Activités de Élaine

Élaine a aimé ce livre

Les vieux maudits

Par Leif Tande
(3,0)

1 personne apprécie ce livre

Élaine a coté ce livre

Les vieux maudits

Par Leif Tande
(3,0)

1 vote

Élaine a commenté ce livre

Mort-terrain

Par Biz
(4,0)
7 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
« Mort-Terrain. Totalement glauque comme nom de village. » Réflexion pas très rassurante pour Julien Daigneault, le narrateur, qui a quitté Montréal afin d’accomplir son stage de médecin dans le nord abitibien, pour la paie mais surtout pour décanter une peine d’amour récente. Sa plus grande découverte sera celle de la mythologie amérindienne entretenue par les habitants de la Réserve indienne accolée au village. Un monde méconnu du Québécois moyen, les deux univers n’étant pas poreux. Entre les luttes intestines de ceux qui souhaitent l’implantation d’une minière multinationale attirée par les gisements d’or souterrain et ceux qui prônent la protection de l’environnement, Julien devra trouver sa place au sein de la communauté, étroitement surveillé par l’un et l’autre clan. Biz est un auteur engagé qui aborde, dans ses romans, des thèmes chargés émotivement et socialement. Mort-Terrain est son troisième d’une bibliographie qui s’étoffe peu à peu. Il offre un point de vue inspiré de la situation existant entre les nations amérindiennes et le Québec moderne. Un humour cynique parcourt le récit qui abonde en métaphores et en figures régionales. Un roman vivant et vibrant du début à la fin.
1 commentaire plus ancien
Élaine a aimé ce livre

Mort-terrain

Par Biz
(4,0)

7 personnes apprécient ce livre

Élaine a coté ce livre

Mort-terrain

Par Biz
(4,0)

7 votes

Élaine a commenté ce livre

Ce matin-là

Par Gaëlle Josse
(4,0)
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Sur l’air d’une ronde ancienne, Gaëlle Josse raconte la chute d’une jeune femme tombée au combat des relations professionnelles. Clara qui, un matin d’octobre, après six mois promue à un poste supérieur dans son établissement de crédit, percute de plein fouet le mur de l’épuisement. Une claque. Un écroulement. Diagnostic médical : burn-out. S’ensuit une longue introspection inévitable dans le vide des journées de repos. Les souvenirs d’enfance remontent à la surface, certains douloureux, d’autres joyeux. C’est une amitié indéfectible qui la repêche de sous sa couette, la ramenant peu à peu à la vie, celle qu’elle avait rêvée alors qu’elle était étudiante, avant de s’oublier et de se soumettre à des obligations familiales. Un roman très beau, porté par une écriture somptueuse et enveloppante. Réconfortant en somme, malgré les difficultés rencontrées par le personnage principal. Qui n’a pas, un jour, flanché ou fléchi les genoux pour cause de surmenage au travail, couplé à la charge mentale de la vie domestique? Gaëlle Josse a trouvé les mots pour le dire.
Élaine a aimé ce livre

Ce matin-là

Par Gaëlle Josse
(4,0)

1 personne apprécie ce livre

Élaine a coté ce livre

Ce matin-là

Par Gaëlle Josse
(4,0)

1 vote

Élaine a commenté ce livre

Darktown

Par Thomas Mullen
(4,0)
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
« Rester calme. Ne pas paniquer. Ne pas se mettre en colère. Toujours garder le contrôle. Surtout, bien faire sentir que votre rage intérieure est prête à se déchaîner. » Des conseils livrés par leur lieutenant aux huit policiers Noirs qui viennent d’entrer en fonction en cette année 1948 à Atlanta, Georgie. Leçon retenue pour Lucius Boggs et Tommy Smith, patrouilleurs à pied qui arpentent de nuit les rues de Darktown. Et pour tous les autres Noirs de la ville (« deux quartiers blancs contre deux noirs et un cinquième indécis »), « ne pas soutenir le regard d’un Blanc, ne jamais montrer sa peur et toujours réagir comme à une blague innocente ». Chacun à sa place dans la capitale du Vieux Sud où la ségrégation raciale s’applique tout aussi durement que dans les campagnes environnantes, malgré les aspirations à l’égalité d’une communauté noire plus instruite et plus structurée et des promesses électorales en ce sens de certains hommes politiques. On est encore loin du mouvement des droits civiques. Thomas Mullen a bien rendu l’atmosphère qui régnait à cette époque dans le Sud des Etats-Unis à l’égard de la population afro-américaine. Une intrigue qui se tient, des personnages bien campés et si la dualité Noirs-Blancs est si explicite, elle reflète malheureusement de façon juste cette hargne raciale qui a perduré après la fin de la guerre de Sécession. Si les deux autres tomes de la trilogie (Temps noirs et Minuit à Atlanta) déchirent le voile ou à tout le moins, portent un nouveau regard sur ces années troublées, je continuerai avec intérêt à suivre cette histoire.
Élaine a aimé ce livre

Darktown

Par Thomas Mullen
(4,0)

1 personne apprécie ce livre

Élaine a coté ce livre

Darktown

Par Thomas Mullen
(4,0)

1 vote

Élaine a commenté ce livre

Mécanique de la chute

Par Seth Greenland
(4,0)
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
2012 : pendant qu’Obama travaille à sa réélection, Jay Gladstone, magnat immobilier newyorkais s’évertue à consolider sa réputation de mécène et de donateur tout en planifiant d’imposants projets de construction pour sa ville et ailleurs sur la planète. Propriétaire en plus d’une équipe de basketball dans la NBA, Jay a plusieurs poulets au four, mais il gère de main de maître. Son prochain rêve, obtenir un poste d’ambassadeur dans une ville d’Europe qui n’est pas en guerre. Un but réalisable pour lui qui fréquente et prend soin de ses relations politiques. Bref, tout va comme il le souhaite jusqu’au jour où une série d’événements bousculent ses idéaux familiaux et professionnels. Qu’aurait-il pu mieux contrôler, quels gestes ou paroles auraient-ils pu éviter? « Jay avait retenu une douloureuse leçon qui l’avait accompagné toute sa vie : même si vous croyez être au zénith de votre pouvoir, de vos capacités et de votre influence, un seul faux pas et c’est la chute. » Seth Greenland en fait tout le propos de son récit, jetant à bas tous les dominos, tenant ainsi sa galerie de personnages sur la corde raide jusqu’à la toute fin. Tout un cinéma que ce roman et sur plus de 600 pages d’une écriture concise et implacable, une seule envie, en connaître l’issue qui ne déçoit pas. Ce n’est pas LE grand roman américain mais il mérite amplement quatre étoiles.
Élaine a aimé ce livre

Mécanique de la chute

Par Seth Greenland
(4,0)

1 personne apprécie ce livre

Élaine a coté ce livre

Mécanique de la chute

Par Seth Greenland
(4,0)

1 vote

Élaine a commenté ce livre

Partir pour la famille 1900-1950

Par Suzanne Marchand
(3,0)
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Ma grand-mère a eu treize enfants, ma mère, la moitié moins et ma belle-mère, un seul. Trois femmes ayant vécu leur fécondité dans la première moitié du XXe siècle, soumises aux mêmes diktats sociaux, c’est-à-dire à la pression des prêtres catholiques et aux conditions maritales de leur époque. Chacune, certainement, a appréhendé à sa manière la sexualité du couple, les grossesses à venir avec parfois leur lot de chagrins et de joies. Partir pour la famille retrace ce cheminement emprunté par toutes les femmes nées au début du siècle dernier et qui ont enfanté dans les années suivantes. Suzanne Marchand, à l’aide de témoignages recueillis auprès de ces mères courage et puisant dans nombre d’ouvrages ethnologiques, offre un portrait saisissant de ce qui attendait la jeune mariée, cette fatalité de mettre au monde le plus d’enfants possible, souvent à l’encontre de leur santé et de leur condition économique. Dénombrant moults superstitions entourant l’accouchement, l’allaitement, la contraception, les soins à donner aux nouveaux-nés et le sacro-saint baptême, l’auteure démontre aussi le côté sombre de la natalité avec son grand nombre de mortalités infantiles associées aux maladies maintenant éradiquées par les vaccins (avis aux anti-vax). Photos et publicités anciennes à l’appui, ce livre instruit et témoigne en même temps de la longue route parcourue par les femmes pour parvenir enfin à prendre le contrôle de leur corps. En terminant, je vous livre ici un commentaire qui m’a fait sourire, celui d’une mère de cinq enfants nés entre 1932 et 1949 et qui disait ceci à propos des condoms : « C’est mon mari qui les achetait, mais c’est moi qui les entretenais. Dans ce temps-là, on était assez économes qu’on les lavait, les poudrait et on s’en servait encore. »