Activités de Élaine

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Ma vie dans les Appalaches

Par Thomas Rain Crowe
(3,0)

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Théorie de la vilaine petite fille

Par Hubert Haddad
(4,0)
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Les sœurs Fox… près de Rochester, New York… milieu du XVIIIe siècle… entretiens avec les morts… Passées les premières pages, tout m’est soudain revenu… Dans le noir, un roman de Claire Mulligan lu en 2016 et portant exactement sur le même sujet que celui de Hubert Haddad. Et tous deux publiés en 2014. Étrange coïncidence… J’avais adoré le premier et Haddad m’a aussi comblée avec Théorie de la vilaine petite fille, porté par une plume inspirée et poétique. Kate, onze ans et sa sœur Margaret, quinze ans, s’entretiennent avec le fantôme d’un colporteur mort dans leur maison de ferme de Hydesville il y a fort longtemps. Rapidement, la communauté en est informée et une chasse aux sorcières s’ensuit. En fuite vers Rochester sous la houlette de leur aînée Leah qui y vit déjà, on s’empresse de créer le buzz autour des deux sœurs spirites en exhibant leurs talents dans les salles de théâtre. Occultisme, nécromancie, guéridons en folie, écriture automatique, ectoplasmes, transes médiumniques, somnambulisme, dialogues avec les chers disparus, c’est la grande mode de cette moitié de siècle. L’histoire tumultueuse des États-Unis se mêle à celle des sœurs Fox dans un tournoiement littéraire magistralement mené par l’auteur, apprécié précédemment avec Un monstre et un chaos. « Pour être hanté – nul besoin de Chambre Nul besoin de Maison Le Cerveau – a des couloirs pires Qu’un Lieu matériel » (Emily Dickinson)
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Théorie de la vilaine petite fille

Par Hubert Haddad
(4,0)

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Théorie de la vilaine petite fille

Par Hubert Haddad
(4,0)

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François-Xavier Garneau, poète, historien et patriote

Par Patrice Groulx
(3,0)
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François-Xavier Garneau a donné son nom au collège que j’ai fréquenté et a été greffier de la Ville de Québec pour laquelle j’ai travaillé. J’avais donc envie depuis un moment d’en apprendre un peu plus sur cet homme né en 1809 dans le faubourg Saint-Jean au sein d’une modeste famille dont le père était simple journalier. Désireux de s’instruire, il bénéficie des œuvres de Joseph-François Perrault, fondateur d’écoles destinées aux plus démunis. Chapeauté par un protonotaire prospère de la cité, Garneau apprend le métier en tant que clerc et parvient ainsi à occuper une fonction plus qu’honorable au sein de la communauté. Voyageur avant l’ère du tourisme de masse, poète à ses heures, bilingue et lettré, F.-X. (ainsi qu’il signait ses missives), prend peu à peu conscience de l’avenir précaire du Bas-Canada alors qu’adviennent les bouleversements politiques de 1837-1838. Traducteur pour la chambre des députés, ayant secondé auparavant à Londres la délégation du Parti canadien auprès du Parlement britannique, il lui vient l’idée d’écrire une Histoire du Canada complète et impartiale, afin de contrer les faussetés historiques qui circulent dans la population, souvent relayées par des ouvrages religieux biaisés et ainsi redonner quelque fierté aux descendants de la Nouvelle-France. Plusieurs tomes de cette Histoire du Canada verront le jour au fil des années et marqueront un tournant dans la littérature canadienne-française. Patrice Groulx a réalisé une biographie conventionnelle dans sa forme et fort intéressante à plusieurs égards, notamment dans les discussions et rencontres entre les différents hommes politiques et leurs propos parfois rudes échangés à travers les différents journaux de l’époque. Une époque parfaitement bien évoquée et que j’ai aimé revivre sous les pas de François-Xavier Garneau.
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François-Xavier Garneau, poète, historien et patriote

Par Patrice Groulx
(3,0)

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Virginia

Par Emmanuelle Favier
(3,0)
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« (…) mais allez savoir ce qui anime un esprit et un cœur victoriens soumis à l’épreuve argentique. » Emmanuelle Favier s’y est collée dans cette biographie romancée de Virginia Woolf, dont elle a scruté la jeune vie, de sa naissance en 1882 au sein d’une famille reconstituée jusqu’en 1904, où à vingt-deux ans, Virginia prend la décision de se consacrer à l’écriture. Empruntant un ton parfois badin parfois solennel, l’auteure, « du bout de sa lorgnette » d’au-delà du temps, nous entraîne au cœur des remous familiaux dans lesquels baigne Virginia, l’avant-dernière d’une fratrie de quatre enfants (Vanessa, Thoby et Adrian) nés des mêmes parents, ceux-ci ayant apporté avec eux dans le mariage d’autres rejetons nés de précédentes unions. Comme le veut l’époque victorienne, les apparences doivent être sauvegardées au prix de silences, de secrets et de règles strictes. L’été se passe au bord de la mer dans les Cornouailles, le reste de l’année dédié aux réceptions et aux visites dans la maison londonienne. Virginia s’ennuie mais, dans le même temps, son regard s’acère sur autrui. Son imagination débordante s’amuse à inventer des histoires qu’elle s’empresse de coucher sur le papier pour s’amuser, immense exutoire à une vie sans but. C’est ce long parcours parsemé de doutes, d’envies, de jalousie, de deuils et de passages à vide que nous livre avec émotion Emmanuelle Favier. « Nous en sommes au point d’imaginer, qui est la plus sûre façon de savoir. » Au diable, photographies et correspondances, il faut savoir lire entre les lignes. J’ai adoré cet ouvrage tout en finesse et en subtilité qui m’a permis d’entrevoir la jeune Virginia Stephen au seuil d’une autre existence, m’exhortant ainsi à lire ses romans, une lacune que je me dois de combler maintenant au plus vite.
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Par Emmanuelle Favier
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Par Emmanuelle Favier
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La Société du feu de l'enfer

Par Rawi Hage
(3,5)
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« Pauvres idiots que nous sommes, se disait-il; toutes les histoires qu’on se raconte. » Pavlov a repris le commerce des morts tenu par son père, à Beyrouth en pleine guerre civile. Sous les bombardements, il ramasse les cadavres afin de les rendre à leur famille et ainsi leur procurer de dignes funérailles. Sauf que Pavlov préfère le feu aux enterrements, contrairement aux chrétiens et aux musulmans, ses principaux clients. Seule exception, une confrérie de personnes vivant à l’encontre des règles sociétales libanaises (épicuriens, athées, sybarites, femmes ou hommes licencieux de tous genres), réunies dans la Société du feu de l’enfer, dont faisait partie également le père de Pavlov. Dans une maison éloignée de la ville, au bout d’une route montagneuse, Pavlov, et son père avant lui, brûle les corps de ceux qui en ont fait le souhait, en secret. Rawi Hage bouscule toutes les croyances religieuses dans ce roman aux allures de conte ancien. Dans un contexte de profonde injustice et de cruauté causées par une guerre civile aux origines religieuses, les personnages du roman peinent à vivre tout simplement, cernés par les morts et les bombes. Une histoire sombre illuminée par le feu de la crémation et les tirs des fusils, mais que je suis parvenue à apprécier pour sa prose et les questions qu’elle soulève.
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La Société du feu de l'enfer

Par Rawi Hage
(3,5)

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Ce que je ne veux pas savoir

Par Deborah Levy
(4,0)
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« Que fait-on du savoir qui nous empêche de vivre? Que fait-on de ce qu’on ne veut pas savoir? » Une enfance passée à Johannesburg sous un sévère régime de ségrégation raciale, l’emprisonnement de son père pour ses convictions anti-apartheid, un exil familial en Grande-Bretagne et le divorce de ses parents ont façonné la femme de lettres qu’elle est devenue. Deborah Levy se raconte, dans ce court ouvrage primé Femina Étranger 2020, en passant obligatoirement par cette partie de sa vie qui l’a enfermée dans un mutisme et un effacement auxquels l’écriture a mis fin. Le récit débute à son troisième séjour dans l’île de Majorque, alors qu’une rencontre fortuite avec un épicier chinois philosophe la convie à un retour sur son passé, l’amenant ainsi à se définir en tant qu’écrivaine. J’ai trouvé le propos souvent décousu mais toutefois fort intéressant. Serait-ce en lisant ses romans qu’on pourrait vraiment percevoir qui est Deborah Levy? Je vais continuer cependant ma découverte de cette auteure avec Le coût de la vie, me réservant ensuite la lecture de son oeuvre romanesque.
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Ce que je ne veux pas savoir

Par Deborah Levy
(4,0)

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