JB
Jean-Yves Bernard
Intérêts littéraires : Biographies, Essais, Littérature, Arts, Bande dessinée, Faune/Flore, Revues, Voyages, Science/Technologie

Activités de Jean-Yves Bernard

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Ör

Par Audur Ava Olafsdottir
(4,2)
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Bref roman d'un homme qui part se suicider dans un pays en guerre au bord de la mer. Au fil des jours et des rencontres, il est amené à réparer des meubles, des douches, puis des chambres, enfin une maison pour des femmes. Comme si, amené malgré lui à «réparer des cicatrices» de la guerre, il réparait celles de sa vie en étant utile aux autres. Une belle allégorie à l'écriture sobre où chaque personnage tend la main, sans avoir d'attentes, alors que la guerre a tout détruit. Il reste des liens, ceux du passé, ceux du présent. À saisir pour demeurer vivant, soigner ses cicatrices.
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Fille du Fossoyeur (La)

Par Joyce Carol Oates
(5,0)
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On ne connaîtra jamais l'origine de Rebbeca que l'on suit de sa naissance en 1936 à New-York, sur un bateau d'immigrants, ni sa fin dans le silence en 1999 en Floride. C'est peut-être ce qui rend ce roman si fort, les mystères, les zones d'ombre qui donnent aux personnages leur dimension si humaine et qui hante cette histoire poignante. La violence du père de Rebbeca, les secrets de son fils prodige, pianiste accompli, les angoisses de Rebbeca qui nous étreignent tout au long de la fuite de son premier mari sont décrits sans que se dénouent tous les nœuds de la vie des personnages. Les non-dits de l'autrice sont d'une subtilité qui donne à ce roman une saveur unique, une retenue, comme si elle voulait nous laisser compléter le portrait de ces vies en mouvement. On admire la force de caractère de Rebbeca qui finit par accepter d'être aimée sans jamais abdiquer sa vigilance. On appréhende la réapparition de son premier mari. On visualise les bords du Saint-Laurent des «Mille îles» sous les vents d'hiver. On réécoute la sonate «appasionata» de Beethoven pour le concours de piano de son fils...Du grand art, comme tous ses romans où elle nous plonge longuement dans des portraits en demi-teintes marqués par l'histoire. Son épilogue sous forme de correspondance entre Rebbeca et sa «cousine» met un terme de façon magistrale à cette saga remarquable sur la quête des origines qui hante tout le récit.
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La petite-fille

Par Bernhard Schlink
(4,5)
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Le baron des lettres germaniques n’a pas pris une ride sur papier! Déjà adulé au Québec depuis «Le Liseur» (Prix des Libraires 1997), Bernard Schlink excelle à circonscrire les existences humaines en tenant compte de leurs complexités. Avec un souffle romanesque impeccable, il raconte dans «La petite-fille» l’intensification des mouvements d’extrême-droite en Allemagne et la volonté de raviver aujourd’hui un passé germanique mythifié. Quand la petite-fille par alliance de Kaspar se présente comme une adolescente raciste et négationniste, les différences idéologiques font obstacle. Il s'efforce de comprendre cette jeune pensée dépourvue de nuances et d’entamer avec elle un dialogue à travers les livres et la musique. Schlink continue de farfouiller chaque recoin de l’identité allemande pour nous livrer une littérature unifiante et qui toujours interroge toute forme de radicalité.
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Profondeurs

Par Henning Mankell
(3,0)
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Comme toujours on entre dans l'univers de Mankel avec l'assurance d'un plongeon dans le côté sombre de l'humanité. Mais là ça ne commence pas par des meurtres. On est à bord d'un bateau qui sonde les fonds de la mer Baltique alors que la guerre de 1914 débute. Les glaces, la nuit, l'inquiétude dominent les «profondeurs» balayées par les vents. Débarqué sur une île déserte, il fait la rencontre d'une femme solitaire. Il tombe en amour alors qu'il écrit des lettres à sa femme où il s'invente des missions secrètes pour retourner voir son amante. Jaloux d'un déserteur allemand, il le noie. Il aura deux filles, une avec chaque femme auxquelles il donne le même nom Laura. Sa femme découvrant ses mensonges le retrouve et devient folle alors que son amante le fuit avec sa fille et sa femme. L'épilogue, prévisible, laisse un goût amer devant ce portrait d'un homme qui se mentait à lui-même. Un bon Mankel, différent des enquêtes de Wallander, mais aussi envoutant. Février 2024
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Cette nuit-là

Par Linwood Barclay
(5,0)
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Belle découverte que ce romancier qui tient en haleine du début à la fin. Scénario complexe et bien articulé avec des personnages attachants et crédibles. 25 ans après la disparition de toute sa famille, une émission de télé ramène dans l'actualité le mystère irrésolu à cette femme devenue maman et toujours inquiète. C'est son mari qui raconte, alors que des meurtres de proches sèment l'inquiétude. Jusqu'à la fin on ne se doute pas des liens complexes entre les différents éléments. Excellent thriller.
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La gifle

Par Christos TSIOLKAS
(3,0)
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On s'ennuie dans ce roman aux personnages peu inspirants et pétris de contradictions en attendant de connaître les conséquence dramatiques de la gifle lors d'un barbecue. Il n'y en a pas...Le plus intéressant est la sociologie de l'Australie actuelle que la vie des personnage met en scène, celle de la diaspora grecque, des hindous, des expats revenus et des mâles en manque d'alcool et de sexe. Les personnages féminins sont plus authentiques mais que de longueurs dans les papotages de la jeune ado Connie! Et puis, la construction du récit avec le psychodrame en ouverture et ensuite 80 pages pour chacun des acteurs laisse perplexe. L'inverse, voir venir la gifle, aurait peut-être rendu tout ça plus captivant ?
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Les grandes blondes

Par Jean Echenoz
(4,0)
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Alors que l'intrigue, sous un air faussement policier, est délibérément présentée par leurs acteurs comme sans aucun intérêt, on avale ce petit roman avec un plaisir irrésistible tant l'écriture est savoureuse, drôle, surprenante, remplie de subtilités craquantes. Des passages d’anthologie comme lorsqu'un détective privé trouve que tout miroir d'ascenseur le vieillit, ou lorsque la fameuse blonde recherchée sort de la cabine d'essayage accompagnée d'un cortège d'éléphants, sans parler des dialogues brefs dont les bifurcations inattendues font éclater de rire. Un régal, comme les autres romans de JE.
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Replay

Par Ken Grimwood
(4,0)
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Ce qui étonne dans ce roman où le personnage principal meurt dès le début et se retrouve 20 ans plus tôt tout en gardant la mémoire de son ancienne vie, c'est que l'on garde l'intérêt au fur et à mesure de la répétition de ce phénomène. Non seulement on y croit mais on s'attache à cet amoureux et aux femmes qu'il retrouve désespérément. Les références aux événements historiques (assassinat de Kennedy, premier alunissage, etc.) viennent renforcer le réalisme du récit qui aurait pu devenir artificiel. Pénétré par ces vies qui se retournent sur elles-mêmes, on se prend à partager les réflexions des acteurs sur les hasards du temps, l'amour, la fidélité, la société, le deuil, la vie en général dans ce qui a parfois l'allure d'un thriller tellement plausible. Une réussite.
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Piège Nuptial

Par Douglas Kennedy
(3,0)
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Court roman d'un américain kidnappé par une femme au milieu de nulle part en Australie. Drogué, il se retrouve marié et prisonnier dans une communauté où des hommes brutaux font la loi. Le voyage dans ce bout du monde aride et hors du temps donne, j'imagine, un aperçu d'un visage de l'Australie où peut se tramer ce genre de scénario tordu. Les personnages sont bien crédibles mais le sort de cet américain est un peu tiré par les cheveux. Pas le meilleur de Douglas Kennedy.
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Léviathan

Par Paul Auster
(5,0)
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La version qui n'intéresse personne

Par Emmanuelle Pierrot
(4,21)
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Roman éprouvant et terriblement attachant, comme Sacha, son personnage, rejetée par ses ami(e)s, son milieu d'adoption, la gang de marginaux de Dawson City au Yukon. On ne peut pas quitter ce récit vivant, émouvant, de la vie de cette jeune femme «folk-punk» aux cheveux roses - comme les aurores boréales où elle a rêvé au bonheur avec son chien malamute - alors que via Facebook, ses amis, son copain d'enfance, ses partenaires de randonnée, d'impro musicales la rejettent, la menacent, l'agressent. À leur différence, elle travaille, ne prend plus de drogue dure, ni trop d'alcool. Comme la narratrice, on cherche de l'air pour respirer tant le récit, sans pathos, mais cru, détaillé, très actuel, traduit bien les émotions qui traversent cette femme victime de vouloir se tenir debout contre les mensonges et le rejet d'un milieu qu'elle aimait. À la fin, la pandémie où toutes les portes se ferment souligne en contrepoint l'impasse dans laquelle Sacha se retrouve. Roman coup de poing très réussi, en particulier dans la description et les dialogues des personnages ambivalents de cette communauté marginale. Car ils ne sont pas noir et blanc. Ils cherchent une complicité dans le no futur d'un monde près de la nature, l'amour libre, la musique, ils sont connectés, épris de liberté, non genrés et pleins de contradictions.
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Peste et choléra

Par Patrick Deville
(4,0)
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À travers la vie aventurière de ce chercheur passionné, une leçon d'histoire écrite de façon originale (Prix Fémina 2012) où les époques se culbutent avec l'apparition épisodique d'un «fantôme du futur». Yersin vécut au carrefour d'une époque qui croyait à la libération de la modernité. Alors que deux guerres effroyables maquaient la moitié du XXème siècle, Yersin créait un paradis artificiel sur les montagnes qu'il avait découvert au Vietnam, se passionnait d'orchidées, de météo, de radio, d'astronomie, de mesure des marées... Résumé de l'éditeur : Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené la vie la plus mouvementée. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise. Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur.
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Contrecoup

Par Rachel Cusk
(3,0)
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Comme après un tremblement de terre, les effets secondaires d'une séparation sont brutaux, présentés ici sans liens ni transitions. Ce sont des tranches de vie, des réflexions, des récits, des rencontres qui se bousculent sans prévenir, parce que la vie continue, hachée, tendre et sans merci. Pourtant, il n'y a dans ce récit discontinu pas de lamentations, juste une révolte salvatrice et féministe qui permet de faire face. J'ai beaucoup aimé les références aux tragédies grecques et la sensibilité à fleur de peau du texte qui transpire d'un vécu autobiographique ébranlé qui ne se laisse pas abattre face au chaos de sa vie. Original et bien écrit.
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Que notre joie demeure

Par Kevin Lambert
(3,53)
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Expiation

Par Ian McEwan
(4,0)
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