Activités de STÉPHANE LAROSE

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Bernard Landry, l'héritage d'un patriote

Par Jean-Yves Duthel
(4,0)
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Quiconque s'intéressant à l'histoire du mouvement indépendantiste au Québec ou à celle du développement économique du Québec devrait prendre le temps de lire ce livre. C'est franchement intéressant d'un bout à l'autre, avec une mine d'informations et d'anecdotes qui nous en disent long sur le Parti québécois et sur l'un de ses grands leaders. Le texte final, une sorte de testament politique de Bernard Landry, est très beau. Le seul bémol que j'apporterais est qu'il a été écrit par un véritable inconditionnel de Bernard Landry, quelqu'un qui a travaillé avec lui et qui a été son ami durant de nombreuses années. À le lire, on croirait que Bernard Landry a été un homme parfait du début à la fin de sa vie et dans tous les domaines de celle-ci. L'absence d'absolument tout recul critique est bien visible, au point où cela devient franchement ridicule par moments. Mais c'est à lire quand même !
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Bernard Landry, l'héritage d'un patriote

Par Jean-Yves Duthel
(4,0)

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Bernard Landry, l'héritage d'un patriote

Par Jean-Yves Duthel
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Eagles : Life is the Fast Lane

Par Alexis HACHE
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Eagles : Life is the Fast Lane

Par Alexis HACHE
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Fausse route

Par Elisabeth Badinter
(4,0)
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Élisabeth Badinter, femme de lettres et philosophe française, s’intéresse à la condition des femmes depuis près de quarante ans. Déjà avec sa première œuvre publiée en 1980, intitulée « L’amour en plus », elle suscite la controverse en affirmant que l’instinct maternel n’existe pas. Dès lors, on pourrait croire que l’auteure était et est demeurée une féministe dite « radicale ». Pas vraiment, si on se fie à cet essai écrit il y a plus de quinze ans au moment où je rédige ce texte. Ce sont en effet les féministes « radicales » américaines qui feraient fausse route selon Badinter, car celles-ci feraient reculer le féminisme. Pour en arriver à cette conclusion qui, encore une fois, fait controverse, l’auteure retrace l’histoire du féminisme des années ’80, ’90 et ’00 en France mais aussi aux États-Unis et au Québec. Elle dénonce fortement la tendance amorcée alors à la victimisation de la part des femmes, leur volonté d’instaurer un nouvel ordre moral et de séparer les hommes et les femmes en deux espèces différentes. Tout cela freine la marche vers l’égalité des sexes car, comme elle le dit elle-même, « l’égalité se nourrit du même (=), non du différent (≠) ». Badinter dénonce l’amalgame que l’on a créé entre violence et viol, entre prostitution et viol, entre homme et viol ou violence. Elle démontre, chiffres et faits historiques à l’appui, à quel point (en termes qualitatifs et quantitatifs) les femmes peuvent faire preuve de violence entre elles et envers les hommes. Elle s’en prend aussi à l’opposition des sexualités féminines et masculines, présentées comme irréconciliables par le féminisme moderne, à moins que la sexualité masculine ne devienne axée uniquement sur l’intimité, la tendresse, la coopération et l’émotion en réprimant ses pulsions (naturelles ?). La lecture de cet essai permet de bien comprendre où, quand, comment et pourquoi le nouveau féminisme est né et sur quoi il s’appuie; c'est un mouvement fort, lié à bien des manchettes d’information aujourd’hui. En grande partie, Badinter pourrait dire que cette fausse route du féminisme moderne se poursuit, avec encore plus de démesure qu’il y a quinze ans. Cependant, je doute sincèrement que quiconque puisse souscrire entièrement à la vision Badinter de la femme et du féminisme. Ce n’est pas pour rien qu’elle a toujours refusé de s’impliquer dans quelque mouvement féministe que ce soit : sa façon de penser est souvent unique et pas toujours sans contradictions.
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Fausse route

Par Elisabeth Badinter
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Fausse route

Par Elisabeth Badinter
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Fausse Route

Par Elisabeth Babinter
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Fausse Route

Par Elisabeth Babinter
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Élisabeth Badinter, femme de lettres et philosophe française, s’intéresse à la condition des femmes depuis près de quarante ans. Déjà avec sa première œuvre publiée en 1980, intitulée « L’amour en plus », elle suscite la controverse en affirmant que l’instinct maternel n’existe pas. Dès lors, on pourrait croire que l’auteure était et est demeurée une féministe dite « radicale ». Pas vraiment, si on se fie à cet essai écrit il y a plus de quinze ans au moment où je rédige ce texte. Ce sont en effet les féministes « radicales » américaines qui feraient fausse route selon Badinter, car celles-ci feraient reculer le féminisme. Pour en arriver à cette conclusion qui, encore une fois, fait controverse, l’auteure retrace l’histoire du féminisme des années ’80, ’90 et ’00 en France mais aussi aux États-Unis et au Québec. Elle dénonce fortement la tendance amorcée alors à la victimisation de la part des femmes, leur volonté d’instaurer un nouvel ordre moral et de séparer les hommes et les femmes en deux espèces différentes. Tout cela freine la marche vers l’égalité des sexes car, comme elle le dit elle-même, « l’égalité se nourrit du même (=), non du différent (≠) ». Badinter dénonce l’amalgame que l’on a créé entre violence et viol, entre prostitution et viol, entre homme et viol ou violence. Elle démontre, chiffres et faits historiques à l’appui, à quel point (en termes qualitatifs et quantitatifs) les femmes peuvent faire preuve de violence entre elles et envers les hommes. Elle s’en prend aussi à l’opposition des sexualités féminines et masculines, présentées comme irréconciliables par le féminisme moderne, à moins que la sexualité masculine ne devienne axée uniquement sur l’intimité, la tendresse, la coopération et l’émotion en réprimant ses pulsions (naturelles ?). La lecture de cet essai permet de bien comprendre où, quand, comment et pourquoi le nouveau féminisme est né et sur quoi il s’appuie; c'est un mouvement fort, lié à bien des manchettes d’information aujourd’hui. En grande partie, Badinter pourrait dire que cette fausse route du féminisme moderne se poursuit, avec encore plus de démesure qu’il y a quinze ans. Cependant, je doute sincèrement que quiconque puisse souscrire entièrement à la vision Badinter de la femme et du féminisme. Ce n’est pas pour rien qu’elle a toujours refusé de s’impliquer dans quelque mouvement féministe que ce soit : sa façon de penser est souvent unique et pas toujours sans contradictions.
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Fausse Route

Par Elisabeth Babinter
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La Rose et l'Irlande

Par Jean-Pierre Charland
(4,0)
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Par ce roman à la fois historique et d'espionnage, Jean-Pierre Charland plonge le lecteur ou la lectrice dans le sempiternel conflit existant entre l'Angleterre et l'Irlande, conflit qui prend une nouvelle tournure à la fin du dix-neuvième siècle grâce à l'invention de la dynamite, arme de destruction massive utilisée par des terroristes. On plonge aussi brièvement dans la mer par le biais d'un des premiers sous-marins de guerre (rien à voir avec ceux plus connus du vingtième siècle !) et dans l'eau polluée par la merde circulant en-dessous du pont de Londres ! L'auteur nous fait visiter Montréal, Ottawa, Londres, Dublin, New-York et quantité d'autres villes américaines et européennes car si les Irlandais ont émigré un peu partout, plusieurs d'entre eux sont prêts à faire ce qu'ils jugent nécessaire pour leur mère patrie. Le héros de ce roman est quasiment indescriptible ! Il est à la fois un mari affectueux, un espion, un journaliste, un policier ; un Canadien, un Québécois, un Irlandais, un Anglais (et il peut se faire passer pour un Américain si nécessaire) ! Celui-ci est entouré de policiers et de politiciens souvent médiocres et corrompus qui le méprisent alors qu'il semble les dépasser tous ! Ce livre est une belle leçon d'histoire politique et sociale, remplie d'humour et de suspense. J'ai été captivé jusqu'à la toute fin. Je crois que l'auteur a fait preuve de beaucoup de courage (et peut-être aussi d'un brin d'inconscience) en écrivant un roman sur un sujet qui, au premier abord, n'apparaît pas vendeur lorsque destiné à un public québécois. De plus, les premières pages sont très ardues à lire. On ne comprend à peu près rien de ce qui se passe et on est "submergé" par les nombreux personnages qui apparaissent l'un après l'autre, cela malgré les précautions de l'auteur qui a pris le temps avant de débuter le roman proprement dit de nous expliquer le conflit anglo-irlandais et de nous donner à lire des mini-biographies des personnages "réels" qu'on va y retrouver. Je crois que l'auteur aurait eu intérêt plutôt à prendre le temps de nous présenter au physique et au moral chaque nouveau personnage à mesure qu'il les introduit, ainsi que son occupation ou rôle historique. Mais au final, ce livre est une belle réussite !
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La Rose et l'Irlande

Par Jean-Pierre Charland
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La Rose et l'Irlande

Par Jean-Pierre Charland
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Bonheur meurtrier

Par Dominique Girard
(4,0)
2 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
Lynda a bien résumé le livre. Ce que j'ai apprécié particulièrement dans "Bonheur meurtrier", c'est d'abord et avant tout le point de vue résolument féminin du roman. Oui, la victime est un homme, mais l'enquête est menée par une jeune policière mère de famille et on fait connaissance avec beaucoup plus de personnages féminins que masculins. Les femmes sont fortes d'une manière ou d'une autre : force physique, beauté physique, force de caractère, force des émotions, intelligence, etc. De plus, l'auteure nous fait souvent pénétrer leurs pensées. Les hommes, eux, sont plutôt faibles ou possèdent un certain charme lié uniquement à leur physique. En tant qu'homme, cela aurait pu me déranger ou m'irriter, mais pas dans ce cas-ci car l'écriture de Dominique Girard demeure réaliste, sans jamais sombrer dans la caricature ou le stéréotype. L'autre aspect qui m'a beaucoup plu est la qualité de la langue. Que ce soit dans les dialogues ou pour la narration, la langue française québécoise est bien rendue, les différents niveaux de langue sont respectés et surtout le langage demeure réaliste, sans encore une fois se laisser aller à la facilité caricaturale. Il n'y a pas de doute que, à part les quelques passages qui ont lieu en Colombie, cette oeuvre se passe au Québec, un Québec vivant et intéressant. Cependant, je suis en profond désaccord avec Lynda lorsqu'elle dit que l'enquête est compliquée et remplie d'énigmes. L'enquête se déroule sans aucune hypothèse de base, sans qu'on cherche jamais à nous égarer sur de fausses pistes, sans qu'il arrive à peu près rien en termes d'événements qui pourraient orienter l'enquête dans une quelconque direction. Les deux policiers ne font que rencontrer une par une les personnes de l'entourage de la victime en leur posant quelques questions et en visitant leur salle de bain pour voir s'il y a du fentanyl, mais jamais ils ne s'arrêtent pour vraiment réfléchir ou déduire. Ce qui fait que c'est à peu près sans intérêt qu'on découvre qui a tué et pourquoi. On ne comprend même pas comment la policière a fait pour résoudre le crime car on ne nous dit pratiquement rien tout au long du roman. "Bonheur meurtrier" n'est pas un bon roman policier. Il contient cependant une partie axée sur le suspense (le retour de Marika au Québec) qui est assez bien réussie, mais celle-ci n'a malheureusement rien à voir avec l'enquête policière ! Je donne quand même un généreux 4 sur 5 comme évaluation pour les qualités que j'ai décrites et le potentiel de l'auteure.
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