Élaine
Intérêts littéraires : Biographies, Littérature

Activités de Élaine

Élaine a aimé ce livre

Ténèbre

Par Paul Kawczak
(4,04)

26 personnes apprécient ce livre

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Ténèbre

Par Paul Kawczak
(4,04)

24 votes

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Mille petits riens

Par Jodi Picoult
(4,66)
6 personnes apprécient ce livre
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« C’est dingue : on peut se regarder toute sa vie dans un miroir en pensant voir une image nette, et puis un jour, on décolle une fine pellicule grise d’hypocrisie et on se rend compte qu’on n’a jamais vu son vrai visage. » Un roman à trois voix, trois êtres se découvrant peu à peu autres que ce qu’ils croient. D’abord Ruth Jefferson, infirmière afro-américaine oeuvrant depuis plus de vingt ans au service d’obstétrique d’un hôpital de New Haven, Connecticut; Turk Bauer, ouvrier du bâtiment aux croyances suprémacistes, père d’un nouveau-né prénommé Davis autour duquel se tissera le récit, et Kennedy McQuarrie, jeune avocate issue d’un milieu aisé, désireuse de faire ses preuves dans son tout premier procès. Jodi Picoult, auteure prolifique, scrute ici les penchants insidieux du racisme, les mille et un petits tracas du quotidien, ce qui se cache derrière les apparences de l’hypocrisie sociale ambiante. Au cœur même des tribunaux, dans les rues, dans les commerces, dans les transports en commun et au travail, les Noirs américains se heurtent chaque jour au clash résultant de la couleur de leur peau. « If I cannot do great things, I can do small things in a great way. » Ces mots de Martin Luther King ont servi de trame narrative à cette histoire empreinte d’une grande sagesse, charriant sont lot d’émotions contradictoires. Une très belle lecture inspirante m’incitant à découvrir les autres univers de Jodi Picoult.
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Mille petits riens

Par Jodi Picoult
(4,66)

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Mille petits riens

Par Jodi Picoult
(4,66)

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Le dernier bain de Gustave Flaubert

Par Régis Jauffret
(5,0)
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J’apprécie les biographies traditionnelles comme celle que je venais de terminer sur Paul Morand par Pauline Dreyfus, mais j’aime encore plus celles qui sont déconstruites, imaginatives et qui bousculent le temporel. Le dernier bain de Gustave Flaubert de Régis Jauffret en fait partie. Un joyau littéraire qui m’a régalée du premier mot au dernier, sans compter ces chutes de phrases jetées à la fin de l’ouvrage par l’auteur, comme ces bouts de tissu abandonnés par le tapissier une fois son travail terminé. Je ne fais pas partie des flaubertiens. Ce que je connais de Gustave Flaubert, c’est Emma Bovary, lu peut-être à l’adolescence lorsque je me gavais frénétiquement de classiques, mais dont il ne m’est resté que les versions cinématographiques. Je suis entrée dans le récit de Jauffret, accompagnée du roman d’Alexandre Postel, Un automne de Flaubert et de celui, évanescent, de Julian Barnes, Le perroquet de Flaubert. Bref, l’innocence incarnée en regard de l’immense écrivain et de son œuvre. Quant à Régis Jauffret, je connaissais sa prose et son talent et n’avais ainsi aucune réticence à aborder son drôle de récit. Inconvenant, licencieux, sarcastique. Une narration construite à deux voix, celle de l’auteur imbriquée parfois à son sujet, lequel, poursuivi par ses personnages (« pareils à une bande syndiqués ils le haïssaient comme un patron »), songe, au seuil d’une mort imminente recherchée et honnie toute sa vie, à sa postérité romanesque. J’ai été emportée dans un monde révolu, celui de Flaubert installé dans son cabinet de travail à Croisset. J’ai déambulé dans les circonvolutions de son cerveau, rencontrant ses amis et ses amours, sa famille et ses créatures de fiction, elles-mêmes sorties de rencontres réelles. J’ai ressenti tristesse et joie mêlées face à un homme qui ne voulait se consacrer qu’à l’écriture, se soustrayant volontairement à la vie domestique que représentaient femme et enfants. « J’aurais voulu passer le reste de ma vie dans une boîte scellée où j’aurais pu écrire et rêvasser à l’abri de la population du monde. Je me sentais parfois à vif, pelé comme une fruit, écorché comme un supplicié. Le moindre contact, un simple regard m’irritait. » Un gros coup de cœur pour une lecture qui m’a profondément émue.
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Le dernier bain de Gustave Flaubert

Par Régis Jauffret
(5,0)

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Le dernier bain de Gustave Flaubert

Par Régis Jauffret
(5,0)

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Paul Morand : 1888-1976

Par Pauline Dreyfus
(4,0)
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« La lecture de ces milliers de feuilles volantes et manuscrites, qui m’ont parfois enchantée, parfois soulevé le cœur, mais toujours passionnée, restera le souvenir le plus marquant de mon entreprise. » Une résultante fatale d’une plongée dans le Journal intime 1940-1950 de Paul Morand, encore sous embargo depuis quarante ans par la Bibliothèque de France, et dont Pauline Dreyfus s’est abreuvée pour accoucher d’une biographie complète d’un écrivain réprouvé en regard de ses choix douteux politiques durant la Seconde Guerre mondiale. En ce sens, « L’homme a fait beaucoup de tort à l’écrivain. » Épistolier prodigue, sa correspondance fait aussi l’objet d’un examen minutieux par l’auteure, rendant ainsi au lecteur toutes les vicissitudes de son sujet dans le détail. Grandeur et misère d’un fils unique issu de la bourgeoisie, ayant accédé à de hauts postes de la fonction publique, sinécures lui permettant d’écrire, marié à une ancienne princesse roumaine fortunée à qui il sera ouvertement infidèle, jouisseur de plaisirs fugaces, grand voyageur snobinard et par-dessus tout, arriviste acharné, tel est le Paul Morand que l’on découvre au fil des pages. Écrivain de l’entre-deux-guerres, Morand est le témoin idéal de la première moitié du XXe siècle, et c’est ce qui m’a d’abord attirée vers cet ouvrage, rédigé par une auteure dont j’avais déjà apprécié l’écriture dans Le Déjeuner des barricades. Et si la somme de travail accompli par Pauline Dreyfus ne m’a pas convaincue de lire Paul Morand, en revanche j’ai pris note d’un paquet de titres primés issus de cette époque. Un bon creuset pour combler mes lacunes littéraires.
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Paul Morand : 1888-1976

Par Pauline Dreyfus
(4,0)

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Paul Morand : 1888-1976

Par Pauline Dreyfus
(4,0)

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Voyage avec un âne dans les Cévennes

Par Robert Louis Stevenson
(3,0)
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C’est en visionnant Antoinette dans les Cévennes, film de Caroline Vignal, que m’est revenu en tête ce titre de Robert Louis Stevenson. Longtemps, j’ai voulu m’y plonger, intriguée par un tel périple et par-dessus tout, de l’utilité de le raconter. L’intérêt n’y était franchement pas jusqu’à ce film… La randonnée pédestre de Stevenson débute le 24 septembre 1878 dans la région montagneuse du Massif Central, pays de gorges, de causses, de rivières et de panoramas grandioses. Jusqu’au 4 octobre, il parcourt sentes, sentiers et routes, accompagné d’une ânesse achetée à un paysan et qu’il s’empresse de baptiser du charmant nom de Modestine. Couchant parfois à la belle étoile, parfois dans des dortoirs communs de petites auberges villageoises, Stevenson prend langue avec les habitants et c’est ce qui rend intéressant le récit, outre la description des paysages et des sites tous magnifiques, d’où une certaine redondance à ce niveau. Du reste, un voyageur d’une telle trempe devait être assez rare à cette époque et dans cette région reculée, Stevenson faisant état d’un tracé de chemin de fer alors en cours d’élaboration. Le calme des lieux traversés et l’impression d’être hors du temps sont parfaitement rendus dans ce récit fort bien écrit qui, de surcroît, contient quelques pépites historiques bien venues. Je recommande les deux : le film et le livre, dans une perspective différente mais complémentaire.
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Voyage avec un âne dans les Cévennes

Par Robert Louis Stevenson
(3,0)

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Voyage avec un âne dans les Cévennes

Par Robert Louis Stevenson
(3,0)

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Face au Styx

Par Dmitrij Bortnikov
(3,0)
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Dimitrius, le narrateur, spécialiste des petits boulots précaires, erre dans les rues de Paris et de ses banlieues, s'abreuvant aux souvenirs de la Russie de son enfance et de ses amours et amitiés volages afin de survivre au présent douloureux. Dans une longue logorrhée, parfois sans queue ni tête, Dimitrius déverse à l'encre rouge, rougissant presque le papier de son sang, ses angoisses débridées à un lecteur potentiel que l'on pressent aussi essentiel à son équilibre que l'acte lui-même de l'écriture. Ainsi, à la page 244 : « (…) j'ai déliré à chaud et à froid – tu m'as vu à l'oeuvre cher lecteur! » Sur 650 pages touffues d'un discours désespérant empreint d'onirisme, jeté pêle-mêle dans des phrases décousues et à la ponctuation désordonnée, je dois avouer en avoir perdu mon latin. J'ai hésité, au début, à continuer ma lecture, tendant à comparer l'écriture de Bortnikov à celle de Céline, et me disant, à quoi bon… Mais j'ai persévéré et malgré la tristesse poignante émanant du récit, j'ai fini par me couler dans son affligeante scansion. Un titre qui aura sa place dans ma liste Grande Noirceur. Entre-temps, j'ai pris note du dernier roman de Dimitri Bortnikov, L'agneau des neiges, prochaine lecture à venir d'un auteur qui m'a profondément troublée.
Suggestions de lectures pour Élaine

Voici des recommandations de livres personnalisées pour Élaine.

Par Emily Carroll
Éditeur Rue de Sèvres
Paru le 5 mars 2019
Par Karl Ove Knausgaard et Marie-Pierre Fiquet
Éditeur DENOEL
Collection Mon combat
Paru le 21 janvier 2019