Activités de Murmures_numériques

Voici les activités récentes de Murmures_numériques :

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Gloutons & dragons T.1

Par Ryoko Kui
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Il est assez improbable et j’ai honnêtement hésité à commencer ce manga, une nouvelle série en cours… juste avant un déménagement… Mais les avis de la blogosphère ont fini de me convaincre : tout le monde semblait unanime ! Nous suivons des aventuriers dans un donjon : l’idée c’est qu’ils veulent affronter un dragon qui a mangé l’une des leurs (la soeur du chevalier-personnage principal). Ils n’ont plus rien et ne sont pas loin de mourir de faim… Ils décident donc de manger les monstres qui pullulent partout. Ce n’est pas de gaité de coeur et ils ne sont pas très doués… heureusement ils rencontre rapidement un nain cuisinier qui se joint à la troupe. Les dessins ne sont pas extraordinaires mais ils sont accrocheurs et efficaces. On est bien dans l’univers héroic-fantasy qu’on attend de ce donjon. C’est vraiment une drôle d’aventure ! C’est un plaisir de suivre cette vision assez improbable de cet univers : on n’est rarement dans l’optique de manger les méchants ! mais finalement pourquoi pas ? Tout cela naissant d’une véritable passion pour eux.. Il s’agit au final d’un manga atypique vraiment agréable à suivre, une super découverte pour moi ! Pour ce qui est de l’édition elle est vraiment pas mal ! je n’avais pas de manga petit format chez Casterman, et je n’ai rien a re-dire. Je peux même relever la jaquette « effet carton » mat, avec une texture vraiment sympa.
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Gloutons & dragons T.1

Par Ryoko Kui

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L'enfant et le maudit : Siuil, a Run T.1

Par Nagabe
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Ce premier tome est une merveille ! On est face à un conte tout en douceur et en retenue, un beau manga, vraiment ! On y découvre une petite fille vivant dans les bois avec un drôle d’humanoïde qui ne doit sous aucun prétexte la toucher (pas de déviance ici, juste une sorte de contagion qui les empêchent même de se donner la main). Elle semble avoir été abandonnée par sa famille et il l’a récupérée. Lui est un gentleman, visiblement très instruit, une sorte de docteur. Ce monde est médiéval à en juger par l’équipement des soldats et par le village. Cependant on en sait peu hormis que ce monde est scindé en deux : les humains et ceux qui ont été contaminé comme le Maître. La césure que l’on ressent est cependant plus entre l’innocence de la fillette, qui croit qu’on viendra la chercher, que les gens ne lui feront aucun mal, et la rudesse du Maudit qui a conscience du rejet, et qui tremble de l’enseigner à la petite. C’est un livre des contraires : tout y est altérité et opposition. C’est ce qui m’a plus. qu’il prend le temps de s’installer : le rythme est maitrisé de bout en bout et nous permet de nous installer dans cet univers qui nous est pourtant si étranger. J’aime ce temps : la gestion de la durée est très difficile surtout pour une série. J’espère que cela continuera pour la suite ! Les graphismes sont efficaces et détaillés.Surtout sur la forêt qui nous offre de beaux environnements. et des personnages expressifs et originaux. Le Maudit se permet des clin d’oeil direct au lecteur : il nous prend à témoin, vous qu’auriez vous fait ? On est mis face à notre impuissance dans une société qui a décidé de le rejeter. Ce tome est paru chez Komikku, et encore une fois ils ont fait un super boulot ! Le tome 2 est sortie en mai, mais je n’ai pas encore pu me le procurer… normalement bientôt je serai a la civilisation, et j’aurais accès a une Librairie haha
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L'enfant et le maudit : Siuil, a Run T.1

Par Nagabe

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Levius T.1

Par Hahurisa Nakata

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Levius T.1

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Levius T.1

Par Hahurisa Nakata
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Ce manga est le premier tome d’une série parue chez Big Kana. Je ne sais pas combien de tomes elle comportera, je n’ai pas particulièrement cherché je l’avoue (haha) On suit un jeune homme qui se passionne pour la boxe mécanique, un sport où le corps des combattants est amélioré grâce à des membres robotiques. Ils s’affrontent dans des arènes et les vainqueurs jouissent d’une certaine popularité (et de prix en argent qui leur permet de vivre et d’entretenir leur corps). Le héros est très jeune, ce n’est qu’un adolescent, d’apparence assez fluette, sa rage lors des combats n’en est que plus saisissante ! On apprend peu à peu à le connaitre, même si nous en découvrons finalement assez peu sur lui : des bribes sur la vie de ses parents, tout deux révolutionnaires, et sur l’univers. Si on sait pas grand chose des forces politiques à l’oeuvre on en sent la tension, comme on sent la violence qui bout dans la société civile. On aperçoit assez de pistes pour avoir envie d’explorer ce monde steampunk et espérer le comprendre. Pour cela le graphisme est au top : la ville et les environnements sont très attrayant et toujours suffisamment fournis en détails pour être crédibles et offrir de l’épaisseur à l’univers. Il rend également justice aux expressions des personnages, surtout à l’oncle du héros dont le charadesign un brin inhabituel avec son gros ventre et sa bouille de bon vivant. J’aime beaucoup ce personnage qui essaie tant bien que mal de protéger Levius. Un autre aspect de ce dessin m’a marqué : la gestion du flou. Au de la du trait dynamique, la profondeur est rendue par un travail de la focale, exactement comme en photographie, qui induit des zones de flou là où on ne fait pas la mise au point. Je trouve ça très intéressant d’employer ce principe pour de la BD. Ca change ! L’usage des trames est également bon, bien que plus conventionnel. L’édition est nickelle : rien à redire ! D’autant que j’aime particulièrement ce format un peu agrandit qui permet une meilleure appréciation des planches. Pour le coup le choix est judicieux ! J’ai eu ce tome pour les 48h de la bd il y a déjà un moment, les édition Kana le proposant à 1€ pour quelques temps : j’aime beaucoup cette action. Je ne pense pas que j’aurais remarqué ce tome sans elle, cependant je vais maintenant me procurer la suite !
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La menuiserie

Par Aurel

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La menuiserie

Par Aurel

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La menuiserie

Par Aurel
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On suit ici la fin de vie d’une menuiserie familiale aux alentours de Grenoble. Cela nous est raconté de l’intérieur : par les yeux du fils « qui ne reprendra pas la menuiserie ». Son père part à la retraite et aucune solution n’a été trouvée : pas de SCOP, pas de repreneur. Il va falloir fermer. On suit tour à tour les différents employés : ceux qui sont aigris, ceux qui rêve de la suite, chacun ayant ses raisons de ne pas reprendre l’ensemble. On découvre leurs histoires, leur intimité : celui qui passe son temps à s’occuper de ses arbres dans sa ferme, le passionné de course à pied, celui qui vient du Maroc et qui est prêt a bouger à nouveau, celui qui fait ça pour changer de commercial mais sans formation adéquate… Ils sont tous différents et vraiment crédibles, on sent la réalité des êtres qui les ont « inspirés ». Que ce soit sur les apprentissages, la transmission au sein de l’entreprise, les tensions qui sont nées avec cette fin. La force de cette famille, de sa famille, apparait doucement. La grand-mère qui a soutenue l’ensemble à la mort de son mari en trouvant toutes les solutions possible pour maintenir l’affaire à flot, le père qui a abandonné ses études d’ingénieur pour reprendre le flambeau… et les enfants qui ne s’en sentent pas les épaules, qui sont partis, qui ont fait d’autres choses de leurs vies. Il y a une sorte de tristesse dans cette fermeture, sue la perte d’un héritage humain concret qui créera un vide dans la région. Qui n’en a visiblement pas besoin ! Le dessin en noir et blanc est dynamique et efficace. Bien campé que ce soit sur les détails du métier ou sur les portraits. D’ailleurs à la fin on a une notice qui détaille bien les machines évoquées au fil du récit. Le découpage est assez classique mais efficace et permet de suivre l’ensemble facilement. Les textes écrits entre les chapitres complétaient aussi les témoignages en les détaillant, ça fonctionne bien ! On entre en empathie avec ce patron qui essai de faire ce qu’il peut, qui se déclare de gauche et qui essaie de faire au mieux pour ses ouvriers. J’adhère bien à sa vision de son travail, être un catalyseur entre clients et artisans. On voit ainsi son acceptation du pvc et de l’alu, des fenêtres toutes faites, etc. J’aime vraiment l’aspect familial et l’observation de la ruralité actuelle : ça se dépeuple parce que de fait, c’est plus simple d’aller en ville ou d’intégrer de grosses boites. J’aime cette honnêteté. L’observation est directe et semble juste, soutenue par le trait mordant de l’auteur. Il nous offre une vision réaliste du petit patron local, de l’entreprise à échelle humaine qui permet un travail de qualité bien que cher. Ce témoignage est intéressant ! parce qu’il nous parle vraiment de notre société, celle qui n’est pas « tendance » qui est simplement l’évolution historique qui meurt doucement… Un recueil historique qui nous attendrira dans quelques années. Il nous rappelle aussi que l’aventure se tente même avec un diplôme d’ingénieur et des études citadines, on peut partir reprendre la menuiserie familiale au fin fond de l’Ardèche. C’est d’ailleurs la conclusion de l’auteur.
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Alderamin on the Sky T.2

Par Bokuto Uno, Taiki Kawakami, Sou Sanba et Ryutetsu
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On reprend l’histoire là où on l’avait laissée : nos héros sont à la frontière et cherchent un moyen de rentrer chez eux avec la princesse. Ils s’en sortent. Mais la n’est pas l’intérêt de ce tome ! Je pensais qu’on passerait beaucoup plus de temps avec cette intrigue de frontière. et pas du tout ! Ils rentrent dans l’Empire et reprennent leur vie. L’enjeu est sur leur récompense,sur leurs projets. On en apprend beaucoup sur Ikta (notamment sur sa famille) ce qui lui offre une vraie épaisseur. On en sait toujours très peu sur la place de la science dans cet univers, mais on en apprend plus sur le fonctionnement politique global (c’est toujours ça). Je suis agréablement surprise par cette série, j’espère que ça va continuer. Pour ce qui est des graphismes, ils sont toujours bon, sans être absolument exceptionnels, ils font l’affaire. Je tiens quand même à souligner le charadesign de l’empereur qui m’a vraiment surprise et que finalement j’aime beaucoup (#moustache) ! Sur le rabais de la jaquette l’illustrateur nous confie adorer dessiner ces personnages « très humains surtout Matthew » et je suis assez d’accord ! C’est pour cela que l’équipe fonctionnent ils sont tous humains. Encore une fois le tome se conclut sur un suspens (merci Matthew) qui me donne vraiment envie de lire le tome 3 ! Au niveau éditorial : je n’ai toujours rien à redire et vraiment, j’aime vraiment les couvertures de cette série qui mettent en avant un personnage (Chamille pour ce tome 2) tout en laissant une place en arrière plan à un second (ici Ikta). Ce principe est conservé jusqu’au tome 6 (au moins) au Japon donc aucune raison que ça change chez nous ! J’aime bien aussi les symboles de chapitrage avec une rose des vents, c’est pas compliqué mais cet vraiment sympa ! Comme d’habitude je ne regarde pas d’animés et ne lit pas de light novels, alors soyez indulgents :p
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Désobéir

Par Frédéric Gros
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Frédéric Gros, je vous en avais déjà parlé pour Marcher, une philosophie (sorti en 2009), est prof de Philo à Sciences Po Paris. C’est dommage, j’aurais bien aimé l’avoir ! Un peu comme pour Marcher il s’agit ici d’une sorte de cours sur la désobéissance, l’ouvrage fourmille de références (heureusement les notes sont bien faites et l’explication est claire). Le tout découpé en chapitres assez courts et très articulés. En somme pour quelqu’un qui n’est pas expert de la question et qui ne tient pas à lire une vingtaine d’ouvrages sur le sujet avant d’en avoir une vision d’ensemble ce livre est une mine d’or ! En ce moment je vois passer pas mal de livres sur ce thème (mentionnons juste la parole contraire dont je parle par ici), je ne sais pas vraiment à quoi c’est du… peut-être à la nécessité criante de bouger ? C’est de ce postulat que part l’auteur : Comment faisons nous pour être si immobiles ? Pour accepter ainsi ? Les philosophes ne nous ont donc rien appris ? Finalement ce n’est pas la désobéissance qui est surprenante mais notre constance à supporter un monde qui part en vrille. L’obéissance, qui est tour à tour présentée comme un élément fondamental de la société, une aliénation ou une acceptation consciente est peut-être encore plus étudiée que son opposée. Car plus présente dans nos vies, par notre obéissance aux lois mais de façon plus insidieuse dans notre conformisme. On sent l’interrogation permanente de l’auteur nous rappellent du Reich à Antigone ce que l’obéissance donne : des bourreaux et des injustes. La paix clique mise en avant n’est pas forcément le synonyme idyllique du bonheur qu’on nous vend. Mais comment ne pas comprendre que ceux que cette paix place au plus haut de l’échelle, nous en vantent les vertus ? J’ai particulièrement apprécié les résumés qu’il nous offre, notamment de la pensée de Platon : l’écriture est si vive et légère ! On saute de Kant à Dostoïevski, de Thoreau à l’expérience de Milgram, tout ça sans que ça pose le moindre problème. Le tout avec ce qu’il faut de provocation pour réveiller le lecteur et le confronter véritablement à sa propre situation, plus efficacement (car plus contemporain) que le discours de La Boétie. Notre propre jugement est finalement le garde fou de notre comportement : pourrais-je vivre avec telle ou telle action sur la conscience ? Même en obéissant aux ordres qui me sont donnés, puis-je me pardonner mon action ? L’exemple de l’homme ayant fait les repérages pour le lancement de la bombe atomique à Hiroshima est frappant. J’ai obéis mais je ne peux le supporter : c’est MOI qui l’ai fait. Cet aspect de la réflexion m’a vraiment intéressée. Au delà de la classique accumulation de références, replacer l’individu conscient au centre me semble fondamental. Certes depuis l’école (coucou Kant) nous sommes formés à l’obéissance mais ce n’est peut-être pas la finalité absolue que cela semble être… Notre conscience (notre « bonne » conscience dirais-je) nous accompagnant également dans cette obéissance parfois nécessaire. Vivre avec soi est après tout une nécessité, autant se faciliter la cohabitation ! Le dernier chapitre m’a beaucoup plu, il résume très bien l’ouvrage Tout en reprenant l’avis réel de l’auteur, le « sourire de la pensée ». Ce n’est pas de ces ouvrages de philo qu’il faut reprendre 10 fois pour espérer parvenir à la fin (d’autant qu’il est plutôt court), C’est prenant et bien mené. Logique et rieur. Un peu dans la veine de « ceci n’est pas un manuel de philosophie » de Charles Pépin bien que ce dernier soit ouvertement plus scolaire. La simplicité d’accès de ce livre est un vrai point fort : parler philo sans devenir chiant c’est agréable ! Un ouvrage nécessaire que j’aimerais voir dans toutes les bibliothèques…
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Désobéir

Par Frédéric Gros

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Robot sauvage

Par Peter Brown
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Ce roman est paru il y a à peine quelques mois chez Gallimard Jeunesse. J’ai craqué quand je l’ai vu à la librairie jeunesse à coté de chez moi (il me semble également que le « Lire » de cet été en a parlé, quelque part). Son style épuré et son titre m‘ont vraiment intriguée ! L’idée d’un « robot sauvage » me parle : comment un objet aussi technologique peut retourner « à l’état sauvage » ? Peter Brown est d’habitude plus connu pour ses albums jeunesse. Mais cette fois il nous conte l’histoire de Rozzum 7134 qui, suite à un naufrage, se retrouve activée par des loutres… pour le moins surprises par leur découverte. Heureusement pour notre héroïne (car oui le robot est féminin) elle a été doté d’une intelligence artificielle lui permettant d’évoluer et de s’adapter. On la suit donc dans son évolution pour survivre dans ce monde plutôt hostile aux robots. Je trouve le jeu de pronoms véritablement intéressant : quand notre héroïne parle d’elle-même elle se genre au féminin, mais le narrateur prend souvent le masculin pour reprendre « robot ». Je ne m’étais jamais vraiment posé la question du genre d’un robot et je pense qu’en anglais le jeu serait avec le neutre, mais tous les animaux l’acceptent au féminin. Le fait de montrer aussi doucement aux enfants que c’est avant tout une question de perception de soi me plait beaucoup. Après tout, puisqu’elle n’a pas de distinction physique il n’y a aucune raison qu’elle soit masculine ! Elle s’inscrit peu à peu dans un rôle maternel : très bien ! Alors tous les animaux se lient à elle. J’aime cet appel d’espoir : quelque soit la perception qu’ils ont d’elle au départ ni ce qu’ils en pensent, quand la vie d’un petit est en jeu ils sont tous prêts à aider. Quoi de plus beau à transmettre ? Cependant les prédateurs existent et tuent, les animaux meurent, que ce soit par le froid, la faim, par accident ou que sais-je. La Nature n’est pas idéalisée et le processeur qui sert de cerveau à Roz énonce assez froidement les faits. Puisqu’elle l’accepte et ne le dramatise pas je pense qu’un enfant le prendrait également avec un certain recul. Cette vision est belle à offrir, la mort fait partie de la vie, surtout dans ces milieux sauvages où un rien peut mettre en danger l’équilibre de toutes ces vies. Si la nature a tout au long du roman cet aspect plutôt positif et doux, la « civilisation » revient avec toute la violence qui lui sied…Nous suivons par moment des animaux migrateurs qui rapportent sur l’ile les nouvelles du changement du monde extérieur, la violence humaine et le dérèglement climatique. Ce dernier se faisant ressentir jusqu’au coeur de cette enclave paisible. Rien de dramatique, encore une fois, juste le récit quotidien de la vie de ceux qui en sont victimes sans le savoir. L’écriture est assez simple mais très fluide, parfois un peu naïve ce qui lui donne une légèreté et une objectivité touchante. Les apostrophes au lecteur fonctionnent très bien et on se retrouve vite immergé dans cet univers paradisiaque (ou presque). Le livre est entièrement illustré dans un style tout à fait adorable qui accompagne à merveille l’histoire. J’ai vraiment aimé ces parenthèses, qui encadrent le texte. C’est un vrai plus pour de très jeunes lecteurs qu’un livre aussi épais pourraient rebuter. Je le conseille vraiment à tous les enfants : j’y vois un très bon moyen de prendre confiance en ses capacités de lecteurs. L’objet en lui-même est agréable avec ses rabats. Il s’agit d’une version ultra contemporaine de Robinson Crusoe qui a su me convaincre à 100%, en un mot c’est un roman grave tout en douceur ! Un merveilleu cadeau pour tous les petits oisons qui vous entourent !