Activités de André Lebeau

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Si c'est un homme

Par Primo Levi
(3,85)
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Dans « Si c’est un homme » (1958), Primo Levi raconte sa déportation et les conditions physiques et psychologiques atroces dans lesquelles il a vécu — survécu — dans le camp d’extermination nazi à Auschwitz. La particularité de ce livre réside peut-être dans le fait que l’auteur décortique et analyse — au-delà des souffrances physiques extrêmes causées par l’affamement et le travail forcé dans le froid intense qui mène inévitablement à l’épuisement, voire la mort — la terreur qu’un tel régime instille en chacun des prisonniers et qui fait d’eux des êtres complètement isolés psychologiquement et luttant seconde après seconde pour leur survie. C’est un autre livre nécessaire afin que l’histoire des camps d’extermination retentisse pour tous comme un sinistre signal d’alarme.
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Si c'est un homme

Par Primo Levi
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Par Primo Levi
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La nuit

Par Elie Wiesel
(4,0)
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Dans « La Nuit » (1958 et 2007), Elie Wiesel raconte sa déportation dans les camps d’extermination nazi d’Auschwitz et de Birkenau jusqu’à sa libération à la fin de la guerre. Ce récit d’un des pires drames de l’humanité — ils sont malheureusement si nombreux et tout aussi épouvantables les uns que les autres qu’il serait mal venu de vouloir les classer — m’a fait mieux comprendre que bien des documentaires toute l’horreur de ces camps de la mort où le quotidien était aussi épouvantable et aussi dur à supporter que l’idée même de finir un jour en fumée et de sortir du camp par la cheminée d’un four crématoire. Ce livre est nécessaire pour ne jamais oublier.
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La nuit

Par Elie Wiesel
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Le petit galopin de nos corps

Par Yves Navarre
(5,0)
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Dans « Le petit galopin de nos corps » (1977) — quel beau titre, quelle histoire et quelle plume ! —, Yves Navarre narre l’incommensurable amour de Joseph et de Roland dans un village du sud-ouest de la France au début du XXe siècle. Joseph est mort et Roland se remémore leurs amours à travers leurs lettres, leurs rencontres et tous les bonheurs qu’ils ont partagés. C’est assurément l’un des plus beaux romans d’amour de tous les temps. Savoir que tant de beauté m’attendait depuis si longtemps me chavire. Je ne peut que citer Navarre pour décrire mon émoi devant ce livre : « Je me sens comme ivre d’être là. » Que lit-on après cela ? Toute autre histoire d’amour me paraîtra futile. Il faudra que je dessaoule avant. Ou que je ne lise plus jamais de romans d’amour.
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Le petit galopin de nos corps

Par Yves Navarre
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L'homme au chapeau rouge

Par Hervé Guibert
(3,0)
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Avec «  L’homme au chapeau rouge » (publié à titre posthume en 1992), Hervé Guibert (1955-1991) signe le troisième et dernier volet de son histoire personnelle du sida. Ici, la maladie n’est pas à l’avant-plan comme dans « À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie » et « Le protocole compassionnel ». Il n’en trace pas moins le parcours d’un jeune homme malade, condamné, mais qui se sent vivre à travers son dada de collectionneur d’œuvres d’art. Même si j’ai été moins touché par ce livre que par les deux précédents, je le considère incontournable pour comprendre l’impact de la maladie chez ce jeune homme de 36 ans.
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L'homme au chapeau rouge

Par Hervé Guibert
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Protocole compassionnel (Le)

Par Hervé Guibert
(4,0)
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Dans « Le protocole compassionnel » (1991), la suite de « À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie » (1990), Hervé Guibert poursuit sa prenante histoire personnelle du sida. Il raconte la douleur, la rage et la tristesse d’un homme de trente-cinq ans dans lequel s’est greffé le corps d’un vieillard. Il nous partage aussi l’espoir qui l’anime lorsqu’on accepte de lui donner un nouveau médicament encore au stade de l’expérimentation, le DDI. Aux États-Unis, il a tué trois cents personnes qui se l’étaient procuré au marché noir et l’avaient utilisé sans connaître les doses, sans surveillance médicale, aveuglément, désespérément. En France, on le délivre aux malades qui sont à leur dernière extrémité, dans un protocole qualifié de compassionnel par les médecins. Hervé Guibert est un fin observateur non seulement de ce qui se passe autour de lui, mais aussi de ce à quoi les gens qu’il croise ou qu’il côtoie peuvent penser en sa présence. Son aspect physique altéré par le sida, décharné, quasi cadavérique, attire sur lui des regards curieux, inquisiteurs, parfois apeurés. C’est d’un hyperréalisme hallucinant.
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Protocole compassionnel (Le)

Par Hervé Guibert
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Protocole compassionnel (Le)

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Jardin d'Acclimatation (Le)

Par Yves Navarre
(5,0)
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Dans « Le jardin d’acclimatation » (Prix Goncourt 1980), Yves Navarre fait le portrait terrible d’un bourgeois qui fait pratiquer une lobotomie sur son fils cadet à l’âge de 20 ans pour l’empêcher de vivre son homosexualité, ce qui aurait pu faire scandale, nuire à sa réputation et à son accession à la fonction de Ministre dans le gouvernement. Le fils aura dès lors une vie végétative et sera envoyé par le père dans la maison de campagne familiale où il paiera des gens pour s’occuper de lui comme d’un animal. Plus personne n’ira le voir, ni le père ni la mère ni les frères ni la sœur. Vingt ans plus tard, ils se remémorent leur vie d’avant et d’aujourd’hui. C’est un roman sombre, certes, mais ô combien révélateur d’un père — reflet d’une société — qui tient la morale au-dessus de tout, peu importent les conséquences. Quel drame horrible ! Quel portrait de famille, de société ! Et quelle écriture magnifique avec tout plein de virgules qui donnent un rythme très particulier au texte ! Ah ! l’art de la ponctuation. Un livre à lire l’automne par des jours gris ou pluvieux, ou ceux froids de l’hiver, mais peut-être pas au printemps, jours de renaissance et d’espoir, ou lors des jours ensoleillés de l’été, ce serait trop léger, comme une injure. Oui, c’est quand l’hiver s’annonce qu’il faut lire ce livre, quand meurt l’espoir, que le pire est là, devant soi. C’est un peu ça, « Le jardin d’acclimatation ».