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Le livre errant

Par Jean-Marie Kerwich

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Le livre errant

Par Jean-Marie Kerwich
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On suit, de fragment en fragment, la vie de ces pages perdues dans la ville. Dans les rues un carnet se perd, quelques pages imprimées traînent dans les poubelles, aux pieds des murs. Il y a quelque chose d’aérien dans tout ça, de planant. On ne sait pas vraiment où on est, mais on suit avec plaisir l’auteur dans son exploration. J’aime la poésie de ces lieux insignifiants. La langue est directe et touchante, des mots du quotidien qui s’entremêlent joliment. On plonge avec plaisir dans ce monde de la rue, rude et inquiétant mais ponctué par les mots d’autres auteurs. Chaque fragment respire la vérité, le vécu. La force de cette langue est assez incroyable, on sent un amour profond de la littérature. J’aime qu’elle soit vue comme seul luxe pouvant s‘enfuir et errer dans la rue. Cet ouvrage est paru chez Mercure de France, avec une jolie couverture bleue ciel, l’ouvrage est vraiment agréable ? Je serais curieuse de lire « l’évangile du gitan » du même auteur, j’aime son langage, j’ai envie de savoir comment il parle de son peuple…
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Le clan des Otori T.1 : Le silence du Rossignol

Par Lian Hearn
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Ce premier tome est très prenant : j’ai été happée dès le début. Je n’ai pu le lâcher qu’une fois fini… pour aller emprunter les tomes 2 et 3 ! On suit un jeune homme qui se découvre des talents incroyables, mais plus que ça on suit le devenir politique d’un empire qui prend l’eau de tous côtés. Cet aspect est très développé et vraiment intéressant. On entrevoit des massacres ethniques (#laJoie) tout en ressentant bien la peur qui les provoque. On voit les hommes d’armes inoccupés, les moines protégeant leur savoir, on sent ce peuple nombreux et craintif. La « réalité » de ce pays est renforcée par la précision d’évocation des paysages très japonisants. Tous les personnages sont très humains et nous pouvons nous intéresser à chacun. Il y a de très nombreuses pistes qui sont ouvertes et qui donnent envie d’être explorées, notamment dans les vies des personnages/groupes secondaires. Je pense qu’on en saura effectivement plus dans la suite, mais pour un premier tome je trouve ça très judicieux d’éveiller ainsi ma curiosité ! Je n’attendais pas à grand-chose de cette série qu’on m’avait tellement conseillée que je n’avais presque plus envie de la lire… Pourtant je vais rejoindre les hordes conseillant envers et contre tout cette série ! Ce qui tient beaucoup à l’écriture de Lian Hearn, on est happé ! Elle ne nous laisse que très peu d’espace pour fuir et mêlant descriptions et actions (même quotidienne) nous donne l’impression de voir véritablement ce qui se passe. Dans la vraie vie nous ne différencions pas nos perceptions, les mêler par écrit est assez envoutant.
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Le clan des Otori T.1 : Le silence du Rossignol

Par Lian Hearn

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Éloge de la lecture : la construction de soi

Par Michèle Petit
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Je vous ai parlé de mon amour pour les gens qui parlent de la lecture et des livres. Dans mon parcours d’exploration de ces livres je trouve parfois des gens avec qui je ne suis pas d’accord ou avec qui je n’ai pas d’affinités… Le livre dont je vous parle aujourd’hui en fait partie. C’est une réflexion sociologique sur la lecture et ce qu’elle apporte aux classes sociales « défavorisées ». J’ai trouvé qu’il y avait pas mal de répétitions et parfois des clichés notamment sur la place des femmes. Vous savez ces personnes qui lisent beaucoup… visiblement juste parce que ce sont des femmes. Comme elles ne réussissent pas leurs vies et n’en sont pas contentes, elles s’évadent dans des romans (coucou Miss Bovary…). Quand ce n’est pas pour ça, c’est parce qu’elles sont « plus studieuses », bah oui une fille c’est calme et sage donc ça lit… hum… C’est un peu pareil à mes yeux pour ce qui est de la vision sociale… Ce n’est pas mon rayon de classer ainsi les gens, même si c’est souvent nécessaire pour comprendre notre monde. Et je ne sais pas si la bibliothèque où je travaillais était particulièrement hors du monde mais je ne voyais pas que des filles, et le panel de classes sociales étaient très varié, on avait beaucoup de gens de la ZUP (bon je sais leur zone d’habitation n’est pas une définition tout ça) et nombre d’entre eux étaient de gros lecteurs (à moins qu’ils empruntent des livres qu’ils ne lisent pas ?). Bien sûr elle doit en savoir plus que moi mais je ne me suis PAS DU TOUT retrouvée dans cet essai. Alors que je suis une grande lectrice. C’est un peu dommage mais tant pis, je suis contente de l’avoir lu : je pense avoir atteint avec ce livre une contradiction vraiment forte de mon opinion. Finalement c’est un livre intéressant… mais il en existe de tellement meilleurs !
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Notes sur la suppression générale des partis politiques

Par Simone Weil et François L'Yvonnet
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L’existence des partis nous semble évidente. Vraiment ? Pourquoi donc ? Parce que l’on vit avec depuis longtemps, depuis « toujours » pourrait-on dire… Alors on n’essaie pas de trouver un autre système, on se dit que c’est un mal pour un bien, que c’est grâce à eux qu’on peut rentrer dans « la machine politique » et « faire quelque chose ». Vraiment ? Je veux dire, est-ce qu’entrer dans l’institution la fait changer ? C’est ce que se demande Simone Weil dans ce court essai. Sans doute pas son texte le plus pertinent mais j’aime la réflexion : il est pour moi tout à fait nécessaire de tout remettre en cause tout le temps. Surtout quand ces « choses » ne marchent pas bien … alors quand j’ai vu ce petit Allia entre deux essais pompeux sur notre république, j’ai craqué (et laissé en place ces gros livres qui voulaient sauver le monde en changeant des virgules). Bien sûr il n’y a pas grand chose de révolutionnaire dans ce texte, c’est pourtant un bon support de réflexion ! « Il n’y a rien de plus simple que de ne pas penser », notre enlisement dans la hiérarchie des partis l’illustre bien ! Sur le fil entre nécessité de créer des mouvements de « masses », de rassembler les individus, et formation qu’ils apportent. Forçant leurs membres à adhérer à des idées qui ne sont pas les leurs et à les défendre en public… illustrant à merveille la figure du Menteur qu’on leur prête volontiers. Elle arrive donc à la conclusion qu’il faut les destituer et que chacun se regroupe librement dans un mouvement perpétuel en fonction des affinités face à tel ou tel problème/question. Non pas dans une institution fixe, mais dans un système d’alliances temporaires et souples. A mes yeux, ces quelques pages sont une amorce pour parler des partis, de leur importance fictive ou réelle, et de ce qu’on aimerait en faire. Ce que chacun de nous peut faire pour, avec, contre, ou simplement les ignorer. Un texte important, accessible, à relire d’urgence !
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Le livre des livres perdus

Par Giorgio Van straten
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Un ouvrage parlant d’ouvrages qui n’ont pas existé, c’est intriguant. Encore plus quand l’un de ces ouvrages est de W. Benjamin ! J’ai donc plongé dans ce petit livre, format poche et assez étroit, avec des rabats, un bel objet vraiment ! (paru chez Actes Sud) L’auteur nous raconte huit histoires, certaines vraiment improbables, d’autres assez banales (comme un manuscrit perdu). Je n’en dévoile pas trop, l’intérêt étant vraiment dans ces nouvelles, et comme elles sont très courtes, je vais éviter de tout détailler. C’est vraiment un ouvrage qui s’inscrit bien dans une bibliothèque de passionné, mais je ne le conseillerais pas à tout le monde. Les nouvelles sont assez inégales : cela fait un certain temps déjà que je l’ai lu et je ne garde pas une vision précise de l’ouvrage. Plus une impression émerveillement, un peu comme une chasse au trésor, quelque chose d’intime. J’aurais aimé qu’on me le lise au coin du feu, un soir d’hiver. Il y a quelque chose de cocooning dans ce volume, que vous pourrez offrir à vos proches bibliophiles au prochain Noël.
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Le clan des Otori T.3 : La clarté de la lune

Par Lian Hearn
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J’aime ce tome parce qu’il conclut bien les conquêtes entamées dans les tomes précédents. Cependant comme il s’attarde moins sur les personnages (et surtout sur les secondaires) et sur les paysages, ce n’est pas mon préféré. On est au cœur des combats, forcément le rythme s’accélère… et moi je voudrais laisser tous ces gens se battre et partir explorer la campagne avec les Invisibles. Je sais que ça ne tient qu’à moi mais j’ai fini par me lasser de l’angoisse permanente de cette prise de pouvoir. J’aurai voulu remonter sur la montagne et prendre le temps de contempler ces Trois Royaumes. Certains sous-entendus, notamment religieux sont ici appuyés et en quelque sorte expliqués ce que j’ai trouvé dommage : j’aime bien garder des pistes à explorer, floues, qui permettent de comprendre à demi-mot l’auteure. On retrouve tout de même l’écriture fluide et prenante de Lian Hearn, ce qui est vraiment agréable et fait passer le livre à toute vitesse. Cependant on est content de savoir que deux autres tomes complètent l’univers, j’ai envie de retourner dans cet univers. La séparation va être rude ! Je suis néanmoins vraiment contente de la « fin ».
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Le clan des Otori T.3 : La clarté de la lune

Par Lian Hearn

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Paris-Brest

Par Tanguy Viel

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Paris-Brest

Par Tanguy Viel
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J’avais envie de retrouver un peu d’air salé. Je ne pouvais pas rentrer chez moi, du coup j’ai plutôt pris un Tanguy Viel. Ce livre précède Article 353 du code pénal, on retrouve les mêmes personnages : la famille Kermeur par exemple. On retrouve la ville qui vit doucement. C’est un autre contre-champ de ce roman. On vit une jolie mise en abîme : le protagoniste écrit un roman sur sa famille, roman qui doit ressembler à celui qu’on lit nous-même. On replonge dans le microcosme Brestois entre marins et ouvriers du chantier naval. C’est agréable de voir ce qui s’est passé avant (oui je n’ai pas eu le bon ordre de lecture). Le ton est vraiment agréable : cette fois on est dans la tête d’un homme qui revient à Brest après un long exil à Paris, qui nous raconte la vie de sa famille quand il avait 17 ans. Juste avant qu’il parte. Juste avant qu’il ne supporte plus cet ambiance et ce temps. C’était le grand ami d’Errant, le fils Kermeur, et le livre s’arrête avant la « bêtise » de celui-ci. On sent leur révolte latente, on sent la force de ces jeunes gens. On sent bien les « luttes de classes » dans cette petite communauté : le mépris des plus riches, la méfiance des plus pauvres… C’est évoqué, posé là par le regard du narrateur. Il est plus observateur qu’il ne pourrait le sembler, il remarque les choses et les énonce sans forcément les investir de l’importance qu’elles ont véritablement. J’aime beaucoup explorer les entrailles d’une société, presque close, par les yeux même de ses membres. Les lieux sont parfaitement décrits, surtout ce bout de bout du monde où la famille du narrateur s’est installée. On sent encore une fois la marée et le vent… Un peu moins viscéralement que dans 353 mais cela tient à la part du roman qui se passe en centre-ville, donc un peu plus loin des mouettes (qui reviennent s’installer au cœur des moments qui nous sont contés). Ce livre est paru chez Minuit, et il existe en poche ! (bon j’aurais préféré l’avoir en grand, mais des fois faire un caprice n’est pas une solution d’avenir haha). Et l’édition poche est vraiment agréable ! Le lettrage est très bon : la lecture est très agréable.
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Paris-Brest

Par Tanguy Viel

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