Activités de Marc-André Lapalice

Voici les activités récentes de Marc-André Lapalice :

Marc-André Lapalice a commenté ce livre

Événement (L')

3 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre

Un chef d'oeuvre du récit de soi que devraient lire tous les conservateurs qui s'opposent au droit à l'avortement.

1 commentaire plus ancien
Marc-André Lapalice a commenté ce livre

Faux départ

1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre

Avec Faux départ, Mario Messina nous livre un premier roman puissant et désanchanté. Dans la tradition du roman d'apprentissage, ce dernier raconte l'histoire d'amour foireuse d'un expatrié colombien et d'Aurélie, une jeune étudiante en droit, puis l'installation de cette dernière à Paris et son désir de s'y faire une place. Le parallèle avec Houellebecq, souligné par plusieurs, tient à un regard sociologique impitoyable sur le monde du travail dans la France d'après la crise de 2008 et à un attachement pour la misère affective et sexuelle de ses contemporains. Toutefois, à la différence du romancier, qui met en scène des personnages indépendants de fortune, Marion Messina s'intéresse à la classe ouvrière et aux laissés pour compte de la mondialisation et des aléas de la haute finance. La lectrice ou le lecteur qui n'est pas un peu familier avec le monde du travail en France risque d'être parfois un peu perdu bien qu'il comprendra sans peine le désarrois général dans lequel est plongée toute une génération. J'attends son prochain livre avec impatience!

Marc-André Lapalice a aimé ce livre

Le sang des pierres

1 personne apprécie ce livre

Marc-André Lapalice a commenté ce livre

Quand le cerveau devient masculin

1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre

La question des différences cognitives et comportementales entre les sexes font l'objet de virulents débats. D'une part on retrouve le point de vue socioconstructiviste (défendu en France par Catherine Vidal ou Odile Fillod, et en Angleterre par Cordelia Fine) pour lequel ces différences s'expliqueraient exclusivement par l'influence sociale, grâce à la plasticité cérébrale. Les recherches menées par la grande majorité des biologistes seraient empreintes de biais sexistes, et, par conséquent, il faudrait rejeter leurs résultats. D'autre part, on retrouve la plupart des chercheurs et chercheuses, dont l'auteur de ce livre (de même qu'en France des gens comme Franck Ramus, Nicolas Gauvrit, et aux États-Unis, Margaret Mccarthy), pour qui ces différences ont un fondement biologique. Si dans son essai, Balthazart ne nie pas l'importance de l'éducation et de la culture dans la genèse des différences entre les sexes (il va jusqu'à dire qu'elles « jouent un très grand rôle », « peut-être même le plus grand » p. 22.) ces dernières n'expliquent pas tout. S'en suit une présentation éclairante, mais parfois un peu répétitive, des origines génétiques, épigénétiques et surtout hormonales du « cerveau masculin » (le cerveau se féminisant par défaut en l'absence de certaines hormones). L'ouvrage de Balthazart offre toutefois un portrait nuancé de ces différences. En effet, les écarts observés entre les hommes et les femmes dans leurs performances à certains tests cognitifs (à l'avantage de l'un ou l'autre sexe) sont globalement minces (leur taille d'effet est faible) et les différences de comportement se constatent surtout dans les extrêmes. C'est le cas par exemple de l'agressivité où les hommes sont pratiquement les seuls représentés passé un certain seuil. L'auteur rappelle à de nombreuses reprises son soutient à la cause féministe (il dénonce la domination patriarcale qui s'exerce depuis des millénaires et défend l'égalité homme/femme) et soutient que jamais ces différences ne devraient servir de prétexte à l'élaboration de politiques discriminatoires. Socioconstructivisme ou origine biologique, il est néanmoins difficile pour le lecteur lambda de savoir à quelle thèse apporter crédit. Un élément me fait cependant pencher en faveur de la seconde. Comme l'écrit Balthazart : « On imagine mal comment tous les déterministes biologiques de contrôle de la différenciation des sexes qui se sont développés et ont été sélectionnés pendant 3.5 milliard d’années d’évolution de la vie sur Terre aurait pu subitement disparaître chez l’humain, alors qu’ils sont bien présents chez tous les mammifères, y compris les primates. » (p. 236).

Marc-André Lapalice a aimé ce livre

Quand le cerveau devient masculin

1 personne apprécie ce livre

Marc-André Lapalice a aimé ce livre

Requiem pour l'espèce humaine

1 personne apprécie ce livre

Marc-André Lapalice a aimé ce livre

Frankenstein lui a échappé

1 personne apprécie ce livre

Marc-André Lapalice a aimé ce livre

L'Énéide

1 personne apprécie ce livre

Marc-André Lapalice a commenté ce livre

Permis de tuer? Masculinité, culture d'agerssion et armée...

1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre

Cet essai, à la fois bien écrit et bien construit, constitue une judicieuse analyse de la culture masculine d'agression qui règne dans les forces armées canadienne. Malgré tous ses mérites, Permis de tuer? n'échappe cependant pas au piège de l'explication monocausale. Si la construction sociale de la masculinité toxique joue pour beaucoup dans la violence exercée contre les femmes, elle ne ne saurait l'expliquer à elle seule (surtout dans des cas de meutres en série). L'agressivité est un phénomène complexe et, outre la sociologie, son étude doit tenir compte d'autres champs de savoir : neurosciences, sciences cognitives, biologie, psychiatrie, anthropologie, etc. Certes, l'autrice ne pouvait pas traiter de tous ces aspects dans le cadre de ce court ouvrage (tiré de son mémoire de maîtrise). Néanmoins, en écartant les explications psychologiques sous prétexte que ces dernières dépolitisent la question (ce qui n'est pas faux mais pas ne constitue pas une fatalité), le risque est de donner à croire qu'il suffirait de déconstruire la culture masculine d'agression pour mettre fin à la violence contre les femmes alors qu'il faut agir sur l'ensemble de ses causes. Je vous recommmande tout de même la lecture de ce livre!

Marc-André Lapalice a aimé ce livre
Marc-André Lapalice a aimé ce livre

Les limbes

1 personne apprécie ce livre

Marc-André Lapalice a aimé ce livre
Marc-André Lapalice a commenté ce livre

Quand je serai mort

1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre

Quand je serai mort offre une histoire policière divertissante et bien servie par le dessin de Réal Godbout, mais sans plus.

Marc-André Lapalice a commenté ce livre

Le coeur de l'Angleterre

3 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
1 commentaire plus récent

Plus d'une décennie après la publication de Bienvenue au club et Le Cercle fermé, Jonathan Coe ajoute un dernier opus à cette satire politique de l’Angleterre contemporaine. Si le lecteur retrouvera avec plaisir cette ironie qui a fait le succès du romancier, il regrettera toutefois l'abandon d'un des procédés sur lesquels elle repose : la variation des modes de narration. Dans les opus précédents, le récit se faisait en grande partie par le biais d'articles de journaux, de conversations téléphoniques ou de lettres que s'échangent les personnages. Le coeur de l'Angleterre dresse néanmoins un portrait impitoyable du racisme ordinaire qui a nourrit le Brexit, tout en écorchant au passage les travers du militantisme de gauche pour le droit à la différence. À lire !

Marc-André Lapalice a aimé ce livre

Quand je serai mort

1 personne apprécie ce livre