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Baiser ou faire des films

Par Chris Kraus
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Lynda : Tout d'abord, je dois vous avouer que le titre n'a rien à voir avec le roman, personne ne baise, et personne ne fait des films. Dans ce récit, on est avec Jonas Rosen, un jeune Allemand qui va aller à New York pour aller faire un film de sexe ou un documentaire sur l'oreiller. Jonas est le petit-fils d'un ancien officier SS, c'est une quête de ses racines qu'il effectue, en allant séjourner à New York et rencontrer sa tante Paula qui lui en apprendra de plus en plus sur son aïeul. Jonas est le narrateur qui démontre une urgence de vivre qui se révèle à lui. Son rêve de cinéma sera décalé de plus en plus au fil de la lecture, ce voyage à New York afin de réaliser en tant qu'étudiant en cinéma son projet d'un film. Ce roman est un amalgame de l'histoire de famille, avec sa tante Paula qui a été victime de la Shoah, de son grand-père nazi SS, sa vieille tante le renvoie toujours à cette histoire par sa famille, et de Beat Generation avec le personnage de Jeremiah où il va résider au début de son voyage, et de sa petite amie Mah restée en Allemagne qui lui démontre de la jalousie, et de Nele avec qui la rencontre ne le laissera pas de marbre. Tout ce récit, nous est présenté sous forme d'un journal intime, ce qui permet de suivre jour après jour tout le parcours de Jonas, ses rencontres, ses réflexions, ses découvertes, ses questionnements, et ses états d'âme. Ce qui donne au récit, une quête initiatique puisque Jonas va expier les fantômes du passé de sa famille, il va retourner en Allemagne sans avoir réalisé son film. Un roman qui a du mordant, un humour acéré, de l'humour noir. Les personnages se démarquent beaucoup, chacun apporte une couleur au récit. La proposition des personnages est intelligente, nuancée et bien définie. L'intrigue m'a fait ressentir une ambivalence par la lourdeur de l'histoire et la légèreté que dégage la dérision de l'auteur qui permet de distiller le sujet. Un roman poétique qui souligne un sujet délicat que privilégie l'auteur comme dans son roman précédent, la fabrique des salauds, les familles hantées par leur passé nazi. https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/06/baiser-ou-faire-des-films-chris-kraus-editions-belfond-distribue-par-interforum-canada-par-lynda-massicotte.html

C'est quoi l'amour?

Par LUCILE DE PESLOÜAN et GENEVIÈVE DARLING
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
J’aime un livre qui divertit ou qui nous apprend des choses.Je n’aime pas les faux donneurs de leçons et de moralité dans un livre pour des 11 ans.Dans le livre c’est quoi l’amour, tout allait bien avant qu’on veuille apprendre à mes petits fils qu’ils sont les héritiers blancs de la source des malheurs qui accablent encore aujourd’hui les autochtones. C'est pourquoi ils ne recevront pas ce livre. L’amour c’est aussi de respecter la société interculturelles qui nous accueille ,ses valeurs ,son mode de vie sa langue. Je préfère enseigner à mes petits fils la bienveillance qui s’applique à tout les êtres vivants sans discrimination .

Mouffie la mouffette en trottinette

Par Gilles Tibo et Jean Morin
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Lynda : Avez-vous déjà rencontré une mouffette à trottinette, non ? Et bien, c'est le cas dans cette petite histoire. Et tout ça avec le dessin que Mouffie a trouvé, et qu'il veut reproduire. Mais il n'y arrivera pas seul, et tous ses amis se mettent de la partie pour l'aider... Mais un seul réussira à monter ses fameuses trottinettes. L'histoire est amusante, les petits animaux sont très sympathiques, et que dire de ces belles illustrations, qui ne peuvent pas faire autrement que donner l'envie à un jeune enfant de feuilleter ce petit album illustré. Une belle petite leçon de vie, qui nous dit que quand on se met tous ensemble, on peut arriver à faire tout ce que l'on veut ! https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/06/mouffie-la-moufette-en-trottinette-gilles-tibo-et-jean-morin-editions-auzou-par-lynda-massicotte.html

Le voyage de Marcel Grob

Par Philippe Collin et Sébastien Goethals
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Le voyage de Marcel Grob, tout comme les albums de Jacques Tardi sur son père René, explore la vision d’un jeune homme happé par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Alsacien, Marcel Grob a dix-huit ans lorsqu’il se voit contraint en 1944 d’intégrer l’armée allemande sous peine de représailles envers sa famille s’il désobéit aux ordres de conscription. Mais le pire reste à venir, car c’est dans la Waffen-SS qu’on le destine. Deux amis d’enfance l’accompagnent dans son voyage, l’un dans la crainte, l’autre dans l’enthousiasme. Dans son vieil âge, Grob se souvient de tout malgré le besoin d’oublier et l’envie de se taire. Le dessin en noir et blanc, quelquefois en teinte sépia, sied bien au propos et accompagne un texte fort et un récit bien mené. J’apprécie beaucoup ces bandes dessinées instructives basées sur des faits historiques; elles constituent un bon véhicule de vulgarisation des événements passés pour un lectorat plus jeune ou moins intéressé par l’Histoire.

Les altruistes

Par Andrew Ridker
2 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les ressorts familiaux et que vous n’avez jamais osé demander. Andrew Ridker, dans son premier roman, décortique pour vous les courants profonds qui parcourent une famille ordinaire américaine : Arthur, le père, Francine, la mère et leurs deux enfants Ethan et Maggie. Sur une vingtaine d’années les vies maritale, professionnelle, scolaire et amoureuse des Alter se déploient dans un récit magnifiquement rendu, sans longueur, aux dialogues savoureux parcourus de touches d’humour, de tendresse et de férocité à l’occasion. Le style littéraire de l’auteur m’a beaucoup plu, une écriture riche et simple à la fois, exposant le propos sans ennuyer une seule seconde. Ce qui se conçoit bien s’exprime aisément : la traduction en a visiblement bénéficié. J’accorde donc cinq étoiles pour ce roman d’une vérité implacable, véritable bijou de concision sur un thème maintes fois traité mais qui dépasse ici tous les autres déjà lus.

Le coeur en joue

Par Hélène Lépine et Dima Karout
1 commentaire au sujet de ce livre
Malgré son sujet difficile ce recueil arrive à mettre un baume sur la cruauté de la guerre tout en restant réaliste. Il y a beaucoup de beauté dans ses images fortes et bouleversantes.

Mahaut T.1 : Mahaut et les maudits de Chêne-au-Loup

Par Sophie Noël
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Très intrigué par la couverture, il m'aura néanmoins fallut un peu de temps pour venir à bout de ce roman. Dans un univers qui rappelle le moyen-âge, un village dans les bois, Chêne-au-loup, menait une vie somme toute agréable avant que n'arrive une étrange maladie, qui plonge les malades dans une sorte d'état comateux. Mahaut est la fille de Colombe, guérisseuse du village et possède certains talents particuliers, dont des visions et la capacité de converser par la pensée avec Loup, un loup. Sa mère, bien que qualifiée, ne parvient pas à cerner cette épidémie qui frappe uniquement les adultes. Bientôt, Mahaut fait le lien avec ses visions et comprend que les jeunes seront épargnés. C,est donc eux qui investigueront le mal qui sévit de plus en plus vite dans leur village et dont personne ne comprend la propagation et la nature. Elle pourra compter sur Aurèle, son meilleur ami, Loup et les autres adolescents du village, afin de mener leur enquête. Celle-ci les mène sous la terre, sous les arbres, à travers les mémoires d'une malédiction et d'une légende. J'ai trouvé l'écriture vraiment jolie, ce fut mon premier constat. C,est un univers que j,ai trouvé sérieux, un peu sombre, mais bien imaginé et avec des personnages assez crédibles. L'histoire m'a évoqué "le joueur de flûte de Hamelin", ainsi que "Brave" de Disney. Le mystère est bien construit, mais au final, je sens qu'on reste dans ce qui est déjà établit : la dualité entre bien et mal très manichéenne, la malédiction familiale pour châtier quelque personnage trop cupide, la forêt mystérieuse et les entités maléfiques. On ne sera guère surpris pour un peu qu'on soit familiers avec ce genre de roman. Même si c'est une bonne histoire, on ne sort pas trop des conventions, en restant dans les valeurs sures du fantasy léger médiéval. Mahaut peut entendre les pensées animale: c'est très rependu dans les personnages fantastiques et fantasy jeunesse. Le château mystérieux, la magie noire, la légende qui devient réalité aussi. Au demeurant, je trouve quand même qu'il y a une belle tribune pour les personnages féminins. La fin promet une suite, ce que j'espère vu la fin abrupte des plans du "méchant". Ah, le méchant, oui, parlons-en. Cruel, noir, sanguinaire, bestial, imbu de lui-même: bref, pas la moindre qualité. Assez typique comme méchant, mais personnellement, ce genre de méchant ne me marque pas: ils sont trop "noirs", sans réelles raisons ( autre qu'une commode raison de malédiction). Ce genre de méchant avide de faire le mal pour assouvir quelque désir de toute-puissance ( à la Sauron) franchement, c'est devenu commun, à un point tel que ça n'a plus le moindre effet de surprise. Au fond, le problème, c'est que peut importe son vécu, étant fondamentalement "méchant", il aura été chiant de toute manière, alors à quoi bon s'y intéresser? Bon, en dépit de ce méchant prévisible et du fait que l'autrice soit restée dans les sentiers maintes fois battus, c'est un bon livre, bien écrit, bien ficelé et peuplé de personnages relativement bien pensés et crédibles. les amateurs de moyen-âge à saveur magique devraient aimer ou ceux et celles qui veulent s'initier au genre. Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans.

Là où tombent les samares

Par Valérie Langlois
1 personne apprécie ce livre
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Lynda : COUP DE COEUR! Quel bonheur, ce fut pour moi de me retrouver avec cette lecture. Une lecture précédente de cette auteure avait été un gros coup de cœur, et j'étais bien contente d'avoir la possibilité de lire son dernier livre. Il me sera difficile de parler de ce livre sans spoiler le contenu, alors ce sera bien volontairement que je serai vague à son sujet. Emma, vis une période très difficile, elle a beaucoup de difficulté à poursuivre sa vie après avoir perdu son enfant, de plus rien ne va dans sa vie, puisque son conjoint réagit bien différemment à ce deuil. Quand sa mère décède et qu'elle découvre un coffre, une énigme en elle-même et qui sera le début du salut pour elle, elle quitte donc pour l'Écosse, toute seule, à la recherche d'elle-même, afin de se ressourcer, et surtout de retrouver le goût de vivre. Ce sera le début d'une quête pour elle, et pour nous, lecteurs également. J'ai adoré l'Écosse, les descriptions que l'auteure en fait, sont graphiques et nous permettent de nous sentir sur place. Les rencontres sont vraiment spéciales, entre autres Idgie, leur amitié est bouleversante, mais surtout émouvante. Que vous dire d'autres que cette lecture est tout simplement bouleversante, le deuil, que ce soit un deuil physique ou émotionnel, se doit d'être vécu et apprivoisé. À travers les mots de l'auteure, c'est une grosse boule d'émotions que nous vivons, mais ces émotions sont également les émotions et les sentiments d'Emma qui viennent nous chercher, ce sont aussi des mots qui nous poussent vers une introspection, qui nous fait réfléchir. Cette lecture ne pourra faire autrement que de vous frapper de plein fouet, cette jeune femme Emma, une jeune femme résiliente et très attachante, viendra se loger dans votre cœur, et je ne crois pas qu'elle en ressortira, vous la garderez longtemps dans vos pensées, j'en suis certaine. Valérie Langlois est une auteure qui sait mettre des émotions à travers ses mots, elle a ce talent d'écrire avec son cœur et non pas seulement avec une plume, c'est une lecture que vous vous devez de lire sans aucune hésitation, et je vous souhaite un gros coup de cœur comme ce fut le cas pour moi ! https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/06/la-ou-tombent-les-samares-valerie-langlois-editions-libre-expression-par-lynda-massicotte.html

La légende du jardin des ombres

Par Yann Darko et Régis Torres
2 personnes apprécient ce livre
2 commentaires au sujet de ce livre
Ce gros roman jeunesse nous entraine en 1880, dans une course entre la France et l' Inde, où un jeune garçon, Émile Descrières, dit "Milo", et sa redoutable préceptrice, mademoiselle Alicia, s'engagent afin de secourir la mère de Milo. Cette dernière a été charmée et hypnotisée par rien de moins que le meurtrier du père de Milo, un anglais tout de noir vêtu qui veut faire mains basse sur un trésor extraordinaire, un jardin mystérieux gardé derrière un labyrinthe depuis près de trois millénaires, quelque part en Inde. Néanmoins, ce trésor est maudit, gare au cupide qui souhaiterait y trouver la richesse. Pour mener à bien leur mission de sauvetage, Milo et Alicia pourront compter sur une jeune indienne issue d'une riche famille, d'un capitaine de navire plus ou moins honnête et d'un fakir d'origine parisienne. C'est un roman d'aventure typique, avec son rythme rapide, ses nombreux lieux exotiques, ses nombreuses péripéties et ses rebondissements. Certains d'entre eux sont plutôt faciles à deviner, alors ce n'est pas vraiment un grand suspense non plus. Le décor de l'Inde est cependant plus rare dans les romans jeunesse alors s'était intéressant de s'y retrouver. Comme le disait un certain personnage, l'Inde est un pays tout en contraste. J'ai trouvé la légende entourant le jardin fort bien formulée et intrigante. On sent plusieurs origines d'autres légendes de divers folklores en elle. Un peu du mythe de Thésée, un peu de Tracassin, un peu aussi de l'histoire de Tolkiens, "le hobbit", où un roi nain devenait fou à cause de son obsession pour l'or. Sans être totalement nouveaux, les personnages ne sont pas non plus stéréotypés - sauf le méchant. Alicia est une jeune femme à la limite explosive, forte en gueule un peu trop, très savante, entêtée et déterminée. Ses innombrables expressions maritimes étaient rigolotes. Milo, je trouve, est le moins étoffé du lot. C'est le jeune héro masculin commun, qui a des élans de courage de temps à autre, qui suit les autres, sans avoir une personnalité vraiment définie. Preuve en est que je ne trouve pas de qualificatifs pour le cerner. C'est un bon garçon, mais qui se perd derrière des personnages plus colorés et plus pro-actifs. Jules Vernet ( ce nom aurait-il à voir avec un certain auteur de romans d'aventure par hasard?) aussi nommé Govindassami, était à mon sens le plus intéressant, le plus détonnant sur tous les plans. Dès qu'il apparait dans le récit, les choses deviennent plus amusantes. Le méchant était très peu original, c'est le typique fanatique de richesse, méchant et cruel, vêtu de noir, qui a un sbire tout aussi mesquin, y a rien de nouveau là-dessus, ça m'a quand même un peu déçu. C'était un bon roman dans son genre, mais je ne me suis pas retrouvé subjugué ou charmé plus qu'il faut. Il est intéressant, mais il manque de profondeur. En même temps, les jeunes amateurs d'aventure et d'action devraient adorer et je les encourage à le lire. Ce n'est pas parce que le libraire que je suis n'a pas été conquis que ce ne sera pas le cas des jeunes lecteurs, qui ont moins de romans au compteur que moi. Ah, et la couverture est sublime, vraiment, c'est très attrayant et donne tout de suite le ton du roman. Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans.

Le début des petites étincelles

Par Amy Lachapelle
4 personnes apprécient ce livre
3 commentaires au sujet de ce livre
Après s’être faite laisser, Roxane quitte sa famille et ses proches du Témiscamingue pour vivre à Montréal pendant quelques mois. Une histoire divertissante et l’auteure nous fait bien sentir les émotions entourant la séparation du personnage principal et de sa fille. Par contre, j’ai trouvé que répéter environ un chapitre sur deux que Roxane se trouvait « molle » ou qu’elle venait du Témis était plutôt redondant.

La cité des squelettes

Par Richard Petitsigne et Romane Poch
1 commentaire au sujet de ce livre
J'ai déjà lu de cet auteur l'album jeunesse "la plus terrible pirate" et j'avais beaucoup aimé ce contre-stérotype. Je vois bien que la parution de son nouveau roman en France a bien fait rire les lecteurs et personne n'a relaté ce que je m'apprête à mettre en lumière. Car voyez-vous, ce roman est sur nos tablettes de librairie québecoises depuis peu, mais s'il est en soit original, les stéréotypes sur le Québec sont très nombreux et je doute qu'il soit vendu pour cette raison. Bon, primo, voici un petit résumé: Jacinthe, 10 ans, est fille d'un plumassier ( expert des créations nécessitant des plumes) et d'une danseuse de flamenco professionnelle originaire du Québec. Dû au fait que ses parents travaillent sous contrats, la petite famille doit déménager fréquemment. Cette fois, les voici arrivés à la Cité des squelettes. Et comme son nom l'indique, la ville est peuplée d'un certain nombre de squelettes, mais pas des êtres morts, non non! Une variété qui croit, qui vit et qui meurt. Mais voilà que l'arrivé de Jacinthe et de son gros toutou Ventouse coincide avec des vols d'os! Jacinthe et son nouvel ami squelette mène l'enquête. Je tiens à souligner que je suis ravi de voir une représentante du Québec en la personne de Mirabelle Pantoute dans le roman, mais c'est un peu frustrant de constater que pratiquement tout ce qu'il lui ait associé est soit stéréotypé soit erroné. Je m'explique.(Sinon, passez à la fin). Premièrement, le mot "tabarnak" est employé à la page 17, mais je pense que cela relève plus d,un manque de connaissances de l'auteur pour les sacres québecois. je ne crois pas qu'ayant su de quoi il retourne il ait utilisé ce mot dans un livre pour les 8-9 ans. Dans ma version de cette critique destinée à Babelio, je leur décrit justement la portée linguistique. Autre problème: "Ce soir j'ai juste envie de cogner des clous"(p,17) est un non-sens. "Cogner des clous" est une expression qui marque un état, celui de grande fatigue, visuellement représenté par un marteau qui cogne sur le clou, avec le même ballant que la tête qui tombe de fatigue vers l'avant quand on lutte contre le sommeil ( après une longue journée à la librairie, par exemple). Alors concrètement ça donne "Ce soir, j'ai juste envie d'être très fatiguée". On ne peut pas avoir "envie" de cogner des clous, ç'aurait plutôt du être: "Ce soir, j'ai juste envie de dormir, je cogne des clous". Même constat: méconnaissance des expressions qubecoises. Ensuite, la poutine ( p.28) est composée de frites, de fromage en grain de type gouda ( dit "scoui-scouic") et de sauce brune - je ne vous apprend rien. Alors d'où sort l'idée que c'est de la sauce à la viande? C'est pas un spaghetti! C,est pourtant ce qu'on y lit. Puis, on nous dit que les québecois font des "pancakes" , oubliant qu'en fait, on fait leurs crêpes à eux, typiquement françaises. Par ailleurs, en p.59, Albertine traite son ami Joris de "chum", sans savoir que 1- c,est une expression qui n,est pas employée par les enfants et 2- ne s'applique pas dans le contexte. Là encore, dans la version Babelio, je leur explique tout ça. Comparer un slam de concert à une danse autochtone sioux, c'est très très moyen. C'est anodin pour les européens, mais ça va mal passer en Amérique du Nord. Eux aussi aimeraient bien qu'on cesse les stéréotypes qui les concernent. Non seulement slam et danse ne se ressemblent pas, mais je vous signale qu'il n'y a pas de Sioux au Québec et très peu même au Canada. La Nation Sioux peuple le centre et le sud-est états-unien. Ensuite, on fait une comparaison hasardeuse sur le "bouette" québecoise. Je n'ai pas saisi l'idée. Comme si on avait de la bouette partout et qu'elle était pire que celle de France. Je suis perplexe. Ensuite, l'allusion aux trappeurs. Les trappeurs sont aux québecois ce que les chevaliers sont aux français: un peu - BEAUCOUP- datés. Je sais que les bons vieux stéréotypes du bucheron attardé et du trappeur en peaux de raton laveur semblent encore exister dans le pays des amateurs de baguettes de pain, mais on en a tous marre d'être associés à l'époque coloniale du 17e siècle. Y a pu de trappeurs aujourd'hui. Et même nos voitures sont chauffées, alors nous ramener le fait qu'on doit manger gras pour combattre les hivers, c'est juste une preuve de la désuétude des stéréotypes dont on est la cible. Ah, et le Far West et le massacre des cheyennes aussi est terminé, soit-dit en passant, alors pourquoi cette allusion ? ( p.118) Je me demande si parfois les européens nous perçoivent encore les états-uniens comme des cowboys? La recette de pancakes ( des "crêpes" vous dis-je!) - quoique ça me donne mal au coeur juste à la lire avec toutes ces composantes animales - aurait été plus drôle si ça ne revenait pas ENCORE à cette idée de trappeur et de colons qui abusent du gras. Y a même pas de mention à nos sublimes bleuets du Saguenay, franchement! Ils sont même sur le dessin! Voilà pour mes observations sur les stéréotypes. Je mentionne au passage que je ne suis pas favorable aux stéréotypes quels qu'ils soient, cela inclut ceux sur nos cousins français dans les romans québecois. Mais de manière générale, on ne les prend pas pour des attardés du siècle dernier, plutôt comme des amateurs fanatiques de baguettes, de béret et de chandails blanc à rayures, au tempérament snob ( je sais, je sais, c'est surfait). J'ignore aussi comment vous, québecois et québecoises, allez réagir à ce roman. Peut-être que ça ne vous dérangera pas? Peut-être que si. Personnellement, je trouve qu'autant de bêtise et d'ignorance sont risible, donc drôle, mais je n'aime pas qu'on bâtisse un roman en dressant un portrait inexact et stéréotypé d'un(e) représentant(e) d'une nation tierce. C'est valable pour tous les romans et c'est aussi valable pour la littérature adulte que jeunesse. Dans une otique plus positive, je trouve cet univers de squelettes très amusant et je trouve que c'est un bonne idée de faire "pousser les bébés" sur les os des pères. Néanmoins, n'importe quel anthropologue ou médecin vous certifiera qu'on peut distinguer un squelette adulte selon son genre, c'est donc faux de dire qu'ils sont totalement identiques (p.51). Oui, je suis maniaque sur les détails, je m'assume. Les dessins sont super sympa, vraiment, beau travail de la part de l'illustratrice. Idem pour la couverture. Sinon, c'est un roman plutôt court, aéré, qui allie humour, aventure et un peu d'investigation rapidement résolue. Les noms associés aux os sont amusants également. La fin pourrait ouvrir une suite, dans un village de sorcières. Mais si l'auteur s'empare du projet, j'espère qu'il fera ses devoirs cette fois pour madame Pantoute et voudra bien traiter le Québec comme une province du 21e siècle cette fois. Pour un lectorat du second cycle primaire, 8-9 ans.

La dernière marée

Par Aylin Manço
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1 commentaire au sujet de ce livre
Trop beau je suis fan complète de ce bouquin 😍

Mot à mot

Par Lucy Keating
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J'aime que le personnage principale ne veille pas d'une vie toute déjà tracée pour elle. Elle veut de l'aventure et du concret et je m'identifie beaucoup a elle.

Gizelle et moi : comment un énorme chien m'a réappris à vivre

Par Lauren FERN WATT
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1 commentaire au sujet de ce livre
J'ai déjà eu l'occasion de lire ce merveilleux roman qui me fait encore pleurer aujourd'hui. L'amour qu'un humain peu porter pour son chien est immense et inoubliable. C'est comme notre meilleure ami et il le resteras pour toujours dans nos vies malgré les hauts et les bas il est toujours là ❤️

Mamu

Par Sonia K. Laflamme
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Ce livre est complètement fabriqué. C'est un cours d'histoire et d'anthropologie mais on ne sent rien. C'est creux. Il y a de nombreux écrivains autochtones qui sont entrain de vraiment raconter leur histoire de l'intérieur allez les lire pour comprendre c'est quoi vivre dans une réserve(Eden Robinson).

Les carnets de l'apothicaire T.1: Les carnets de l'apothicaire

Par Itsuki Nanao, Nekokurage et Touco Shino
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Dernières petite trouvaille du côté des manga, j'avais été attiré par sa jolie couverture, certes, mais surtout par son thème médical historique. La médecine par les herbes et autres éléments naturels est véritablement une pratique fascinante et les Chinois semblaient très avancés de ce côté. Bref, ça semblait se tenir dans la lignée de "Shirayuki-hime", un autre manga où il est question d'une apothicaire qui devient pharmacienne à la cour. Nous suivons les débuts de Mao Mao à la cour de l'Empereur de Chine où ses ravisseurs l'y ont vendue. Âgée de 17 ans, de petit gabarit et hors des canons esthétiques qui avaient cours à l'époque, Mao Mao nous apparait rapidement comme une jeune femme hors norme, observatrice et intelligente. Elle a été formée apothicaire, est lettrée et semble fascinée par les remèdes, les poisons et la médecine. Évidement, on se dit que pareilles connaissances sont clairement du potentiel gaspillé pour cette jeune fille devenue servante. Néanmoins, lorsque les bébés des concubines de l'empereur meurent les uns après les autres, Mao Mao met le doigt sur la cause probable et met alors en garde les deux favorites actuellement mères de jeunes poupons. Seulement, elle est repérée par une sorte de Haut fonctionnaire, Jinshi, qui compte bien employer ses exceptionnelles habiletés. Ayant également empêcher la mort prématurée de la fille d'une des deux favorites, elle en devient la gouteuse et la cinquième dame de compagnie. Ses tribulations ne font que commencer. Pour celles et ceux qui ont aimé les titres tels que "Brides Stories", "Le tigre des neiges" ou encore "Isabelle Bird", ces manga sur fond historique et axé sur des personnages féminins, franchement, ce pourrait être un bonne série pour vous. Le dessin de ce manga est superbe, des lieux aux corps des personnages, des objets aux vêtements, avec une plume douce et foison de détails. C'est visuellement aussi beau que Bride Stories. Et franchement, la page couverture est très attrayante tout en supportant bien son sujet. Je suis très intrigué par ce premier tome, où se côtoient le mystère de la Cité interdite et de ses intrigues, le thème de la médecine des apothicaires, spécialistes des plantes et de ses vertus, ainsi que des personnages principaux assez intéressants. D'ordinaire, je ne suis pas spécialement enthousiaste par les belles gueules telles que Jinshi, trop prévisibles avec leur manie de séduire tout ce qui se promène sur deux pattes, mais Jinshi a une fonction difficile à cerner qui m'intrigue beaucoup et j'ose croire qu'il a des habiletés particulières pour être l'un des seuls mâles du harem. J'espère seulement que ça ne terminera pas comme les mauvais shojo, avec une espèce de relation amoureuse interdite mélodramatique entre lui et Mao Mao. Cette dernière m'aura réellement fait rire et j'espère qu'on verra plus de ce genre de personnage dorénavant. Elle n'est pas stupide, ni même naïve. Elle a les pieds bien ancrés au sol, semble investie d'un bon sens moral et est passionnée de sciences. Elle voit clair dans le petit jeu de Jinshi ( du moins, son "charme" débile ne fonctionne pas sur elle). En fait, même son côté "savant fou" est attachant. Nombre de ses commentaire sont tordants. Et j'adore son apparence, ça sort des conventions. On est en droit de s'attendre à des complots de cour, toute sorte de situations médicales en lien avec l'époque et de nombreux éléments médicaux expliqués, puisque nous en avons dans ce premier tome et j'espère que cela marquera le récit. L'aspect culturel de cette Chine impériale est très intéressant et j'espère qu'on en apprendra plus dans les autres tomes. À découvrir. Classement: Seinen ( donc pour les ados de plus de 13 ans et les adultes)

Les collines de Bellechasse. Hormidas

Par Marthe Laverdière
1 commentaire au sujet de ce livre
Le commentaire de Lynda : COUP DE COEUR! Je ne vais pas vous répéter ce que j'ai dit quand j'ai eu terminé ce deuxième tome... et bien voyons l'auteure ne peut pas nous laisser comme ça, comment je vais faire pour attendre la suite... Si le premier tome avait été un coup de cœur, ce 2e tome, l'est encore davantage, j'ai lu ce livre en un éclair, incapable de le mettre de côté. On retrouve Eva et Hormidas, qui sont maintenant établi à Saint-Lazare, goûtant au bonheur d'être ensemble, avec Rosalie, leur petite fille Rosalie. Tout est beau et la vie s'écoule avec le quotidien de la ferme. Et puis vient s'ajouter Aimé, ce premier fils, qui sera suivi des jumelles Alice et Aline. Les drames également font partie du quotidien de cette famille et de ceux qui les entourent. Le papa d'Eva, l'accident fatal à la ferme d'Hormidas et d'Eva, la naissance des jumelles qui en elle-même apporte un autre drame. On fera également plus ample connaissance avec Paula, qui se retrouve en amour avec Napoléon, frère de Victor... et puis bien sûr un personnage que j'adore Ti-Zoune, est aussi de retour dans ce deuxième tome. Ce que je peux vous dire vraiment sans vendre la mèche, l'auteure m'a fait pleurer à certains moments, entre autres, l'accouchement des jumelles, la description est tellement bien faite que l'on se croirait tout près du lit de l'accouchée. Anita également, quelques scènes d'elle en compagnie de son mari, oh que j'ai encore plus détesté ce Victor. La vie se poursuit avec ses drames et ses petits bonheurs. Rosalie est une jeune femme maintenant et les jumelles également. Les jumelles presque identiques physiquement, mais tellement différentes dans leurs comportements, on pourra vraiment voir cette différence quand Rosaire un tondeur de moutons apparaîtra dans l'histoire... Je crois que comme moi vous détesterez Aline de tout votre cœur. Un gros coup de cœur pour ce 2e tome, qui nous laisse désespérée de connaître la suite. Une plume très descriptive qui nous donne l'illusion d'être sur place, au magasin général, quand Eva achète les tuques en chocolat pour Rosalie. On ressent fortement les émotions que vivent nos personnages lors des drames, mais on peut également ressentir ce bel amour qu'il y a entre Eva et Hormidas. La plume de Marthe Laverdière est magnifique, un beau talent de conteuse qui fait que son roman nous prend au cœur. Merci Marthe Laverdière pour ce superbe moment que j'ai passé à Saint-Lazare, en compagnie de vos personnages si attachants... https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/06/les-collines-de-bellechasse-t2-hormidas-marthe-laverdiere-les-editions-de-l-homme-par-lynda-massicotte.html

Dans les ruines de Trash City

Par J-An Joli
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Le commentaire de Lynda : Je commence ma lecture en plongeant littéralement dans un climat de mystère, autant Vanessa ne sais plus rien, autant on sent dès le départ que cette lecture va nous entraîner dans les profondeurs d'un enfer. Le tout commence quand elle rencontre un inspecteur de police, et un en particulier, et elle lui dit qu'elle a une longue histoire à lui raconter, et lui de son côté est prêt à l'écouter, et nous aussi. Et elle commence son histoire... Complètement amnésique Vanessa se retrouve dans un club, les autres la connaissent, mais elle non, mais elle joue le jeu de celle qui est à sa place, qui se souvient. Dès le départ, je n'ai pas tellement aimé la grande anglaise, Trish. Je dois vous dire que Vanessa, n'est pas un ange, loin de là, vivant dans un monde de drogues et de mauvaises fréquentations, disons qu'elle a su elle-même mettre sa vie en danger. Mais lorsqu'une collègue est retrouvée assassinée sur la plage, elle sait que son tour viendra, alors la décision se prend d'elle-même, elle doit faire son enquête et trouver qui est derrière tout ça avant que ce soit à elle d'y passer. C'est dans un monde assez horrifiant qu'elle nous entraîne, je ne vous parlerai pas beaucoup de sa quête, impossible d'en parler sans vendre la mèche, mais je peux vous dire que j'étais à bout de souffle à la fin de ma lecture que j'ai pratiquement lu d'une traite. Joli Jan, vous accroche dès le départ, et ne vous laissera partir qu'avec le point final de son histoire. Si je vous disais ces mots : Trash City, l'île Bouche de Canon, le rocher de la Crucifixion, n'est-ce pas que ces mots évoquent le roman noir, le mystère, l'enfer, et bien, c'est ce que vous verrez dans cette lecture. Une plume très descriptive, des personnages forts et marquants, un scénario presque inimaginable, c'est ce que vous offre l'auteure pour une lecture que vous n'êtes pas près d'oublier... Ça vous dit de venir faire un petit tour à Trash City ? https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/06/dans-les-ruines-de-trash-city-j-an-joli-editions-de-l-apotheose-par-lynda-massicotte.html

De racines et de mots

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Le commentaire de Martine : COUP DE COEUR! Ce recueil est un mariage entre histoire et littérature, on retrouve des textes qui nous relatent des moments historiques de l’antiquité jusqu’à aujourd’hui soulignant la place des langues à des époques variées. Dans ce livre, vous retrouverez onze textes bien écrits et une bande dessinée, ayant comme thème la situation des langues, comme la majorité des textes s’inspire de la situation du français en Amérique du Nord. Les directeurs ont réussi à avoir une égalité entre les sexes des auteurs hommes et femmes, et aussi d’aller chercher des écrivains autochtones. C’est un beau mélange qui offre aux lecteurs un éventail très diversifié et juste. La persistance des langues se dénote par la transmission au travers des générations et des appartenances, et elle émerge dans des contextes politiques, sociaux, culturels, identitaires et qu’elle utilise divers moyens comme la littérature, le théâtre, la bande dessinée, les légendes, l’histoire. Un livre que j’ai adoré lire, c’est un coup de cœur, car je trouve qu’il y a à l’intérieur de petites pépites, ils sont divisés en quatre pôles : Lettres, Exodes, Vous dites ? et Rencontres. Douze textes qui peuvent se lire dans l’ordre ou dans le désordre. Un bon livre qui relève les défis et les menaces de la langue et de sa conservation. Je vous le conseille pour tous les amoureux de la langue et de la linguistique. https://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2021/06/de-racines-et-de-mots-persistance-des-langues-en-amerique-du-nord-collectif-sous-la-direction-d-emilie-guilbault-cayer-et-richard-mi

Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer

Par Dany Laferrière
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Après qu’une professeure de l’Université d’Ottawa ait été suspendue parce qu’elle avait prononcé le mot nègre à des fins pédagogiques dans le cadre d’un de ses cours, il me fallait reprendre la lecture du premier roman de Dany Laferrière, lu il y a une trentaine d’années. Laferrière s’est d’ailleurs exprimé sur cette controverse récemment, réaffirmant que ledit mot, du fait de sa propre historicité, ne devait pas passer sous le couperet de la censure morale, a fortiori dans l’enceinte d’une université, haut lieu du savoir. Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer : déjà, le titre est provocateur dans le contexte actuel de bien-pensance (lui a-t-on demandé de modifier son titre pour la réédition?) Et toutes les pages du roman sont tartinées du mot honni. Bouba, « un malade du Verbe », contemplateur récitant des sourates du Coran, vit en colocation dans un appartement miteux de Montréal avec l’écrivain, surnommé Vieux, le narrateur. Tous deux draguent les filles blanches, étudiantes de l’Université McGill, dans les bars, dans les rues, dans les parcs, bref partout. C’est l’été humide et poisseux, tout comme le sexe qu’ils pratiquent avec frénésie. « La vengeance nègre et la mauvaise conscience blanche au lit, ça fait une de ces nuits! » Au-delà des scènes tournant autour de la baise, le roman offre une perspective intéressante de la condition d’être Noir parmi les Blancs, de l’affirmation de son identité, tout cela pimenté d’humour féroce et d’énormités proférées sans complexe. Que les plus frileux s’abstiennent donc! De ma première lecture du roman, j’avoue avoir peu retenu, d’où l’importance de relire. Dany Laferrière a évolué dans son écriture et ses thèmes pour devenir cet écrivain plus profond et plus sage que nous connaissons aujourd’hui. Une valeur sûre!
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