Littérature

Folles frues fortes

Éditeur TETE PREMIERE
Collection Tête dure
Paru le 26 août 2019
ISBN 9782924207970

Tête première lance Tête dure, une nouvelle collection sous la direction éditoriale de Marie Demers. La collection accueillera des écrits irrévérencieux, incisifs, hors-normes et délurés. Tête dure encourage l’exploration formelle au moyen de procédés divers et hybrides tels que la polyphonie, la parodie/l’ironie, l’érotisme/la pornographie, l’hyperréalisme, l’autofiction, l’intertextualité et l’intermédialité. Tête dure encourage l’émergence de voix d’écrivain.e.s contemporaines et novatrices, qui sauront mettre au jour des thématiques et des enjeux actuels, potentiellement tabous. Tête dure cherche donc des auteur.e.s à la plume assurée, ayant le courage de leurs idées et osant déranger l’univers, sans compromis.   FOLLE / La folie se présente comme un syndrome fourre-tout qui enferme les femmes dans une illégitimité chronique. En qualifiant les femmes de folles à tort et à travers, on leur retire le droit d’être blessées, en colère ou injustement traitées. Mais la folie n’est pas qu’une tare, elle est aussi moteur de création, génératrice d’idées et d’innovations.   FRUE / La femme frue, c’est la féministe enragée, la féminazie, réduite à sa seule colère. Frustrées sont ces courageuses qui continuent à lutter contre le backlash et le masculinisme rampant. En refusant de se plier au statu quo, elles se trouvent à être répudiées et dévalorisées publiquement : on les traite de mal baisées, de misandres et de… folles.   FORTE / La douceur et la fragilité sont des attributs liés à la « vraie » féminité. En contrepartie, la force, physique et mentale, serait l’apanage du masculin. Les Fortes, qui n’ont rien des poupées de porcelaine ou des nymphettes soumises, dérangent. La Forte est un modèle de puissance, de résilience et d’audace.   Les autrices de cet ouvrage tournent en dérision ces clichés depuis trop longtemps banalisés. À travers la poésie, la fiction et le récit, les 11 textes de Folles frues fortes se réapproprient ces torts pour en faire des forces.   Avec des textes de Marjolaine Beauchamp, Martine Delvaux, Marie Demers, Fanie Demeule, Marie-Sissi Labrèche, Maude Lafleur, Catherine Mavrikakis, Marie-Ève Sévigny et Katherine Raymond. EXTRAIT : « Comme Clara Dupuis-Morency, j’ai choisi l’avortement. Peu de temps après, mes jumelles m’ont élue mère. Comme Nancy Huston, j’ai dénoncé l’exploitation des sables bitumineux en Alberta. De Paris, ça fait une trotte, se rendre à Fort McMurray. Comme Charlotte Delbo, j’ai vu la Grèce après Ravensbrück. Je n’en croyais pas mes yeux. Comme Marguerite Duras, j’ai refusé de me coucher de bonne heure. Je préférais écrire tard le soir. » - Catherine Mavrikakis, Je ne les ai pas inventées