Activités de Murmures_numériques

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Nils T.1 : Les élémentaires

Par Jérôme Hamon et Antoine Carrion

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Nils T.1 : Les élémentaires

Par Jérôme Hamon et Antoine Carrion

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Goupil ou face

Par Lou Lubie

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Goupil ou face

Par Lou Lubie
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Cette Bande dessinée nous raconte le parcours d’une jeune femme atteinte de cyclothymie, une maladie bipolaire. On la suit dans sa vie quotidienne, dans son exploration du système médical, dans ses difficultés avec les autres… Sa maladie est incarnée par un petit renard (trop choupi !) qui l’accompagne en permanence, et qui parfois se change en atroce fauve. Chaque maladie a son animal, plus ou moins terrifiant, plus ou moins envahissant. Cette personnalisation me parait assez efficace pour qu’on se figure automatiquement les « symptômes » Elle nous parle brièvement des autres formes de bipolarité, de diverses autres maladies du genre… J’aime sa délicatesse quand elle aborde les parts les moins évidentes notamment son rapport aux autres esses difficultés à supporter leurs préjugés. Le chara design est très efficace et expressif : on ressent très clairement ce qui se passe dans la tête de l’héroïne ce qui fait vraiment plaisir, et aide à s’identifier. Je pense profondément que ce genre d’ouvrage est utile pour faire évoluer les mentalités, surtout quand il est réalisé avec tant de sons. Lou Lubie s’est faite aidé par Isabelle Leygnac-Solignac une psychologue clinicienne : ce qui pour moi apporte un plus dans la crédibilité du tout et des détails qui dépassent l’exposition des ressentis individuels de l’auteure. J’aimerais lire plus d’ouvrages dans ce style, vraiment ! L’édition est bonne le papier est très blanc, ce qui crée un chouette contraste avec le gris coloré, chaud, et l’orange employés. un beau travail pour les édition Vraoum!
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Je suis un Grec ancien

Par Bernard Deforge
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Soyons réaliste, quand j’ai vu ce livre gentiment empilé au milieu du renfoncement « Grèce antique » à Gibert, il fallait que je le lise. Ce livre rouge aura finalement été plus important qu’il n’en avait l’air pour moi ! (et puis chez les belles lettres, j’ai confiance quand ça a l’air génial, c’est génial.) Cet essai nous présente la culture antique et notamment mythologique, en la rapprochant de notre vie actuelle. Notre quotidien s’inscrivant tout à coup parfaitement entre les puissances divines et héroïques.. et effectivement je m’y suis retrouvée. Je me suis sentie dans la peau de ce Grec ancien contemporain. « Le temps du mythe n’est pas révolu ! » Nous avons tout simplement changé de mythes, c’est tout. Ses pages sur l’amour sont superbes, celles sur l’accouchement plus encore ! Qu’Eros soit à l’origine me plait, et sa vision de la famille nucléaire fondatrice des mythes grecs a mis des mots sur ce que je sentais confusément. L’auteur compare beaucoup la culture juive à la culture grue, notamment sur cette question du sacré de la paternité. Naturellement de là on arrive à la figure de la mère… et si je ne me permettrais pas de refaire son raisonnement en moins bien, je soulignerai juste que le chapitre « écolo » tombe à pic ! accompagné d’un peu de mauvais esprit cynique, ce passage est vraiment drôle, comme le passages sur les migrants. Je ne pensais pas trouver une réflexion si pertinente sur les flux migratoires : comme quoi effectivement si on (et moi compris !) avait une meilleure connaissance de ces textes on aurait de bonnes pistes de réflexions qui élèveraient sans doute le débat… Comme le retour de Socrate et de ses définitions nous serait utile ! on sortirait de cette « tour de Babel où nous nous débattons ». Il en a conscience, ses pages sur l’éducation l’exprime bien. Je me suis retrouvé dans sa description de « l’abêtissement » : les élèves demandant plus sont renvoyé à leur ennui en attendant que les autres en soient au même point, que de mauvais souvenirs scolaires ! Bien sûr du manque de culture ambiant on arrive à la politique et à l’appel à la république grecque … je pense que la comparaison est suffisamment accablante pour que je n’en rajoute pas ! Pour moi qui aime follement Eschyle ses citations et références ont fait mouche ! J’ai souvent une vision trop « scolaire » de ces textes. J’ai parfois du mal à nommer ce qui s’inscrit en moi : heureusement que je tombe sur des livres comme celui ci qui mettent mes pensées en ordre ? Je regrette un peu qu’il prédomine, on n’a que peu d’autres auteurs (mais il y en a, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !) Ce livre est à lire, surtout le poème de fin. Deux belles pages qui concluent à merveille cette réflexion !
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Magus of the Library T.4

Par Mitsu Izumi
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Les épreuves sont enfin passées et Shio peut commencer son apprentissage. Nous rencontrons donc le groupe de personnages qui seront ses camarades, et que nous suivrons probablement dans les prochains tomes. J’aime que la bibliothèque soit montrée comme un environnement compétitif pour les postes et pas seulement comme un lieu de vie comme elle peut l’être dans Le maître des livres ; ou un refuge pour faire de l’exposition/trouver de nouvelles pistes comme dans Somali et l’esprit de la forêt entre autre. Au final c’est très vrai, je pense quelque soit le pays : étrange que ce réalisme apparaisse dans un manga fantasy ! Dans ce monde-là, la cohésion sociale entre les peuples est maintenue grace à la diffusion et à la circulation du savoir, et donc des livres, assurée par les bibliothécaires. Leur role est enfin montré à sa juste valeur ! Très hiérarchisé (encore une fois comme dans notre monde a nous) avec la bibliothèque centrale qui redistribue et surveille ce qui se passe dans les plus petites antennes de province. Envoyant des inspections mais aussi des missions de soutiens à la restoration, elle forme aussi les bibliothécaires, restaurateurs et tous ceux qui vont travailler dans cette infrastructure tentaculaire. J’aime toujours autant cette série : ça a quelque chose de réconfortant de savoir qu’on peut progresser, que oui on est pas le meilleur et que même si on a un gros retard par rapport à d’autres on peut travailler notre littéracie. Au final c’est peut-être le shonen le plus universitaire qui soit : n’est-ce pas exactement ce qu’on ressent au début d’un doctorat ? ?
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Magus of the Library T.4

Par Mitsu Izumi

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Magus of the Library T.4

Par Mitsu Izumi

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Agamemnon

Par Eschyle
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Il s’agit d’une tragédie nous racontant le retour d’Agamemnon de la guerre de Troie, qui est accueilli par sa femme. Jusque là ça pourrait aller, pourrait ! Sauf que pour partir il a du sacrifier leur fille aux dieux (une vies contre toutes celles qu’il allait prendre)… et la vengeance sera terrrrrrrible. J’ai un amour particulier pour Cassandre qui a des répliques fantastiques !.. et que personne n’écoute une fois encore. J’aimerais tellement voir ça sur scène !!! Entendre le chant du choeur serait un grand bonheur… et je pense vraiment que cette pièce ferait du bien à beaucoup d’entre nous. Comme beaucoup de pièces antiques nous avons un choeur qui répond aux protagonistes et qui généralement reprend « l’avis du peuple ». J’aime cette construction car après tout ce sont des rois et leurs batailles impactent les gens. La pièce fait partie d’une trilogie mais comme je n’ai pas lu et ne me suis pas renseignée sur les deux autres je n’en parlerai pas… désolée ! Pour moi, cette pièce est une réflexion sur le droit. Le droit qui induit de la violence, l’exigence de la vengeance de sang : quand un père tue sa fille, la mère tue le père, et sera tuée à son tour. Pourtant le premier sang a été versé en pré-condamnation pour les meurtres de guerre qui seraient commis par la suite (inception de meurtres?). Oreste finit le tout : toute la famille finit dans le sang. La question de la gravité, de la légitimité du châtiment se pose. Sauf qu’ici les Dieux sont à l’origine du tout. Mais j’aime la réflexion développée autour du crime de guerre. Où est la « justice » dans tout cela ? Peut-on effectuer une gradation entre des meurtres ? Plus personnellement j’aime le texte en lui même, même si je sais que « juger » ainsi sans avoir connaissance des deux autres pièces est un brin absurde, mais je suis touchée par les images employées, par le ton du choeur et par la souffrance de Clytemnestre. Si je calibrais mon avis comme je le ferai pour une pièce contemporaine, je dirais que clairement « j’ai adoré » si je prends plus de pincettes pour un texte ancien, gardez cette idée : c’est une super lecture ! Et Eschyle a un don du suspens formidable… chaque personnage (sauf les morts, mais c’est logique) ont une évolution propre, et on a le temps de s’attacher à Clytemnestre, de la comprendre avant qu’elle nous échappe.
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Chagrin d'école

Par Daniel Pennac
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Ce livre est épidermique chez moi, parlant du cancre que je rêvais d’être et que j’ai toujours été inapte à rejoindre. Il souffre cet enfant qui ne comprend rien à rien, bon dernier que l’école rejette… sans doute. Mais moi j’étais de l’autre coté : bonne élève. Pire sanction jamais donnée dans ma scolarité, j’étais « l’intello ». J’ai pourtant tout essayé, des erreurs volontaires en thèmes, des déclinaisons inversées en Allemand… mais trop systématiques mes « erreurs » se voyaient et récoltaient un avis amusé du professeur en question. Un haussement du ton, et puis on était quitte, je retombais par inadvertance et ennui dans la figure du « bon élève ». Je partageais donc les fonds de salles avec les cancres pour « faire autre chose » n’importe quoi mais autre chose. Seul point commun entre nous : tout mais par pitié être ailleurs, vite. Quand Pennac parle sur un mode dramatique de ces pauvres petits, je trouve dommage qu’il oublie les autres (une petite mention en fin d’ouvrage mais j’y reviendrai). Tous ces autres que les profs abandonnent à leur ennuis et discutent de vouloir lire ou écrire ou designer ou n’importe quoi pour ne pas rester 8h assis a attendre que quelqu’un se décide à dire quelque chose de nouveau. Il parle de reprendre les bases de la grammaire en 3e. Oui sans doute qu’il le faut. sans doute… Pourtant l’élève en moi est déjà au bord des larmes de rage en voyant ces longues heures de rabâchage qui arrivent : l’éternel recommencement de ce que l‘on sait, merci mais moi ça me rendait cancre. alors du fond de la classe je relisais Huysmans, je parcourais sur mon téléphone les derniers articles du monde diplomatiques, et j’engloutissais Spinoza. Au point qu’une professeure de Math de terminale prise d’une crise de colère absurde avait confisqué l’ouvrage, référé à ma mère mon « manque d’attention chronique »… en avais-je tenu compte ? « Hélas non ! » (mot de ma prof d’allemand surprise que je chahute plus que je n’écoute la millième révision de locatif). La où je rejoins l’auteur c’est sur les professeurs qui sauvent des élèves. Pour moi c’est deux profs d’allemand et un prof de Latin qui un jour ont tendu une main. J’étais déjà au lycée et il était bien trop tard pour que je change d’avis et j’ai regardé cette main comme une marque d’amitié, et pas d’enseignement. Une dernière petite phrase m’a convaincue que l’amour que j’avais éprouvé enfant pour cet auteur (surtout pour Kamo et cabo caboche) était surévalué : il appelle ses bons élèves des « élèves pépites ». Sauf que non. NON. Non je n’étais PAS une friandise, comme les cancres ne sont pas des déchets. Je ne me levais pas le matin pour faire plaisir à mes profs, j’étais là pour apprendre des choses, et je soufrais vraiment du vide sidéral des cours qui m’étais proposés. Alors comme il le dit si bien les élèves sont des hirondelles, et moi j’étais l’hirondelles qui faisait des acrobaties. Au lieux de montrer du doigts cet excentrique qui fait des loopilooping et ramasser délicatement celles qui s’assomment, j’aurais adoré que de temps à autres l’un d’eux viennent jouer avec moi. Simple désir de reconnaissance ? oui. autant le cancre veut être reconnu, et le sont généralement (suffit de voir le regard du prof sur le cancre qui s’exprime enfin) je l’ai espéré en vain pendant toute ma scolarité pré-bac (et post un peu aussi malheureusement). Je ne suis pas un bon produit de l’école de la République, je la hais. alors désolée mais je ne vous conseille pas ce livre. pas du tout. A moins que vous cherchiez le réconfort d’un camarade de cancrerie.
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Géorgiques

Par Virgile
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Dans ce texte Virgile nous parle de la vie campagnarde à son époque, du traitement des champs et des abeilles. Il aime profondément ce milieu, ces gens, ce quotidien en somme. J’ai lu que ce texte développait une étrangeté décourageante, mais je ne la trouve pas. L’agriculture nous est étrangère, c‘est vrai, mais de la à sentir la nature aussi loin de nous ? Je trouve ça vraiment dommage. L’ensemble est très poétique et doux, il y a un confort dans ce livre : on y est bien. Il se dégage un plaisir de vivre, du jour le jour, de la nature, et je pense que c’est de la que vient la distance dont on parle. Le monde évoqué est trop parfait, un brin trop simple mais à y regarder de plus près il y a des tempêtes, des champs abandonnés, tout n’est pas parfait ! Il est juste ancré dans un monde qu’on ne voit plus. Personnellement je me suis intéressée à la permaculture, j’ai lu pas mal sur le sujet. Sur le non travail du sol, je pense par exemple à Fukuoka… et vraiment je retrouve cela dans ce texte. Bien qu’il soit très poétique les techniques évoquées sont « logiques » et s’inscrivent vraiment dans la démarche actuelle du retour au cycle « naturel » des plantes. Cet ouvrage donne envie de vivre, et ça fait du bien surtout en ce moment. Quoi qu’il arrive notre planète est la, la nature est autour de nous et il serait sans doute temps d’en prendre pleinement conscience…
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Peter Pan

Par J. M Barrie
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Je pense que tout le monde connait plus ou moins l’histoire de Peter : un jeune garçon chef de la bande des Enfants Perdus vient espionner une famille londonienne à l’heure des histoires. Un soir il perd son ombre et de fil en aiguille il emmène la fratrie au Pays Imaginaire. Ils y vivent les aventures les plus folles de la lutte contre les pirates à l’alliance avec les peaux rouges. J’aime vraiment cette histoire faite de douceur et de rêves d’enfants devenus réalité. Je suis bien dans cet univers qui m’a longtemps accompagné. L’idée de s’envoler pour fuir le quotidien me plaisait énormément alors que je n’aimais pas la fin. Maintenant je pense qu’elle est la seule suite possible pour que les enfants acceptent de grandir malgré l’attrait du Neverland. La place de la mère y est extrêmement importante et détermine complètement le développement de notre jeune héroïne. Bien que sexiste il y a quelque chose de très positif dans ce rôle : c’est elle qui sait et qui est raisonnable. C’est grâce à elle qu’ils parviennent à rentrer et à grandir. Tous les personnages sont très genrés mais une fois passé cela ils sont attachant à leur manière, chacun pourrait être un véritable enfant. Ils ont l’extrémisme du boudeur ou du meneur, une véritable cours d’école haha ! Que Wendy puisse à son tour fonder une famille et que le rêve continue me plait également beaucoup : il y aura toujours des enfants pour rêver… et pas que des enfants. Certaines phrases font tellement partie de mon imaginaire que j’en avais oublié l’origine et ça m’a fait plaisir de les retrouver. Il y a quelque chose du cocon de revivre aux coté de Peter ses guerres et ses angoisses. Même si je suis triste pour lui maintenant que j’a grandi, alors que je plaignais Wendy de tout mon coeur il n’y a pas si longtemps… Et comment ne pas être sensible à l’importance des histoires du soir pour ces enfants ? J’ai (re)lu ce livre dans une édition de Puffin qui est sublime ! Pas loin du cliché du livre pour enfant avec son format presque carré et ses grandes marges, elle colle parfaitement à l’histoire ! La couverture toilé avec des bateaux volants est vraiment superbe ! Je ne comprendrai jamais pourquoi seul les anglais savent faire de si belles éditions !
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Réconciliez-vous !

Par Marek HALTER

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Réconciliez-vous !

Par Marek HALTER
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Ce roman m’a profondément touché. Je l’ai choisi sur son titre : « croire au merveilleux », c’est magnifique comme idée ! et pour le moins nécessaire… Et puis je l’ai lu, je l’ai lu d’une traite comme s’il fallait impérativement que je le dévore en entier avant de pouvoir reprendre le fil de mon existence. On suit un jeune père de famille qui vient de perdre sa femme, qui n’arrive pas à faire face à son deuil et qui décide d’en finir… mais qui en est empêcher par « sa voisine de pallier ». « Pénélope m’a planté » cette phrase arrive au tout début, et voilà, mon coeur ne pouvait que s’éprendre de ce livre ! Le texte s’émaille de références à la littérature et principalement à l’antiquité grecque. Tout y tombe parfaitement à sa place pour éclairer la vie du narrateur. Tout fait écho aux réflexions de Deforge quand il explique la permanence de l’efficacité psychologique des mythes (plus d’infos ici) mais la force du récit romanesque démultiplie l’efficacité du propos. L’écriture à la première personne est très poignante : pendant toute ma lecture j’étais cet homme qui essaie de gérer sa paternité du mieux qu’il peut. On est dans sa peau au point de ressentir peu à peu la vie revenir en lui, son corps se réveiller et son esprit se reconnecter sur la littérature. J’ai vraiment apprécié la vision de l’enfance, la force qu’il déploie. Malgré tout on sent profondément son amour et sa capacité à être un bon père. J’ai particulièrement aimé l’homme, l’être charnel qui nous accompagne. Il aime les femmes, il aime leur esprit autant que leur corps et cette jeune voisine est une sorte de femme idéale. Très cliché sans doute, mais parfaitement logique (RAH que j’aimerais en dire d’avantage !) Les descriptions des paysages sont tout aussi réussi. Moi qui n’aime pas particulièrement le Sud (en bonne fille du nord qui se respecte je préfèrerai toujours l’Ecosse à l’Italie) j’ai vu la beauté de ces endroits où ils se retranche pour soigner ses souvenirs et retrouver celle qu’il aime. Les couleurs de la mer les odeurs de la vie ensoleillée tout y était. Le style est fort et particulièrement sensuel (un fois encore oui je commence a radoter) ce qui nous immerge totalement. Bref je ne pourrais que vous conseiller d’arrêter ce que vous êtes en train de faire et de filer dans la librairie la plus proche pour le dévorer. Il est paru chez gallimard (collection blanche). [edit] j’ai beau relire cet article il ne me convient pas totalement. Je ne parviens pas a transmettre l’amour que j’ai pour cet ouvrage… je m’en excuse vraiment… et me déçois un peu.
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Réconciliez-vous !

Par Marek HALTER
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Dans ce petit essai (moins de 100pages) l’auteur exhorte les différentes communautés religieuses à se réconcilier. Il met en avant les liens qui les unissent que ce soit dans leur quotidien contemporain ou dans l’histoire des religions. Cet ouvrage est extrêmement documenté et précis, ce qui fait vraiment plaisir, on sent l’érudition de l’auteur sur les trois monothéismes. Lui-même est conscient de la judéité de son approche par les textes et leur comparaison, son autodérision sur cette intellectualisation et l’érudition qu’il convoque allège l’ensemble et permet de souffler un peu, ça fait du bien ! A mes yeux cela donne une force incroyable à son appel à la paix… tout en me faisant douter de la pertinence du public visé : ceux qui liront ce livre sont ceux qui ont été touché par ses ouvrages sur les femmes de ces religions, des gens plutôt instruits, que je pense être déjà sur la voix de cette réflexion plus apaisée. Cette fois on retrouve des femmes actuelles, des mères, des symboles de vie qu’il évoque. On a une vraie louange de leur force et de leur réactivité, de sa mère qui prend en main la fuite devant le nazisme aux politiques israéliennes qui le soutiennent dans ses négociations avec la Palestine. Au delà de ça il témoigne de son engagement, de ses voyages, de sa manière de vivre la paix. Il parle de la vie qui doit reprendre au Proche Orient, des enfants qu’on doit laisser grandir. Le style est impeccable et parvient à nous tenir en haleine, notamment par son découpage rapide et ses apostrophes (« dis », « dites », « mon frère »..) qui créent une implication et un lien qui fonctionne bien. Sa colère et son espoir transparaissent tout au long du texte, c’est ce qui m’a conquis.