Activités de Murmures_numériques

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Robot sauvage

Par Peter Brown

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L'assassin royal T.2 : L'assassin du roi

Par Robin Hobb

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L'assassin royal T.2 : L'assassin du roi

Par Robin Hobb
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Nous retrouvons donc Fitz à son retour à Castelerf. L_Assassin_du_roi_L_Assassin_royal_tome_2.jpgOn suit son rétablissement et sa réinstallation. On suit aussi de près l’évolution de la nouvelle reine servante : ce qui est très intéressant ! La politique se déploie avec son cortège d’intrigue de cour. On sent que Fitz en a de plus en plus les clés tandis qu’il les explique à Kettricken. Elle est touchante de bout en bout, toute jeune, à tenter coute que coute d’être la meilleure possible pour son peuple alors que tout le système monarchique l’empêche de faire ce qu’elle veut. Notre héros s’affirme plus : il commence à mettre en doute les ordres qu’il reçoit, et à les questionner publiquement. Sa vie personnelle prend également plus d’importance (normal vu qu’il grandit) ce qui lui donne un peu plus d’épaisseur. Plus largement les personnages principaux, comme Vérité, le Fou ou le maitre des écuries, gagnent en humanité. Ce qui est de bonne augure pour la suite ! Ce tome est aussi passionnant que le premier ! J’étais vraiment contente de plonger dedans ! même si le temps écoulé entre ces deux lectures m’a fait du bien je pense que je n’aurai pas le courage de les enchainer. Le style de l’auteur est très fluide et colle bien à cet univers même s’il n’est pas exceptionnel. On voit le Forgisés qui errent dans les villes et on sent la peur des habitants.
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Personne ne gagne

Par Jack BLACK et Thomas Vinau
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Vous cherchez un bon roman de cowboys ? Ou plutôt : vous voulez un bon bouquin ? Parce que j’en ai trouvé un ! YOUPI arton19453-50bb6-1Personne ne gagne nous raconte l’histoire de Jack Black, un cambrioleur devenu reporter (pour faire court, parce que ce serait vraiment dommage de faire un récit détaillé de l’histoire !). On le suit de son enfance à la fin de sa carrière de bandit de 1890 à 1910 à peu près. On est immergé dans la poussière et la chaleur quand il va au sud, dans le grand froid quand il passe au Canada, on plonge et on le suit. Il y a un véritable plaisir à errer sur les route et dans les trains. On traine avec lui dans les prisons, pénitenciers, on rencontre bons et mauvais flics, mauvais traitements et rudesse des hommes. Passages aussi sombres que ceux sur la route sont solaires et heureux. Je ne suis pas particulièrement familière de cet univers de bandits, je n’ai jamais été fan de western ni particulièrement intéressée par la littérature américaine. Pourtant la lucidité du héros m’a beaucoup touchée il le dit lui même ce n’est pas une bonne idée. C’est même plutôt l’enfer comme vie, et ça ne va pas aller en s’arrangeant. C’est atrocement dur et violent, mais c’était SON choix, et ce sont ses décisions qu’il nous raconte. Le tout enrobé dans une plume honnête, parfois un peu crue, mais prenante, simple et fluide. On voit bien ce qui l’entoure : on est dans sa tête pour visualiser ses souvenirs (qu’il est conscient d’avoir modifié avec le temps). L’introspection est excellente ! Ce roman est quasiment dépourvu de femmes, la seule qui a un véritable rôle est Mary, elle est forte, droite et juste. Elle assure et sauve la peau des uns et des autres : elle est toujours là pour tout un chacun. Elle déchire ! Comme la plupart des personnages elle a sa part de mystère et d’irrationnel, ses rapports avec les autres protagonistes sont évoqués, mais en douceur. Tout ce petit monde se croise, noue des liens, se déçoit ou se trahit, parfois brille et se rachète une conduite. Ils sont humains, profondément : ils font des erreurs, ils font surtout ce qu’ils peuvent. De bout en bout on entr’aperçoit les passifs de tout ces « hobos », et peu d’entre eux sont joyeux ! Pourtant l’auteur évite avec brillo l’écueil du tire-larme, ce sont des « bad guys » quelque soit leurs parcours ça ne change rien, ne légitime rien, et ne les excuse en rien. On a un brin de moral, quand ils peuvent ils braquent les gens assurés, ou très riches, pas les simples ouvriers qui galèrent autant qu’eux… Quand ils peuvent. Un autre petit point qui m’a touchée c’est la fascination du protagoniste pour les romans d’aventure/de cowboys, il nous en parle quand il parle de son enfance : il en est tombé amoureux et s’en est nourri. Au point de plonger à son tour dans cet univers ! C’est brillant ! La lecture ponctue son évolution : il retrouve les livres en prison, et comme il y passe souvent il en profite. Ce livre est paru chez Toussaint Louverture en 2017, et qu’est ce que j’aime cette maison ! A la base je me suis offert ce livre pour son édition : la jaquette est travaillée à l’argent, la couverture est très épurée comme toutes celles de la collection des « grands animaux » qui rassurent monsieur Toussaint Louverture et nous offre un merveilleux écrin pour ce texte superbe. Je vais pas tarder à lire l’autre volume de cette collection : « et quelquefois j’ai comme une grande idée » de Ken Kesey, qui, lui, est doré à l’or rouge. La sobriété de cette collection, élégante, s’étend au corps du texte qui offre un rythme de lecture vraiment agréable, nous poussant à prendre notre temps sans nous ralentir outre mesure : c’est génial ! Bon j’ai un peu peur du coté kitsch que l’étagère bariolée de cette maison donnera a ma bibliothèque, mais j’ai le temps de voir venir.
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Personne ne gagne

Par Jack BLACK et Thomas Vinau

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Personne ne gagne

Par Jack BLACK et Thomas Vinau

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Article 353 du Code pénal

Par Tanguy Viel

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Article 353 du Code pénal

Par Tanguy Viel
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Je n’attendais RIEN de ce roman, Le titre ne m’attirait pas vraiment, pas plus que la couverture blanche de chez Minuit. J’avais pas vraiment envie de le lire, mais bon on me l’avait conseillé… Et puis c’était un coup de coeur de mon libraire, alors je me suis dit que j’allais m’y mettre.. ET WAW. C’est bon, ça fait du bien que la littérature contemporaine s’élève comme ça ! On suit un meurtrier (no spoil c’est dans les premières pages) qui raconte au juge pourquoi il a tué un homme. Il nous raconte toute sa région : comment l’économie avance, comment les gens sont broyés… Il parle doucement, franchement, honnêtement, de ces gens du quotidien : les pêcheurs, les commerçants, les ouvriers… Nombre d’entre vous connaissent l’histoire, je vais passer en vitesse. Ce roman a gagné mon coeur en parlant du Finistère nord : on est dans le Glaz, le bleu de la mer, le gris partout, le sel et le vent fou. Les bateaux qui claquent sur les quais et les chantiers qui ferment., ici l’arsenal de Brest Les gens, on les reconnait, ils pourraient être mes oncles, mes cousins. Erwan aurait pu être mon frère. J’étais comme un poisson dans l’eau dans ce monde qui est si proche du mien. Tout le livre est composé « comme le protagoniste parle », on retrouve son ton un peu bourru, terre à terre et pas toujours très raffiné, ses élans poétiques d’observateur de la côte, d’amoureux de son rocher. Ce phrasé nous accompagne à merveille dans cette « embrouille », parce qu’au final notre héros il « s’est fait avoir en beauté ». Viel est parfaitement éloquent : la tension est palpable, on suit cette vérité, la force de ce « témoignage », j’ai été scotchée ! La parole s’enroule autour des liens complexes qui unissent tout ce petit monde. Le tout est tellement humain ! Ca frappe juste, ça touche où ça fait mal, nous laissant sonné comme après une course en plein vent. L’incipit sonne un peu comme l’Etranger de Camus, tout semble être arrivé « parce que », mais la suite détricote l’absurde de ce destin brisé : personne n’est mort par hasard. Personne n’a agi à cause du temps ou par désoeuvrement. J’aime follement ce retournement : l’absurde de l’existence est vaincu. On s’oriente sur une réflexion sur le droit : à quel moment l’individu peut se faire justice ? Quand (et si) les lois n’empêchent pas quelqu’un de pourrir la vie d’une communauté, que faire ? On a bien sur la version du meurtrier, mais on a également la réponse de son fils, et celle du maire, toutes trois très différentes, mais toutes extrêmes. Comment ne pas penser à l’Agamemnon d’Eschyle ? Ici aussi un père est pris dans la tourmente entre bien commun et survie familiale. J’adore ces textes ludiques nous offrant de belles réflexions de droit commun. Mal/heureusement on sait la vérité de ces situations : ces villages appauvris par la fermeture de chantiers qui deviennent le jouet de projets « ambitieux » mais pas toujours très honnêtement menés… Qu’un appel d’une telle force se cache dans les propos d’un homme banal c’est un tour de force ! Notre belle Bretagne victime du chômage nous offre toujours des beaux humains. C’est toujours ça. « C’est toujours une certaine forme d’ignorance qui produit des pensées neuves. » Tanguy Viel
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Article 353 du Code pénal

Par Tanguy Viel

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Le cénotaphe de Newton

Par Dominique PAGNIER
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On est à l’est. Quelque part où la neige tombe sur des destins héroïques qui tournent mal. On plonge avec le narrateur dans un monde disparu depuis peu mais repoussé aux confins des mémoires, rejeté. Il parcourt les dossiers de la Stasi racontant la vie d’une famille d’architectes, d’artistes de théâtre, de révolutionnaires, la famille de sa Belle-Mère viennoise. On le suit de l’un à l’autre, déroulant la toile de ces destins qui finissent par fusionner dans une profusion de symboles. L’écriture boucle : nous ramène inlassablement aux étranges pissenlits russes, à une carte de tarot…Refrains des existences successives, qui les confond en une mélopée tragique. C’est infiniment le combat pour des idéaux qui prennent les Arius au coeur, combat pour les femmes, combat pour la liberté, toujours contre quelque chose, l’ennemi désigné, officiel, qu’il faut détruire, faire disparaitre du monde. L’écriture se déploie pour revenir enserrer la petite dernière de la famille dont le destin se brise dans un hurlement punk au pied du mur. Une famille marquée par l’obsession pour un bâtiment utopique qu’ils ne parviennent pas à construire, sphérique comme ce microcosme où tout le monde est interconnecté. Elle s’enroule autour de l’écriture blanche des rapport de Götz, agent mis sur le dos d’Arius. La laissant parfois apparaitre pour en reprendre les évènements peu après, les tisser avec les autres, mélangeant les sources et nous emportant confusément au-delà ce qui pu jamais être retranscrit : les sensations, les odeurs, les lumières… On s’immerge dans un univers délicieusement étranger : raide et presque froid dans ses lumières ternes, qui pourtant se teinte des réceptions viennoises, des soirées d’avant guerre, de rendez-vous secrets au petit jour ou de diner de gala. Les verts profonds des parcs, les folies des châteaux, juxtaposés aux rigueurs des constructions soviétiques : pas étonnant que notre architecte de narrateur soit ému ! J’ai été particulièrement touchée par cet imaginaire de l’Est lointain, ce monde de neige qui se niche au coeur de la Russie, où l’on entr’aperçoit des princesses sous des palais à bulbes dorés, perdus dans les steppes. Comme les destinées se brouillent pour former une immense mélopée, les paysages se rejoignent en un tableaux unique. Tout est musique : Schubert qui crée un premier drame, et le punk qui libère enfin l’énergie de la jeunesse est allemande. Cri de vie qui leur permet de vivre « sans avenir » dans des immeubles abandonnés, en rêvant d’autre chose que de la grisaille berlinoise. Après tout le cénotaphe de Boullet dont il est tant question permet une valse ronde et infinie… Comment ne pas penser à Austerlitz, où Sebald nous pose de même une existence, unique cette fois, qui dérive dans le même univers ? Plus terne cependant, sans la fulgurante artistique des obsessions familiales, ce roman ne m’a pas laissé le goût fort de celui-ci…
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Le cénotaphe de Newton

Par Dominique PAGNIER

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Le cénotaphe de Newton

Par Dominique PAGNIER

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Maintenant

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Maintenant, on fait quoi ? Pas demain, pas quand le monde changera, maintenant. La quatrième de couverture le dit : couv74342018.jpg« Ne plus attendre. Ne plus espérer. Ne plus se laisser distraire, désarçonner. Faire effraction. Renvoyer le mensonge dans les cordes. Croire à ce que nous sentons. Agir en conséquence. Forcer la porte du présent. Essayer. Rater. Essayer encore. Rater mieux. S’acharner. Attaquer. Bâtir. Vaincre peut-être. En tout cas, surmonter. Aller son chemin. Vivre, donc. Maintenant » Si en se levant le matin on avait vraiment la volonté de faire quelque chose ? J’aime l’idée assez évidente pourtant : il est grand temps de changer les choses. On s’entend (enfin beaucoup d’entre nous) pour dire que plein de choses ne vont pas, de notre système de gouvernance à notre environnement immédiat, nos villes, l’image renvoyée par les médias… Chacun d’entre nous a ses propres « obsessions », mais on pourrait se réunir, non ? Ce livre parle beaucoup de l’expérience qu’a été Nuit Debout, avec tous les drives et toutes les erreurs qui en sont sorties. Il est d’ailleurs très critique, ce qui est ma foi très légitime : des AG parisiennes où chacun ne parle que de lui-même aux actions mal concertées, récupération et bataille d’ego (et j’en passe). Sans pour autant occulter les points positifs, surtout la prise de la tête des cortèges par ceux qui d’ordinaire occupent la queue du convoi : associations libertaires, jeunes « agités », bref ceux que de nombreux syndicats aiment reléguer aux rangs des invisibles. Groupe encapuchonné, pour les gaz ou l’anonymat, qui « prend la rue », acte fort, peut-être nécessaire pour créer une réaction populaire ? Ce qui n’empêche ni les violences ni les humiliations, rappelons-nous des manifestants cernés par la police et bloqués sur des places, ou rabattus dans les stations de métro. Ce livre est un appel à l’action, une sorte d’espoir immédiat, proche du « no future » punk mais un « demain n’existe pas » rieur. Un cri de révolte un brin arrogant, vivant. Flamboyant. Violent parfois, surtout le chapitre « 50 nuances de bris » ; je sais que ça ne parlera pas à tout le monde. Mais je comprends cette violence, ce besoin de faire sortir son énergie, hurler son opposition en abolissant physiquement ce qui la caractérise : on pense notamment aux distributeurs de billets Rennais et Nantais qui ont « pris quelques congés » au printemps dernier. Ce n’est pas les armes que désirait Blanqui, non ce sont les milliers de mains de nous tous. Des Grands Soirs personnels, intimistes, où on prend conscience qu’on en peut plus et qu’il faut « faire autre chose, ou du moins faire autrement ». Il est question des ZAD/ZAT, rapidement, trop à mon goût, mais elles sont là. Nous parlant d’une autre construction possible, d’autres quotidiens. Le comité invisible acte les ressentis, en parle comme un ami à une réunion associative. Cela fait déjà dix ans que sortait « l’insurrection qui vient » qui avait été très important pour moi. Alors « destituons le monde »!
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Maintenant

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