Activités de Élaine

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Récits de naufrages

Par Placide Vigneau
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Récits de naufrage, c’est un recueil de notes écrites par Placide Vigneau (1842-1926), pêcheur, capitaine de goélette et gardien de phare qui, dès l’âge de treize ans prenait la mer avec son père dans sa goélette WideAwake, afin d’apprendre les rudiments du métier. Originaire des Îles-de-la-Madeleine, sa famille vient s’installer en 1858 sur les rives de la Côte-Nord, Minganie, plus précisément à la Pointe-aux-Esquimaux, aujourd’hui Havre Saint-Pierre. L’estuaire du fleuve Saint-Laurent, parsemé d’îles traîtresses et de hauts fonds, dicte leur quotidien; en été, la pêche à la morue, à l’automne, le hareng et le maquereau et au printemps, la chasse au loup-marin. Un parcours saisonnier qui pouvait mener les équipages jusqu’aux bancs de Terre-Neuve, en passant par l’île d’Anticosti, territoire vierge qui n’avait pas encore connu l’idée d’un peuplement par l’industriel Henri Menier. Outre les nombreux naufrages survenus dans cette partie du fleuve au XIXe siècle, le recueil contient aussi les descriptions des travaux nécessaires à la survie sous ces latitudes, l’entraide entre les habitants et l’économie résultant de l’échouement des épaves. Un glossaire des régionalismes et un index des toponymes disparus complètent l’ouvrage, étayé par un groupe d’universitaires de l’Université du Québec à Rimouski et Gaspé. Malgré quelques redondances inhérentes au genre, j’ai apprécié ma lecture. Un regard renouvelé sur cette contrée impressionnante, visitée à quelques reprises, et qui frappe par son immensité et sa rudesse.
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Récits de naufrages

Par Placide Vigneau

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Récits de naufrages

Par Placide Vigneau

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Ragtime

Par E-L Doctorow
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La fin du XIXe siècle aura été une période bénie aux Etats-Unis pour la classe des ultra-riches, qui s’est prolongée dans les premières années du XXe siècle. Ragtime se veut un survol fou de cette ère dorée (gilded age). Doctorow mène cette locomotive déchaînée de main de maître. C’est au sein d’une famille aisée (Père, Mère, Jeune frère et Petit garçon) habitant New Rochelle non loin de New York City que se tisse l’intrigue principale de ce roman historique atypique, à laquelle l’auteur greffe, en un tourbillon frénétique, une série de scènes fortes impliquant quelques personnalités connues de l’époque, dont Harry Houdini, Emma Goldman, John Pierpont Morgan, Henry Ford, Sigmund Freud et j’en passe. Et à travers toutes ces saynètes qu’on peut croire disparates et sans lien entre elles, c’est à une leçon d’histoire en accéléré de la société américaine que le lecteur est convié. Le portrait d’une nation gangrenée par les inégalités sociales et les problèmes raciaux, subissant les ravages du capitalisme sauvage qu’une montée du syndicalisme ne suffit pas endiguer. Un roman fort, qu’on dirait écrit d’un seul souffle, frappant au cœur même de l’utopie américaine, ce rêve de recréer sur terre un pays neuf, offrant le meilleur pour l’humanité.
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Ragtime

Par E-L Doctorow

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L'amas ardent

Par Yamen Manai
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Que voilà un beau petit roman prenant sa forme du conte mais concrètement vissé à la réalité. Campé dans un des pays d’Afrique du Nord qu’on ne nomme jamais, le récit se déroule autour d’un homme (le Don) et de ses ruches peuplées de reines et d’abeilles qu’il appelle ses filles. Dans son village reculé, le vieil apiculteur savoure sa solitude et récolte un miel des plus doux et sucré. Jusqu’à ce qu’une attaque virulente d’un essaim de frelons géants bouleverse sa quiétude et celle de ses butineuses. Yamen Manai parle aussi des suites de la révolution dite du printemps arabe, de la montée de l’islamisme radical, du pouvoir de la littérature et des effets néfastes de l’ignorance couplée à la dévotion dévorante d’une religion tyrannique. Ne serait-ce que pour découvrir le sens du titre, il faut lire L’amas ardent, étonnant roman mariant le vol frénétique des abeilles aux parcours erratiques des hommes sur terre.
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L'amas ardent

Par Yamen Manai

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Les vagues

Par Virginia Woolf
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Après avoir lu la biographie romancée d’Emmanuelle Favier, j’avais très envie de connaître enfin la plume de Virginia Woolf. J’ai choisi, pour ma première incursion, Les Vagues, dont on dit qu’il est le plus expérimental de ses romans. À vrai dire, je m’y suis beaucoup ennuyée, même si l’écriture est superbe et la construction originale. Six amis (Susan, Jinny, Rhoda, Louis, Bernard et Neville) soliloquent sur leur enfance commune, leur jeunesse et leur vie d’adultes, mais sans jamais interargir devant le lecteur. D’où cette profonde lassitude que j’ai ressentie à chaque page tournée. Et ces descriptions de la course du soleil sur la mer et du parcours de sa lumière sur toutes choses entre chaque monologue des personnages m’ont fait l’effet d’une scie lancinante. Avant d’écrire ce commentaire, j’ai parcouru quelques critiques sur Babelio, ce que je ne fais jamais, mais ici, j’en sentais le besoin. Et donc, entre malaise chez certains, emportement et admiration chez d’autres, ce roman m’a plutôt distillé un sacré coup de pompe. Peut-être n’ai-je pas abordé l’œuvre de Woolf par le bon angle?
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Les vagues

Par Virginia Woolf

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Le procès d'Oscar Wilde

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Autre temps, autres mœurs. Mars 1895, à Londres : Oscar Wilde engage une poursuite en diffamation contre John Douglas, 9e marquis de Queensbury, bravant les avis contraires de son avocat et de ses amis. Le procès se déroule en avril de la même année et attire une foule curieuse. À la barre, Wilde est malmené par l’avocat de la défense dans un contre-interrogatoire serré et cinglant. Tous ses faits et gestes, ses rencontres masculines, ses dîners et sa correspondance sont passés au peigne fin. Et ultime affront, son roman Le portrait de Dorian Gray, se voit infliger l’étiquette sulfureuse de « sodomitique » ou « posant au sodomite ». Melvin Holland, petit-fils d’Oscar Wilde, préface cet ouvrage reprenant les minutes du célèbre procès. Une lecture qui s’est avérée fastidieuse par moments tant les questions répétitives des avocats se révélaient assommantes, mais pimentée heureusement par les réparties de Wilde, qui faisaient monter les rires dans la salle du tribunal. Conclu par une déclaration de non-culpabilité du marquis de Queensbury, les retombées de ce procès se retournent contre l’écrivain qui aura à subir deux autres procès et un séjour en prison. « En envoyant mon grand-père en prison, ils débarrassaient ainsi la société d’un rebelle : pas n’importe quel rebelle politique ordinaire mais quelqu’un qui remettait en question quelque chose de plus crucial – l’hypocrisie des valeurs sociales, sexuelles et littéraires sur lesquelles reposait si fermement la société victorienne. » Et pour accompagner ce texte édifiant, il me faut absolument lire une biographie d’Oscar Wilde; mon choix s’est arrêté sur celle écrite par Richard Ellmann, espérant que ce soit le bon.
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La femme à la fenêtre

Par A. J. Finn
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Depuis ma déconvenue littéraire avec le thriller psychologique de Franck Thilliez, La forêt des ombres, j’étais plus que méfiante envers celui de A.J. Finn, La femme à la fenêtre. C’est mon mari qui s’y est collé en premier et son avis enthousiaste m’a convaincue. Anne Fox, pédopsychiatre, s’est réfugiée dans sa maison de Harlem pour panser des blessures morales qu’on devine, dès les premières pages, subies à la suite d’un grand traumatisme. Vaguement alcoolo, accro aux médocs fournis par son médecin traitant, elle ressasse ses souvenirs pour le lecteur, entre ses observations du voisinage, Nikon en main, ses parties d’échecs en ligne et ses discussions avec des patients virtuels. Le point tournant du récit n’arrive qu’au milieu du roman sans que, toutefois, l’attente n’ait été pénible, la prémisse méritant d’être élaborée avec soin pour la suite. Et là-dessus, chapeau bas à l’auteur; je n’ai absolument rien deviné de la conclusion, étonnante il va sans dire. J’ai fait corps avec la narratrice éprouvée du début à la fin, son soliloque obsédant me tenant même éveillée durant plusieurs heures la nuit. Je n’ai eu de cesse d’arriver au bout avec l’espoir pour elle d’une sortie digne de ses nombreux tourments. Bien construit, bien écrit et bien ficelé, et un maintien constant de l’attention, c’est finalement tout ce qu’on attend d’un thriller.
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