Activités de Maxim Roy

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Saint-Jambe

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Ce premier roman d'Alice Guéricolas-Gagné, ce n'est pas un premier roman. Peut-être un troisième ou un quatrième, mais il ne paraît pas comme l'ouvrage initiateur qu'il est. En effet, dans Saint-Jambe, la jeune autrice éblouit. Elle enchante avec sa diversité langagière moderne et sa métamorphose du mythique quartier Saint-Jean-Baptiste de Québec, qui devient une commune érudite, élitiste, recluse : « Le monde entier au creux de notre Saint-Jambe. » (p.11). Un immense champ lexical englobe l'entièreté du roman : celui de l'unité, de la communauté, où on sent une grande critique sociétale. On se laisse complètement emporté par l'imaginaire débordant d'Alice Guéricolas-Gagné et son texte immensément riche. Des membres qui guérissent les égarés à l'aide de la poésie, la personnification des objets, des anecdotes historiques formant la mythologie de cette micro-société, c'est que l'autrice nous offre. Roman qui propose le bris de l'ordre social afin de mieux se réinventer, pour sa propre survie. À lire d'un seul trait !

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Frayer

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Ce recueil poétique de Marie-Andrée Gill rend honneur à tout un peuple, le peuple autochtone. L'autrice souligne l'historique de sa communauté, ses maux, sa progression dans le temps. Il faut lui donner, elle célèbre son peuple et présente son optimisme face au futur de celui-ci : « nous sommes le monde / mais nous le savons pas » (p.47). Cependant, elle le fait avec une habileté langagière et une démarche littéraire douteuses et discutables. En effet, son texte est rempli de métaphores souvent vulgaires pour aucune raison précise. Gill, par exemple, raconte un matin typique dans la réserve où elle habite : « Je me suis levée de bonne heure pour regarder / le soleil fourrer avec le lac [...] » (p.29). La vulgarité dans le second vers n'est pas agréable ni nécessaire. On sent que l'autrice souhaite seulement sortir des sentiers battus et choquer le lecteur moyen. De plus, Gill assemble beaucoup de références culturelles québécoises à des termes abstraits et imprécis, ce qui est insuffisant pour créer un poème qui se tient et chargé de sens, même si celui-ci est dit moderne et sans règle : « en frottant des ballons sur nos cheveux / nous étalerons un peu plus de ketchup / sur la chair malade de l'homme / et mettrons au monde un printemps / de seven-up dégazé » (p.68). En somme, Frayer nous parle honorablement d'identité collective, de rêves et d'ambitions et réussit tout de même à charmer avec ses quelques métaphores remarquablement touchantes, qui rajoutent de la profondeur au texte.

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La bête à sa mère

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Vi

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Saint-Jambe

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L'oeil soldat

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Saints-Damnés

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On voit l’évolution et le désordre des laideurs les plus dérangeantes, enfouies dans ce village damné. Les mille et un malheurs de ce village inconnu atteint d’une malédiction certaine sont dévoilés. Le fondement de ce roman, qui présente une forte ressemblance au conte et qui y fait référence à plusieurs endroits : la quête identitaire. La recherche de soi quand on partage une similarité inquiétante avec une personne que l’on méprise, que l’on craint, que l’on maudit. Si on prend en compte que Saints-Damnés est le premier roman de Marie-Laurence Trépanier, le travail est bien fait. Son écriture est simple et efficace, la lecture est extrêmement fluide, on lui accorde. Par contre, c’est peut-être trop simple. Dans le sens où son style peut être qualifié d’impersonnel, de froid, en plus de mélanger le lecteur avec sa temporalité difficile à suivre. En voulant démontrer toute la noirceur de ses personnages, l’autrice est tombée dans le piège de ne pas bien exprimer l’émotion propre du livre. Elle cite les faits, fait usage de sa belle diversité langagière, mais elle penche pour le côté factuel au lieu du côté émotionnel, ce qui est dommage. Pour éviter cela, l’autrice aurait pu faire créer au moins 3 ou 4 romans avec le contenu de celui-ci. Le récit est très dense, même surchargé ; le lecteur se sent saturé à la fin du récit.

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L'oeil soldat

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Ce court recueil poétique de l’auteur saguenéen sait définitivement captiver et transporter ses lecteurs. Il nous fait réfléchir, nous bouscule et nous chamboule avec la véracité de son (ses) message(s). Larry Tremblay utilise avec discernement la question rhétorique, qui s’avère être la méthode pour tourmenter la plus efficace et la plus puissante, si notre but est de dénoncer comme le fait si bien l’auteur. Il introduit sa morale en nous posant des questions de manière figurative : « S’il y a Dieu / il y a Diable / Qui me prouvera/ que l’un n’est pas l’autre ? / Qui est celui/ qui habitera mon cœur ? » (p. 18). On s’interroge et on se laisse secouer par les vers pleins d’antithèses : la fiction vs le réel, le bien vs le mal, avoir le choix vs être obligé : « Je gratte le mal / trouve le bien / Je gratte le bien / trouve le mal » (p. 17). L’œil soldat, c’est l’acquisition d’une violence non pas instinctive, mais introduite. Tremblay se fait, comme toujours, moralisateur (dans le bon sens !) avec sa critique du racisme, de la religion, de la guerre, de notre perception de ce qui est mal et de ce qui est bien. Récit poignant, calculé, juste.

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