à lire.

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Coureur de Froid (Le)

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L’histoire est assez simple, voire même banale. Un médecin blanc du « Sud » (mais avec un peu de sang amérindien ?), qui s’est exilé au « Nord » en territoire innu pour retrouver sa joie intérieure, perd de façon très soudaine et sa joie et le nord. Il veut retrouver sa fille qu’il a laissée au « Sud » avec sa mère de qui il a divorcé et il veut la retrouver là, tout de suite. Il part en motoneige sans vraiment prendre la peine de bien se préparer et on comprend que tout cela est voulu, qu’il espère ne pas pouvoir se rendre et ainsi « mourir dans la dignité ». Le coureur de froid est comme le coureur de fond : il ne se sent vraiment bien, vraiment vivant et sans angoisse devant l’absurdité de la vie qu’en « courant », qu’en souffrant et en soignant ses blessures pour ensuite pouvoir repartir. Julien (c’est son prénom) se doit aussi de courir car il est écartelé entre deux mondes : celui de l’enfant désiré par sa compagne innue et celui de l’enfant déjà créé avec sa compagne de la ville. Il ne peut pas avoir les deux à la fois, d’où son vide et sa souffrance. Il ne peut vivre, il ne peut que survivre dans ce qu’il nomme (à la suite de Marie Uguay) l’outre-vie. Julien a beau être médecin, a beau dire aimer les Innus, a beau adorer sa fille Marie : c’est un être centré sur lui-même, qui est condamné à vivre et mourir seul, à moins de réussir à comprendre et à sentir que les humains sont de sa race, qu’il n’est ni meilleur ni pire que les autres, qu’il peut (qu’il doit !) trouver un sens à la vie en-dehors de lui-même. Ce roman est court (une centaine de pages) mais il gagne à être lu deux fois pour qu’il fasse son chemin dans la tête lectrice et le cœur fragile. Beaucoup de poésie dans ce roman de Jean Désy, beaucoup d’humour aussi. Je vous préviens : c’est à la fois plaisant et exaspérant à lire.

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Monde d'Alice (Le): 108 ans de sagesse

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