Julie Collin
Libraire @ Librairie Pantoute
Intérêts littéraires : Affaires et communications, Livre audio, Biographies, Cuisine, Essais, Jeunesse, Littérature, Vie pratique, Psychologie, Santé, Voyages, Sports, Science/Technologie, Loisirs, Langues, Informatique, Bande dessinée, Arts

Activités de Julie Collin

Julie Collin a apprécié et noté ce livre

Mes forêts

Par Hélène Dorion
(5,0)
1 personne apprécie ce livre
Julie Collin a apprécié ce livre

Mon chien-banane

Par Roxane Brouillard et Giulia Sagramola
1 personne apprécie ce livre
Julie Collin a apprécié ce livre

La grande métamorphose de Théo

Par Marzena Sowa et Geoffrey Delinte
2 personnes apprécient ce livre
Julie Collin a apprécié ce livre

Les oiseaux ne se retournent pas

Par Nadia Nakhle
1 personne apprécie ce livre
Julie Collin a apprécié ce livre

Voleur de sandwichs (Le)

Par André Marois et Patrick Doyon
(3,5)
1 personne apprécie ce livre
Julie Collin a apprécié ce livre

L'alerte au feu

Par André Marois et Célia Marquis
(4,0)
2 personnes apprécient ce livre
Julie Collin a apprécié ce livre

Enterrer la lune

Par Andrée Poulin et Sonali Zohra
(4,0)
2 personnes apprécient ce livre
Julie Collin a apprécié ce livre

L'homme qui tua Chris Kyle : une légende américaine

Par Fabien Nury, Brüno et Laurence Croix
(4,0)
2 personnes apprécient ce livre
Julie Collin a apprécié ce livre

La mort moderne

Par Carl-Henning Wijkmark
1 personne apprécie ce livre
Julie Collin a apprécié et commenté ce livre

Événement (L')

Par Annie Ernaux
(5,0)
7 personnes apprécient ce livre
4 commentaires au sujet de ce livre
1 commentaire plus récent
L’événement dont il est question est un avortement clandestin vécu par l’auteure en janvier 1964. Et malheureusement, le sujet est encore d’actualité. L’attente avant d’obtenir les résultats d’un dépistage de MTS replonge Annie Ernaux dans le stress de l’attente de l’annonce d’une grossesse potentielle puis dans l’attente d’un avortement clandestin vécu quelques décennies plus tôt, alors que c’était illégal de se faire avorter. Et c’était tout aussi illégal d’aider une femme à avorter, peu importe la nature de l’aide. On suit son histoire, à partir du moment où elle a du retard dans ses règles en octobre 1963. Elle obtient un rendez-vous chez le médecin. Annie Ernaux se base sur son agenda et sur son journal pour relater les faits qui se sont déroulés en 1963-1964. Cette exactitude est très importante pour elle. Elle documente les différents rendez-vous, les trajets dans les transports, les gens (sans jamais nous permettre de les identifier). Elle se replonge, dans la mesure du possible, dans les sentiments qui l’habitaient à ce moment-là. En conclusion, L’événement est le récit d’une étudiante qui ne connait rien à l’avortement et qui doit trouver, par elle-même et sans l’aide des internets, la façon de se débarrasser de « ça ». C’est une Annie qui doit patienter, dans l’inconnu et dans la peur. C’est une Annie qui doit mettre en pause ses études parce qu’elle n’est plus en mesure de se concentrer, elle qui pourtant était déjà une intellectuelle. C’est une Annie qui ne sait pas si les saignements sont normaux ou pas. C’est une Annie qui sera accompagnée par une personne avec qui elle ne pensait pas devenir amie. L’événement c’est aussi la fin de la vie de jeune fille. C’est la fin de l’insouciance. C’est la fin de la religion dans sa vie. À lire parce qu’on peut le lire sans craindre pour notre sécurité. À lire pour ne pas oublier. À lire par solidarité avec les femmes pour qui l’avortement se déroule dans des conditions dangereuses.
2 commentaires plus anciens
Julie Collin a apprécié et commenté ce livre

Tuer Vélasquez

Par Philippe Girard
(5,0)
3 personnes apprécient ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Alors qu’il est infographiste à Radio-Canada en 2000, Philippe Girard reçoit une requête, ce qui est à priori classique. Sauf que cette requête le replonge 17 ans plus tôt. En 2000, un prêtre québécois venait d’être arrêté pour pédophilie en France. Un prêtre que Philippe Girard a connu au début de son adolescence, dans la région de Québec. Un prêtre qui a continué de sévir parce que ses supérieurs ont fermé les yeux. L’été des 12 ans de Philippe est synonyme de plusieurs changements. Ses parents se séparent. Il déménage. Il débute le secondaire. Il doit se faire de nouveaux amis. Il n’est plus chez les Louveteaux. Sa mère, voulant l’aider à se créer de nouveaux repères, lui propose de joindre le groupe des Oies blanches qui est dirigé par un prêtre avant-gardiste. S’il se contentait de porter des jeans et des espadrilles, ça serait super, mais… Philippe ressent un malaise lorsqu’il est en présence du prêtre, mais est-ce justifié? Après tout, c’est un adolescent qui vit plusieurs changements et il pourrait très bien être en réaction. Je vous donne la réponse : son malaise est justifié. Le prêtre embrasse les garçons sur la bouche et apprécie la naturisme. Selon ses dires, il fait comme les Français et les garçons membres des Oies blanches doivent s’habituer s’ils veulent être à l’aise lors de leur futur voyage en France. Évidemment, un manipulateur tel que ce prêtre tisse sa toile. Il est sympathique avec les parents et obtient leur confiance. Il complimente les adolescents pour les amadouer. Il parle d’art avec Philippe parce que c’est un artiste. Et surtout, il demande aux jeunes de garder des secrets. De toute façon, leurs parents ne comprendraient pas. Et même la mamie de Philippe ne pourrait pas comprendre, selon le prêtre. Heureusement, les livres sont présents dans la vie de Philippe. Il y trouve des réponses. D’ailleurs, on voit très bien dans les cases que les aventures de Jack Bowmore fusionnent avec la vie de Philippe. De plus, il trouve la force de parler de la situation avec sa mère en fréquentant une librairie. En conclusion, c’est une lecture qui aborde un sujet difficile. Je me suis surprise à réagir fortement à un certain passage (que je vous laisse découvrir). Mais heureusement, j’ai ri à quelques moments.
Julie Collin a apprécié et commenté ce livre

Les gratitudes

Par Delphine de Vigan
(4,16)
7 personnes apprécient ce livre
10 commentaires au sujet de ce livre
2 commentaires plus récents
On pense qu’on a toujours le temps, jusqu’à ce qu’on réalise qu’on n’a plus le temps, justement. Dans ce roman, Delphine de Vigan nous transporte dans la vie d’une femme en fin de vie qui a envie d’exprimer sa gratitude avant qu’il ne soit trop tard. Michèle Seld, dite Michka, perd son autonomie. Elle est en fin de vie. Elle vit dans un EHPAD, le pendant français du CHSLD. En plus d’avoir à vivre plusieurs deuils liés au quotidien, elle souffre d’un début d’aphasie. Ironie : Michka a travaillé dans les mots pendant plusieurs années. La structure du roman est basée sur une alternance des points de vue de Marie et de Jérôme. Marie est une jeune femme que Michka a aidé dès son enfance. Jérôme est l’orthophoniste qui aide Michka à ne pas perdre les mots trop rapidement. Chacun d’eux donnent beaucoup à Michka, et elle leur donne beaucoup aussi. Michka aimerait partir en paix, mais elle a des remerciements à faire. Elle tente, pour une 2e fois, de retrouver le couple qui l’a sauvé pendant la Deuxième Guerre mondiale. Marie, pour l’aider (et tenter de lui redonner ce qu’elle a reçu de Michka au fil des années), publie de nouveau une annonce dans le journal Le Monde. Les dialogues de Delphine de Vigan représentent avec justesse la perte des mots. Souvent, je me suis sentie mal à l’aise, peut-être parce que je crains que ça m’arrive un jour. C’est pas facile de se montrer vulnérable. Parfois, les lapsus sont drôles ou très révélateurs. Et toujours, il y a du respect. Et de l’amour. N’ayons pas peur des mots!
7 commentaires plus anciens
Julie Collin a apprécié et commenté ce livre

Kuessipan

Par Naomi Fontaine
(3,53)
14 personnes apprécient ce livre
5 commentaires au sujet de ce livre
4 commentaires plus récents
Publié en 2007, Kuessipan est le premier livre de Naomi Fontaine. Lors de sa publication, l’autrice avait 23 ans. On a du mal à le croire lorsqu’on lit ce livre puisque son écriture dégage une grande maturité. Kuessipan offre une série de tableaux poétiques représentant des moments, des lieux, et surtout, des gens. Grâce à Naomi, on a accès à ce qu’il se passe dans les maisons. Et surtout, on est loin de ce que présentent les médias. Kuessipan est une invitation à découvrir Uashat, la communauté où Naomi Fontaine a passé les premières années de sa vie. Kuessipan est aussi une invitation à ne pas porter de jugements sur certaines situations qu’on pourrait regarder de haut, comme les grossesses à l’adolescence.
Julie Collin a apprécié et commenté ce livre

Je suis une maudite sauvagesse

Par An Antane Kapesh
(4,18)
11 personnes apprécient ce livre
9 commentaires au sujet de ce livre
5 commentaires plus récents
J’ai entendu parler de ce livre la première fois autour de 2005. Je le connaissais comme un livre très pertinent, mais très difficile à se procurer. En effet, ce livre publié en 1976 était épuisé et jamais réimprimé, jusqu’à ce que l’autrice Naomi Fontaine fasse des démarches auprès de la famille d’An Antane Kapesh et de Mémoire d’encrier. Le livre est en innu et en français. La réédition de Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse fut l’occasion d’améliorer les textes afin d’augmenter leur lisibilité et leur véracité. Dans cet essai, An Antane Kapesh s’exprime sur plusieurs sujets qui ont des impacts sur la vie des Innus, comme l’alcool, la chasse, l’éducation et comment les Innus sont dépeints dans les médias et dans les films. Merci à Naomi Fontaine, à José Mailhot, à l’équipe de Mémoire d’encrier et à ceux et celles qui se sont impliqués d’avoir rendu Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse disponible. À lire parce que An Antane Kapesh nous parle et que nous nous devons de l’écouter.
3 commentaires plus anciens
Julie Collin a apprécié et commenté ce livre

Carnet de parc

Par Véronique Grenier
(4,0)
6 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
Le parc dont il est question dans ce merveilleux petit livre est un lieu où on peut se retirer pour éviter que les soucis s’accumulent. Pour ne pas tasser une crise existentielle sous le tapis. Pour régler une situation à la fois plutôt que de voir les problèmes s’accumuler. Un lieu pour tester son envie de vivre et pour réfléchir. Chaque « chapitre » débute par le même paragraphe. Paragraphe qui se rétrécie d’une phrase à chaque fois. Je l’ai vu comme une façon de nous montrer qu’on tourne en rond, mais que la douleur diminue. Un personnage tente d’influencer les gens qui fréquentent le parc : On. Est-ce les pressions qu’on se met et que les autres nous mettent? Est-ce les gens qui donnent des conseils, parfois non sollicités, pour nous aider? Est-ce les solutions supposément universelles? Les phrases du genre ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort? Je vais le garder précieusement pour ma prochaine crise existentielle.
1 commentaire plus ancien
Suggestions de lectures pour Julie Collin

Voici des recommandations de livres personnalisées pour Julie Collin.

Par Fabrizio Dori
Éditeur SARBACANE
Paru le 12 février 2019
Par Karl Ove Knausgaard et Marie-Pierre Fiquet
Éditeur DENOEL
Collection Mon combat
Paru le 21 janvier 2019