Activités de STÉPHANE LAROSE

STÉPHANE LAROSE a coté ce livre

Gare (La)

Par Sergio Kokis
(4,0)

1 vote

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Ardoise

Par Philippe Djian
(1,0)

1 vote

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Heresix

Par Nicolas Feuz
(1,0)

1 vote

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À l'abri du mal

Par Sylvain Matore
(2,0)
1 commentaire au sujet de ce livre
"À l'abri du mal" est le troisième roman policier et roman noir de l'écrivain Sylvain Matoré. Je n'ai pas lu ses deux romans précédents et je ne compte pas lire ceux qui suivront probablement. L'auteur n'écrit pas mal. Ses descriptions de la région des Pyrénées où se situe l'action sont prenantes, notamment celles concernant les cours d'eaux du coin, dont le tumulte fait écho au tumulte intérieur de ses personnages, puis à leurs dérives. On sent leurs émotions, très fortes, qui les mèneront jusqu'au précipice. Le problème du roman est dans tout le reste. Les policiers (appelés "keufs" dans ce texte pétri d'argot et d'anglicismes détestables) forment un ensemble caricatural, tout comme l'aspect écolo et celui dénonçant le capitalisme pollueur du dirigeant de l'usine de yaourts du coin. On a l'impression de lire un scénario de film américain de série B tellement c'est artificiel et superficiel. L'auteur a-t-il pris la peine de s'informer comment réellement fonctionne une telle usine ? On en doute fortement. Le pire, peut-être, est le fait qu'il y a un premier meurtre très tôt dans le roman, meurtre qui ne sera élucidé qu'à la fin, bien sûr, mais rendu là, on s'en fiche totalement de savoir qui l'a commis, comment et pourquoi. Car cette partie du roman n'est pas la principale. Elle est secondaire et à la limite presqu'inutile. Il faut beaucoup de talent pour écrire un polar à étages ou qui possède plusieurs dimensions formant un tout uni. Ce n'est franchement pas le cas de Sylvain Matoré.
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À l'abri du mal

Par Sylvain Matore
(2,0)

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Les choses humaines

Par Karine Tuil
(4,33)
2 personnes apprécient ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
"Les choses humaines" est le onzième roman de Karine Tuil, une auteure juive d'origine tunisienne qui vit à Paris. Le roman nous présente d'abord les personnages de Claire et Jean Farel, mariés depuis longtemps, qui officiellement forment encore un couple mais seulement parce que c'est mieux ainsi pour leurs carrières respectives. Jean est un interviewer politique à la télé, Claire est essayiste féministe. On découvre par la suite l'amant de Claire et l'amante de Jean, mais aussi Alexandre, le fils de Claire et Jean. On le sait, les intellectuels français sont les chouchous des médias et constituent une classe sociale s'apparentant un peu à la noblesse, qu'on adore et déteste à la fois. Tuil nous livre un portrait humoristique décapant de cette classe sociale, où tout ce qui importe est l'image que les autres ont de nous ou l'impression que l'on donne de nous. Les réseaux sociaux ont bien sûr contribué à amplifier le phénomène qui désormais fait partie de la vie d'à peu près tout le monde, d'où l'utilisation du qualificatif "humaines" dans le titre du roman. "Les choses humaines" est en fait un oxymore, une figure de style rapprochant deux réalités opposées qui, dans ce cas-ci, résume bien le propos du roman : la déshumanisation de nos rapports intimes et sociaux. C'est fait sans sombrer dans la trop facile caricature, avec un ton tellement pince-sans-rire qu'on se demande parfois si on a raison de rire ou non. Le ton et le style du roman changent radicalement lors du procès d'Alexandre, accusé d'avoir violé Mila, la fille de l'amant de sa mère. L'humour disparaît complètement au profit d'une reconstitution très détaillée du processus judiciaire dans une cour d'assises. Là encore, le titre du roman prend tout son sens, puisqu'il s'agit dans le fond de déterminer si Alexandre a eu un rapport sexuel humain avec Mila ou s'il s'en est servie plutôt comme d'un objet jetable. À mon avis, la plus grande qualité de ce roman est de nous montrer l'état de notre société en ce qui concerne nos rapports avec l'autre, particulièrement nos rapports de couple, et de nous amener à nous questionner sur le sujet, sans jamais cependant prendre parti pour les hommes ou pour les femmes. Un grand roman.
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Les choses humaines

Par Karine Tuil
(4,33)

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Les choses humaines

Par Karine Tuil
(4,33)

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Les choses humaines

Par Karine Tuil
(4,5)
2 personnes apprécient ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
"Les choses humaines" est le onzième roman de Karine Tuil, une auteure juive d'origine tunisienne qui vit à Paris. Le roman nous présente d'abord les personnages de Claire et Jean Farel, mariés depuis longtemps, qui officiellement forment encore un couple mais seulement parce que c'est mieux ainsi pour leurs carrières respectives. Jean est un interviewer politique à la télé, Claire est essayiste féministe. On découvre par la suite l'amant de Claire et l'amante de Jean, mais aussi Alexandre, le fils de Claire et Jean. On le sait, les intellectuels français sont les chouchous des médias et constituent une classe sociale s'apparentant un peu à la noblesse, qu'on adore et déteste à la fois. Tuil nous livre un portrait humoristique décapant de cette classe sociale, où tout ce qui importe est l'image que les autres ont de nous ou l'impression que l'on donne de nous. Les réseaux sociaux ont bien sûr contribué à amplifier le phénomène qui désormais fait partie de la vie d'à peu près tout le monde, d'où l'utilisation du qualificatif "humaines" dans le titre du roman. "Les choses humaines" est en fait un oxymore, une figure de style rapprochant deux réalités opposées qui, dans ce cas-ci, résume bien le propos du roman : la déshumanisation de nos rapports intimes et sociaux. C'est fait sans sombrer dans la trop facile caricature, avec un ton tellement pince-sans-rire qu'on se demande parfois si on a raison de rire ou non. Le ton et le style du roman changent radicalement lors du procès d'Alexandre, accusé d'avoir violé Mila, la fille de l'amant de sa mère. L'humour disparaît complètement au profit d'une reconstitution très détaillée du processus judiciaire dans une cour d'assises. Là encore, le titre du roman prend tout son sens, puisqu'il s'agit dans le fond de déterminer si Alexandre a eu un rapport sexuel humain avec Mila ou s'il s'en est servie plutôt comme d'un objet jetable. À mon avis, la plus grande qualité de ce roman est de nous montrer l'état de notre société en ce qui concerne nos rapports avec l'autre, particulièrement nos rapports de couple, et de nous amener à nous questionner sur le sujet, sans jamais cependant prendre parti pour les hommes ou pour les femmes. Un grand roman.
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Les choses humaines

Par Karine Tuil
(4,5)

2 personnes apprécient ce livre

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Les choses humaines

Par Karine Tuil
(4,5)

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Amour du lointain (L')

Par Sergio Kokis
(1,0)

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Diagnostic à haut risque

Par Patrick GUILLAIN
(4,0)
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Malgré des personnages sans grande envergure, ce roman s'avère intéressant par le mystère de la disparition d'un jeune microbiologiste travaillant à contrer le virus Ebola en Guinée, la science des virus et des épidémies qui nous est bien expliquée tout au long de notre lecture mais surtout les liens qu'on peut voir ou imaginer avec l'épidémie mondiale actuelle. Pourtant, ce roman a été écrit avant l'émergence de la COVID-19.
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Diagnostic à haut risque

Par Patrick GUILLAIN
(4,0)

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Diagnostic à haut risque

Par Patrick GUILLAIN
(4,0)

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